Cycle de conférence sur la franc-maçonnerie et le protestantisme par l’abbé Billecocq

Le cycle de conférence sur la franc-maçonnerie et le protestantisme donné par M. l’abbé Gabriel Billecocq pour l’année universitaire 2016-2017 au groupe Civitas Île-de-France et filmé par Médias-Presse-Infos.

-*-

MPI-TV vous propose de suivre le premier cours sur « Les Papes et la franc-maçonnerie », donné à Saint-Nicolas du Chardonnet par l’abbé Billecocq le mardi 22 novembre 2016 :

MPI-TV vous propose de suivre le deuxième cours sur « Les Papes et la franc-maçonnerie », donné à Saint-Nicolas du Chardonnet par l’abbé Billecocq le mardi 24 janvier 2017 :

Dans son troisième cours sur l’Église et la franc-maçonnerie, l’abbé Billecocq aborde l’encyclique de Léon XIII qui reprend toutes les condamnations précédemment énoncées de la secte franc-maçonne :

Conférence de l’abbé Billecocq sur le protestantisme et ses conséquences sur l’ordre politique.

Exposé de l’abbé Billecocq sur les conséquences du protestantisme sur la vie politique.

Cycle de conférence sur la philosophie politique par l’abbé Billecocq

Le cycle de conférence sur le Christ-Roi donné par M. l’abbé Gabriel Billecocq pour l’année universitaire 2014-2015 au groupe Civitas Île-de-France et filmé par Médias-Presse-Infos.

-*-

«Les transformations opérées par la révolution de 1789» premier cours de philosophie politique donné par l’abbé Gabriel Billecocq le 18 novembre 2014 :

«La commune action» la deuxième conférence de philosophie politique donnée par l’abbé Billecocq pour l’Institut Civitas, le 15 décembre 2014 :

«Qu’est-ce que la politique ?» troisième cours de philosophie politique donné par l’abbé Billecocq pour Civitas :

«Le bien commun» l’abbé Gabriel Billecocq a donné le lundi 9 mars 2015, son quatrième cours de philosophie politique pour l’Institut Civitas :

«L’autorité» cinquième conférence de philosophie politique donnée par l’abbé Gabriel Billecocq pour Civitas :

3 analyses de Joseph Merel

Monarchie pour la tradition, Fascisme pour le renouvellement :

«Il n’est pas, en ce bas monde assujetti au devenir, de régime idéal indéfiniment stable. La beauté de la nature, pourtant une, se déploie selon quatre saisons, et elle ne peut être vécue sans qu’elles succèdent l’une à l’autre ; la condition humaine, pourtant une dans son principe essentiel, ne se peut réaliser que dans la scission  des sexes. Et de même, l’ordre politique doit se mouvoir entre deux extrêmes sains, que nous nommerons le fascisme (moment de régénération des élites et de restructuration des traditions) et la monarchie (moment de stabilité et d’enracinement relatifs). Un peu comme la respiration.

thesee-hero-mythologique-grecque-qui-prit-le-pouvoir-face-a-la-domination-athenienne
Thésée, le héros mytholique de l’antiquité grecque qui a prit le pouvoir et lutté face à la domination athénienne en son époque.

Ces deux extrêmes ont leurs perversions qui prétendent se soustraire à la loi selon laquelle tout a une fin :

– La démocratie (en ses versions communiste et oligarchique).

– Et la théocratie (en ses versions gallicane-absolutiste et cléricaliste), sont ces perversions qui se voudraient des régimes éternels.

Quand les monarchies humaines en viennent à se vouloir éternelles en oubliant que toute vie terrestre est mobile, elles se refusent à reconnaître venu le moment de révolution fasciste qui les régénère, et, en conséquence, elles basculent dialectiquement dans la démocratie. Le même destin attend les moments de régénération politique qui se refuseraient à se sublimer pour un temps en monarchies paisibles.  Avec une concision admirable, José Antonio Primo de Rivera faisait naguère observer :

«(Les réactionnaires) avec une candeur risible, […] conseillaient comme remède le retour pur et simple aux anciennes traditions, comme si la tradition était un « état » et non un « processus », et comme si le miracle  de marcher en arrière et de retourner vers l’enfance était plus facile pour les peuples que pour les hommes.»
[Voy. la Lettre des Amitiés Franco-espagnoles, numéros 56 et 57, juin 2003, p.9).

josef-thorak-aryen-fondateur-civilisation
Josef Torak, l’aryen fondateur de la civilisation nouvelle.

Si le moment monarchique de la vie politique saine se durcit au point de se refuser au moment fasciste qui sporadiquement le remet en cause, alors il se voit contraint de s’appuyer sur les privilégiés, sur les classes aristocratiques embourgeoisées  et capitalistes, ainsi sur les forces libérales qui objectivement favorisent la démocratie, et c’est bien ce qui se passa par exemple en Espagne,  quand le général Miguel Primo de Rivera, devenu l’ennemi des affairistes et des industriels par ses mesures étatistes et sa politique sociale,  se vit abandonné par le roi Alphonse XIII. Si, en retour, le moment fasciste de la vie politique saine se refuse à se restituer à l’ordre monarchique dont il n’est que le moment de réfection, alors il dégénère de même, se faisant antireligieux, en démocratie socialisante, ce qui est le destin historique de tous les fascismes de gauche.»

AH, guide du 3ème empire – D’après Jean-Jacques Stormay, résumé par Marie Pererou.

-*-

La décadence est imputable aux idées avant les structures :

consp

-*-

Juan Donoso Cortès et la Monarchie :

Journaliste, homme politique et intellectuel contre-révolutionnaire.

Il est premier marquis de Valdegamas, né le 6 mai 1809 à Valle de la Serena, près de Badajoz (Estrémadure), et mort le 3 mai 1853 à Paris, était un écrivain et homme politique espagnol. Il a développé une philosophie de l’histoire originale, pessimiste, providentialiste, et qui était devenue à la fin de sa vie une théologie de l’histoire ; elle mêle l’influence de Giambattista Vico et celle de plusieurs grands auteurs chrétiens, notamment saint Augustin et Bossuet. Les historiens de la pensée politique le placent en général dans le courant contre-révolutionnaire, au côté d’Edmund Burke, Louis de Bonald, et surtout de Joseph de Maistre, duquel il est le plus proche.

En tant qu’homme politique, il a joué un rôle important dans l’Espagne des années 1830 et 1840 : il conseille et soutient la régente Marie-Christine des Deux-Siciles, même après son exil en France. Il appuie par la suite le général Narváez, qui correspond à son idéal de la dictature militaire pour temps de crise. De son vivant, Donoso Cortés était célèbre dans toute l’Europe pour ses talents d’orateur, qu’il mettait en œuvre dans les discours qu’il prononçait aux Cortes, souvent longs, où abondent les références à la religion et à l’histoire universelle. Aujourd’hui, il est surtout connu pour avoir influencé la pensée du juriste et philosophe du droit allemand Carl Schmitt, qui lui a consacré une étude.

En 1851, il fait publier en français et en espagnol l’Essai sur le catholicisme, le libéralisme et le socialisme, qui est abondamment commenté dans la presse européenne ; certains catholiques attaquent l’ouvrage, ce qui amène Louis Veuillot à prendre sa défense dans son journal l’Univers; ce dernier restera d’ailleurs l’unique éditeur des Œuvres de Donoso Cortés après sa mort. Par la suite, il met sans succès son autorité intellectuelle au service de la réconciliation entre les partisans de Charles V et d’Isabelle II qui se disputent le trône d’Espagne.

«Beaucoup plus qu’un père, le prince de l’État rationnel est un dictateur (Tel était d’ailleurs l’avis du très monarchiste et très catholique Donoso Cortès, dont le « décisionnisme » politique, ou Führerprinzip avant la lettre, que nous partageons, lui fit refuser jusqu’à la règle légitimiste de succession héréditaires ou dynastique du pouvoir). Sous ce rapport, les Bourbon n’étaient même pas dépositaire de la souveraineté pleinement politique.»
Joseph Merel – Fascisme et Monarchie.

zzzzz

Citations :

  • « L’histoire, ce clair miroir où Dieu regarde extérieurement ses desseins. »
  • « Un soldat est un esclave en uniforme. »
  • « La république subsistera en France, parce qu’elle est la forme nécessaire du gouvernement, chez les peuples ingouvernables. »
  • « Je représente la tradition, par laquelle les nations demeurent dans toute l’étendue des siècles. Si ma voix a une quelconque autorité, Messieurs, ce n’est pas parce que c’est la mienne : c’est parce que c’est la voix de nos pères. »
  • « Voilà toute ma doctrine: le triomphe naturel du mal sur le bien et le triomphe surnaturel de Dieu sur le mal. Là se trouve la condamnation de tous les systèmes progressistes, au moyen desquels les modernes philosophes, trompeurs de profession, endorment les peuples, ces enfants qui ne sortent jamais de l’enfance. »
  • « …toute vérité politique ou sociale, se convertit nécessairement en une vérité théologique. » – Essai sur la Catholicisme, le libéralisme et le socialisme ; ch.1 § 6
  • « Toute parole qui sort des lèvres de l’homme est une affirmation de la divinité, même celle qui la maudit ou qui la nie. » – Essai sur la Catholicisme, le libéralisme et le socialisme ; ch.1 § 7
  • « Je ne sais s’il y a quelque chose sous le soleil de plus vil et de plus méprisable que le genre humain hors des voies catholiques.» – Essai sur le Catholicisme, le libéralisme et le socialisme; ch. 5 § 10
  • « Le nouveau paganisme tombera dans un abîme plus profond et plus horrible encore. Celui qui doit lui river sur la tête le joug de ses impudiques et féroces insolences, s’agite peut-être déjà dans la fange des cloaques sociaux.» – Essai sur le Catholicisme, le libéralisme et le socialisme; ch. 5 § 11

13892141_1043371732366000_8073005776345992011_n

IVe de couverture :
«Sur la longue liste des réprouvés de la littérature européenne, le nom de Juan Donoso Cortès figure en bonne place. Les motifs profonds de la terrible haine dont il est l’objet sont au-delà de l’hostilité propre à la lutte politique. Ils ont un rapport avec l’idiosyncrasie de la personne et sont de nature métaphysique. Redécouvrir le principe religieux, dénoncer l’impasse du progressisme, proclamer que toute grande question politique et humaine suppose et enveloppe une grande question théologique, professer qu’une société perd tôt ou tard sa culture après avoir perdu sa religion, affirmer que notre crise de civilisation a pour cause le rejet du catholicisme, ne sont-ce pas d’impardonnables forfaits aux yeux de tant d’idéologues sectaires ? À l’heure où le monde postmoderne semble accepter le déclin inéluctable des prophéties sécularisées, la critique donosienne de l’individualisme, du collectivisme, de l’économisme et du grand mortier mondialiste n’a jamais été autant d’actualité.»

Théologie de l'histoire et crise de civilisation

Cycle de conférence sur le Christ-Roi par l’abbé Billecocq

Le cycle de conférence sur le Christ-Roi donné par M. l’abbé Gabriel Billecocq pour l’année universitaire 2015-2016 au groupe Civitas Île-de-France et filmé par Médias-Presse-Infos.

-*-

Cette première conférence de l’année nous éclaire sur l’institution de la fête du Christ Roi par le pape Pie XI :

Deuxième cours de philosophie politique pour cette année universitaire :

Voici le troisième cours de philosophie politique donné par le vicaire de Saint-Nicolas du Chardonnet :

Voici le quatrième cours de philosophie politique :

Voici le cinquième cours de philosophie politique :

Voici le dernier cours de philosophie politique basé sur Mgr Lefebvre :

La Tradition ou l’hérésie

Mgr Lefebvre sur l’Église conciliaire et notre positionnement

Mgr Lefebvre répond aux questions brûlantes

A lire en ayant à l’esprit que la situation s’est bien aggravée à Rome depuis ce qui se passe depuis.

mgrlefebvre2

  Le Concile est-il une vraie Révolution ?

« Au soir d’une longue vie – puisque né en 1905, je vois l’année 1990 -, je puis dire que cette vie a été mar­quée par des évènements mondiaux exceptionnels : trois guerres mondiales, celles de 1914-1918, celle de 1939-1945 et celle du Concile Vatican II de 1962-1965.

« Les désastres accumulés par ces trois guerres, et spécialement la dernière, sont incalculables dans le do­maine des ruines matérielles, mais bien plus encore spirituelles. Les deux premières ont préparé la guerre à l’intérieur de l’Église en facilitant la ruine des institutions chrétiennes et la domination de la Franc-Maçonnerie, devenue si puissante qu’elle a pénétré profondément par sa doctrine libérale et moderniste les organismes direc­teurs de l’Église. »

« Ce temps de mission fut marqué par l’invasion gaulliste ; nous avons pu constater la victoire de la Maçon­nerie contre l’ordre catholique de Pétain. C’était l’invasion des Barbares, sans foi, ni loi ! »

« Les libéraux arrivant à faire nommer des papes comme Jean XXIII et Paul VI feront triompher leur doc­trine par le concile, moyen merveilleux pour obliger toute l’Église à adopter leurs erreurs. Ayant assisté à la joute dramatique entre le Cardinal Bea et le Cardinal Ottaviani, représentant le premier le libéralisme et l’autre la doctrine de l’Église, il était clair après le vote des soixante-dix cardinaux que la rupture était consommée. Et on pouvait sans se tromper penser que l’appui du Pape irait aux libéraux. »

« Il ne faut pas avoir peur d’affirmer que les autorités romaines actuelles depuis Jean XXIII et Paul VI se sont faites collaboratrices actives de la Franc-Maçonnerie juive internationale et du socialisme mondial. »

« J’entends dire : “Vous exagérez ! Il y a de plus en plus de bons évêques qui prient, qui ont la foi, qui sont édifiants…” Seraient-ils des saints, dès lors qu’ils admettent la fausse liberté religieuse, donc l’État laïque, le faux œcuménisme, donc l’admission de plusieurs voies de salut, la réforme liturgique, donc la négation pratique du sacrifice de la Messe, les nouveaux catéchismes avec toutes leurs erreurs et hérésies, ils contribuent offi­ciellement à la révolution dans l’Église et à sa destruction. »
(Extraits du Prologue, de moins de 6 pages, qu’il faut lire absolument, de l’Itinéraire spirituel de Mgr Le­febvre, car c’est son testament dans lequel il brosse une vue d’ensemble impressionnante sur les évènements dont il a été le témoin privilégié)

 La question du Christ-Roi est-elle un point secondaire ?

« Voilà ce qui fait notre opposition, et c’est pourquoi l’on ne peut pas s’entendre. Ce n’est pas d’abord la question de la messe, car la messe est justement une des conséquences du fait que l’on a voulu se rapprocher du Protestantisme et donc transformer le culte, les sacrements, le catéchisme, etc. La vraie opposition fondamen­tale est le Règne de Notre Seigneur Jésus-Christ. Opportet Illum regnare, nous dit saint Paul : Notre Sei­gneur est venu pour régner. Eux disent non, et nous, nous disons oui, avec tous les papes. Notre Seigneur n’est pas venu pour être caché à l’intérieur des maisons sans en sortir. C’est pour cela que nous ne pouvons pas nous entendre avec eux, car nous obéissons à Notre Seigneur disant à ses apôtres : “Allez annoncer l’Évangile jus­qu’aux extrémités de la terre”.

« C’est pourquoi il ne faut pas s’étonner que nous n’arrivions pas à nous entendre avec Rome. Ce n’est pas possible tant que Rome ne reviendra pas à la foi dans le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ, tant qu’elle don­nera l’impression que toutes les religions sont bonnes. Nous nous heurtons à un point de la foi catholique, comme se sont heurtés la cardinal Bea et le cardinal Ottaviani, et comme se sont heurtés tous les papes avec le Libéralisme. C’est la même chose, le même courant, les mêmes idées et les mêmes divisions à l’intérieur de l’Église. »
(Sierre, 27 novembre 1988, tiré à part L’Église infiltrée par le Modernisme, le ver est dans le fruit, chapitre Le fondement de notre position, p. 70)

Y a-t-il une « Église conciliaire » ?

« L’“Église conciliaire” étant désormais répandue universellement, diffuse des erreurs contraires à la foi ca­tholique et en raison de ces erreurs, a corrompu les sources de la grâce que sont le saint Sacrifice de la Messe et les sacrements. Cette fausse Église est en rupture toujours plus profonde avec l’Église catholique »
(Lettre à Mgr de Castro-Mayer, 4 décembre 1990).

« C’est une preuve de plus que cette nouvelle Église, qu’ils ont désormais qualifiée eux-mêmes de “conci­liaire”, se détruit elle-même (expression employée par Mgr Benelli lui-même dans sa lettre du 25 juin 1976). » « L’Église qui affirme de pareilles erreurs est à la fois schismatique et hérétique. Cette Église conciliaire n’est donc pas catholique. Dans la mesure où le Pape, les évêques, prêtres et fidèles, adhèrent à cette nouvelle Église, ils se séparent de l’Église catholique. L’Église d’aujourd’hui n’est la véritable Église que dans la mesure où elle continue et fait corps avec l’Église d’hier et de toujours. La norme de la foi catholique, c’est la Tradition. La demande de S. Exc. Mgr Benelli est donc éclairante : soumission à l’Église conciliaire, à l’Église de Vatican Il, à l’Église schismatique. »
(Quelques réflexions à propos de la “suspens a divinis”, 29 juillet 1976)

« Ne pas nous faire illusion en croyant que par ces petits coups de frein qui sont donnés à droite et à gauche dans les excès de la situation actuelle, nous assistons à un retour complet à la Tradition. Ce n’est pas vrai, ce n’est pas vrai. Ils restent toujours des esprits libéraux. Ce sont toujours les libéraux qui commandent à Rome et ils demeurent libéraux. »
(Conférence aux prêtres, Saint-Nicolas du Chardonnet, 13 décembre 1984)

« Le cardinal Ratzinger, qui passe dans la presse pour être plus ou moins traditionnel, est en fait un mo­derniste. »
(Retraite sacerdotale, Écône, septembre 1986)

« Nous avons affaire à des personnes qui n’ont aucune notion de la Vérité. Nous serons désormais de plus en plus contraints d’agir en considérant cette nouvelle Église conciliaire comme n’étant plus catholique. »
(Lettre à Jean Madiran, 29 janvier 1986)

« Rome a perdu la Foi, mes chers amis. Rome est dans l’apostasie. Ce ne sont pas des paroles, ce ne sont pas des mots en l’air que je vous dis. C’est la vérité. Rome est dans l’apostasie. On ne peut plus avoir confiance dans ce monde-là, il a quitté l’Église. Ils ont quitté l’Église. Ils quittent l’Église. C’est sûr, sûr, sûr. »
(Confé­rence de retraite aux prêtres, Écône, 4 septembre 1987)

« Maintenant, c’est fini ! Ils ne sont plus de notre religion. C’est terminé, ils ne sont plus catholiques… »
(Conférence, Ecône, 28 octobre 1985)

« Nous n’aurons plus aucun rapport avec le Barroux et nous avertirons tous nos fidèles de ne plus soute­nir une œuvre désormais dans les mains de nos ennemis, ennemis de Notre Seigneur et de Son Règne univer­sel. »
(Lettre du 18 août 1988, Conversation avec Mgr Marcel Lefebvre par Dom Thomas d’Aquin, supplément au bulletin du Monastère Sainte-Croix, 2011)

Ne faut-il pas entrer dans « l’Église visible» ?

« Ces derniers temps, on nous a dit qu’il était nécessaire que la Tradition entre dans l’Église visible. Je pense qu’on fait là une erreur très, très grave. Où est l’Église visible ? L’Église visible se reconnaît aux signes qu’elle a toujours donnés pour sa visibilité : elle est une, sainte, catholique et apostolique. Je vous de­mande : où sont les véritables marques de l’Église ? Sont-elles davantage dans l’Église officielle (il ne s’agit pas de l’Église visible, il s’agit de l’Église officielle) ou chez nous, en ce que nous représentons, ce que nous sommes ? Il est clair que c’est nous qui gardons l’unité de la foi, qui a disparu de l’Église officielle. Un évêque croit à ceci, l’autre n’y croit pas, la foi est diverse, leurs catéchismes abominables comportent des héré­sies. Où est l’unité de la foi dans Rome ? »
(Retraire sacerdotale, 9 septembre 1988)

« Se mettre à l’intérieur de l’Église, qu’est-ce que cela veut dire ? Et d’abord de quelle Église parle-t- on ? Si c’est l’Église conciliaire, il faudrait que nous qui avons lutté contre elle pendant vingt ans parce que nous voulons l’Église catholique, nous rentrions dans cette Église conciliaire pour soi-disant la rendre catho­lique. C’est une illusion totale. Ce ne sont pas les sujets qui font les supérieurs, mais les supérieurs qui font les sujets. »
(Entretien Fideliter, n° 70, juillet-août 1989)

N’y a-t-il pas risque de schisme à rester ainsi séparés ?

« Le spectre du Schisme une fois évoqué fera peur aux séminaristes et aux familles et entraînera la décision de quitter la Fraternité, d’autant plus facilement que des prêtres, des évêques et Rome offrent des garanties pour une certaine tradition. On peut déjà faire une liste assez longue de ceux qui nous ont quittés pour ces motifs. »
(Lettre aux prêtres à la suite du départ de plusieurs séminaristes du séminaire d’Argentine, Cor Unum, 16 juillet 1989)

« La Fraternité sera accusée d’exagérer les erreurs de Vatican II, de critiquer abusivement les écrits et les actes du Pape et des évêques, et de s’en tenir d’une manière trop rigide aux rites traditionnels, en définitive d’avoir une tendance au sectarisme, qui mènera un jour au schisme. »
(Lettre aux membres de la FFSPX, juil­let 1989, citée dans Son Excellence Mgr Lefebvre, Nos rapports avec Rome, Le Combat de la Foi catholique, n° 167, p. 299)

Est-il prioritaire d’obtenir un statut canonique ?

« Alors il y en a qui seraient prêts à sacrifier, je dirais, le combat de la foi en disant : Rentrons d’abord dans l’Église ! Faisons tout pour rentrer dans le cadre officiel, public, de l’Église. Taisons notre problème dogmatique. Taisons notre combat. […] Nous allons rentrer comme cela à l’intérieur de l’Église et, une fois que nous serons à l’intérieur de l’Église, vous allez voir, on va pouvoir combattre, on va pouvoir faire ceci, on va pouvoir faire cela… C’est absolument faux ! On ne rentre pas dans un cadre, et sous des supérieurs, en disant que l’on va tout bousculer lorsqu’on sera dedans, alors qu’ils ont tout en mains pour nous jugu­ler ! Ils ont toute l’autorité. Ce qui nous intéresse d’abord, c’est de maintenir la foi catholique. C’est cela notre combat. Alors la question canonique, purement extérieure, publique dans l’Église, est secondaire. »
(Conférence aux séminaristes d’Écône, 21 décembre 1984)

« Bien que les mensonges de la Rome conciliaire soient maintes fois confirmés par les faits, le jeu en vaut la chandelle puisqu’il y en a toujours qui mordent à l’hameçon. »
(Lettre aux prêtres à la suite du départ de plusieurs séminaristes du séminaire d’Argentine, Cor Unum, 16 juillet 1989)

 Faut-il faire un accord avec Rome ?

« Nous disons, nous, que l’on ne peut pas être soumis à l’autorité ecclésiastique et garder la Tradition. Eux affirment le contraire. C’est tromper les fidèles. » « Nous devons être indemnes de compromission tant à l’égard des “sédévacantistes” qu’à l’égard de ceux qui veulent absolument être soumis à l’autorité ecclésias­tique. » « Quand on nous pose la question de savoir quand il y aura un accord avec Rome, ma réponse est simple : quand Rome re-couronnera Notre Seigneur Jésus-Christ. Nous ne pouvons être d’accord avec ceux qui découronnent Notre Seigneur. Le jour où ils reconnaîtront de nouveau Notre Seigneur roi des peuples et des nations, ce n’est pas nous qu’ils auront rejoints, mais l’Église catholique dans laquelle nous demeurons. »
(Con­férence donnée à Flavigny, décembre 1988, Fideliter n° 68, mars-avril 1989)

« C’est fini, j’ai compris. On veut nous mener en bateau, c’est terminé, c’est fini, je n’ai plus confiance. J’avais bien raison de ne pas avoir confiance, on est en train de nous jouer. J’ai perdu confiance complètement. Il y a une volonté de la part du Saint-Siège de vouloir nous soumettre à ses volontés et à ses orientations. C’est inutile de continuer. Nous sommes tout à fait opposés l’un à l’autre. »
(Conférence de presse à Écône, 15 juin 1988)

« Si nous avions accepté, nous serions morts ! Nous n’aurions pas duré un an. Il aurait fallu vivre en contact avec les conciliaires […]. C’est pourquoi nous sauvons la Fraternité en nous éloignant prudemment. » « Nous nous sommes demandés si nous pouvions continuer cet essai, tout en étant protégé : cela s’est avéré impossible. »
(Recommandations de Mgr Lefebvre avant les sacres, Sel de la terre n° 31)

« C’est donc un devoir strict pour tout prêtre voulant demeurer catholique de se séparer de cette Église conciliaire, tant qu’elle ne retrouvera pas la tradition du Magistère de l’Église et de la foi catholique. »
(Itinéraire spirituel, 1990, p. 29)

« Nos vrais fidèles, ceux qui ont compris le problème et nous ont justement aidé à poursuivre la ligne droite et ferme de la Tradition et de la foi, craignaient les démarches que j’ai faites à Rome. Ils m’ont dit que c’était dangereux et que je perdais mon temps. Oui, bien sûr, j’ai espéré jusqu’à la dernière minute qu’à Rome on témoignerait d’un peu de loyauté. On ne peut pas me reprocher de ne pas avoir fait le maximum. Aussi maintenant à ceux qui viennent me dire : il faut vous entendre avec Rome, je crois pouvoir répondre que je suis allé plus loin même que je n’aurais dû aller. » « Nous n’avons pas fini de lutter. Moi disparu, mes succes­seurs auront encore à combattre. Mais le Bon Dieu peut tout. »
(Entretien, Fideliter n° 79, de janvier-février 1991)

 Le nouveau Droit Canon est-il acceptable ?

 « Alors, qu’est-ce que nous devons penser de cela ? Eh bien, c’est que ce droit canon est inacceptable. »
(COSPEC 99B, 14 mars 1983)

« C’est donc dans le but de venir en aide à Votre Sainteté que nous jetons un cri d’alarme, rendu plus véhé­ment encore par les erreurs du Nouveau Droit Canon, pour ne pas dire les hérésies, et par les cérémonies et discours à l’occasion du cinquième centenaire de la naissance de Luther. Vraiment la mesure est comble. »
(Lettre de NN.SS. Lefebvre et de Castro-Mayer au pape du 21 novembre 1983)

Que penser de la nouvelle profession de foi imposée à tous les supérieurs reconnus canoniquement ?

« Les erreurs du Concile et ses réformes demeurent la norme officielle consacrée par la profession de foi du Cardinal Ratzinger de mars 1989. »
(Mgr Lefebvre, Itinéraire spirituel, p. 10-11)

« La nouvelle profession de foi qui a été rédigée par le cardinal Ratzinger contient explicitement l’acceptation du Concile et de ses conséquences. C’est le Concile et ses conséquences qui ont détruit la Sainte Messe, qui ont détruit notre Foi, qui ont détruit les catéchismes et le règne de Notre Seigneur Jésus-Christ dans les sociétés civiles. Comment pouvons-nous l’accepter ! […] Il nous faut garder la Foi catholique, la protéger par tous les moyens. »
(Mgr Lefebvre, Le Bourget, 19 novembre 1989)

« Par exemple le fait de la profession de foi qui est maintenant réclamée par le cardinal Ratzinger depuis le début de l’année 1989. C’est un fait très grave, car il demande à tous ceux qui se sont ralliés ou qui pour­raient le faire de faire une profession de foi dans les documents du Concile et dans les réformes post­conciliaires. Pour nous c’est impossible. » « Quand ils disent qu’ils n’ont rien lâché, c’est faux. Ils ont lâché la possibilité de contrer Rome. Ils ne peuvent plus rien dire. Ils doivent se taire étant donné les faveurs qui leur ont été accordées. Il leur est maintenant impossible de dénoncer les erreurs de l’Église conciliaire. Tout doucement ils adhèrent, ne serait-ce que par la profession de foi qui leur est demandée par le cardinal Rat­zinger. »
(Entretien, Fideliter, n° 79, janvier-février 1991)

« Nous demeurons fidèles au serment anti-moderniste, serment que saint Pie X nous demande de pronon­cer. […] Et on nous recevra avec le serment dans les mains, ou alors nous resterons ce que nous sommes [c’est- à-dire sans être reconnus]. »
(Sermon des ordinations, Écône, 27 juin 1989)

 Quand les évêques sacrés par Mgr Lefebvre ou ses successeurs pourront-ils remettre leur épiscopat entre les mains du pape ?

 « Je vous confèrerai cette grâce, confiant que, sans tarder, le Siège de Pierre sera occupé par un successeur de Pierre parfaitement catholique en les mains duquel vous pourrez déposer la grâce de votre épiscopat pour qu’il la confirme. »
(Lettre aux futurs Évêques, 29 août 1987)

Couvent de la Haye-aux-Bonshommes – Dominicains d’Avrillé – Bouffée d’oxygène

-*-

Benoît XVI remet en question le concile Vatican II

Curieusement Benoit XVI, qui a contribué à la continuation de l’enseignement ambigu, sinon carrément déviant du modernisme, a osé remettre en question les fondements mêmes du Concile Vatican II, à commencer par la fausse conception de «Liberté religieuse» qui signifiait d’abord la liberté d’exercer le seul vrai culte face au laïcisme maçonnique, celui catholique, pour enfin signifier l’exercice de n’importe quels cultes, même faux et hérétiques (judaïsme post-chrétien, protestantisme, islam… ). C’est pourquoi les déclarations suivantes méritent toute notre attention tant elles sont justes :

benoc3aet-xvi

« Les missionnaires du 16e siècle étaient convaincus qu’une personne non-baptisée perdait son âme. Après Vatican II, cette conviction disparut, donnant cette double crise dans l’Église. Sans cet espoir de salut, la foi perd sa base.

Comme le point de vue universaliste de Vatican II stipule que quiconque, en dehors de l’Église catholique, peut être sauvé, pourquoi devriez-vous convertir les païens dans la foi catholique, alors qu’ils peuvent l’être sans elle ? Ce point de vue empêche les catholiques eux-mêmes d’avoir besoin de pratiquer leur foi.

Pourquoi le chrétien devrait-il avoir nécessairement la foi chrétienne et suivre sa morale ? Si la foi et le salut ne sont désormais interdépendants, alors la foi requiert moins d’efforts. Encore moins acceptable est la solution des théories pluralistes et œcuméniques, pour lesquelles toutes les religions, chacune à sa manière, seraient des chemins de salut différents avec, dans ce sens, un équivalent dans leurs effets.

Dans la rudesse d’un monde technologique – dans lequel les sentiments ne comptent plus désormais – l’espoir pour un amour salvateur grandit, un amour que l’on donnerait librement et généreusement. »

bhl4
Plus que de s’ériger en pape, en tant que simple laïc que nous sommes, pour condamner l’actuelle Église romaine, la solution passera par la réponse d’un Pape authentique, et c’est ce qui doit se passer : un Pape, sur le trône de saint Pierre qui déclare de non-effet, ou simplement qui revient définitivement sur les pervers enseignements modernistes de Vatican II. François zéro ferait mieux de se ressaisir et de revenir à cet enseignement plutôt que de continuer à se ridiculiser (et par lui de ridiculiser toute la catholicité de façade)  auprès des communautés inverties, juives, islamiques et protestantes.

Le fait est que Benoît XVI ait été poussé vers la porte de sortie avant sa démission officielle doit également ne pas être oublié  !

La contre-révolution

-*-

«Ce pape est un antichrist car il scandalise incroyablement l’Église» – Abbé de Cacqueray

abbedecacqueray

«La vérité est que la Rome du concile Vatican II, qui a refusé de condamner le communisme, qui a épousé la philosophie des droits de l’homme, qui a réclamé que les États encore catholiques dans le monde ne le soient plus, qui s’est dépossédée de son pouvoir magistériel au profit des gouvernements modernes en les rendant juges du bien et du mal, cette Rome du concile est la grande responsable de la perte de la Foi sur la terre.

Jusqu’où se poursuivra la descente aux enfers de cette hiérarchie aveuglée ? Lorsqu’on en arrive à voir le successeur de Pierre, le pape régnant, concélébrer la messe, le 6 mai dernier, avec un prêtre dont les mœurs sont notoirement inverties, un militant pro-LGBT bien connu comme tel en Italie, nous disons notre stupéfaction, notre écœurement et le brisement de notre âme en face d’une telle folie. Le vicaire de Jésus-Christ sur la terre baiser la main d’un sodomite ! Nous avions eu Monseigneur Gaillot en France et nous avons maintenant le pape François à Rome. Mais cette religion conciliaire n’est pas la nôtre. Nous repensons au message de La Salette qui nous dit que Rome deviendra le siège de l’antéchrist. Nous ne voulons pas dire par là que ce pape est l’antéchrist mais certainement qu’il est un antichrist car il scandalise incroyablement l’Église.

Le gouvernement religieux des princes actuels de l’Église nous fait penser à celui du Sanhédrin. Le pape et les évêques se trouvent investis de l’autorité religieuse comme les membres du Sanhédrin l’étaient. Mais l’emploi qu’ils font de leur autorité s’oppose diamétralement à ce pour quoi elle leur a été conférée par Dieu. Les membres du Sanhédrin étaient ceux qui auraient dû officiellement reconnaître la messianité et la divinité de Notre-Seigneur Jésus-Christ mais ils ont été, en réalité, ceux qui L’ont condamné à mort. Les pontifes actuels de l’Église renouvellent cette condamnation à mort en foulant aux pieds l’exemple, la doctrine et la morale que Notre-Seigneur nous a laissés. Ils œuvrent à l’intérieur de l’Église pour l’édification d’une véritable contre-Église qui ressemble à s’y méprendre à la franc-maçonnerie.

Si nous ne sommes certainement pas les seuls prêtres et les seuls fidèles horrifiés par les paroles et les agissements de la Rome actuelle, nous nous voyons aussi obligés de constater que nous autres de la Fraternité saint Pie X sommes à peu près les seuls de toute l’Église, pour le moment, à exprimer d’une façon publique notre désapprobation, notre condamnation de ces spectacles indignes.»

Abbé Régis de Cacqueray, ancien Supérieur du District de France de la FSSPX – Extrait du sermon de clôture du pèlerinage de Chartres 2014, Paris le 9 juin 2014.

-*-

La vidéo de François du 6 janvier 2016 est inadmissible

Extrait d’entretien entre Médias-presse.info et Mgr Tissier de Mallerais :

Un évêque catholique doit être profondément indigné de la vidéo du pape François du 6 janvier 2016. Elle est inadmissible.
Ce ne sont pas tant les paroles de François qui sont scandaleuses mais c’est la force des images qu’il a lui-même réalisées, scandaleuses au sens fort. induisant à l’erreur, à l’hérésie.
D’abord la fausse communion dans le foi en Dieu, de ce prêtre catholique, de ce rabbi, de ce mufti et de cette femme bouddhiste, est affichée en images comme étant la pensée du pape. Or quelle communion peut-il y avoir entre le vrai et seul Dieu, Sainte Trinité, Dieu fait homme, Dieu Sauveur, et les négateurs de la trinité des Personnes divines, de l’incarnation de Dieu le Fils, de la Rédemption par Sa Croix, de l’existence même de Dieu?
D’ailleurs le mufti affirme sa foi en « Dieu, Allah », marquant bien la différence, l’opposition entre son Dieu et le vrai Dieu, celui des chrétiens. Et la bouddhiste dit seulement « J’ai confiance en Bouddha », parce que Bouddha n’est pas dieu et qu’il n’y a pas de dieu pour elle. Cette fausse communion s’évanouit donc d’elle-même.
Mais elle laisse au spectateur la croyance en une réconciliation possible de ces religions: Les symboles que chacun apporte à la fin du scénario: le prêtre catholique un Enfant Jésus, le rabbi israélite sa Ménora (le chandelier à sept branches signifiant l’Ancienne Alliance, que nous chrétiens savons révoquée); le mufti musulman : son chapelet des noms d’Allah; et la bouddhiste: son Bouddha, par leur rapprochement sont une profession en images, par le pape, de l’indifférentisme religieux.
C’est cette hérésie condamnée déjà par le pape Grégoire XVI en 1832, selon quoi « on pourrait par n’importe quelle profession de foi obtenir le salut éternel. »
Nous avons donc un pape qui propage une hérésie ; je ne suis pas juge de son péché, je constate qu’il propage une hérésie.