Cycle de conférence sur la philosophie politique par l’abbé Billecocq

Le cycle de conférence sur le Christ-Roi donné par M. l’abbé Gabriel Billecocq pour l’année universitaire 2014-2015 au groupe Civitas Île-de-France et filmé par Médias-Presse-Infos.

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«Les transformations opérées par la révolution de 1789» premier cours de philosophie politique donné par l’abbé Gabriel Billecocq le 18 novembre 2014 :

«La commune action» la deuxième conférence de philosophie politique donnée par l’abbé Billecocq pour l’Institut Civitas, le 15 décembre 2014 :

«Qu’est-ce que la politique ?» troisième cours de philosophie politique donné par l’abbé Billecocq pour Civitas :

«Le bien commun» l’abbé Gabriel Billecocq a donné le lundi 9 mars 2015, son quatrième cours de philosophie politique pour l’Institut Civitas :

«L’autorité» cinquième conférence de philosophie politique donnée par l’abbé Gabriel Billecocq pour Civitas :

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In memoriam sur de grandes personnalités nationalistes

Quelques extraits d’articles de la catégorie In memoriam sur Jeune nation :

Bucard Marcel :

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Il voit le jour le 7 décembre 1895 à Saint Clair sur Epte entre l’Ile de France et le Vexin, fils d’un agriculteur, Adolphe Bucard. A l’âge de 15 ans il opte pour la carrière ecclésiastique.

Incorporé en 1915, il  revêt l’uniforme du 42ème Régiment d’Infanterie et est volontaire pour le front avant la fin des classes. Le grand courage dont il fait preuve au cours des affrontements l’amène à gravir rapidement les échelons de la hiérarchie militaire. Entré dans les tranchées le 1er mai 1915, caporal le 11 juin, sergent-major le 27 juillet. En décembre, l’éclatement d’un obus lui crève le tympan de l’oreille gauche. Le 26 mars 1916, il est promu sous lieutenant. Le 8 avril 1918, à 22 ans, il reçoit les galons de capitaine. Lorsque vient l’armistice, il a à son actif dix citations et sera décoré de la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur. Il quitte l’armée pour raison de santé en 1923. Déçu de la situation politique et suite a sa non élection sous les couleurs de l’Union Nationale et Républicaine d’André Tardieu, il collabore en 1925 à l’hebdomadaire « le Nouveau Siècle » et participe au coté de George Valois à la fondation du Faisceau, le premier parti Fasciste français. En 1928 il se voit confier la rédaction en chef de la page du combattant de « L’ami du peuple ». En 1932, Gustave Hervé, fondateur du quotidien « La victoire », lui propose la direction du Parti Socialiste National récemment créé.

Début 1933, l’initiative de Gustave Hervé ayant échoué comme celle de George Valois, Marcel Bucard fonde le 29 septembre 1933 à 23heures, sous l’Arc de Triomphe devant 25 camarades un « mouvement d’action révolutionnaire » qu’il nomme le Francisme  et qu’il définit ainsi : « c’est du fascisme à la française, c’est-à-dire un fascisme appliqué à notre caractère, à notre tempérament, avec des méthodes et des moyens de chez nous ».

Castrillo Jean :

Né en décembre 1922. Il est le fils d’un homme d’affaires espagnol installé en France depuis 1907, et d’une mère née à Paris mais d’origine alsacienne, flamande et hollandaise. Son père obtient la nationalité française en 1940. Deux cousins de la famille furent exécutés par les forces communistes, dont l’un est un fervent Falangiste .

En 1936 , l’année où le PPF est fondé, son père part pour affaire à Saint-Denis, un des bastions du P.P.F. en région parisienne, où il rencontre l’écrivain Drieu La Rochelle. Avant la fin de l’année, son père s’inscrit au parti, tandis que Jean à l’âge de 14 ans, est intégré à la branche de jeunesse, à la section du XIXe arrondissement de Paris.
Il essaie de servir le P.P.F. du mieux qu’il peut, en vendant des journaux et en participant aux meetings.

Doriot Jacques :

Né le 26 septembre 1898 à Bresles.

Il commence à travailler dès l’âge de quinze ans dans une usine puis trouve un emploi dans une laiterie voisine. En 1915, à l’âge de 17 ans, il s’installe à Saint-Denis et travaille dans plusieurs usines comme ouvrier métallurgiste. En 1916, il s’inscrit à la section locale des Jeunesses socialistes lesquelles partagent les idées pacifistes de la minorité de la SFIO.

En avril 1917, il est mobilisé, et en 1918 son unité est décimée au Chemin des Dames. Il est décoré de la croix de guerre pour avoir ramené des lignes ennemies un camarade blessé, mais il a été, également, condamné à un mois de prison pour indiscipline, ce qui illustre déjà son attitude à la fois rebelle et solidaire. Son unité part ensuite à l’Armée d’Orient ce qui explique sa démobilisation tardive en 1920.

Drumont Édouard :

Né à Paris le 3 mai 1844.

Édouard Drumont doit, très jeune, subvenir aux besoins des siens, en raison de la grave maladie dont souffre son père.

Il entre, à dix-sept ans, dès la mort de son père, à l’hôtel de ville où il travaille six mois. Son rêve est de devenir homme de lettres. Il se lance dans le journalisme et entre au Moniteur du bâtiment, puis il collabore au Diable à quatre, un journal d’Hippolyte de Villemessant .

Il travaille parallèlement à L’Inflexible, où il dévoile les secrets de Villemessant, qui le congédie.

Il publie des articles dans divers journaux comme La Liberté (où il s’occupe à la fois des reportages, des chroniques littéraires, des études d’art et même la dernière heure au Corps législatif). Drumont reste chroniqueur d’art à La Liberté de 1874 à 1886.

Georges de Nantes Abbé :

Georges de Nantes est né à Toulon le 3 avril 1924, dans une famille catholique proche de l’Action française.

Son père Marc de Nantes est officier de marine. Son enfance est marquée par le drame qu’a été pour son milieu familial la condamnation de l’Action française par Pie XI.

En juin 1942, il entre aux Chantiers de la jeunesse du général de la Porte du Theil comme engagé volontaire. Il les quitte pour rejoindre le séminaire sulpicien d’Issy-les-Moulineaux en octobre 1943.

Il rejoint finalement le séminaire des Carmes en 1946. Il est ordonné prêtre le 27 mars 1948 par Mgr Caillot, évêque de Grenoble.

Ploncard d’Assac Jacques :

« Un esprit aiguisé et lucide» Xavier Vallat, Aspects de la France.

Jacques Ploncard d’Assac  est né le 13 mars 1910 à Chalon-sur-Saône.

Disciple d’Édouard Drumont et de Charles Maurras, il adhère à l’Action française en 1927.

En 1933, il fonde le Front national ouvrier paysan avec Henry Coston, Albert Monniot et Jean Drault. En 1936, il rejoint le Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot. Avec Raymond Cartier, il est parallèlement l’un des animateurs du Centre de propagande des républicains nationaux.

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il participe au combat et est décoré de la croix de guerre.

Pujo Maurice :

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Maurice Pujo est né le 26 janvier 1872 à Lorrez-le-Bocage-Préaux.

Maurice Pujo est d’abord un philosophe républicain plutôt de gauche qui est même salué dans un article de Jean Jaurès en 1894.

Il appartient à un cercle d’intellectuels de gauche, l’Union pour l’action morale, qui prend parti pour la défense du capitaine Dreyfus. À ce moment, par réaction nationaliste, Henri Vaugeois et Maurice Pujo quittent ce cercle pour fonder, le 8 avril 1898, le premier comité d’Action française qui deviendra en 1899 l’Action française (Revue d’Action française), mouvement politique d’abord  nationaliste, puis également monarchiste lorsque Charles Maurras convertit ses dirigeants vers 1900.

Stribois Jean-Pierre :

Jean-Pierre Stirbois est né le 30 janvier 1945 à Paris.

Il participe en 1965 à la campagne présidentielle de Jean-Louis Tixier-Vignancour.

Puis il milite au Mouvement jeune révolution (MJR – solidariste) créé en 1966 par des militants issus de l’OAS Métro-Jeunes. En 1975, il crée avec Michel Collinot l’Union solidariste.

En 1977, Stirbois et Collinot rejoignent le Front national. En 1981 Stirbois en devient le Secrétaire général.

S’étant vu confier la responsabilité de l’appareil du FN fin 1979, Jean-Pierre Stirbois se livre immédiatement à l’épuration de tous les éléments réputés « extrémistes », notamment les nationalistes-révolutionnaires dont beaucoup rejoignent  le MNR de Malliarakis, et du groupe Militant, qui finit par quitter le FN et fonde le Parti nationaliste français.

Le maréchal Pétain rend hommage au félibre Frédéric Mistral

Frédéric Mistral

Le 8 septembre 1940, à l’occasion de la commémoration du 110e anniversaire de la naissance de Frédéric Mistral, le Marechal Philippe Pétain envoya un message ou il saluait celui-ci comme:

« L’évocateur sublime de la France nouvelle que nous voulons restaurer, en même temps que de la France traditionnelle que nous voulons redresser (…) Puisse notre renaissance française trouver en Mistral son guide et son maître, son animateur et son inspirateur. »

Maurras, pour la première fois dans sa carrière, exalta dans ses publications la figure de Mistral comme héraut de la renaissance provinciale et nationale:
« Un des résultats tangibles de l’apostolat mistralien fut la part immense qu’il a prise à la naissance du nationalisme français. »

[Un bel hommage à un méridional bien loin d’un Louis-Ferdinand Céline dont la violence, certes parfois attirante, est utilisée à mauvais escient]. Il salua l’occupation de la Zone Libre en 1942 par une bordée de racisme anti-méridional :

« Zone Sud, zone peuplée de bâtards méditerranéens  dégénérés, de nervis, félibres gâteux, parasites arabiques, que la France aurait tout intérêt à jeter par dessus bord. Au-dessous de la Loire, rien que pourriture, fainéantise, infects métissage négrifiés. » [1]
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Petit florilège de citations de Frédéric Mistral:
« Les arbres aux racines profondes sont ceux qui montent haut. »
« Les cinq doigts de la main ne sont pas tous égaux. »
« Chaque année, le rossignol revêt des plumes neuves, mais il garde sa chanson. »
« Le soleil semble se coucher dans un verre de Tavel aux tons rubis irisés de topaze. Mais c’est pour mieux se lever dans les cœurs. »
« Qui a vu Paris et pas Cassis, n’a rien vu. »
« La Provence chante, le Languedoc combat »
« Quand le Bon Dieu en vient à douter du monde il se rappelle qu’il a créé la Provence. »
Frédéric Mistral, Les Iles d’or (en provençal « Lis aubre que van founs soun li que mounton aut »).
 Frédéric Mistral
* Félibre: nom donné aux écrivains et poètes, languedociens ou provençaux.
* Frédéric Mistral, écrivain et Prix Nobel, qui fit connaitre la Renaissance d’Oc.
[1] Pierre Lavelle – Occitanie, histoire politique et culturelle. Une histoire des occitans des origines à nos jours.