Mit brennender Sorge et le IIIe Reich

«Mit brennender Sorge ne fut pas une condamnation du national-socialisme en tant que tel (l’expression «national-socialisme» n’est pas évoquée une seule fois dans cette encyclique) ; cette encyclique fut seulement une mise en garde, un nécessaire un rappel des exigences de la morale chrétienne suscité par certaines tendances inquiétantes du régime hitlérien ; suggérer que le national-socialisme aurait été condamné au même titre que le communisme (qui lui seul fut qualifié d’intrinsèquement pervers) relève de la forfaiture.»
Stepinac – De quelques problèmes politico-religieux contemporains.

Le pape évoque dans cette encyclique des «inquiétudes», par rapport à l’actualité du Concordat, qui a été bénéfique pour les Allemands (tout premier statut officiel) et fait part, en effet, des déceptions de la part de l’Église… Mais il s’agit malgré tout, plus d’une mise au point,  dont nous allons voir ci-dessous les grandes lignes, et qui contient essentiellement des notions religieuses, dans le cadre de l’enseignement et de la vie quotidienne entre autres choses.

L’encyclique ne vise pas non plus directement le «führer», mais plutôt certains penchants du régime qui, comporte plusieurs franges principales : protestante (faute à la sociologie allemande), une autre faussement chrétienne, néopaïenne ou déiste (Rosenberg, Goebels, Himler…etc.), mais aussi  une frange catholique (elle est même importante quoiqu’on en dise, avec les Skorzeny, Schmitt, Von Papen…etc.).
Adolf Hitler à fait l’erreur de s’appuyer sur cette frange paganiste, pourra-t-on dire, mais malheureusement cela ouvrait une autre problématique, c’est qu’il n’aurait pas trouvé la même force de frappe autre part, notamment chez des catholiques, déjà acquis au surnaturalisme. Nous y reviendrons.

Le Saint-Père enseigne que la défense et l’amour de sa race est justes, tant que celle-ci n’est tout simplement pas idolâtrer ou diviniser par un amour abusif des siens :

«Quiconque prend la race, ou le peuple, ou l’État, ou la forme de l’État, ou les dépositaires du pouvoir, ou toute autre valeur fondamentale de la communauté humaine – toutes choses qui tiennent dans l’ordre terrestre une place nécessaire et honorable, – quiconque prend ces notions pour les retirer de cette échelle de valeurs, même religieuses, et les divinise par un culte idolâtrique, celui-là renverse et fausse l’ordre des choses créé et ordonné par Dieu : celui-là est loin de la vraie foi en Dieu et d’une conception de la vie répondant à cette foi.»

«Nul ne songe, certes, à barrer la route qui doit conduire la jeunesse allemande à la constitution d’une vraie communauté ethnique, dans le noble amour de la liberté, l’inviolable fidélité à la patrie. Ce contre quoi Nous Nous élevons, et Nous devons Nous élever, c’est l’antagonisme volontairement et systématiquement suscité entre ces préoccupations d’éducation nationale et celles du devoir religieux. Voilà pourquoi nous crions à cette jeunesse : Chantez vos hymnes à la liberté, mais n’oubliez pas pour autant la liberté des enfants de Dieu !»
Mit brennender Sorge.

Nous ne pouvons que souscrire à de tels propos, qui recadrent les choses dans une juste mesure.

Le christianisme positif, nouvelle religion pangermaniste qui sévissait, comme pour le néo-paganisme, repose sur quelques membres influents, avec Alfred Rosenberg en chef, dans son livre «Le Mythe du vingtième siècle» (que Hitler a désapprouvé publiquement). Et l’encyclique condamne ces effets en ces termes :

«Des milliers de voix font retentir aujourd’hui à vos oreilles un Évangile qui n’a pas été révélé par le Père des cieux. Des milliers de plumes écrivent au service d’un prétendu christianisme qui n’est pas le christianisme du Christ. La presse et la radio vous envahissent quotidiennement de productions hostiles à la foi et à l’Église, impudemment agressives envers tout ce qui doit vous être le plus vénérable et le plus sacré.

Beaucoup, beaucoup d’entre vous, à cause de leur fidélité à la foi et à l’Église, à cause de leur affiliation à des associations religieuses, garanties par le Concordat, ont dû et doivent encore, Nous le savons, subir cette tragique épreuve de voir incomprise, suspectée, outragée, niée même, leur fidélité à la patrie, souffrir en outre toutes sortes de dommages dans leur vie professionnelle et sociale. Nous ne sommes pas non plus sans savoir qu’il y a dans vos rangs plus d’un obscur soldat du Christ qui, le cœur en deuil, mais la tête haute, supporte son sort et trouve son unique consolation dans la pensée de souffrir des affronts pour le Nom de Jésus.»

Le pape se livre à un rappel dogmatique face aux déistes et autres panthéistes :

«Prenez garde, Vénérables Frères, qu’avant toute autre chose la foi en Dieu, premier et irremplaçable fondement de toute religion, soit conservée en Allemagne, pure et sans falsification. Ne croit pas en Dieu celui qui se contente de faire usage du mot Dieu dans ses discours, mais celui-là seulement qui à ce mot sacré unit le vrai et digne concept de la divinité.»

Et là encore :

« »Révélation », au sens chrétien du mot, désigne la parole dite par Dieu aux hommes. Employer ce même mot pour les « suggestions » du sang et de la race, pour les irradiations de l’histoire d’un peuple, c’est, à coup sûr, créer une équivoque. Une fausse monnaie de cette sorte ne mérite pas de passer dans l’usage des fidèles du Christ.»
Pie XI.

Le Concordat, que l’Église estime mis à mal, n’empêche pas de continuer l’évangélisation pour le bien des Allemands et de la chrétienté ; la lettre papale se base ensuite sur l’action apostolique par les clercs, pour continuer de convertir l’Allemagne malgré le conflit, délétère pour les deux, qui l’oppose au régime :

«Nous continuerons, sans nous lasser, à être auprès des dirigeants de votre peuple le défenseur du droit violé, et, obéissant simplement à Notre conscience et à Notre mission pastorale – sans Nous soucier du succès ou de l’insuccès immédiat, – à Nous opposer à un parti pris qui cherche, par l’emploi, ouvert ou dissimulé, de la force, à étrangler le droit garanti par les traités.»

«Nous vous remercions, Vénérables Frères, Nous remercions vos prêtres et tous vos fidèles, qui, dans la défense des droits de la divine Majesté contre un nouveau paganisme agressif, et favorisé, hélas ! de bien des manières par des hommes influents, ont rempli et continuent à remplir leur devoir de chrétiens. Ce remerciement va, plus chaleureux encore et mêlé d’une admiration reconnaissante, à ceux qui, dans l’accomplissement de ce devoir, ont été jugés dignes de s’attirer pour l’amour de Dieu le sacrifice et la souffrance.»
Pie XI.

Répondant au monarchiste tradi-royco-pêchu , dans sa version antifasciste, Merel dit :

«Brandissant l’encyclique Mit brennender Sorge, cette tradition exècre l’esprit communautaire et organiciste, révolutionnaire et prolétarien de ce que, faute de mieux, nous nommerons du terme générique de fascisme.»
Joseph Merel – Fascisme et monarchie.

Et comme on le lit ci-dessus, selon les propos de la lettre, le Vicaire du Christ était infiniment plus subtil et juste, que n’importe quel «tradi-royco-pêchu», qui invoque une condamnation totale et fantomatique du national-socialisme en tant que tel. Le «néo-inquisiteur» en herbe serait d’ailleurs  mortellement déçut, par le manque de condamnation formelle, s’il se donnait la peine de lire cette encyclique en entier…!
Et c’est en tout cas, par ce genre de réaction hystérique, qu’il se place ce faisant, objectivement, du côté des juifs. On dira facilement suite à cela : «juifs et curés ont été déportés»… Alors que ces déportations concernaient des curés modernisants ou opposés directement au régime ; ce qui traduit un simple anticléricalisme de circonstance et non un anticatholicisme viscéral.

Le parallèle avec l’Action française et le régime fasciste :

En revanche, l’Action française elle, a véritablement était excommuniée. En effet, étant franchement agnostique de par ses fondateurs, il y avait aussi des éléments légitimement condamnables pour une conscience catholique. Certes, ceci a aussi été délétère pour la société française dans le sens où, supprimer ce bras politique a fait prospérer la «démocratie-chrétienne» et le Sillon moderniste ; le problème est que, le royco antifa, n’hésite pas à remettre en question cette condamnation avec tous les arguments possibles, mais on ne le verra jamais être aussi clément à l’égard des fascismes ; pourtant victimes du même jugement.
Tout cela fait encore penser au «Non abbiamo bisogno» de l’Église envers le régime fasciste italien, qui apparaît en grande partie comme un conflit avec l’Action catholique des familles romaines. Ça n’est pas une excommunication ou une condamnation ; et si l’on peut à juste titre accuser certains fascistes de naturalisme, n’oublions pas que cette action de laïc catholique, baignait déjà elle aussi dans un travers surnaturaliste, toujours aussi condamnable.

La relativisation de la doctrine sociale de l’Église :

Parce qu’en effet, l’Église à un pouvoir politique, mais seulement indirect, et sa «doctrine sociale», qui a existé en tout temps, dans sa période contemporaine a hypertrophié par ailleurs l’autorité pratique du pape à la vue de la perte des états catholiques dans le monde (Concile Vatican I). De plus, en terme politique, elle reste incomplète puisque tout n’y est pas traité (doctrines économiques et financières par exemple), en plus de faire plus ou moins abstraction de l’État par son familiarisme. L’Action catholique était au Vatican ce que Civitas est actuellement à la FSSPX en terme militant.
C’est pourquoi par honnêteté, il faut savoir faire le tri, non seulement sur les pentes du IIIe Reich, mais également sur l’évolution néfaste dans l’Église, depuis maintenant deux siècles (en terme de foi, uniquement après le Concile Vatican II).

Le parallèle avec la condamnation du communisme en conclusion :

«La doctrine marxiste se suffit à elle-même pour être effrayante et terriblement efficace, sans qu’il soit besoin pour dénoncer son horreur de l’entourer d’oripeaux maçonniques supposés l’expliquer. Ce n’est pas parce que la 1ère Internationale est née dans une loge maçonnique qu’elle était dangereuse, c’est parce qu’elle était marxiste. Si le national-socialisme et le fascisme sont contestables et dangereux à certains égards, ce n’est pas parce qu’une frange minoritaire de leurs adeptes se livrait à des pitreries ésoteristes, c’est pour les raisons invoquées dans l’encyclique Mit brennender Sorge.»
Joseph Merel – Fascisme et monarchie.

Lien de l’encyclique de Pie XI, Mit brennender Sorge, sur la situation de l’Église catholique dans le Reich allemand, le 15 mars 1937.

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«Le IIIe Reich sous la bannière du Christ»

Voici un feuillet qui compile les bonnes citations des acteurs de l’époque, qui contredit totalement les pseudo-sources médiatiques et complotistes d’après guerre. Le but est de faire lumière sur le cœur spirituel de la doctrine nationale-socialiste allemande en particulier, et de rétablir, la réalité sur la place de la chrétienté sous le IIIe Reich. La nouvelle droite et les traditionnalistes contemporains qui nous vendent un Adolf Hitler païen vont tomber de haut.

Utile pour avoir un condensé référencé et pour parfaire son argumentation dans les débats au sein du milieu afin d’espérer porter à la compréhension de tous le lien qui uni les fascismes au christianisme. Le document est principalement destinée à ceux qui sauront utiliser intelligemment ces propos, dont il faut mesurer chaque mot, avec leur profondeur et leur lourde signification.

Présentation de l’auteur :

Sous son titre volontairement provocateur, ce feuillet rassemble plusieurs citations de politiques et historiens ayant trait aux rapports entre le Reich national-socialiste et l’Église catholique.
Les vainqueurs écrivent l’histoire, et le concept d’un Reich néo-païen mangeur de chrétiens   était   plus   facile   à   faire   détester   aux   gens   qu’un   Reich   défenseur   des confessions chrétiennes. Nous découvrirons dans les citations sourcées que renferment ces pages une réalité volontairement occultée.
Le très célèbre et controversé historien anglais David Irving, spécialiste de la période de   la   seconde   guerre   mondiale,   faisait   remarquer  –   et   ce   à  juste   titre   –  que   les historiens modernes se cantonnaient à se citer entre eux, cela amenant évidemment à de scandaleuses déformations de la réalité et à la propagation de bien des mensonges.
Il nous a donc semblé plus pertinent de viser directement les sources historiques intéressant notre étude, afin de rester le plus factuel possible. Puisse notre humble travail de compilation susciter une saine curiosité chez les personnes de bonne foi, et apporter du matériel utile aux combattants de la vérité dans leurs débats contre les défenseurs agressifs de l’histoire officielle.

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Principes d’action sur la doctrine nationale-socialiste

Auteur : Hitler Adolf
Ouvrage : Principes d’action
Année : 1936

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«Aux ouvriers. Seule la nécessité provoque les grandes révolutions. On ne peut faire une vraie révolution que si le peuple, par ses sentiments intimes, tend vers cette révolution. On ne peut la faire que si des circonstances déterminées ne vont, pour ainsi dire, jusqu’à l’imposer. Il est facile de modifier la forme extérieure de gouvernement. Mais on ne réussira jamais à transformer intérieurement un peuple; à moins qu’un processus déterminé ne se soit déjà plus ou moins accompli de lui-même; à moins que ce peuple ne reconnaisse déjà, lui – sinon d’une façon claire, du moins par un sentiment inconscient, – que la voie où il s’est engagé est mauvaise; à moins que ce peuple déjà disposé à sortir de cette voie, n’en soit empêché encore par la force d’inertie de la masse et n’ait pas reçu le choc libérateur : à moins qu’un mouvement, dont les chefs ont déjà vu cette voie nouvelle ne détermine, un beau jour, la nation à s’y engager.»

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Un exemple de citation qui met à mal ladite démocratie chrétienne, spectre politique à l’intérieur de l’Église, conduisant à sa mort sociale par le subjectivisme/individualisme :

« Le fait que les confessions chrétiennes participèrent, elles aussi, à l’instauration parlementaire démocratique et se mêlèrent à la lutte anarchique, ne put enrayer la lente dissolution et ne valut au christianisme que d’irréparables dommages.

Car celui qui travaille à l’instauration de la démocratie se fait, qu’elle désire ou non l’allié du marxisme international et contribue à détruire la structure d’un État qui s’est édifié et qui a grandi dans de toutes autres conditions. Toute collaboration à cette politique signifie la reconnaissance de principes néfastes, l’approbation de méthodes qui, fausses à la base et illogiques du point de vue allemand, ne peuvent que nuire a l’État et a la nation. »

En p.117.

«Fascisme et Monarchie» de Joseph Merel à Radio Courtoisie

Retranscription – Joseph Merel en faveur de la croisade des fascismes  :

« Au sens étroit, le fascisme est une doctrine politique proprement italienne. Au sens large, une tentative européenne, personnalisée par le génie des nations qui ont essayé de le promouvoir. C’est une tentative européenne de refonder l’Ordre d’ancien régime avant la grande cassure de 1789, mais en évitant de reproduire les travers qui ont précipité sa chute. Il s’agissait donc de refonder une société proprement organiciste et de refonder une aristocratie. »

« Toutes les sociétés d’anciens régimes se sont constituées sur l’idée chrétienne, et ont essayé puisqu’elles étaient catholiques, adoptant une religion dont le caractère principal est la distinction réelle entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel ; elles s’efforçaient de réassumer le meilleur de la philosophie, et de la philosophie politique en particulier, de l’Antiquité. »

« Je soutiens dans cet ouvrage la position d’un fasciste de droite, de droite absolue, de droite radicale, quand on est de droite on l’est complètement. »

« Doctrinalement, le fascisme s’accorde volontiers d’une monarchie héréditaire, mais il s’accommode moins facilement d’un système de caste, même héréditaire. »

« Un fascisme n’est viable que s’il prend à moyen terme la forme d’une monarchie, pour celui qui est le détenteur de l’autorité. (..) (Le fondement de cette légitimité ? La naissance ?) Saint-Thomas-d’Aquin n’est pas de cet avis-là, prudentiellement on considère que c’est la naissance parce que ça écarte les appétits. Dans une perspective aristotélicienne, du point de vue des principes, le problème ne se pose pas. En vérité, le constitutif formel de la légitimité c’est l’aptitude d’ordonner son pouvoir au Bien commun. »

« Saint Augustin laisse entendre que l’Ordre politique est en quelque sorte une conséquence du Péché originel. (…) Pour Aristote, le pouvoir politique est bon, l’homme est par nature un animal politique et la hiérarchie est bonne.»

« Je crois profondément que l’Italie était évidemment fasciste et je pense dans une certaine mesure qu’on peut le dire aussi, si l’on retient la définition que je propose, de l’Allemagne nationale-socialiste. Avec cette différence toutefois, que la doctrine fasciste est d’inspiration aristotélicohégélienne quant à sa philosophie de l’État, alors que dans la « doctrine » d’Hitler l’État semble subordonner la nation. Pour un authentique fasciste, la nation est une réalité éminemment nécessaire et une catégorie politique fondamentale, à la différence de la monarchie légitimiste ; mais c’est une catégorie qui est à l’État comme la matière est à la forme ou la puissance à l’acte. Et de ce point de vue là, l’État n’est pas l’instrument de la glorification de la nation. (..) Il y avait cette tendance dans le national-socialisme, mais on peut dire que Perron avait des tendances fascisantes, on peut le dire bien entendu de Mussolini et d’Hitler, on ne le dira pas de Franco. »

« Je ne pense pas du tout le nationalisme comme antinomique de l’idée européenne, bien au contraire. Il y a trois formes de nationalisme, car c’est un mot éminemment équivoque.
Il y a d’abord le « nationalitarisme » que l’on peut définir comme « le droit des peuples à se gouverner eux-mêmes », qui est un sous-produit démocratique, de la décadence, de l’insurrection antinaturelle de 1789.
Il y a d’autre part un « nationalisme » que l’on définit volontiers comme « le droit des peuples à rester eux-mêmes », qui est beaucoup plus honorable, mais qui peut être en vertu d’un travers nominaliste, subjectiviste, relativiste ou historiciste, tente à considérer que l’universalité dans l’ordre culturel est impossible ; en d’autres termes : nous avons le devoir d’être fidèles à nos pères, de faire fructifier ce que nous avons reçu, de creuser notre identité ; quant à savoir si ça a une valeur dans l’universelle, s’il y a une vérité absolue ou une vocation absolue de l’homme, nous l’abandonnons.
Il y a une troisième forme de « nationalisme », c’est celle que je retiens, et qui est précisément soutenue par le fascisme italien, qui se définit comme un universalisme, et qui reconnait volontiers que si le fascisme est né en Italie, l’idée fasciste n’a rien d’italien parce qu’elle est universelle. »

« L’assimilation du fascisme au racisme est infondée ? Du point de vue proprement mussolinien bien sûr, du point de vue hitlérien il faut bien dire la vérité et je propose une critique du déterminisme raciste, dans une perspective aristotélicothomiste ouverte au meilleur de la philosophie moderne, que je crois non pas expressif de l’essence du national-socialisme, mais de la conscience pour le peuple allemand d’avoir était littéralement écrasé et spolié par les conséquences du Traité de Versailles. (…) Le racisme dans ce qu’il peut avoir d’excessif et de tout à fait brutal (…) est plus l’expression d’un souci pathologique d’une recherche d’identité qu’un fondement réel, c’est ce que disait Léon Degrelle. »

« Les légitimistes récusent l’idée de nation (vue comme jacobine) et considèrent que la cause efficiente de l’unité d’une communauté politique c’est la référence à une dynastie, sans communauté de destin, organique. »

« La difficulté qui a existé historiquement et qui a troublé beaucoup de gens entre les fascistes, quel que soit leur couleur, et les catholiques, ce sont les reproches qu’on a faits d’habitude : tendance a hypertrophié le rôle nation, à absolutiser l’État et à ne pas tenir compte de cette subordination requise de l’État à la Religion. »

« L’homme, individu catholique et croyant dans un contexte de foi, est subordonné au Bien commun immanent de la Cité, qui a le statut de fin, mais certes de « fin intermédiaire », la fin universelle, la fin absolue, c’est la communion des saints et la gloire de Dieu. »

« Le catholicisme assume absolument le meilleur du paganisme et il distingue réellement entre nature et surnature, la grâce ne supprime pas la nature elle l’a perfectionne. »

« Nous sommes le produit de gens remarquables, j’ai moi-même beaucoup d’admiration pour Maurras, mais quand on est de notre génération, quand on voit l’état du monde aujourd’hui, quand on voit qu’il n’y a plus rien à faire, que tout est pourri à un point que l’on imagine pas, et quand on se dit que l’unique chance dont disposait la race blanche et l’Europe, de ne pas crever complètement, c’était peut-être de favoriser la victoire par la croisade des fascismes, de ce qui restait de meilleurs, non encore corrompu de l’Ancien régime, on a quelques raisons d’être nostalgique si j’ose dire, ou du moins de se poser des questions. »

« Ils (les maurraciens antigermaniques) ont favorisé le gaullisme, les Anglo-saxons, l’Union soviétique, on a vu le résultat : ils ont eu la peau du fascisme, ça, c’est certain et maintenant ils sont contents. »

Citations extraites du Libre Journal de Serge de Beketch du 30 mai 2001 pour évoquer le livre « Fascisme et Monarchie » de Joseph Merel.

Reconquête française

Croisade fasciste2

Le racisme biologique comme un antifascisme européen

Le racisme biologique, est vu comme un antifascisme par son absence d’universalité selon José-Antonio. En effet, l’homme, rattaché à un peuple, a besoin de se particulariser pour être véritablement universel en admettant le principe, car c’est par l’identification à l’autre, qui est différent, que l’homme peut s’estimer et se jauger lui-même. Nier ces réalités charnelles : l’universalité, les nations et les provinces ; sont autant de reniement du principe de réalité et de la nature elle-même.

Rivera

« Personne ne peut raisonnablement confondre le mouvement allemand « raciste » (et, par conséquent, « anti-universel ») avec le mouvement mussolinien, qui est – comme la Rome impériale et comme la Rome pontificale -, universel par essence, c’est-à-dire catholique » « L’Allemagne et l’Italie sont des exemples de ce qu’on appelle État totalitaire, mais notez bien que non seulement ils ne sont pas similaires mais qu’ils sont même radicalement opposés ; ils reposent sur des points opposés ». « […] l’hitlérisme n’est pas le fascisme. C’est l’antifascisme, l’opposé du fascisme. L’hitlérisme est […] une expression turbulente du romantisme allemand. À l’inverse, Mussolini c’est le classicisme, avec sa hiérarchie, ses écoles et, par-dessus tout, la raison ». « La Phalange n’est pas et ne peut pas être raciste », « Qu’on cesse de nous parler de race : que je sache l’Empire espagnol n’a jamais été raciste : son immense gloire fut d’incorporer les hommes de toutes les races à une entreprise commune de salut. Mais cela personne ne l’ignore. Y aurait-il des racistes en Espagne ? »
José-Antonio Primo de Riveira – Écrits et discours de José Antonio.

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Le racisme pangermaniste, qui s’accorde de plus très mal, avec sa volonté d’impérialisme (Empire veut dire mosaïque de peuples). Des propos avec lesquels, Maurice Bardèche ne pourrait être que d’accord, et par souci d’épurer le national-socialisme allemand, il ajouterait :

«(L’erreur d’Hitler) ce fut de jouer cette carte germanique seule et surtout de jouer l’homme germanique seul, à l’exclusion des autres hommes. Le fascisme n’a jamais rien dit sur l’homme germanique seul. Il aime bien l’homme germanique, le fascisme, il n’est pas contre : mais il ne lui reconnaît aucune exclusivité, il lui reconnaît des qualités, ce qui n’est pas la même chose, mais aucune exclusivité, et il n’y a pas de raison, je veux dire il n’y a aucune raison universelle, aucune raison de sagesse et de justice pour lui conférer en effet une exclusivité. Car l’Europe n’est pas seulement le Saint-Empire, elle est aussi l’Europe de César, elle est aussi la France de Louis XIV.»
Maurice Bardèche – Qu’est-ce que le fascisme ?

Je tape la pose avec le Nonce apostolique

Romantisme de la jeunesse fasciste

L’aspect positif du fascisme, « c’est une sorte de mystique de la vie collective, une volonté de régénérer la communauté nationale par la pratique des vertus viriles. Mystique et volonté qui se nourriront aussi bien de l’exubérance latine que du romantisme germanique. » : (1)

« Lorsqu’il parle aux Italiens de la terre natale et d’au-delà des mers, Mussolini est un grand poète, de la lignée de ceux de sa race, il évoque la Rome immortelle, les galères sur le Mare nostrum, et poète aussi, poète allemand cet Hitler qui invente des nuits de Walpurgis et des fêtes de mai, qui même dans ses chansons le romantisme cyclopéen et le romantisme du myosotis, la forêt, le Venusberg, les jeunes filles aux myrtilles fiancées à un lieutenant des sections d’assaut, les camarades tombés à Munich devant la Felderenhalle; et le pote Codreanu des Roumains avec sa légion de l’archange Michel. Il n’y a pas politique qui ne soit visible. » (2)

« Le fascisme, il y a bien longtemps que nous avons pensé que c’était une poésie, et la poésie même du XXe siècle (avec le communisme sans doute). Je me dis que cela ne peut pas mourir. Les petits enfants qui seront des garçons de vingt ans, plus tard, apprendront avec un sombre émerveillement l’existence de cette exaltation de millions d’hommes, les camps de jeunesse, la gloire du passé, les défilés, les cathédrales de lumière, les héros frappés au combat, l’amitié entre jeunesses de toutes les nations réveillées, José Antonio, le fascisme immense et rouge. Je ne pourrai jamais oublier le rayonnement merveilleux du fascisme universel de ma jeunesse. Je veux donc être franc avec le fascisme, dire ce que nous ne savions peut-être pas avant la guerre, parler de cette nostalgie de la liberté que le tête-à-tête avec lui nous a donnée. Mais il n’en reste pas moins que sa poésie extraordinaire est proche de nous, et qu’il demeure la vérité la plus exaltante du XXe siècle, celle qui lui aura donné sa couleur. Ce que nous lui reprochons par souci de la vérité, vient tantôt d’insuffisances nationales, tantôt d’erreurs passagères, tantôt de conditions de vie difficiles, tantôt de la guerre elle-même (et dans ce cas les démocraties ont commis les mêmes erreurs, si erreurs il y a). Mais sa chaleur, sa grandeur, son feu merveilleux, c’est ce qui lui appartient. Un camp de jeunesse dans la nuit, l’impression de faire corps avec sa nation tout entière, l’inscription à la suite des héros et des saints du passé, une fête totalitaire, ce sont là des éléments de la poésie fasciste, c’est ce qui aura fait la folie et la sagesse de notre âge, c’est, j’en suis sûr, ce que la jeunesse, dans vingt ans, oublieux des tares et des erreurs, regardera avec une sombre envie et une nostalgie inguérissable. » (3)

Enfants appartenant aux Fils de la Louve, dépendant de l’Opera Nazionale Balilla (ou Œuvre Nationale Balilla) en 1935).

« C’est cette exaltation de la jeunesse qui fut, pour Brasillach, l’aspect le plus séduisant du mouvement fasciste (…) C’est précisément ce romantisme de la jeunesse qui conduisit Brasillach au fascisme (…) L’esprit fasciste, c’est donc, pour lui, l’esprit dynamique et frondeur de la jeunesse, qui se refuse à trop respecter les conventions, l’ordre établi, les habitudes d’une société trop prudente et des bourgeois trop timorés. C’est aussi et surtout le besoin d’action et l’aspiration à la grandeur. » (1)

En 1937, à Venise, les petits enfants débarquent d’un bateau-croisière « Et ils chantent. Ils chantent des chansons d’enfant, qui ne signifient rien, comme dans tous les pays du monde. Ils chantent aussi ensemble d’une voix psalmodiée, des chants fascistes. Des avant-gardistes de quinze ans, des fascistes de vingt-cinq conduisent ces troupeaux riants, et leur apprennent l’hymne d’un pays qui a choisi pour mot de passe le mot « jeunesse » [Giovinezza]. » (2)

En Allemagne national-socialiste, Brasillach constate que « On avait oublié, en vérité, qu’il existait des Allemands de plus de vingt-cinq ans; et que c’était même eux qui avaient fait le national-socialisme. Mais ils peuvent l’avoir créé, désormais le mouvement n’est plus pour eux, il est pour la jeunesse. » (2)

Bertrand de Jouvenel ayant trouvé, chez Léon Degrelle comme un souvenir du « dictateur des cours de récréation », Brasillach approuve et ajoute : « Il y eut chez Degrelle quelque chose du Dargelos des Enfants terribles (« l’élève Dargelos était le coq du collège »), qui savait se battre à coups de boules de neige. Il était amusant, violent, vivant et passionné ». (1&2)

« L’esprit fasciste ainsi entendu, l’esprit de l’irrespect, du non-conformisme, de la camaraderie fraternelle et de l’insouciance joyeuse. » (1)

La vertu de la vie physique et de la nature tient aussi sa place : « Retourner à la nature est tout autre chose que ce qu’imaginaient les démagogues du Front populaire. La nature n’est pas un lieu où se vautrer et s’avachir. C’est la fête merveilleuse que Dieu nous donne et où Dieu se donne. » (4)

« La jeunesse d’un grand pays, dans les temps heureux, reçoit des exemples. Dans les temps critiques, elle en donne. » (4)

(1) Paul Sérant, Le romantisme fasciste.

(2) Robert Brasillach, Notre avant-guerre.

(3) Robert Brasillach, Lettre à un soldat de la classe 60.

(4) Abel Bonnard, Pensées dans l’Action.

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