Discours du banquet des 50 ans de la revue Militant

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Présentation de l´Institut Charlemagne par Joseph Merel

Le présent travail contient des questions et des réponses portant sur des sujets qui concernent objectivement tout catholique, et que les chapelles de ce que j’appellerai ici la « droite catholique » négligent d’aborder ou abordent de manière souvent affective et/ou logiquement insatisfaisante.
Citons entre autres : Bien commun, analogie et réflexion ontologique ; Le mystère du Mal ; La dialectique ; Le décisionnisme ; Le problème de l’individuation; Le problème du désir naturel de Dieu ; Du rapport entre morale et politique, la question de l’autorité du Saint-Siège ; L’apophatisme, complice du subjectivisme ; L’usage de l’hégélianisme quand on est catholique.
Qu’on soit d’accord ou non avec moi, il me semble que la nature même des questions posées, les objections aux présupposés du milieu « droitier » et « bien-pensant », et les réponses, sont de nature à provoquer des débats.

Nb Pages : 634

SOURCE

La rénovation nationale de Corradini point par point

Enrico Corradini, auteur et militant italien à la fois nationaliste et impérialiste, membre-fondateur de «l’Associatione Nazionalista Italiana», précédant le mouvement fasciste dès 1910, a influencé l’hebdomadaire «Idea Nazionale» par le biais de son comité de rédaction, pour une synthèse des revendications nationalistes italiennes, qui restent fortes  intéressantes pour nous Français ; comme pour tout européens non reniés et tout amoureux des histoires nationales glorieuses qui cherchent une solution à leurs problèmes  modernes :

1) Rappeler les Italiens au sentiment et à la connaissance du génie de Rome et de l’Empire. 2) Libérer la culture universitaire de l’imitation étrangère. 3) Réveiller le sens et l’autorité de l’État en s’opposant à l’action désagrégatrice des partis et des classes et à l’individualisme chronique des Italiens. 4) Relever le prestige de la monarchie et considérer l’Église comme l’Institut séculaire et glorieux de la vie religieuse nationale et internationale. 5) Renforcer l’organisation militaire de l’État. 6) Diriger toutes les énergies vers la conquête coloniale en Afrique pour en faire le terrain d’une émigration italienne non servile. 7) Combattre dans le parlementarisme et la république maçonnique la corruption et l’extrême décadence des institutions et des forces politiques héritières du Risorgimento (Renaissance italienne). 8) Combattre dans le socialisme la perversion de tout un peuple fait ennemi de la patrie et étranger et hostile à l’État. 9) Combattre dans la démocratie parlementaire et maçonnique, comme dans le socialisme, deux internationalismes, l’un bourgeois, l’autre prolétarien, mais tous deux ennemis de la Nation. 10) Considérer la politique étrangère comme la mission la plus importante de l’État. 11) Promouvoir la solidarité de toutes les classes pour arriver à un plus grand bien-être collectif dans la lutte économique et politique entre les nations.

Enrico Corradini, la naissance du nationalisme italien

Mit brennender Sorge et le IIIe Reich

«Mit brennender Sorge ne fut pas une condamnation du national-socialisme en tant que tel (l’expression «national-socialisme» n’est pas évoquée une seule fois dans cette encyclique) ; cette encyclique fut seulement une mise en garde, un nécessaire un rappel des exigences de la morale chrétienne suscité par certaines tendances inquiétantes du régime hitlérien ; suggérer que le national-socialisme aurait été condamné au même titre que le communisme (qui lui seul fut qualifié d’intrinsèquement pervers) relève de la forfaiture.»
Stepinac – De quelques problèmes politico-religieux contemporains.

Le pape évoque dans cette encyclique des «inquiétudes», par rapport à l’actualité du Concordat, qui a été bénéfique pour les Allemands (tout premier statut officiel) et fait part, en effet, des déceptions de la part de l’Église… Mais il s’agit malgré tout, plus d’une mise au point,  dont nous allons voir ci-dessous les grandes lignes, et qui contient essentiellement des notions religieuses, dans le cadre de l’enseignement et de la vie quotidienne entre autres choses.

L’encyclique ne vise pas non plus directement le «führer», mais plutôt certains penchants du régime qui, comporte plusieurs franges principales : protestante (faute à la sociologie allemande), une autre faussement chrétienne, néopaïenne ou déiste (Rosenberg, Goebels, Himler…etc.), mais aussi  une frange catholique (elle est même importante quoiqu’on en dise, avec les Skorzeny, Schmitt, Von Papen…etc.).
Adolf Hitler à fait l’erreur de s’appuyer sur cette frange paganiste, pourra-t-on dire, mais malheureusement cela ouvrait une autre problématique, c’est qu’il n’aurait pas trouvé la même force de frappe autre part, notamment chez des catholiques, déjà acquis au surnaturalisme. Nous y reviendrons.

Le Saint-Père enseigne que la défense et l’amour de sa race est justes, tant que celle-ci n’est tout simplement pas idolâtrer ou diviniser par un amour abusif des siens :

«Quiconque prend la race, ou le peuple, ou l’État, ou la forme de l’État, ou les dépositaires du pouvoir, ou toute autre valeur fondamentale de la communauté humaine – toutes choses qui tiennent dans l’ordre terrestre une place nécessaire et honorable, – quiconque prend ces notions pour les retirer de cette échelle de valeurs, même religieuses, et les divinise par un culte idolâtrique, celui-là renverse et fausse l’ordre des choses créé et ordonné par Dieu : celui-là est loin de la vraie foi en Dieu et d’une conception de la vie répondant à cette foi.»

«Nul ne songe, certes, à barrer la route qui doit conduire la jeunesse allemande à la constitution d’une vraie communauté ethnique, dans le noble amour de la liberté, l’inviolable fidélité à la patrie. Ce contre quoi Nous Nous élevons, et Nous devons Nous élever, c’est l’antagonisme volontairement et systématiquement suscité entre ces préoccupations d’éducation nationale et celles du devoir religieux. Voilà pourquoi nous crions à cette jeunesse : Chantez vos hymnes à la liberté, mais n’oubliez pas pour autant la liberté des enfants de Dieu !»
Mit brennender Sorge.

Nous ne pouvons que souscrire à de tels propos, qui recadrent les choses dans une juste mesure.

Le christianisme positif, nouvelle religion pangermaniste qui sévissait, comme pour le néo-paganisme, repose sur quelques membres influents, avec Alfred Rosenberg en chef, dans son livre «Le Mythe du vingtième siècle» (que Hitler a désapprouvé publiquement). Et l’encyclique condamne ces effets en ces termes :

«Des milliers de voix font retentir aujourd’hui à vos oreilles un Évangile qui n’a pas été révélé par le Père des cieux. Des milliers de plumes écrivent au service d’un prétendu christianisme qui n’est pas le christianisme du Christ. La presse et la radio vous envahissent quotidiennement de productions hostiles à la foi et à l’Église, impudemment agressives envers tout ce qui doit vous être le plus vénérable et le plus sacré.

Beaucoup, beaucoup d’entre vous, à cause de leur fidélité à la foi et à l’Église, à cause de leur affiliation à des associations religieuses, garanties par le Concordat, ont dû et doivent encore, Nous le savons, subir cette tragique épreuve de voir incomprise, suspectée, outragée, niée même, leur fidélité à la patrie, souffrir en outre toutes sortes de dommages dans leur vie professionnelle et sociale. Nous ne sommes pas non plus sans savoir qu’il y a dans vos rangs plus d’un obscur soldat du Christ qui, le cœur en deuil, mais la tête haute, supporte son sort et trouve son unique consolation dans la pensée de souffrir des affronts pour le Nom de Jésus.»

Le pape se livre à un rappel dogmatique face aux déistes et autres panthéistes :

«Prenez garde, Vénérables Frères, qu’avant toute autre chose la foi en Dieu, premier et irremplaçable fondement de toute religion, soit conservée en Allemagne, pure et sans falsification. Ne croit pas en Dieu celui qui se contente de faire usage du mot Dieu dans ses discours, mais celui-là seulement qui à ce mot sacré unit le vrai et digne concept de la divinité.»

Et là encore :

« »Révélation », au sens chrétien du mot, désigne la parole dite par Dieu aux hommes. Employer ce même mot pour les « suggestions » du sang et de la race, pour les irradiations de l’histoire d’un peuple, c’est, à coup sûr, créer une équivoque. Une fausse monnaie de cette sorte ne mérite pas de passer dans l’usage des fidèles du Christ.»
Pie XI.

Le Concordat, que l’Église estime mis à mal, n’empêche pas de continuer l’évangélisation pour le bien des Allemands et de la chrétienté ; la lettre papale se base ensuite sur l’action apostolique par les clercs, pour continuer de convertir l’Allemagne malgré le conflit, délétère pour les deux, qui l’oppose au régime :

«Nous continuerons, sans nous lasser, à être auprès des dirigeants de votre peuple le défenseur du droit violé, et, obéissant simplement à Notre conscience et à Notre mission pastorale – sans Nous soucier du succès ou de l’insuccès immédiat, – à Nous opposer à un parti pris qui cherche, par l’emploi, ouvert ou dissimulé, de la force, à étrangler le droit garanti par les traités.»

«Nous vous remercions, Vénérables Frères, Nous remercions vos prêtres et tous vos fidèles, qui, dans la défense des droits de la divine Majesté contre un nouveau paganisme agressif, et favorisé, hélas ! de bien des manières par des hommes influents, ont rempli et continuent à remplir leur devoir de chrétiens. Ce remerciement va, plus chaleureux encore et mêlé d’une admiration reconnaissante, à ceux qui, dans l’accomplissement de ce devoir, ont été jugés dignes de s’attirer pour l’amour de Dieu le sacrifice et la souffrance.»
Pie XI.

Répondant au monarchiste tradi-royco-pêchu , dans sa version antifasciste, Merel dit :

«Brandissant l’encyclique Mit brennender Sorge, cette tradition exècre l’esprit communautaire et organiciste, révolutionnaire et prolétarien de ce que, faute de mieux, nous nommerons du terme générique de fascisme.»
Joseph Merel – Fascisme et monarchie.

Et comme on le lit ci-dessus, selon les propos de la lettre, le Vicaire du Christ était infiniment plus subtil et juste, que n’importe quel «tradi-royco-pêchu», qui invoque une condamnation totale et fantomatique du national-socialisme en tant que tel. Le «néo-inquisiteur» en herbe serait d’ailleurs  mortellement déçut, par le manque de condamnation formelle, s’il se donnait la peine de lire cette encyclique en entier…!
Et c’est en tout cas, par ce genre de réaction hystérique, qu’il se place ce faisant, objectivement, du côté des juifs. On dira facilement suite à cela : «juifs et curés ont été déportés»… Alors que ces déportations concernaient des curés modernisants ou opposés directement au régime ; ce qui traduit un simple anticléricalisme de circonstance et non un anticatholicisme viscéral.

Le parallèle avec l’Action française et le régime fasciste :

En revanche, l’Action française elle, a véritablement était excommuniée. En effet, étant franchement agnostique de par ses fondateurs, il y avait aussi des éléments légitimement condamnables pour une conscience catholique. Certes, ceci a aussi été délétère pour la société française dans le sens où, supprimer ce bras politique a fait prospérer la «démocratie-chrétienne» et le Sillon moderniste ; le problème est que, le royco antifa, n’hésite pas à remettre en question cette condamnation avec tous les arguments possibles, mais on ne le verra jamais être aussi clément à l’égard des fascismes ; pourtant victimes du même jugement.
Tout cela fait encore penser au «Non abbiamo bisogno» de l’Église envers le régime fasciste italien, qui apparaît en grande partie comme un conflit avec l’Action catholique des familles romaines. Ça n’est pas une excommunication ou une condamnation ; et si l’on peut à juste titre accuser certains fascistes de naturalisme, n’oublions pas que cette action de laïc catholique, baignait déjà elle aussi dans un travers surnaturaliste, toujours aussi condamnable.

La relativisation de la doctrine sociale de l’Église :

Parce qu’en effet, l’Église à un pouvoir politique, mais seulement indirect, et sa «doctrine sociale», qui a existé en tout temps, dans sa période contemporaine a hypertrophié par ailleurs l’autorité pratique du pape à la vue de la perte des états catholiques dans le monde (Concile Vatican I). De plus, en terme politique, elle reste incomplète puisque tout n’y est pas traité (doctrines économiques et financières par exemple), en plus de faire plus ou moins abstraction de l’État par son familiarisme. L’Action catholique était au Vatican ce que Civitas est actuellement à la FSSPX en terme militant.
C’est pourquoi par honnêteté, il faut savoir faire le tri, non seulement sur les pentes du IIIe Reich, mais également sur l’évolution néfaste dans l’Église, depuis maintenant deux siècles (en terme de foi, uniquement après le Concile Vatican II).

Le parallèle avec la condamnation du communisme en conclusion :

«La doctrine marxiste se suffit à elle-même pour être effrayante et terriblement efficace, sans qu’il soit besoin pour dénoncer son horreur de l’entourer d’oripeaux maçonniques supposés l’expliquer. Ce n’est pas parce que la 1ère Internationale est née dans une loge maçonnique qu’elle était dangereuse, c’est parce qu’elle était marxiste. Si le national-socialisme et le fascisme sont contestables et dangereux à certains égards, ce n’est pas parce qu’une frange minoritaire de leurs adeptes se livrait à des pitreries ésoteristes, c’est pour les raisons invoquées dans l’encyclique Mit brennender Sorge.»
Joseph Merel – Fascisme et monarchie.

Lien de l’encyclique de Pie XI, Mit brennender Sorge, sur la situation de l’Église catholique dans le Reich allemand, le 15 mars 1937.

La petite histoire de l’unique unité «SS» espagnole : Division Azul

La division Azul, ou plus exactement la 250e division d’infanterie de la Wehrmacht, est composée de 34 000 hommes. Vers la fin de la guerre, la centaine de survivants formèrent une compagnie intégrée dans la 28e division SS-Wallonie et renforcée par de nouveaux engagés espagnols (260). Cette compagnie sera presque entièrement anéantie, et les survivants rejoindront la 11e division SS-Nordland au sein de «l’Einsatzgruppe Ezquerra» pour se battre pour la défense de Berlin à la toute fin.

Ce qui suit est un texte traduit d’un site nationaliste espagnol à propos de l’historique de la seule division intégrale de volontaires pour la Wehrmacht, que l’Espagne franquiste à envoyée (les portugais, pays ibérique moindre et plus influencé par le maurassisme, seront intégrés à la division espagnole), restant plus proche de ses préoccupations nationales après l’aide militaire hitlérienne lors de la guerre civile d’Espagne de 1936.

La Division Azul.

Le 22 Juin 1941, les forces Allemandes lancèrent ce qui devait être le point de départ du Lebensraum et l’anéantissement du Bolchévisme : L’Opération Barbarossa.
La vision nationale-socialiste d’une Europe contre le régime Stalinien menée par la propagande Allemande, conduisit les pays de l’Axe, les autorités collaborationnistes et les militants des pays neutres, à une mobilisation plus ou moins importante de volontaires prêts à lutter contre les « hordes asiatiques communistes ».
Par la suite, l’Allemagne dut palier aux déconvenues et  faire face aux pertes, enrôlant tour à tour des volontaires dans les régions arrachées à l’Union Soviétique, des prisonniers de guerre retournés etc.
Le tout encadré par une propagande de plus en plus délirante, ces soldats étaient censés s’inscrire dans la lutte contre le bolchevisme.

Parmi les pays occupés qui ont vu naître des unités de volontaires on peut citer :
– La France
– La Belgique
– La Norvège
– Le Danemark
– La Hollande
Parmi les neutres :
– La Suisse
– L’Espagne
C’est dans ce cadre que la Division Azul, est apparue en Espagne.

En effet, le 24 Juin 1941, la jeunesse espagnole à grande majorité estudiantine, s’est rassemblée dans un mouvement spontané (1) et a convergé de différents points de Madrid vers le centre, pour enfin s’arrêter devant « La secretaria generale del Movimiento ».
La, cette jeunesse s’est offerte pour lutter contre le Bolchévisme et à demandé que l’Espagne participe à cette « grande croisade européenne » que devait mener le régime Hitlerien.

Face à cette mobilisation, le ministre Serrano Suner déclara :
« Camarades : Ce n’est plus un temps pour les discours. C’est le moment où la « Falange »  dicte sa condamnation : La Russie est coupable ! Coupable de notre guerre civile ! Coupable de l’assassinat de José Antonio Primo de Rivera, notre fondateur ! Coupable de l’assassinat de tant de nos camarades et de nos soldats qui sont tombés pendant la guerre d’agression provoquée par le communisme Russe. La destruction du communisme est la condition nécessaire à la survie d’une Europe libre et civilisée (2) ».

Immédiatement, il est décidé de former une division destinée à se battre sur le front Russe, partout dans le pays s’ouvrent des bureaux de recrutement. Des milliers de jeunes gens se mobiliseront pour constituer cette unité qui devra compter 18 000 recrues.
Parmi elles, on trouve des étudiants, des paysans, des ouvriers, des cadres de l’état franquiste et de la « Falange », des militaires (certains officiers s’enrôleront même comme simples soldats pour avoir le privilège de partir se battre).
Ces soldats formeront la « Division Azul » (la Division Bleue), bleue comme la couleur de la chemise que porte la grande majorité d’entre eux : la chemise des Phalangistes (3).

C’est le Général Agustín Muñoz Grandes que l’on retrouve à la tête de la Division Azul. Muñoz Grandes est l’un des plus prestigieux généraux de l’armée Espagnole, héro de la guerre du Maroc et de la Guerre Civile espagnole de 36-39.
Ses qualités en font un chef incontesté et un leader admiré. Il est avant tout phalangiste, habille stratégiquement, paternel envers ses soldats, etc.

A partir du 13 Juillet 1941, les premières unités quittent Madrid et seront complétées les jours suivants par les unités des diverses régions espagnoles. Leur base sera située à Grafenwöhr où elle sera renommée 250ème Division d’infanterie de la Wehrmacht.
Les hommes seront équipés, armés et formés de façon très intense, de telle sorte qu’avant la fin du mois d’Août, la division sera convoyée par rail jusqu’à Suwalki en Pologne (4) ! Elle sera alors dotée en chevaux, devenant ainsi une division d’infanterie hippomobile et fera route pour plus de 1000 km vers le front.

Le baptême du feu de la division Azul aura lieu le 12 octobre 1941 dans le secteur de Novgorod, près de la rivière Wolchow. Dès le premier jour, le combat avec l’ennemi débute par de violents assauts pour créer une tête pont à l’Est  de la dite rivière.

Ces actions irons en s’accentuant dans la tentative d’établir cette tête de pont, les forces se concentrerons et se maintiendrons héroïquement malgré de lourdes pertes, jusqu’à ce que le commandement Allemand abandonne momentanément l’idée de cette offensive.
La division Azul devra retraiter jusqu’à son point de départ.
Les autres faits d’armes de la division dans ce secteur et pour cette période seront les suivant :
– La défense de  Udarnik, avec sa position intermédiaire
– La croisade héroïque pour sortir des unités allemandes de la poche de Wswad
– La bataille de Teremez
– Avec les forces Allemandes, la liquidation de la poche de Wswad, ou la divison fit plus de mille prisonniers.

Au mois de mai 1942, l’arrivée de nouveaux volontaires Espagnols permettra de couvrir les pertes et relever les soldats les plus épuisés et les plus affectés par l’hiver Russe.
Au total, 46 000 hommes passerons par La Division Azul dont plus de 24 000 miliciens de la Phalange Franquiste.

En Août 1942, la division est choisie pour participer au premier assaut de l’Opération  « NORDLICHT » (que l’on peut traduire par Lumière du Nord ou Aurore Boréale) et elle fera mouvement vers le Nord.
Cette grande offensive que doit mener la 11ème Armée de Manstein, consiste en la prise de Leningrad, suite à son encerclement. Mais cette offensive n’aura pas lieu car les Russes tenteront de se dégager et la 11ème Armée devra accourir pour rétablir le front et porter assistance aux forces du Général Lindemann.
Dans ce but, la division Azul devra relever des unités Allemandes dans un secteur couvrant le front de Puhskin à Krassnyj Bor, retrouvant ainsi une guerre de position.
La bataille du Lac Ladoga aura lieu du 27 Août au 2 Octobre 1942 et se terminera par la réduction de la poche de résistance qui s’était formé à la suite de la tentative de percée des forces Russes.
Bien que momentanément contrôlée, l’Armée Rouge infligea de sévères pertes à la Wehrmacht si bien que l’Opération « NORDLICHT » n’aura jamais lieu. La 11ème Armée de Manstein sera retirée de ce front.

En décembre 1942, le Général Emilio Esteban Infantes, remplacera le Général Muñoz Grandes.

Les Russes, réitérerons leur tentative de percée le 12 Janvier 1943 avec l’Opération « Iskra ».
Lançant une forte offensive dans le secteur de Schlüsselburg, l’Armée Rouge arrivera à transpercer les défenses Allemandes et pénétreront loin derrière les lligne.
La Divison Azul, lancera dans une tentative désespérée de retenir au maximum les forces Russes, son deuxième bataillon du 269ème régiment, perdant ainsi la quasi totalité de ses hommes.
Par cette percée, les Russes ouvriront un couloir de ravitaillement  sur la terre ferme si bien que le 10 Février 1943, c’est un véritable déluge d’acier et de feu qui s’abat sur la Divison Espagnole établie dans le secteur de Krassnyj Bor. Les pertes Espagnoles suite à ce violent assaut s’élèveront à 2252 hommes soit 53 % l’effectif encore disponible. Malgré cela, les Russes parvinrent à peine à avancer de quelques kilomètres, ne réussirent pas à rompre cette zone du front.

Après la bataille de Krassnyj Bor, les unités qui composent de reste de la Division, subiront des assauts plus ou moins durs, venant de différentes unités Russes. Elle se maintiendra jusqu’au 5 Octobre 1943. Là, elle sera relevée par des unités Allemandes et stationnera à  Oranienbaun  pour se reposer et se reconstituer.
Elle repartira peu de temps après, mais restant avec un effectif réduit d’environs 2 300 hommes menés par le Colonel Antonio Garcia Navarro, la Division Azul devient « La Legion Azul », intégrée à la 121ème Division de la Heer. La Légion retourne dans un secteur qu’elle connaît bien : Leningrad… Elle couvrira un front de 11 kilomètres avec ses 2 300 hommes.

La encore elle subira des assauts plus ou moins violents jusqu’au 19 Janvier 1944 ou elle recevra l’ordre, avec les autres unités Allemandes du secteur, de retraiter.
La Légion assurera à diverses reprises pendant cette retraite, des missions de couverture des troupes en mouvement, notamment contre les Partisans qui, faisant plus que talonner, infestaient littéralement le secteur et causait des pertes supplémentaires aux forces déjà exsangues.
La Légion, une fois le secteur évacué, prit le train pour Taps où elle était censée se reformer. Mais elle reçu un ordre de rapatriement. En effet, face aux succès des Anglo-saxons, le gouvernement Espagnol sentait le vent tourner…

La participation à la croisade « anti-Bolchévique » Espagnole s’acheva en silence, les hommes rentrant peu à peu chez eux, sans autre forme de reconnaissance que celle de leurs frères d’armes.

Pour conclure, la Division Azul, bien que méridionale car Espagnole, eut un comportement face aux conditions climatiques Russes qui fût exemplaire. Elle prouva également sa qualité au feu. Elle fût à de multiples reprises reconnue par les officiers Allemands comme une unité de combat de qualité.
Elle reçu des Etats Majors Espagnols et Allemands les distinctions suivantes :
– 8 Légions d’Honneur Espagnoles
– 42 Médailles Militaires Espagnoles individuelles
– 2 Médailles Militaires Espagnoles collective
– 2 Croix de Chevaliers de la Croix de Fer dont une avec Feuilles de Chêne pour Muñoz Grandes
– 2 croix Allemandes en or
– 135 Croix de Fer de 1ère  classe
– 2362 Croix de Fer de 2nde classe
– 16 Croix pour le Mérite avec épées de 1ère classe et plus de 2200 de 2nde classe.

Les Espagnols perdirent environs 5500 homme pendant la guerre à l’Est… 286 rentrerons en 1957 des Goulags Russes après de très longues négociations entre les gouvernements Russe et Espagnol.

Fundaciondivisionazul.org

En complément :

« Adolf Hitler, fils de l’Église catholique, est mort en défendant la chrétienté. Il est donc compréhensible que les mots ne peuvent être trouvés pour se lamenter de sa mort, quand tellement furent trouvés pour exalter sa vie. Sur ses restes mortels se dresse sa silhouette victorieuse.Avec la palme du martyr, Dieu donne a Hitler les lauriers de la victoire. »
Le général Francisco Franco y Bahamonde, allocution à la presse espagnole du 3 mai 1945 à la nouvelle de la mort du Führer. Hommage post-mortem.

« Vigon en vint alors à parler de l’attitude de l’Église catholique romaine à l’égard de l’Espagne. Franco a eu des difficultés, non pas tant avec le Pape lui-même qu’avec le secrétaire d’État, le cardinal Maglione. Le Führer répondit que les princes de l’Église oublient malheureusement que si le National-Socialisme, le Fascisme ou la Phalange n’avaient pas existé, l’Église catholique romaine n’existerait plus dans les pays en question. Vigon répondit que Franco s’était servi des mêmes arguments dans une lettre au Pape, qui en avait été tellement impressionné qu’il avait décidé d’aller d’avantage au fond des choses dans sa réponse. Mais Maglione l’en avait empêché. »
Les archives secrètes de la Wilhelmstraße – IX, Livre II – Les années de guerre, p.306-307 [Lors de l’entrevue d’Acoz du 16 juin 1940].

Lire LE IIIe REICH SOUS LA BANNIÈRE DU CHRIST

 

«Chant de croisade» sur l’air du «Chant du Diable»

«Le chant de croisade», chant satirique crée à l’occasion d’une activité Deus Vult :

DV marchons vers l’ennemi,
Chantant le chant d’croisade,
Car dans les cœurs, des gars hardis,
Souffle un vent formidable.

Qu’importe que l’on nous acclame,
Ou nous damne le monde entier,
L’infâme rougira dans les flammes,
Et nous l’y poussons volontiers.

Là où nous passons l’athée tremble,
Et le bon Dieu rit avec nous !
Ha, ha, ha, ha, ha, ha, ha,
Nous luttons pour l’Europe et la Chrétienté,
Notre honneur s’appelle Fidélité.

DV marchons au combat
Chantant le chant d’croisade

Nos gars sont embusqués là-bas,
Pour l’assaut formidable.
Les rouges nous attaquent en grondant,
Mugissantes brindilles de paniers,
Mais notre fureur les attend,
Et nous en rions volontiers.

Là où nous passons, leurs livres brûlent,
Et le bon Dieu rit avec nous !
Ha, ha, ha, ha, ha, ha, ha,
Nous luttons pour l’Europe et la Chrétienté,
Notre honneur s’appelle Fidélité.

DV nous reprendrons la France,
Chantant le chant du d’croisade.
Bourgeois craignez notre vengeance,
Et nos poings formidables.
Nous couvrirons de nos chants  ardents,
Vos cris et vos plaintes  angoissées.
Avec vous hurle Satan,
Et nous en  rions volontiers!

Là où nous passons qu’ils s’écroulent,
ET le bon Dieu rit avec nous  !
Ha, ha, ha, ha, ha, ha, ha,
Nous luttons pour l’Europe et la Chrétienté,
Notre honneur s’appelle Fidélité.