La rénovation nationale de Corradini point par point

Enrico Corradini, auteur et militant italien à la fois nationaliste et impérialiste, membre-fondateur de «l’Associatione Nazionalista Italiana», précédant le mouvement fasciste dès 1910, a influencé l’hebdomadaire «Idea Nazionale» par le biais de son comité de rédaction, pour une synthèse des revendications nationalistes italiennes, qui restent fortes  intéressantes pour nous Français ; comme pour tout européens non reniés et tout amoureux des histoires nationales glorieuses qui cherchent une solution à leurs problèmes  modernes :

1) Rappeler les Italiens au sentiment et à la connaissance du génie de Rome et de l’Empire. 2) Libérer la culture universitaire de l’imitation étrangère. 3) Réveiller le sens et l’autorité de l’État en s’opposant à l’action désagrégatrice des partis et des classes et à l’individualisme chronique des Italiens. 4) Relever le prestige de la monarchie et considérer l’Église comme l’Institut séculaire et glorieux de la vie religieuse nationale et internationale. 5) Renforcer l’organisation militaire de l’État. 6) Diriger toutes les énergies vers la conquête coloniale en Afrique pour en faire le terrain d’une émigration italienne non servile. 7) Combattre dans le parlementarisme et la république maçonnique la corruption et l’extrême décadence des institutions et des forces politiques héritières du Risorgimento (Renaissance italienne). 8) Combattre dans le socialisme la perversion de tout un peuple fait ennemi de la patrie et étranger et hostile à l’État. 9) Combattre dans la démocratie parlementaire et maçonnique, comme dans le socialisme, deux internationalismes, l’un bourgeois, l’autre prolétarien, mais tous deux ennemis de la Nation. 10) Considérer la politique étrangère comme la mission la plus importante de l’État. 11) Promouvoir la solidarité de toutes les classes pour arriver à un plus grand bien-être collectif dans la lutte économique et politique entre les nations.

Enrico Corradini, la naissance du nationalisme italien

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L’ouvrage anthologique «Serviam, la pensée politique d’Adrien Arcand»

«Monsieur,

Nous venons de publier une anthologie du journaliste et homme politique canadien Adrien Arcand enrichie d’une préface de M. l’abbé Olivier Rioult, d’un essai philosophique de Joseph Mérel et d’une biographie établie par Rémi Tremblay. Les garde-chiourmes de la pensée unique nous ont contraints à faire imprimer le livre au Royaume-Uni (notamment parce que très antijuif) et bloqué l’accès aux réseaux de distribution classiques. Aussi aurions-nous bien besoin d’un peu d’aide pour faire connaître cet ouvrage. Vous en trouverez une présentation détaillée sur notre site à la page suivante : ou sur notre page Facebook.

En vous remerciant par avance,

Cordialement,

Secrétariat pour «Reconquista Press».

La religiosité chrétienne de Benito Mussolini par Deus Vult

Le Duce Mussolini à Padre Pio en 1924 : « Je témoigne de votre amour pour la Vérité. Elle m’a ramené à Dieu ! »

Vous savez qu’à Deus Vult, nous avons le chic pour mettre l’ambiance et faire tomber les préjugés !

Nous allons ici en casser un concernant le père du fascisme, le Duce Mussolini !

Lettre Mussolini à Padre Pio
Lettre Mussolini à Padre Pio

♦ Lettre envoyée par Mussolini à Padre Pio (canonisé en 2002) :

« Cher et éminent frère,

Je témoigne de votre amour pour la Vérité. 1) Elle m’a ramené à Dieu ! 2) Votre Foi est vraiment pour moi l’objet de la préparation à la réconciliation, de fasciste à fasciste. Croyez-moi, votre Mussolini. »

C’est le 2 juillet 1924 que le Duce a écrit ces mots touchants à Padre Pio de Pietralcina – aujourd’hui Saint et symbole de la miséricorde jubilaire.

Une copie de cette lettre autographiée est conservée à la Villa Carpena, au musée Villa Mussolini qui accueille de nombreux témoignages historiques de l’épopée fasciste – Maison du Souvenir, rue Crocetta à Forli. Celle qui fût la demeure historique de Mussolini, de Rachele (femme du Duce) et de leurs enfants.

Nous avons parlé souvent de la spiritualité et de la religiosité de Benito Mussolini, nous y revenons en référence à Saint Padre Pio, autour duquel, plus que jamais, se réunit toute la communauté chrétienne à l’occasion du jubilé.

En fait, Benito a toujours été un homme de foi. Il le fût même pendant sa jeunesse révolutionnaire mouvementée, même quand il parlait et écrivait, très jeune, contre les clercs.

Note de la rédaction : Il s’avère que l’église italienne (comme toutes les églises européennes) était gangrénée par le libéralisme, le marxisme, l’esprit du modernisme et la franc-maçonnerie – pour le plus grand malheur du Padre Pio d’ailleurs qui en subit de multiples conséquences néfastes pour son apostolat !

Nous en avons parlé ensemble avec sa nièce, Edda Negri Mussolini, dans notre ouvrage « Dame Rachele, ma grand-mère, la femme de Benito Mussolini » aux Éditions Minerva (« Donna Rachele mia nonna, la moglie di Benito Mussolini », edizioni Minerva).

Mais dans ce livre, nous avions décidé d’être concis sur ce sujet (foi catholique du Duce) pour ne pas trop ‘voler’ d’espace à Rachele à laquelle était dédié notre travail.

Nous avons néanmoins évoquer le sujet dans notre « Giornale d’Italia » mais l’approfondissement du sujet ne peut être que bénéfique !

Deux prêtres ont consacré de nombreuses années de leurs vies en longues études sur le thème de la religiosité de Benito Mussolini.

Ces études ont abouti à  deux livres volumineux « Religiosité, bonté paternelle, pauvreté évangélique, tragédie et testament de Mussolini » de Don Franco Giuliani (« Religiosità, bontà paterna, povertà evangelica, Tragedia e Testamento di Mussolini » et « Discussion sur la conversion de Benito Mussolini » de Don Ennio Innocenti (« Disputa sulla conversione di Benito Mussolini« ).

Concernant le premier ouvrage, voici les paroles de son auteur Don Giuliani en préambule :

« Ils vous ont dit qu’il était athée, anticlérical, franc-maçon, matérialiste, tyran comme Staline. En fait, tout cela est faux. Je retranscris dans ce livre tout ce qu’il a dit et tout ce que les grands personnages de cette époque ont dit concernant la foi du Duce. Après cette lecture, vous me direz vous-même qui était Benito Mussolini. Ne vous faites pas embobiner par ceux qui disent qu’il feignait d’être religieux pour des motifs de propagande, parce que c’est tout le contraire ; il fit le « gros dur » pour apparaitre athée et « bouffeur de curé » mais il était profondément catholique, mais pêcheur, comme nous tous. Jugez vous-même, je relate seulement des faits. »

Après un demi-siècle, l’Histoire – Don Giuliani a écrit son ouvrage en 1990 – a commencé à rendre justice : Staline détrôné et éloigné de son sépulcre et ses pauvres victimes réhabilitées, Togliatti (communiste italien 1893-1964)  effacé de la liste des ‘meilleurs’ et compté parmi les ‘pires’.  L’Histoire fera justice de tout et de tous.

Le prêtre italien continue :

« Nous sommes tous des pêcheurs et pourtant nous sommes tous des catholiques convaincus. »

Comment lui donner tort ?

Les nouvelles qui parvenaient à Don Giuliani sont de première main : il avait appartenu aux jeunesses fascistes ‘Balilla‘ et était le neveu du principal garde du corps du Duce, Legè.

Voici quelques autres extraits intéressants de cet ouvrage :

« Le Duce définit Saint François – dans un discours au parlement – comme ‘génie de la poésie la plus élevée, comme Dante : le plus audacieux navigateur, comme Colombo : l’âme la plus profonde de l’art et de la science comme Leonard De Vinci’ et encore ‘le plus saint des italiens, et le plus saint des saints’ parlant de ‘la pureté de son caractère, simplicité de l’esprit, ardeur des conquêtes idéales, vertu du renoncement et du sacrifice suprême. Le plus grand parmi les grands, élevant la Croix du Christ, les signes de la Charité et de la paix universelle.’ »

« En 1921 dans un autre discours au parlement, Benito déclarait : ‘Dans toutes les sciences, au centre, il y a toujours Dieu. La science a révélé beaucoup de vérité, la vérité de Dieu restera toujours mystère dans son essence précise.’

En 1922 : ‘Seulement dans la foi en Dieu on peut rejoindre le niveau maximum dans chaque science et dans chaque domaine.’ »

Ces deux petits exemples se comptent par centaine dans le livre de Don Giuliani. Voilà la Vérité.

Duce Mussolini
Fresque du Duce Mussolini dans une église

Passons sur ces deux ouvrages et continuons notre article de « dédiabolisation » / combat pour la vérité historique.

♦ Il y a quelques temps, le journal italien « La Voce di Romagna » a publié une entrevue intéressante qui relatait l’histoire de Don Ciro Macrelli.

On pouvait notamment y lire :

« Seulement 20 jours s’étaient écoulés depuis son assassinat que Mussolini, resplendissant de lumière, apparut à Sœur Elena pour révéler qu’il était Bien-Heureux dans la gloire de Dieu. »

Le père Macrelli disait également à Giovanni Bucchi, le journaliste qui réalisait l’entrevue :

« Je ne suis pas fasciste, j’ai toujours voté Démocratie Chrétienne, pratiquement jamais pour le Mouvement Social Italien (MSI qui est l’héritier lointain du fascisme – comparable au Front National). À ceux qui me traite de ‘nostalgique’ de par mon admiration pour Mussolini, je répond que je n’ai aucune nostalgie, je regarde avant tout la vérité historique. »

Ce prêtre est né en 1917, le 29 juillet (le même jour que le Duce). Son père avait été décoré par Mussolini pour la bataille du grain. Il continue l’entrevue :

« Mussolini a toujours été présenté dans son côté le plus négatif, jamais comme un sauveur, ce qu’il a été, de notre patrie. »

Étant né en 1917, il a vécu entièrement l’époque fasciste.

« Cette période fasciste a été celle où l’Italie a le plus évolué, il y avait de la richesse, nous avions une monnaie forte.

L’Italie était une puissance admirée dans le monde entier, même enviée par la France et l’Allemagne. Et c’est Mussolini qui a réalisé tout cela ! »

Le journaliste l’attaqua ensuite :

« Pardonnez moi la superficialité, mais il ne me semble pas que Mussolini était un petit saint, et encore moins un fidèle pieu et dévot ! »

Le bon prêtre n’y alla pas de main morte :

« On voit que vous ne connaissez pas toute l’histoire ! »

Et il lui rappela ensuite la belle prestance d’Arnaldo, le frère du Duce, et sa profonde spiritualité. Et puis il déclara :

« Dame Rachele dans les années 50 alla rendre visite à Padre Pio à San Giovanni Rotondo. À peine il l’a vis, il lui dit : ‘Ton mari est sauvé, pense à te sauver toi !’ »

Il fit également référence au témoignage de Sœur Speranza qui dit avoir vu :

« l’âme de Mussolini étincelait dans le Ciel ».

Le journaliste demande alors au prêtre :

« Selon vous, Mussolini est sauvé ? »

Et le prêtre :

« Très certainement, nous le savons de Padre Pio et de Sœur Speranza ».

♦ Nous avons également déjà vu sur notre site le témoignage d’Edvige Carboni ainsi que l’étude du deuxième ouvrage cité en début d’article (Discussion sur la conversion de Benito Mussolini » de Don Ennio Innocenti) : Voir ici -> http://deus-vult.org/actualites/le-duce-mussolini-au-paradis/

♦ Intéressons nous maintenant au témoignage de Don Francesco Spadafora :

« Sœur Elena suivit avec une préoccupation maternelle les derniers jours de Mussolini. Elle me disait : ‘S’il se dirige au sud, vers les alliés, il aura la vie sauve.’ Au contraire, s’en suivit la capture à Côme, l’assassinat voulu par Pertini et Longo (socialistes) et le massacre du cadavre après que celui-ci fut pendu la tête en bas sur la place Loreto à Milan. Les partisans communistes se sont acharnés avec sadisme sur le Duce sous le bon œil des alliés qui ont mis en place la démocratie libérale…

On fit ensuite tout pour salir la mémoire de Benito et les 20 années de son gouvernement.

À peine 20 jours se sont écoulés depuis son odieux assassinat que Mussolini, resplendissant de lumière, apparut à Sœur Elena pour lui révéler qu’il était Bien-Heureux dans la gloire de Dieu. Il s’attarda à lui donner les motifs théologiques pour lesquels la Bonté infini de Dieu, avec sa justice souveraine, l’avait récompensé : le bien accompli pour l’Italie, l’Italie était au sommet de ses pensées, pour l’Italie il avait souffert et avait été martyrisé ».

Nous remercions les propriétaires de la Villa Carpena, Villa Mussolini – Maison du Souvenir – qui ont mis à notre disposition les différentes sources de cet article.

Source Deus Vult

Note de la rédaction : En espérant que le voile politique de nos ennemis s’estompe, et qu’un regard bienveillant s’élève sur ceux qui ont essayé de trouver une réponse à la vague subversive des « états confédérés de l’anti-France » .

 Saint Padre Pio, priez pour nous !

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Le Duce Mussolini, père du fascisme, au Paradis ?

C’est en tout cas ce qu’a affirmé la Servante de Dieu,  Edvige Carboni (1880–1952), une mystique laïque portant les stigmates de Notre-Seigneur. L’Église vaticane ne s’est jamais prononcée sur ce sujet après guerre, et en dehors des frontières italiennes et de la barrière de la langue, l’information est très peu répandue, voire même inconnue pour ce qui est de la zone francophone. Voici un résumé de l’affaire :

«Hedwig priait beaucoup pour le repos éternel de l’âme de Benito Mussolini, et lorsqu’elle a appris que les communistes l’avaient tué, elle a intensifié d’autant plus ses prières et a fait célébrer de nombreuses messes pour sa libération du Purgatoire. Car Jésus-Christ lui a révélé un jour, que le Duce avait été condamné au Purgatoire, pour expier ses péchés pendant des années. La Servante de Dieu a continué à prier pour son âme et, après quelques années, Jésus-Christ l’a enfin libéré des souffrances du Purgatoire.
Hedwig disait toujours que la bonté du Seigneur était vraiment grande.»

L’épisode de l’apparition est raconté de cette manière par la protagoniste :

«Pendant que je priais devant le Crucifix, une personne est soudainement apparue entouré de flammes, et a déclaré d’une seule voix :
«Je suis Benito Mussolini. Le Seigneur m’a permis de venir à vous pour obtenir un soulagement de mes souffrances au purgatoire. Je vous exhorte, comme un acte de charité de me consacrer toutes vos prières, ainsi que toutes vos souffrances et vos humiliations pendant deux ans, si le Très-Haut le permet. La Miséricorde de Dieu est infinie, mais c’est ainsi qu’il exerce sa Justice. On ne peut entrer au paradis jusqu’à ce que l’on est payé jusqu’au dernier centime dû avec la Justice Divine. Le purgatoire est terrible pour moi, parce que j’ai attendu le dernier instant pour me repentir.»
Journal intime de Edvige Carboni.

Et voici la conclusion de son salut :

« Jésus-Chrit m’a dit après la communion «Ce matin, l’âme de Benito Mussolini est entrée au Ciel.» »
Journal intime de Edvige Carboni, un jour de printemps de l’année 1951.

Mussolini s’est éteint le 28 avril 1945, et c’est donc après 6 ans de purgatoire qu’il aurait accédé au royaume des Cieux.

D’autres se baseront également sur les dires  élogieux du Padre Pio à l’égard du chef d’État de la République sociale italienne, ou de sa relation avec l’Église catholique pour relier un peu plus cet homme dans le thème de l’article.

D’autres éléments s’ajoutent avec le livre de «La conversion religieuse de Benito Mussolini» de l’auteur Don Ennio Innocenti (quelque peu démocrate mais bon historien), pour le coup convaincu d’une conversion religieuse ce à quoi le père Eusebio Zappaterra ne croira pas entièrement.

D’ailleurs rendu plus compliquée par le fait que le petit Benito avait perdu la foi durant sa jeunesse, en partie à cause du début de l’influence du modernisme dans les paroisses.

En tout cas, la politique mussolinienne tranche avec le milieu «néopaïen» existant dans Italie de l’époque tout comme en Allemagne.

«Tu voudras ce que je veux moi-même (…) en 1923, lors de  la solution à la question romaine proposée au cardinal Gasparri, le cardinal a accepté mon idée, mais observant cependant que Giolitti avait échoué dans sa mise en œuvre, pour raison de grandes difficultés au sein de la Chambre à cause de l’opposition de la franc-maçonnerie. J’avais assuré au cardinal que ce serait la fin des deux (la Chambre et la maçonnerie), ce qui éliminera net nos différents».
Père Eusebio Zappaterra, confirmée par Mussolini lors du Concordat.

Enfin il faut noté qu’après la signature du Concordat, Mussolini a exécuté un acte important marquant la volonté d’éliminer le moule libéral, qui sépare l’Italie entre l’idéal fasciste et la culture laïque maçonnique issue de l’intoxication du Risorgimento (Renaissance italienne) : «Le 29 Janvier 1929, il fît déplacé de Porta Pia, les statues des saints martyrs déchirés par les canons de l’envahisseur républicain, le jour de la signature (des accords du Latran) : le peuple italien agenouillé a remercié la Providence. La Civiltà Cattolica a commenté que, les croyants qui avaient enfin apprécié la parole du pape étaient venus de très loin pour cet événement, sans doute parce que cette fois ils espéraient vraiment que leur chef, leur Duce, fut appelé par Dieu…»
«La conversion de Benito Mussolini», commenté par le site catholique riscossacristiana.it

Source Deus Vult

3 analyses de Joseph Merel

Monarchie pour la tradition, Fascisme pour le renouvellement :

«Il n’est pas, en ce bas monde assujetti au devenir, de régime idéal indéfiniment stable. La beauté de la nature, pourtant une, se déploie selon quatre saisons, et elle ne peut être vécue sans qu’elles succèdent l’une à l’autre ; la condition humaine, pourtant une dans son principe essentiel, ne se peut réaliser que dans la scission  des sexes. Et de même, l’ordre politique doit se mouvoir entre deux extrêmes sains, que nous nommerons le fascisme (moment de régénération des élites et de restructuration des traditions) et la monarchie (moment de stabilité et d’enracinement relatifs). Un peu comme la respiration.

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Thésée, le héros mytholique de l’antiquité grecque qui a prit le pouvoir et lutté face à la domination athénienne en son époque.

Ces deux extrêmes ont leurs perversions qui prétendent se soustraire à la loi selon laquelle tout a une fin :

– La démocratie (en ses versions communiste et oligarchique).

– Et la théocratie (en ses versions gallicane-absolutiste et cléricaliste), sont ces perversions qui se voudraient des régimes éternels.

Quand les monarchies humaines en viennent à se vouloir éternelles en oubliant que toute vie terrestre est mobile, elles se refusent à reconnaître venu le moment de révolution fasciste qui les régénère, et, en conséquence, elles basculent dialectiquement dans la démocratie. Le même destin attend les moments de régénération politique qui se refuseraient à se sublimer pour un temps en monarchies paisibles.  Avec une concision admirable, José Antonio Primo de Rivera faisait naguère observer :

«(Les réactionnaires) avec une candeur risible, […] conseillaient comme remède le retour pur et simple aux anciennes traditions, comme si la tradition était un « état » et non un « processus », et comme si le miracle  de marcher en arrière et de retourner vers l’enfance était plus facile pour les peuples que pour les hommes.»
[Voy. la Lettre des Amitiés Franco-espagnoles, numéros 56 et 57, juin 2003, p.9).

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Josef Torak, l’aryen fondateur de la civilisation nouvelle.

Si le moment monarchique de la vie politique saine se durcit au point de se refuser au moment fasciste qui sporadiquement le remet en cause, alors il se voit contraint de s’appuyer sur les privilégiés, sur les classes aristocratiques embourgeoisées  et capitalistes, ainsi sur les forces libérales qui objectivement favorisent la démocratie, et c’est bien ce qui se passa par exemple en Espagne,  quand le général Miguel Primo de Rivera, devenu l’ennemi des affairistes et des industriels par ses mesures étatistes et sa politique sociale,  se vit abandonné par le roi Alphonse XIII. Si, en retour, le moment fasciste de la vie politique saine se refuse à se restituer à l’ordre monarchique dont il n’est que le moment de réfection, alors il dégénère de même, se faisant antireligieux, en démocratie socialisante, ce qui est le destin historique de tous les fascismes de gauche.»

AH, guide du 3ème empire – D’après Jean-Jacques Stormay, résumé par Marie Pererou.

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La décadence est imputable aux idées avant les structures :

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Juan Donoso Cortès et la Monarchie :

Journaliste, homme politique et intellectuel contre-révolutionnaire.

Il est premier marquis de Valdegamas, né le 6 mai 1809 à Valle de la Serena, près de Badajoz (Estrémadure), et mort le 3 mai 1853 à Paris, était un écrivain et homme politique espagnol. Il a développé une philosophie de l’histoire originale, pessimiste, providentialiste, et qui était devenue à la fin de sa vie une théologie de l’histoire ; elle mêle l’influence de Giambattista Vico et celle de plusieurs grands auteurs chrétiens, notamment saint Augustin et Bossuet. Les historiens de la pensée politique le placent en général dans le courant contre-révolutionnaire, au côté d’Edmund Burke, Louis de Bonald, et surtout de Joseph de Maistre, duquel il est le plus proche.

En tant qu’homme politique, il a joué un rôle important dans l’Espagne des années 1830 et 1840 : il conseille et soutient la régente Marie-Christine des Deux-Siciles, même après son exil en France. Il appuie par la suite le général Narváez, qui correspond à son idéal de la dictature militaire pour temps de crise. De son vivant, Donoso Cortés était célèbre dans toute l’Europe pour ses talents d’orateur, qu’il mettait en œuvre dans les discours qu’il prononçait aux Cortes, souvent longs, où abondent les références à la religion et à l’histoire universelle. Aujourd’hui, il est surtout connu pour avoir influencé la pensée du juriste et philosophe du droit allemand Carl Schmitt, qui lui a consacré une étude.

En 1851, il fait publier en français et en espagnol l’Essai sur le catholicisme, le libéralisme et le socialisme, qui est abondamment commenté dans la presse européenne ; certains catholiques attaquent l’ouvrage, ce qui amène Louis Veuillot à prendre sa défense dans son journal l’Univers; ce dernier restera d’ailleurs l’unique éditeur des Œuvres de Donoso Cortés après sa mort. Par la suite, il met sans succès son autorité intellectuelle au service de la réconciliation entre les partisans de Charles V et d’Isabelle II qui se disputent le trône d’Espagne.

«Beaucoup plus qu’un père, le prince de l’État rationnel est un dictateur (Tel était d’ailleurs l’avis du très monarchiste et très catholique Donoso Cortès, dont le « décisionnisme » politique, ou Führerprinzip avant la lettre, que nous partageons, lui fit refuser jusqu’à la règle légitimiste de succession héréditaires ou dynastique du pouvoir). Sous ce rapport, les Bourbon n’étaient même pas dépositaire de la souveraineté pleinement politique.»
Joseph Merel – Fascisme et Monarchie.

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Citations :

  • « L’histoire, ce clair miroir où Dieu regarde extérieurement ses desseins. »
  • « Un soldat est un esclave en uniforme. »
  • « La république subsistera en France, parce qu’elle est la forme nécessaire du gouvernement, chez les peuples ingouvernables. »
  • « Je représente la tradition, par laquelle les nations demeurent dans toute l’étendue des siècles. Si ma voix a une quelconque autorité, Messieurs, ce n’est pas parce que c’est la mienne : c’est parce que c’est la voix de nos pères. »
  • « Voilà toute ma doctrine: le triomphe naturel du mal sur le bien et le triomphe surnaturel de Dieu sur le mal. Là se trouve la condamnation de tous les systèmes progressistes, au moyen desquels les modernes philosophes, trompeurs de profession, endorment les peuples, ces enfants qui ne sortent jamais de l’enfance. »
  • « …toute vérité politique ou sociale, se convertit nécessairement en une vérité théologique. » – Essai sur la Catholicisme, le libéralisme et le socialisme ; ch.1 § 6
  • « Toute parole qui sort des lèvres de l’homme est une affirmation de la divinité, même celle qui la maudit ou qui la nie. » – Essai sur la Catholicisme, le libéralisme et le socialisme ; ch.1 § 7
  • « Je ne sais s’il y a quelque chose sous le soleil de plus vil et de plus méprisable que le genre humain hors des voies catholiques.» – Essai sur le Catholicisme, le libéralisme et le socialisme; ch. 5 § 10
  • « Le nouveau paganisme tombera dans un abîme plus profond et plus horrible encore. Celui qui doit lui river sur la tête le joug de ses impudiques et féroces insolences, s’agite peut-être déjà dans la fange des cloaques sociaux.» – Essai sur le Catholicisme, le libéralisme et le socialisme; ch. 5 § 11

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IVe de couverture :
«Sur la longue liste des réprouvés de la littérature européenne, le nom de Juan Donoso Cortès figure en bonne place. Les motifs profonds de la terrible haine dont il est l’objet sont au-delà de l’hostilité propre à la lutte politique. Ils ont un rapport avec l’idiosyncrasie de la personne et sont de nature métaphysique. Redécouvrir le principe religieux, dénoncer l’impasse du progressisme, proclamer que toute grande question politique et humaine suppose et enveloppe une grande question théologique, professer qu’une société perd tôt ou tard sa culture après avoir perdu sa religion, affirmer que notre crise de civilisation a pour cause le rejet du catholicisme, ne sont-ce pas d’impardonnables forfaits aux yeux de tant d’idéologues sectaires ? À l’heure où le monde postmoderne semble accepter le déclin inéluctable des prophéties sécularisées, la critique donosienne de l’individualisme, du collectivisme, de l’économisme et du grand mortier mondialiste n’a jamais été autant d’actualité.»

Théologie de l'histoire et crise de civilisation

«Fascisme et Monarchie» de Joseph Merel à Radio Courtoisie

Retranscription – Joseph Merel en faveur de la croisade des fascismes  :

« Au sens étroit, le fascisme est une doctrine politique proprement italienne. Au sens large, une tentative européenne, personnalisée par le génie des nations qui ont essayé de le promouvoir. C’est une tentative européenne de refonder l’Ordre d’ancien régime avant la grande cassure de 1789, mais en évitant de reproduire les travers qui ont précipité sa chute. Il s’agissait donc de refonder une société proprement organiciste et de refonder une aristocratie. »

« Toutes les sociétés d’anciens régimes se sont constituées sur l’idée chrétienne, et ont essayé puisqu’elles étaient catholiques, adoptant une religion dont le caractère principal est la distinction réelle entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel ; elles s’efforçaient de réassumer le meilleur de la philosophie, et de la philosophie politique en particulier, de l’Antiquité. »

« Je soutiens dans cet ouvrage la position d’un fasciste de droite, de droite absolue, de droite radicale, quand on est de droite on l’est complètement. »

« Doctrinalement, le fascisme s’accorde volontiers d’une monarchie héréditaire, mais il s’accommode moins facilement d’un système de caste, même héréditaire. »

« Un fascisme n’est viable que s’il prend à moyen terme la forme d’une monarchie, pour celui qui est le détenteur de l’autorité. (..) (Le fondement de cette légitimité ? La naissance ?) Saint-Thomas-d’Aquin n’est pas de cet avis-là, prudentiellement on considère que c’est la naissance parce que ça écarte les appétits. Dans une perspective aristotélicienne, du point de vue des principes, le problème ne se pose pas. En vérité, le constitutif formel de la légitimité c’est l’aptitude d’ordonner son pouvoir au Bien commun. »

« Saint Augustin laisse entendre que l’Ordre politique est en quelque sorte une conséquence du Péché originel. (…) Pour Aristote, le pouvoir politique est bon, l’homme est par nature un animal politique et la hiérarchie est bonne.»

« Je crois profondément que l’Italie était évidemment fasciste et je pense dans une certaine mesure qu’on peut le dire aussi, si l’on retient la définition que je propose, de l’Allemagne nationale-socialiste. Avec cette différence toutefois, que la doctrine fasciste est d’inspiration aristotélicohégélienne quant à sa philosophie de l’État, alors que dans la « doctrine » d’Hitler l’État semble subordonner la nation. Pour un authentique fasciste, la nation est une réalité éminemment nécessaire et une catégorie politique fondamentale, à la différence de la monarchie légitimiste ; mais c’est une catégorie qui est à l’État comme la matière est à la forme ou la puissance à l’acte. Et de ce point de vue là, l’État n’est pas l’instrument de la glorification de la nation. (..) Il y avait cette tendance dans le national-socialisme, mais on peut dire que Perron avait des tendances fascisantes, on peut le dire bien entendu de Mussolini et d’Hitler, on ne le dira pas de Franco. »

« Je ne pense pas du tout le nationalisme comme antinomique de l’idée européenne, bien au contraire. Il y a trois formes de nationalisme, car c’est un mot éminemment équivoque.
Il y a d’abord le « nationalitarisme » que l’on peut définir comme « le droit des peuples à se gouverner eux-mêmes », qui est un sous-produit démocratique, de la décadence, de l’insurrection antinaturelle de 1789.
Il y a d’autre part un « nationalisme » que l’on définit volontiers comme « le droit des peuples à rester eux-mêmes », qui est beaucoup plus honorable, mais qui peut être en vertu d’un travers nominaliste, subjectiviste, relativiste ou historiciste, tente à considérer que l’universalité dans l’ordre culturel est impossible ; en d’autres termes : nous avons le devoir d’être fidèles à nos pères, de faire fructifier ce que nous avons reçu, de creuser notre identité ; quant à savoir si ça a une valeur dans l’universelle, s’il y a une vérité absolue ou une vocation absolue de l’homme, nous l’abandonnons.
Il y a une troisième forme de « nationalisme », c’est celle que je retiens, et qui est précisément soutenue par le fascisme italien, qui se définit comme un universalisme, et qui reconnait volontiers que si le fascisme est né en Italie, l’idée fasciste n’a rien d’italien parce qu’elle est universelle. »

« L’assimilation du fascisme au racisme est infondée ? Du point de vue proprement mussolinien bien sûr, du point de vue hitlérien il faut bien dire la vérité et je propose une critique du déterminisme raciste, dans une perspective aristotélicothomiste ouverte au meilleur de la philosophie moderne, que je crois non pas expressif de l’essence du national-socialisme, mais de la conscience pour le peuple allemand d’avoir était littéralement écrasé et spolié par les conséquences du Traité de Versailles. (…) Le racisme dans ce qu’il peut avoir d’excessif et de tout à fait brutal (…) est plus l’expression d’un souci pathologique d’une recherche d’identité qu’un fondement réel, c’est ce que disait Léon Degrelle. »

« Les légitimistes récusent l’idée de nation (vue comme jacobine) et considèrent que la cause efficiente de l’unité d’une communauté politique c’est la référence à une dynastie, sans communauté de destin, organique. »

« La difficulté qui a existé historiquement et qui a troublé beaucoup de gens entre les fascistes, quel que soit leur couleur, et les catholiques, ce sont les reproches qu’on a faits d’habitude : tendance a hypertrophié le rôle nation, à absolutiser l’État et à ne pas tenir compte de cette subordination requise de l’État à la Religion. »

« L’homme, individu catholique et croyant dans un contexte de foi, est subordonné au Bien commun immanent de la Cité, qui a le statut de fin, mais certes de « fin intermédiaire », la fin universelle, la fin absolue, c’est la communion des saints et la gloire de Dieu. »

« Le catholicisme assume absolument le meilleur du paganisme et il distingue réellement entre nature et surnature, la grâce ne supprime pas la nature elle l’a perfectionne. »

« Nous sommes le produit de gens remarquables, j’ai moi-même beaucoup d’admiration pour Maurras, mais quand on est de notre génération, quand on voit l’état du monde aujourd’hui, quand on voit qu’il n’y a plus rien à faire, que tout est pourri à un point que l’on imagine pas, et quand on se dit que l’unique chance dont disposait la race blanche et l’Europe, de ne pas crever complètement, c’était peut-être de favoriser la victoire par la croisade des fascismes, de ce qui restait de meilleurs, non encore corrompu de l’Ancien régime, on a quelques raisons d’être nostalgique si j’ose dire, ou du moins de se poser des questions. »

« Ils (les maurraciens antigermaniques) ont favorisé le gaullisme, les Anglo-saxons, l’Union soviétique, on a vu le résultat : ils ont eu la peau du fascisme, ça, c’est certain et maintenant ils sont contents. »

Citations extraites du Libre Journal de Serge de Beketch du 30 mai 2001 pour évoquer le livre « Fascisme et Monarchie » de Joseph Merel.

Reconquête française

Croisade fasciste2

Le fascisme s’inscrit dans l’histoire universelle

 « Aujourd’hui, j’affirme que le fascisme considéré comme idée, doctrine, réalisation, est universel : italien dans ses institutions particulières, il est universel dans son esprit et il ne saurait en être autrement. L’esprit, par sa nature même, est universel. On peut donc prévoir une Europe fasciste, une Europe qui s’inspire, dans ses institutions, des doctrines, de la pratique du fascisme, c’est-à-dire une Europe qui résolve dans un sens fasciste le problème de l’État moderne, de l’État du XXe siècle, bien différent des États qui existaient avant 1789 ou qui se formèrent ensuite. Le fascisme répond aujourd’hui à des exigences de caractère universel. Il résout en effet le triple problème des rapports entre l’État et l’individu, entre l’État et les groupements, entre des groupements quelconques et des groupements organisés ».

Message pour l’an IX, aux Directoires Fédéraux réunis au Palais de Venise, 27 octobre 1930.

Rome ville eternelle

«Comment est né ce fascisme autour duquel s’agitent tant de passions bruyantes, de sympathies, de haines, de rancœurs et aussi d’incompréhension ? (…) Il n’est pas né seulement de mon esprit et de mon cœur : il n’est pas né seulement de cette réunion qu’en mars 1919 nous avons tenu dans une petite salle de Milan. Il est né d’un profond, d’un perpétuel besoin de notre race aryenne et méditerranéenne, qui, à un moment donné, s’est sentie menacée dans l’essence même de son existence par une tragique folie, par une folie mystique [le communisme].»

Édition définitive des œuvres et discours de Benito Mussolini – Discours de 1921.

DV - Fascisme anti 1789

«Je ne bluffais pas en affirmant que l’Idée fasciste serait l’Idée du XXe siècle. Une éclipse d’un lustre, de dix ans même n’a aucune importance. Ce sont les évènements, en partie, et les hommes, par leur faiblesse, qui provoquent aujourd’hui cette éclipse. Mais on ne peut revenir en arrière. L’Histoire me donnera raison. (…)
Un jeune, un pur, trouvera nouveaux, audacieux et digne d’être suivis nos postulas de 1919 et les points de Vérone de 1943. Le peuple ouvrira alors les yeux et lui-même décidera le triomphe de ces idées.»

Testament politique de Benito Mussolini, entretien du 20 avril 1945.

fasciste

«J’entends l’honneur des nations dans la contribution qu’elles ont fournie à la culture de l’humanité.»

Entretiens avec Mussolini, 1932 – La doctrine du fascisme.