La rénovation nationale de Corradini point par point

Enrico Corradini, auteur et militant italien à la fois nationaliste et impérialiste, membre-fondateur de «l’Associatione Nazionalista Italiana», précédant le mouvement fasciste dès 1910, a influencé l’hebdomadaire «Idea Nazionale» par le biais de son comité de rédaction, pour une synthèse des revendications nationalistes italiennes, qui restent fortes  intéressantes pour nous Français ; comme pour tout européens non reniés et tout amoureux des histoires nationales glorieuses qui cherchent une solution à leurs problèmes  modernes :

1) Rappeler les Italiens au sentiment et à la connaissance du génie de Rome et de l’Empire. 2) Libérer la culture universitaire de l’imitation étrangère. 3) Réveiller le sens et l’autorité de l’État en s’opposant à l’action désagrégatrice des partis et des classes et à l’individualisme chronique des Italiens. 4) Relever le prestige de la monarchie et considérer l’Église comme l’Institut séculaire et glorieux de la vie religieuse nationale et internationale. 5) Renforcer l’organisation militaire de l’État. 6) Diriger toutes les énergies vers la conquête coloniale en Afrique pour en faire le terrain d’une émigration italienne non servile. 7) Combattre dans le parlementarisme et la république maçonnique la corruption et l’extrême décadence des institutions et des forces politiques héritières du Risorgimento (Renaissance italienne). 8) Combattre dans le socialisme la perversion de tout un peuple fait ennemi de la patrie et étranger et hostile à l’État. 9) Combattre dans la démocratie parlementaire et maçonnique, comme dans le socialisme, deux internationalismes, l’un bourgeois, l’autre prolétarien, mais tous deux ennemis de la Nation. 10) Considérer la politique étrangère comme la mission la plus importante de l’État. 11) Promouvoir la solidarité de toutes les classes pour arriver à un plus grand bien-être collectif dans la lutte économique et politique entre les nations.

Enrico Corradini, la naissance du nationalisme italien

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La religiosité chrétienne de Benito Mussolini par Deus Vult

Le Duce Mussolini à Padre Pio en 1924 : « Je témoigne de votre amour pour la Vérité. Elle m’a ramené à Dieu ! »

Vous savez qu’à Deus Vult, nous avons le chic pour mettre l’ambiance et faire tomber les préjugés !

Nous allons ici en casser un concernant le père du fascisme, le Duce Mussolini !

Lettre Mussolini à Padre Pio
Lettre Mussolini à Padre Pio

♦ Lettre envoyée par Mussolini à Padre Pio (canonisé en 2002) :

« Cher et éminent frère,

Je témoigne de votre amour pour la Vérité. 1) Elle m’a ramené à Dieu ! 2) Votre Foi est vraiment pour moi l’objet de la préparation à la réconciliation, de fasciste à fasciste. Croyez-moi, votre Mussolini. »

C’est le 2 juillet 1924 que le Duce a écrit ces mots touchants à Padre Pio de Pietralcina – aujourd’hui Saint et symbole de la miséricorde jubilaire.

Une copie de cette lettre autographiée est conservée à la Villa Carpena, au musée Villa Mussolini qui accueille de nombreux témoignages historiques de l’épopée fasciste – Maison du Souvenir, rue Crocetta à Forli. Celle qui fût la demeure historique de Mussolini, de Rachele (femme du Duce) et de leurs enfants.

Nous avons parlé souvent de la spiritualité et de la religiosité de Benito Mussolini, nous y revenons en référence à Saint Padre Pio, autour duquel, plus que jamais, se réunit toute la communauté chrétienne à l’occasion du jubilé.

En fait, Benito a toujours été un homme de foi. Il le fût même pendant sa jeunesse révolutionnaire mouvementée, même quand il parlait et écrivait, très jeune, contre les clercs.

Note de la rédaction : Il s’avère que l’église italienne (comme toutes les églises européennes) était gangrénée par le libéralisme, le marxisme, l’esprit du modernisme et la franc-maçonnerie – pour le plus grand malheur du Padre Pio d’ailleurs qui en subit de multiples conséquences néfastes pour son apostolat !

Nous en avons parlé ensemble avec sa nièce, Edda Negri Mussolini, dans notre ouvrage « Dame Rachele, ma grand-mère, la femme de Benito Mussolini » aux Éditions Minerva (« Donna Rachele mia nonna, la moglie di Benito Mussolini », edizioni Minerva).

Mais dans ce livre, nous avions décidé d’être concis sur ce sujet (foi catholique du Duce) pour ne pas trop ‘voler’ d’espace à Rachele à laquelle était dédié notre travail.

Nous avons néanmoins évoquer le sujet dans notre « Giornale d’Italia » mais l’approfondissement du sujet ne peut être que bénéfique !

Deux prêtres ont consacré de nombreuses années de leurs vies en longues études sur le thème de la religiosité de Benito Mussolini.

Ces études ont abouti à  deux livres volumineux « Religiosité, bonté paternelle, pauvreté évangélique, tragédie et testament de Mussolini » de Don Franco Giuliani (« Religiosità, bontà paterna, povertà evangelica, Tragedia e Testamento di Mussolini » et « Discussion sur la conversion de Benito Mussolini » de Don Ennio Innocenti (« Disputa sulla conversione di Benito Mussolini« ).

Concernant le premier ouvrage, voici les paroles de son auteur Don Giuliani en préambule :

« Ils vous ont dit qu’il était athée, anticlérical, franc-maçon, matérialiste, tyran comme Staline. En fait, tout cela est faux. Je retranscris dans ce livre tout ce qu’il a dit et tout ce que les grands personnages de cette époque ont dit concernant la foi du Duce. Après cette lecture, vous me direz vous-même qui était Benito Mussolini. Ne vous faites pas embobiner par ceux qui disent qu’il feignait d’être religieux pour des motifs de propagande, parce que c’est tout le contraire ; il fit le « gros dur » pour apparaitre athée et « bouffeur de curé » mais il était profondément catholique, mais pêcheur, comme nous tous. Jugez vous-même, je relate seulement des faits. »

Après un demi-siècle, l’Histoire – Don Giuliani a écrit son ouvrage en 1990 – a commencé à rendre justice : Staline détrôné et éloigné de son sépulcre et ses pauvres victimes réhabilitées, Togliatti (communiste italien 1893-1964)  effacé de la liste des ‘meilleurs’ et compté parmi les ‘pires’.  L’Histoire fera justice de tout et de tous.

Le prêtre italien continue :

« Nous sommes tous des pêcheurs et pourtant nous sommes tous des catholiques convaincus. »

Comment lui donner tort ?

Les nouvelles qui parvenaient à Don Giuliani sont de première main : il avait appartenu aux jeunesses fascistes ‘Balilla‘ et était le neveu du principal garde du corps du Duce, Legè.

Voici quelques autres extraits intéressants de cet ouvrage :

« Le Duce définit Saint François – dans un discours au parlement – comme ‘génie de la poésie la plus élevée, comme Dante : le plus audacieux navigateur, comme Colombo : l’âme la plus profonde de l’art et de la science comme Leonard De Vinci’ et encore ‘le plus saint des italiens, et le plus saint des saints’ parlant de ‘la pureté de son caractère, simplicité de l’esprit, ardeur des conquêtes idéales, vertu du renoncement et du sacrifice suprême. Le plus grand parmi les grands, élevant la Croix du Christ, les signes de la Charité et de la paix universelle.’ »

« En 1921 dans un autre discours au parlement, Benito déclarait : ‘Dans toutes les sciences, au centre, il y a toujours Dieu. La science a révélé beaucoup de vérité, la vérité de Dieu restera toujours mystère dans son essence précise.’

En 1922 : ‘Seulement dans la foi en Dieu on peut rejoindre le niveau maximum dans chaque science et dans chaque domaine.’ »

Ces deux petits exemples se comptent par centaine dans le livre de Don Giuliani. Voilà la Vérité.

Duce Mussolini
Fresque du Duce Mussolini dans une église

Passons sur ces deux ouvrages et continuons notre article de « dédiabolisation » / combat pour la vérité historique.

♦ Il y a quelques temps, le journal italien « La Voce di Romagna » a publié une entrevue intéressante qui relatait l’histoire de Don Ciro Macrelli.

On pouvait notamment y lire :

« Seulement 20 jours s’étaient écoulés depuis son assassinat que Mussolini, resplendissant de lumière, apparut à Sœur Elena pour révéler qu’il était Bien-Heureux dans la gloire de Dieu. »

Le père Macrelli disait également à Giovanni Bucchi, le journaliste qui réalisait l’entrevue :

« Je ne suis pas fasciste, j’ai toujours voté Démocratie Chrétienne, pratiquement jamais pour le Mouvement Social Italien (MSI qui est l’héritier lointain du fascisme – comparable au Front National). À ceux qui me traite de ‘nostalgique’ de par mon admiration pour Mussolini, je répond que je n’ai aucune nostalgie, je regarde avant tout la vérité historique. »

Ce prêtre est né en 1917, le 29 juillet (le même jour que le Duce). Son père avait été décoré par Mussolini pour la bataille du grain. Il continue l’entrevue :

« Mussolini a toujours été présenté dans son côté le plus négatif, jamais comme un sauveur, ce qu’il a été, de notre patrie. »

Étant né en 1917, il a vécu entièrement l’époque fasciste.

« Cette période fasciste a été celle où l’Italie a le plus évolué, il y avait de la richesse, nous avions une monnaie forte.

L’Italie était une puissance admirée dans le monde entier, même enviée par la France et l’Allemagne. Et c’est Mussolini qui a réalisé tout cela ! »

Le journaliste l’attaqua ensuite :

« Pardonnez moi la superficialité, mais il ne me semble pas que Mussolini était un petit saint, et encore moins un fidèle pieu et dévot ! »

Le bon prêtre n’y alla pas de main morte :

« On voit que vous ne connaissez pas toute l’histoire ! »

Et il lui rappela ensuite la belle prestance d’Arnaldo, le frère du Duce, et sa profonde spiritualité. Et puis il déclara :

« Dame Rachele dans les années 50 alla rendre visite à Padre Pio à San Giovanni Rotondo. À peine il l’a vis, il lui dit : ‘Ton mari est sauvé, pense à te sauver toi !’ »

Il fit également référence au témoignage de Sœur Speranza qui dit avoir vu :

« l’âme de Mussolini étincelait dans le Ciel ».

Le journaliste demande alors au prêtre :

« Selon vous, Mussolini est sauvé ? »

Et le prêtre :

« Très certainement, nous le savons de Padre Pio et de Sœur Speranza ».

♦ Nous avons également déjà vu sur notre site le témoignage d’Edvige Carboni ainsi que l’étude du deuxième ouvrage cité en début d’article (Discussion sur la conversion de Benito Mussolini » de Don Ennio Innocenti) : Voir ici -> http://deus-vult.org/actualites/le-duce-mussolini-au-paradis/

♦ Intéressons nous maintenant au témoignage de Don Francesco Spadafora :

« Sœur Elena suivit avec une préoccupation maternelle les derniers jours de Mussolini. Elle me disait : ‘S’il se dirige au sud, vers les alliés, il aura la vie sauve.’ Au contraire, s’en suivit la capture à Côme, l’assassinat voulu par Pertini et Longo (socialistes) et le massacre du cadavre après que celui-ci fut pendu la tête en bas sur la place Loreto à Milan. Les partisans communistes se sont acharnés avec sadisme sur le Duce sous le bon œil des alliés qui ont mis en place la démocratie libérale…

On fit ensuite tout pour salir la mémoire de Benito et les 20 années de son gouvernement.

À peine 20 jours se sont écoulés depuis son odieux assassinat que Mussolini, resplendissant de lumière, apparut à Sœur Elena pour lui révéler qu’il était Bien-Heureux dans la gloire de Dieu. Il s’attarda à lui donner les motifs théologiques pour lesquels la Bonté infini de Dieu, avec sa justice souveraine, l’avait récompensé : le bien accompli pour l’Italie, l’Italie était au sommet de ses pensées, pour l’Italie il avait souffert et avait été martyrisé ».

Nous remercions les propriétaires de la Villa Carpena, Villa Mussolini – Maison du Souvenir – qui ont mis à notre disposition les différentes sources de cet article.

Source Deus Vult

Note de la rédaction : En espérant que le voile politique de nos ennemis s’estompe, et qu’un regard bienveillant s’élève sur ceux qui ont essayé de trouver une réponse à la vague subversive des « états confédérés de l’anti-France » .

 Saint Padre Pio, priez pour nous !

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Le Duce Mussolini, père du fascisme, au Paradis ?

C’est en tout cas ce qu’a affirmé la Servante de Dieu,  Edvige Carboni (1880–1952), une mystique laïque portant les stigmates de Notre-Seigneur. L’Église vaticane ne s’est jamais prononcée sur ce sujet après guerre, et en dehors des frontières italiennes et de la barrière de la langue, l’information est très peu répandue, voire même inconnue pour ce qui est de la zone francophone. Voici un résumé de l’affaire :

«Hedwig priait beaucoup pour le repos éternel de l’âme de Benito Mussolini, et lorsqu’elle a appris que les communistes l’avaient tué, elle a intensifié d’autant plus ses prières et a fait célébrer de nombreuses messes pour sa libération du Purgatoire. Car Jésus-Christ lui a révélé un jour, que le Duce avait été condamné au Purgatoire, pour expier ses péchés pendant des années. La Servante de Dieu a continué à prier pour son âme et, après quelques années, Jésus-Christ l’a enfin libéré des souffrances du Purgatoire.
Hedwig disait toujours que la bonté du Seigneur était vraiment grande.»

L’épisode de l’apparition est raconté de cette manière par la protagoniste :

«Pendant que je priais devant le Crucifix, une personne est soudainement apparue entouré de flammes, et a déclaré d’une seule voix :
«Je suis Benito Mussolini. Le Seigneur m’a permis de venir à vous pour obtenir un soulagement de mes souffrances au purgatoire. Je vous exhorte, comme un acte de charité de me consacrer toutes vos prières, ainsi que toutes vos souffrances et vos humiliations pendant deux ans, si le Très-Haut le permet. La Miséricorde de Dieu est infinie, mais c’est ainsi qu’il exerce sa Justice. On ne peut entrer au paradis jusqu’à ce que l’on est payé jusqu’au dernier centime dû avec la Justice Divine. Le purgatoire est terrible pour moi, parce que j’ai attendu le dernier instant pour me repentir.»
Journal intime de Edvige Carboni.

Et voici la conclusion de son salut :

« Jésus-Chrit m’a dit après la communion «Ce matin, l’âme de Benito Mussolini est entrée au Ciel.» »
Journal intime de Edvige Carboni, un jour de printemps de l’année 1951.

Mussolini s’est éteint le 28 avril 1945, et c’est donc après 6 ans de purgatoire qu’il aurait accédé au royaume des Cieux.

D’autres se baseront également sur les dires  élogieux du Padre Pio à l’égard du chef d’État de la République sociale italienne, ou de sa relation avec l’Église catholique pour relier un peu plus cet homme dans le thème de l’article.

D’autres éléments s’ajoutent avec le livre de «La conversion religieuse de Benito Mussolini» de l’auteur Don Ennio Innocenti (quelque peu démocrate mais bon historien), pour le coup convaincu d’une conversion religieuse ce à quoi le père Eusebio Zappaterra ne croira pas entièrement.

D’ailleurs rendu plus compliquée par le fait que le petit Benito avait perdu la foi durant sa jeunesse, en partie à cause du début de l’influence du modernisme dans les paroisses.

En tout cas, la politique mussolinienne tranche avec le milieu «néopaïen» existant dans Italie de l’époque tout comme en Allemagne.

«Tu voudras ce que je veux moi-même (…) en 1923, lors de  la solution à la question romaine proposée au cardinal Gasparri, le cardinal a accepté mon idée, mais observant cependant que Giolitti avait échoué dans sa mise en œuvre, pour raison de grandes difficultés au sein de la Chambre à cause de l’opposition de la franc-maçonnerie. J’avais assuré au cardinal que ce serait la fin des deux (la Chambre et la maçonnerie), ce qui éliminera net nos différents».
Père Eusebio Zappaterra, confirmée par Mussolini lors du Concordat.

Enfin il faut noté qu’après la signature du Concordat, Mussolini a exécuté un acte important marquant la volonté d’éliminer le moule libéral, qui sépare l’Italie entre l’idéal fasciste et la culture laïque maçonnique issue de l’intoxication du Risorgimento (Renaissance italienne) : «Le 29 Janvier 1929, il fît déplacé de Porta Pia, les statues des saints martyrs déchirés par les canons de l’envahisseur républicain, le jour de la signature (des accords du Latran) : le peuple italien agenouillé a remercié la Providence. La Civiltà Cattolica a commenté que, les croyants qui avaient enfin apprécié la parole du pape étaient venus de très loin pour cet événement, sans doute parce que cette fois ils espéraient vraiment que leur chef, leur Duce, fut appelé par Dieu…»
«La conversion de Benito Mussolini», commenté par le site catholique riscossacristiana.it

Source Deus Vult

Le fascisme s’inscrit dans l’histoire universelle

 « Aujourd’hui, j’affirme que le fascisme considéré comme idée, doctrine, réalisation, est universel : italien dans ses institutions particulières, il est universel dans son esprit et il ne saurait en être autrement. L’esprit, par sa nature même, est universel. On peut donc prévoir une Europe fasciste, une Europe qui s’inspire, dans ses institutions, des doctrines, de la pratique du fascisme, c’est-à-dire une Europe qui résolve dans un sens fasciste le problème de l’État moderne, de l’État du XXe siècle, bien différent des États qui existaient avant 1789 ou qui se formèrent ensuite. Le fascisme répond aujourd’hui à des exigences de caractère universel. Il résout en effet le triple problème des rapports entre l’État et l’individu, entre l’État et les groupements, entre des groupements quelconques et des groupements organisés ».

Message pour l’an IX, aux Directoires Fédéraux réunis au Palais de Venise, 27 octobre 1930.

Rome ville eternelle

«Comment est né ce fascisme autour duquel s’agitent tant de passions bruyantes, de sympathies, de haines, de rancœurs et aussi d’incompréhension ? (…) Il n’est pas né seulement de mon esprit et de mon cœur : il n’est pas né seulement de cette réunion qu’en mars 1919 nous avons tenu dans une petite salle de Milan. Il est né d’un profond, d’un perpétuel besoin de notre race aryenne et méditerranéenne, qui, à un moment donné, s’est sentie menacée dans l’essence même de son existence par une tragique folie, par une folie mystique [le communisme].»

Édition définitive des œuvres et discours de Benito Mussolini – Discours de 1921.

DV - Fascisme anti 1789

«Je ne bluffais pas en affirmant que l’Idée fasciste serait l’Idée du XXe siècle. Une éclipse d’un lustre, de dix ans même n’a aucune importance. Ce sont les évènements, en partie, et les hommes, par leur faiblesse, qui provoquent aujourd’hui cette éclipse. Mais on ne peut revenir en arrière. L’Histoire me donnera raison. (…)
Un jeune, un pur, trouvera nouveaux, audacieux et digne d’être suivis nos postulas de 1919 et les points de Vérone de 1943. Le peuple ouvrira alors les yeux et lui-même décidera le triomphe de ces idées.»

Testament politique de Benito Mussolini, entretien du 20 avril 1945.

fasciste

«J’entends l’honneur des nations dans la contribution qu’elles ont fournie à la culture de l’humanité.»

Entretiens avec Mussolini, 1932 – La doctrine du fascisme.

Enrico Corradini, la naissance du nationalisme italien

Le contexte :

Le nationalisme italien, en tant que mouvement politique, est né à Florence, le 3 décembre 1910, avec la constitution de l’Associatione Nazionalista Italiana. Pour le comprendre, il faut cependant revenir à la défaite de la bataille éthiopienne d’Adoua en 1896 qui met fin aux espoirs de la participation italienne aux conquêtes coloniales, à un moment ou le pays connaît un problème d’émigration et doit impérativement résoudre la question démographique. Le nationalisme italien réclame ainsi, dès le départ, « l’autorité de l’État pour empêcher la désagrégation et la guerre pour réassumer les fins historiques du Risorgimento et commencer une nouvelle phase de puissance et de prestige italiens dans le monde ». Un nationalisme impérialiste donc, position revendiquée par l’Associatione Nazionalista Italiana qui entend concilier « l’idée nationaliste et impérialiste et [les] principes du syndicalisme révolutionnaire » et comprenant en outre « l’anti-bourgeoisisme ».

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L’hebdomadaire Idea Nazionale, synthèse des revendications nationalistes italiennes :

L’Idea Nazionale, comprenant notamment Corradini dans son comité de rédaction, se proposait de : 1) rappeler les Italiens au sentiment et à la connaissance du génie de Rome et de l’Empire; 2) libérer la culture universitaire de l’imitation étrangère; 3) réveiller le sens et l’autorité de l’État en s’opposant à l’action désagrégatrice des partis et des classes et à l’individualisme chronique des Italiens; 4) relever le prestige de la monarchie et considérer l’Église comme l’Institut séculaire et glorieux de la vie religieuse nationale et internationale; 5) renforcer l’organisation militaire de l’État; 6) diriger toutes les énergies vers la conquête coloniale en Afrique pour en faire le terrain d’une émigration italienne non servile; 7) combattre dans le parlementarisme et la république maçonnique la corruption et l’extrême décadence des institutions et des forces politiques héritières du Risorgimento; 8) combattre dans le socialisme la perversion de tout un peuple fait ennemi de la patrie et étranger et hostile à l’État; 9) combattre dans la démocratie parlementaire et maçonnique, comme dans le socialisme, deux internationalismes, l’un bourgeois, l’autre prolétarien, mais tous deux ennemis de la Nation; 10) considérer la politique étrangère comme la mission la plus importante de l’État; 11) promouvoir la solidarité de toutes les classes pour arriver à un plus grand bien-être collectif dans la lutte économique et politique entre les nations.

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État et Nation chez Corradini :

Corradini définit la nation comme suit : « Sur le territoire, la race forme sa nationalité. Les autres éléments sont la langue, l’histoire, la religion, l’œuvre de la civilisation, les institutions politiques. Tous concourent à la formation. La race apporte ses germes spirituels pour former l’esprit de la nation. Le territoire lui-même selon sa nature, position géographique, terrestre et maritime ou simplement terrestre, selon son extension et sa productivité, est formateur de la race dans sa fonction d’élaboration de la nation qui est de nature spirituelle. La nation est donc dans son corps physique une communauté spirituelle. La nation est une personne spirituelle ». Elle n’est donc pas la somme de toutes les générations qui ont existé, mais leur unité.

L’État est fait pour la discipline et la conduite des énergies productrices, mais sans intervenir dans la gestion des entreprises. Il doit réaliser et maintenir l’unité fondamentale de la nation, afin de la transformer en puissance et de l’agrandir, d’où l’importance accordée par Corradini à la politique étrangère, car « les conditions de vie d’une nation sont liées aux conditions de vie des autres nations ». L’Italie, faisant partie des « nations prolétaires », doit s’affranchir. Le nationalisme « pour toute la nation » est ce que le socialisme représentait pour le seul prolétariat, c’est-à-dire une tentative de rédemption, appelant une nouvelle classe dirigeante et une nouvelle classe de producteurs (terme portant dans le fascisme la notion corporative de l’État). Par ailleurs, Corradini conçoit le nationalisme comme « une forme de vie collective, […] la doctrine de ceux qui considèrent la nation comme la plus vaste unité de la vie collective, comme un vrai et propre individu plus grand ». Il s’oppose à l’idée de lutte des classes, car pour lui « l’État est la nation organique et active » et les classes sont « subordonnées aux fins de la Nation ».

Corradini, traditionaliste, estime que les Italiens ont occulté « la conscience du passé, de la Tradition nationale-romaine »; l’individualisme aurait détruit le lien sacré inter-générationnel. Quant à l’école, elle aurait dû éduquer plus qu’instruire; la famille aussi aurait perdu sa mission (auparavant selon Corradini, « chaque famille était une dynastie et la nation une société de rois »). 1789 serait à l’origine de la rupture de l’équilibre par destruction de la hiérarchie, la Société doit donc être reconstruite avec les Surhommes (Nietzsche) à partir de la Nation, celle-ci étant le fait historique le plus abouti d’un peuple.

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Le romantisme fasciste contre le classicisme nationaliste :

Mussolini a évoqué ces empires « qui ne durent pas », mais qui ont du moins « atteint à la grandeur, touché à un sommet » et qui « survivent dans la mémoire des hommes ». Cependant, Michel Vivier parle de « romantisme fasciste », tandis que selon Maurice Barrès le nationalisme est un « classicisme ». Selon Ploncard d’Assac il s’agit d’une première différence, et d’importance, entre les deux écoles.

Information complémentaire : En Italie, le nationalisme s’est réuni au fascisme en 1923 (d’où l’abandon des chemises bleues des premiers pour les chemises noires des seconds).

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Citations :

« Deux forces agissent ensemble dans la vie : une force d’association (alliance d’élément de même affinité pour la défense commune) et une force de lutte » (L’ombra della vita).

« Supprimez la lutte et vous supprimez la vie » (L’ombra della vita).

« Détruisez […] le devoir qui naît aujourd’hui de l’oeuvre d’hier, toujours plus vaste, et vous aurez détruit la nation. Vous aurez détruit l’histoire de la nation et il n’en restera plus que la chronique » (L’ombra della vita).

Scriptoblogue

La franc-maçonnerie n’apprécie pas trop le fascisme et le catholicisme

«Le gouvernement de Mussolini a détruit l’école laïque et réintroduit dans les écoles le crucifix et l’instruction religieuse – voilà le motif du combat entre le fascisme et la maçonnerie.»

Bulletin du bureau international des relations maçonniques, avril-juin, page 127.

« Il n’y a pas d’interdit dans la Maçonnerie, sauf pour les corruptions de pensée tels le fascisme et l’antisémitisme, les dogmes et les religions, parce que que ces dernières soumettent les hommes que la Maçonnerie libère. »

Ancien Grand Maître satanique du Grand Orient Jacques Mitterrand en 1973.

En revenir à la doctrine monarchique, thomiste et corporatiste fasciste serait donc, sans doute, leur pire cauchemar !

Un religieux fasciste – Mgr. Benigni et son triptyque anti-maçonnique

« En 1928 il fondait l’Entente Romaine pour la Défense sociale (I.R.D.S.), avec pour devise Religion, Patrie, Famille. C’est la phase fascisante de la vie de Mgr Benigni (…) il entendait utiliser le Fascisme en un sens antidémocrate-chrétien. » (1)

Mgr. Umberto Benigni est un prêtre catholique italien qui se définit comme un « catholique romain intégral ». Il joue un rôle en 1902 dans la Sacrée Congrégation de la Propagande de la Foi. Et c’est en 1906 qu’il met en place le Sodalitium Pianum (La Sapinière), réseau d’espionnage destiné à indiquer ceux qui enseignaient de fausses doctrines modernistes. Les suspects sont quant à eux dénoncés au Saint-Office. Mais son influence déclinera sous le pontificat de Benoît XV, qui l’évince. Épris de doctrine sociale, il se rapproche alors du mouvement fasciste. C’est un  véritable anti-maçon, anti-libéral, il a même publié un ouvrage titré Meurtre rituel chez les Juifs. Sa tactique pour combattre la franc-maçonnerie et le modernisme était d’employer la même arme que ceux-ci, le secret.

Il reste peu de document sur son parcours et sur ses travaux, mais on en trouve encore grâce au Sodalitium.

Son tryptique antimaçonnique connu est : « découvrir, prévenir et contrôler ».
Il repère ceux qu’il appelait les « ennemis internes et externes » et dénonce cette emprise secrète dans un dossier pontifical sous le nom de « La Maçonnerie noire ». (2)

benigni

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« Né à Pérouse en 1862 ; il fut ordonné prêtre en 1884 et commença immédiatement à collaborer à quelques journaux catholiques locaux. En 1892, après la promulgation de l’encyclique Rerum novarum, il fonde avec l’abbé Cerruti, promoteur des Caisses rurales, la première revue catholique sociale italienne, la Contrôle Social et devient rédacteur en chef de l’Écho d’Italie de Gênes. En 1895 il s’établit à Rome où dix années durant il s’occupe d’histoire ecclésiastique, d’abord en tant qu’attaché à la Bibliothèque vaticane puis en tant que professeur au Séminaire romain. De 1900 à 1903 il est aussi directeur du quotidien intransigeant La Voix de la Vérité. À partir de 1902, il s’occupe de la publication de « Diverses histoires et la culture ecclésiastique », premier périodique italien consacré à l’histoire ecclésiastique qui paraîtra jusqu’en 1907. Il est possible que les études publiées dedans aient été à la base de sa production monumentale Histoire de l’Église, en sept volumes, qui s’interrompt malheureusement au Moyen Âge. C’est en 1904, après l’élection de Pie X, que s’ouvrent pour lui les portes des sommets de la Curie vaticane : il devient en effet Sous-Secrétaire des Affaires ecclésiastiques extraordinaires, devant donc assumer la cinquième charge par ordre d’importance à l’intérieur de la Secrétairerie d’État. C’est au génie de Benigni que l’on doit la salle de presse vaticane. Pour inciter les quotidiens laïques (“indépendants”) à s’occuper correctement des événements ecclésiastiques, Benigni eut l’idée de se gagner les bonnes grâces d’une partie des journalistes, (nommés aujourd’hui “vaticanistes”), en les réunissant quotidiennement (c’est la “salle de presse”) et en leur fournissant des informations complètes (et bien orientées) qui étaient publiées le lendemain dans tous les journaux. La stratégie s’avéra efficace pour préparer le terrain 20 dans la presse laïque en vue de la publication de l’encyclique Pascendi et pour neutraliser, du moins en partie, les ultérieures campagnes de dénigrement de la faction moderniste. C’est ainsi que naquit l’agence de presse Correspondance de Rome (le n° 1 parut le 23/5/1907 et le n° 1282, le dernier, le 31/12/1912), qui eut très vite une édition française (à partir d’octobre 1907). Le bulletin “ni officiel ni officieux”, reflétait les orientations de la Secrétairerie d’État et ne tarda pas à susciter de grandes polémiques dans les milieux catholiques et les milieux politiques, entre autres les dures réactions du gouvernement maçonnique de la IIIe République française. De 1910 à 1912, un hebdomadaire de langue française, les Cahiers contemporains reprenaient les articles les plus importants de la Correspondance.

En 1912, quelques mois avant la clôture de la Correspondance, Mgr Benigni ouvrait une seconde agence d’informations, l’A.I.R. (“Agenzia Internazionale Roma”), avec le bulletin quotidien Rome et le monde et l’hebdomadaire Cahiers Romains qui paraissait aussi en français. Les remarquables qualités organisatrices de Mgr Benigni donnèrent aussi naissance à d’autres organes de presse tels que le Borromeus, pour les membres romains du Sodalitium, et le Paulus, à l’intention de ses amis journalistes. À l’étranger, le Sodalitium disposait de quelques publications comme La Vigie en France, la Correspondance catholique en Belgique, la Mys Katolycka en Pologne. En outre, Benigni était en étroite collaboration avec d’autres revues antimodernistes indépendantes du Sodalitium telles que La Rescousse des frères Scotton et La Critique du Libéralisme de l’abbé Barbier en France. Pour se consacrer davantage et plus librement à l’œuvre entreprise, l’abbé Benigni avait quitté sa charge aux Affaires ecclésiastiques où lui avait succédé Eugenio Pacelli, futur Pie XII qui, dans le procès pour la canonisation de Pie X, demeurera indifférent aux pressions de ceux qui dépeignaient Benigni comme l’âme damnée du Pape Sarto afin d’empêcher que le Pontife ne soit mis sur les autels. En 1911, saint Pie X crée pour l’abbé Umberto, une huitième charge de Protonotaire apostolique participant, le plus élevé des titres de prélat, dont le nombre était jusqu’alors limité à sept. Ce titre prestigieux fit comprendre au nouveau monseigneur deux choses : d’abord que lui était barrée la voix à une éventuelle et future nomination épiscopale, mais aussi qu’il était encouragé par le Pape à poursuivre la route entreprise. Dès 1909 Benigni avait quitté l’appartement du Vatican et ouvert, « Via del Corso », la Maison Saint-Pierre, siège de ses activités. C’est là que naquit le Sodalitium Pianum (La Sapinière)dont il a été longuement question dans la première partie de ce numéro. Après la dissolution définitive du Sodalitium le 25/11/1921, Mgr Benigni, malgré son amertume, sut trouver la force d’âme pour continuer le combat pour l’intégralité de la Foi. En 1923 il relançait l’A.I.R. sous le nom d’Agenzia Urbs, qui poursuivit ses activités jusqu’en 1928, avec la publication du bulletin hebdomadaire Veritas, puis du mensuel Romana.

En 1928 il fondait l’Entente Romaine pour la Défense sociale (I.R.D.S.), avec pour devise “Religion, Patrie, Famille”. C’est la phase fascisante de la vie de Mgr Benigni (…) il tentait d’utiliser le Fascisme en un sens antidémocrate-chrétien tout comme le régime se servait de la Religion comme instrument. Calomnié et persécuté par ses ennemis, Mgr Benigni passa les dernières années de sa vie dans la pauvreté la plus absolue. Dans la Disquisitio, le père Saubat, un des témoins au procès de canonisation et intime collaborateur de Benigni, assura que Mgr Benigni, quoique n’ayant pas charge d’âmes, célébrait quotidiennement la Messe et se confessait chaque semaine à l’église de San Carlo al Corso auprès d’un père de la Mer- ci. Mgr Benigni s’éteignit à Rome le 27 février 1934, “abandonné et méprisé par le clergé”. À ses funérailles assistaient “7 ou 8 sénateurs, de 12 à 15 députés, une légion de journalistes et même 12 gendarmes en grand uniforme”, mais seulement deux prêtres : le père Saubat et le père Jeoffroid. » (1)

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(1) Revue Sodalitium, n°60, décembre 2007.

(2) « Saint, même dans la lutte pour défendre l’Église des erreurs des modernistes » – Chapitre III L’attitude du serviteur de Dieu avant l’activité de la Sapinière de Mgr Benigni – Paragraphe 5) Le complot moderniste et la conspiration des noires Carbonari (haute structure maçonnique italienne du XIXe siècle).