Aristote au mont Saint-Michel : les racines grecques de l’Europe chrétienne

Aristote au mont Saint-Michel est un livre indispensable, impératif même, pour contrer les mensonges contemporains à propos de «l’obscurantisme médiéval» en Europe. C’est l’opposition à une thèse répandue soutenant l’idée comme quoi : les «arabo-musulmans» auraient tout inventé avant tout le monde (surtout les Blancs), en transmettant notamment aux Européens l’enseignement philosophique grec qu’ils auraient eux-mêmes perdus… Alors que cet enseignement n’a jamais été perdu et à été traduit dans le monde Arabe uniquement par des penseurs chrétiens. De plus, dans les faits, les société islamiques sont généralement actuellement à un stade de civilisation inférieur (pauvreté, consanguinité, QI bas). Quelques mensonges repris, au-de là des Loges maçonniques islamophiles, par ledit Libre penseur du milieu «dissident».

IVième de couverture :
«On considère généralement que l’Occident a découvert le savoir grec au Moyen Âge, grâce aux traductions arabes. Sylvain Gouguenheim bat en brèche une telle idée en montrant que l’Europe a toujours maintenu ses contacts avec le monde grec. Le Mont-Saint-Michel, notamment, constitue le centre d’un actif travail de traduction des textes d’Aristote en particulier, dès le XIIe siècle. On découvre dans le même temps que, de l’autre côté de la Méditerranée, l’hellénisation du monde islamique, plus limitée que ce que l’on croit, fut surtout le fait des Arabes chrétiens. Même le domaine de la philosophie islamique (Avicenne, Averroès) resta en partie étranger à l’esprit grec. Ainsi, il apparaît que l’hellénisation de l’Europe chrétienne fut avant tout le fruit de la volonté des Européens eux-mêmes. Si le terme de « racines » a un sens pour les civilisations, les racines du monde européen sont donc grecques, celles du monde islamique ne le sont pas.»

aristote-mont-saint-michel

  • Broché: 277 pages
  • Editeur : Seuil (6 mars 2008)
  • Collection : L’Univers historique
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2020965410
  • ISBN-13: 978-2020965415
  • Dimensions du produit: 24 x 2 x 15 cm

3969-sylvain-gouguenheim

Sylvain Gouguenheim.

Professeur d’histoire médiévale à l’ENS de Lyon, monsieur à travaillé sur l’histoire des croisades. Il a également publié Les Chevaliers teutoniques (Tallandier, 2008).

Publicités

La petite histoire de l’unique unité «SS» espagnole : Division Azul

La division Azul, ou plus exactement la 250e division d’infanterie de la Wehrmacht, est composée de 34 000 hommes. Vers la fin de la guerre, la centaine de survivants formèrent une compagnie intégrée dans la 28e division SS-Wallonie et renforcée par de nouveaux engagés espagnols (260). Cette compagnie sera presque entièrement anéantie, et les survivants rejoindront la 11e division SS-Nordland au sein de «l’Einsatzgruppe Ezquerra» pour se battre pour la défense de Berlin à la toute fin.

Ce qui suit est un texte traduit d’un site nationaliste espagnol à propos de l’historique de la seule division intégrale de volontaires pour la Wehrmacht, que l’Espagne franquiste à envoyée (les portugais, pays ibérique moindre et plus influencé par le maurassisme, seront intégrés à la division espagnole), restant plus proche de ses préoccupations nationales après l’aide militaire hitlérienne lors de la guerre civile d’Espagne de 1936.

La Division Azul.

Le 22 Juin 1941, les forces Allemandes lancèrent ce qui devait être le point de départ du Lebensraum et l’anéantissement du Bolchévisme : L’Opération Barbarossa.
La vision nationale-socialiste d’une Europe contre le régime Stalinien menée par la propagande Allemande, conduisit les pays de l’Axe, les autorités collaborationnistes et les militants des pays neutres, à une mobilisation plus ou moins importante de volontaires prêts à lutter contre les « hordes asiatiques communistes ».
Par la suite, l’Allemagne dut palier aux déconvenues et  faire face aux pertes, enrôlant tour à tour des volontaires dans les régions arrachées à l’Union Soviétique, des prisonniers de guerre retournés etc.
Le tout encadré par une propagande de plus en plus délirante, ces soldats étaient censés s’inscrire dans la lutte contre le bolchevisme.

Parmi les pays occupés qui ont vu naître des unités de volontaires on peut citer :
– La France
– La Belgique
– La Norvège
– Le Danemark
– La Hollande
Parmi les neutres :
– La Suisse
– L’Espagne
C’est dans ce cadre que la Division Azul, est apparue en Espagne.

En effet, le 24 Juin 1941, la jeunesse espagnole à grande majorité estudiantine, s’est rassemblée dans un mouvement spontané (1) et a convergé de différents points de Madrid vers le centre, pour enfin s’arrêter devant « La secretaria generale del Movimiento ».
La, cette jeunesse s’est offerte pour lutter contre le Bolchévisme et à demandé que l’Espagne participe à cette « grande croisade européenne » que devait mener le régime Hitlerien.

Face à cette mobilisation, le ministre Serrano Suner déclara :
« Camarades : Ce n’est plus un temps pour les discours. C’est le moment où la « Falange »  dicte sa condamnation : La Russie est coupable ! Coupable de notre guerre civile ! Coupable de l’assassinat de José Antonio Primo de Rivera, notre fondateur ! Coupable de l’assassinat de tant de nos camarades et de nos soldats qui sont tombés pendant la guerre d’agression provoquée par le communisme Russe. La destruction du communisme est la condition nécessaire à la survie d’une Europe libre et civilisée (2) ».

Immédiatement, il est décidé de former une division destinée à se battre sur le front Russe, partout dans le pays s’ouvrent des bureaux de recrutement. Des milliers de jeunes gens se mobiliseront pour constituer cette unité qui devra compter 18 000 recrues.
Parmi elles, on trouve des étudiants, des paysans, des ouvriers, des cadres de l’état franquiste et de la « Falange », des militaires (certains officiers s’enrôleront même comme simples soldats pour avoir le privilège de partir se battre).
Ces soldats formeront la « Division Azul » (la Division Bleue), bleue comme la couleur de la chemise que porte la grande majorité d’entre eux : la chemise des Phalangistes (3).

C’est le Général Agustín Muñoz Grandes que l’on retrouve à la tête de la Division Azul. Muñoz Grandes est l’un des plus prestigieux généraux de l’armée Espagnole, héro de la guerre du Maroc et de la Guerre Civile espagnole de 36-39.
Ses qualités en font un chef incontesté et un leader admiré. Il est avant tout phalangiste, habille stratégiquement, paternel envers ses soldats, etc.

A partir du 13 Juillet 1941, les premières unités quittent Madrid et seront complétées les jours suivants par les unités des diverses régions espagnoles. Leur base sera située à Grafenwöhr où elle sera renommée 250ème Division d’infanterie de la Wehrmacht.
Les hommes seront équipés, armés et formés de façon très intense, de telle sorte qu’avant la fin du mois d’Août, la division sera convoyée par rail jusqu’à Suwalki en Pologne (4) ! Elle sera alors dotée en chevaux, devenant ainsi une division d’infanterie hippomobile et fera route pour plus de 1000 km vers le front.

Le baptême du feu de la division Azul aura lieu le 12 octobre 1941 dans le secteur de Novgorod, près de la rivière Wolchow. Dès le premier jour, le combat avec l’ennemi débute par de violents assauts pour créer une tête pont à l’Est  de la dite rivière.

Ces actions irons en s’accentuant dans la tentative d’établir cette tête de pont, les forces se concentrerons et se maintiendrons héroïquement malgré de lourdes pertes, jusqu’à ce que le commandement Allemand abandonne momentanément l’idée de cette offensive.
La division Azul devra retraiter jusqu’à son point de départ.
Les autres faits d’armes de la division dans ce secteur et pour cette période seront les suivant :
– La défense de  Udarnik, avec sa position intermédiaire
– La croisade héroïque pour sortir des unités allemandes de la poche de Wswad
– La bataille de Teremez
– Avec les forces Allemandes, la liquidation de la poche de Wswad, ou la divison fit plus de mille prisonniers.

Au mois de mai 1942, l’arrivée de nouveaux volontaires Espagnols permettra de couvrir les pertes et relever les soldats les plus épuisés et les plus affectés par l’hiver Russe.
Au total, 46 000 hommes passerons par La Division Azul dont plus de 24 000 miliciens de la Phalange Franquiste.

En Août 1942, la division est choisie pour participer au premier assaut de l’Opération  « NORDLICHT » (que l’on peut traduire par Lumière du Nord ou Aurore Boréale) et elle fera mouvement vers le Nord.
Cette grande offensive que doit mener la 11ème Armée de Manstein, consiste en la prise de Leningrad, suite à son encerclement. Mais cette offensive n’aura pas lieu car les Russes tenteront de se dégager et la 11ème Armée devra accourir pour rétablir le front et porter assistance aux forces du Général Lindemann.
Dans ce but, la division Azul devra relever des unités Allemandes dans un secteur couvrant le front de Puhskin à Krassnyj Bor, retrouvant ainsi une guerre de position.
La bataille du Lac Ladoga aura lieu du 27 Août au 2 Octobre 1942 et se terminera par la réduction de la poche de résistance qui s’était formé à la suite de la tentative de percée des forces Russes.
Bien que momentanément contrôlée, l’Armée Rouge infligea de sévères pertes à la Wehrmacht si bien que l’Opération « NORDLICHT » n’aura jamais lieu. La 11ème Armée de Manstein sera retirée de ce front.

En décembre 1942, le Général Emilio Esteban Infantes, remplacera le Général Muñoz Grandes.

Les Russes, réitérerons leur tentative de percée le 12 Janvier 1943 avec l’Opération « Iskra ».
Lançant une forte offensive dans le secteur de Schlüsselburg, l’Armée Rouge arrivera à transpercer les défenses Allemandes et pénétreront loin derrière les lligne.
La Divison Azul, lancera dans une tentative désespérée de retenir au maximum les forces Russes, son deuxième bataillon du 269ème régiment, perdant ainsi la quasi totalité de ses hommes.
Par cette percée, les Russes ouvriront un couloir de ravitaillement  sur la terre ferme si bien que le 10 Février 1943, c’est un véritable déluge d’acier et de feu qui s’abat sur la Divison Espagnole établie dans le secteur de Krassnyj Bor. Les pertes Espagnoles suite à ce violent assaut s’élèveront à 2252 hommes soit 53 % l’effectif encore disponible. Malgré cela, les Russes parvinrent à peine à avancer de quelques kilomètres, ne réussirent pas à rompre cette zone du front.

Après la bataille de Krassnyj Bor, les unités qui composent de reste de la Division, subiront des assauts plus ou moins durs, venant de différentes unités Russes. Elle se maintiendra jusqu’au 5 Octobre 1943. Là, elle sera relevée par des unités Allemandes et stationnera à  Oranienbaun  pour se reposer et se reconstituer.
Elle repartira peu de temps après, mais restant avec un effectif réduit d’environs 2 300 hommes menés par le Colonel Antonio Garcia Navarro, la Division Azul devient « La Legion Azul », intégrée à la 121ème Division de la Heer. La Légion retourne dans un secteur qu’elle connaît bien : Leningrad… Elle couvrira un front de 11 kilomètres avec ses 2 300 hommes.

La encore elle subira des assauts plus ou moins violents jusqu’au 19 Janvier 1944 ou elle recevra l’ordre, avec les autres unités Allemandes du secteur, de retraiter.
La Légion assurera à diverses reprises pendant cette retraite, des missions de couverture des troupes en mouvement, notamment contre les Partisans qui, faisant plus que talonner, infestaient littéralement le secteur et causait des pertes supplémentaires aux forces déjà exsangues.
La Légion, une fois le secteur évacué, prit le train pour Taps où elle était censée se reformer. Mais elle reçu un ordre de rapatriement. En effet, face aux succès des Anglo-saxons, le gouvernement Espagnol sentait le vent tourner…

La participation à la croisade « anti-Bolchévique » Espagnole s’acheva en silence, les hommes rentrant peu à peu chez eux, sans autre forme de reconnaissance que celle de leurs frères d’armes.

Pour conclure, la Division Azul, bien que méridionale car Espagnole, eut un comportement face aux conditions climatiques Russes qui fût exemplaire. Elle prouva également sa qualité au feu. Elle fût à de multiples reprises reconnue par les officiers Allemands comme une unité de combat de qualité.
Elle reçu des Etats Majors Espagnols et Allemands les distinctions suivantes :
– 8 Légions d’Honneur Espagnoles
– 42 Médailles Militaires Espagnoles individuelles
– 2 Médailles Militaires Espagnoles collective
– 2 Croix de Chevaliers de la Croix de Fer dont une avec Feuilles de Chêne pour Muñoz Grandes
– 2 croix Allemandes en or
– 135 Croix de Fer de 1ère  classe
– 2362 Croix de Fer de 2nde classe
– 16 Croix pour le Mérite avec épées de 1ère classe et plus de 2200 de 2nde classe.

Les Espagnols perdirent environs 5500 homme pendant la guerre à l’Est… 286 rentrerons en 1957 des Goulags Russes après de très longues négociations entre les gouvernements Russe et Espagnol.

Fundaciondivisionazul.org

En complément :

« Adolf Hitler, fils de l’Église catholique, est mort en défendant la chrétienté. Il est donc compréhensible que les mots ne peuvent être trouvés pour se lamenter de sa mort, quand tellement furent trouvés pour exalter sa vie. Sur ses restes mortels se dresse sa silhouette victorieuse.Avec la palme du martyr, Dieu donne a Hitler les lauriers de la victoire. »
Le général Francisco Franco y Bahamonde, allocution à la presse espagnole du 3 mai 1945 à la nouvelle de la mort du Führer. Hommage post-mortem.

« Vigon en vint alors à parler de l’attitude de l’Église catholique romaine à l’égard de l’Espagne. Franco a eu des difficultés, non pas tant avec le Pape lui-même qu’avec le secrétaire d’État, le cardinal Maglione. Le Führer répondit que les princes de l’Église oublient malheureusement que si le National-Socialisme, le Fascisme ou la Phalange n’avaient pas existé, l’Église catholique romaine n’existerait plus dans les pays en question. Vigon répondit que Franco s’était servi des mêmes arguments dans une lettre au Pape, qui en avait été tellement impressionné qu’il avait décidé d’aller d’avantage au fond des choses dans sa réponse. Mais Maglione l’en avait empêché. »
Les archives secrètes de la Wilhelmstraße – IX, Livre II – Les années de guerre, p.306-307 [Lors de l’entrevue d’Acoz du 16 juin 1940].

Lire LE IIIe REICH SOUS LA BANNIÈRE DU CHRIST

 

Approfondir la question française et européenne

La nation, les nationalismes et l’universalité :

La France est un sol, un sang et un destin :

Les Europes et la civilisation occidentale :

Vichy/Pétain ou l’alliance de l’État et de l’Église :

De la décadence populaire à la réaction salvatrice

De la décadence populaire à la réaction salvatrice :

Hier le «peuple» (ou plutôt les nationaux français) a choisi via la loi du nombre leur nouveau président, ce qui lui donne la représentativité que se fait une nation entière à travers son chef officiel de l’État.

Il faut bien comprendre que pour un gouvernement rien ne peut se faire durablement sans le consentement nécessaire de la population ; et que quand bien même le chef élu se trouverait être un salopard, il est à l’image de ses votants. Dans leur majorité quasi-écrasante, les concernés ont sélectionné celui qui leur ressemble le plus, à savoir : un être standardisé, hors-sol et a-religieux.

Quels que soient les défauts de notre milieu au sens large, le manque d’unicité doctrinal ainsi que ce qui est imputable à notre nature humaine «diviseuse», nous savons que nous sommes ceux qui avons, au moins, le plus raison.

Nous nous efforcerons dans les temps à venir : de continuer d’aider au rassemblement des forces, à la formation de ceux qui nous suivent ; et nous ferons l’effort de nous adresser à ceux qui peuvent encore être récupérés.

Quant à ceux qui ne comprennent pas et qui ne comprendront jamais rien, les éternels cocus du mondialisme (qui les détruit pourtant eux aussi), nous les laisserons le nez dans leurs excréments libéraux et marxistes, où ils semblent si bien se complaire, préférant visiblement au nationalisme même, les attentats djihadistes et les taxations.

Florian Rouanet.

La signification du symbole du Chrisme

Constantin Ier a choisi la phrase grecque « ἐν τούτῳ νίκα » comme devise après avoir eu une vision du chrisme (☧) dans le ciel peu avant la bataille du pont Milvius, qui s’est déroulée en 312. Selon l’idée généralement reçue, le monogramme du Christ comporterait les deux premières lettres du nom du Christ en grec : « Χριστός ». Il s’agit d’un symbole avant tout chrétien.

En voici la signification primaire :

  • L’ensemble du symbole représente la course et la position du soleil à son zénith au cours d’une année de 365 jours.
  • Les deux diagonales représentent les symboles des solstices d’hiver et d’été.
  • La ligne horizontale est l’horizon terrestre. La ligne verticale représente le « Chemin Vertical », soit la ligne de vie spirituelle.
  • La partie arrondie (en courbe) du P est la représentation simplifiée de l’astre solaire.
  • Le Chrisme, aussi appelé Chi-Rô, et parfois croix des équinoxes, est en principe accompagné de deux lettres grecques, Alpha et Oméga, symbolisant la naissance et l’infini.

Les Chrétiens, pour qui ce symbole est le sceau du Roi, lui donnent le sens du souffle de Dieu, le feu purificateur éternel et bienfaisant

imperatore-costantino03

Les bonnes citations de l’empereur Charles Quint

« Je parle espagnol à Dieu, italien aux femmes, français aux hommes et allemand à mon cheval.»
« J’ai appris l’italien pour parler au pape ; l’espagnol pour parler à ma mère ; l’anglais pour parler à ma tante ; l’allemand pour parler à mes amis ; le français pour me parler à moi-même. »
« La langue française est langue d’État, la seule propre aux grandes affaires. »
« Paris n’est pas une ville, c’est un Monde. »
« Il faut être maître de soi pour être maître du monde. »
« Sur mon empire le soleil ne se couche jamais. »
 
Charles V (1500-1558), roi des Pays-Bas (1515-1555), roi d’Espagne sous le nom de Charles Ier (1516-1556) et empereur du Saint Empire romain germanique (1519-1556).
S’il s’agissait d’un nouveau Charlemagne de «nationalité» espagnol qui, au près du Saint-Empire romain germanique, a eu a lutter contre la France gallicane, cela ne retire rien au respect dû à l’empereur qui voulut, donner à nouveau une seconde réalité continentale à l’Europe chrétienne en son contexte contemporain appelé parfois du nom réducteur de «Renaissance».
Aux commandes d’un empire sur lequel « le soleil ne se couche jamais », Charles Quint a connu des débuts difficiles avant d’accéder aux différents trônes qu’il a occupés. Fils de Philippe le Beau et de Jeanne la Folle, l’une des filles des Rois Catholiques Ferdinand et Isabelle, il hérite de plusieurs territoires au début du XVIème siècle : les Pays-Bas, les royaumes d’Espagne ainsi qu’une partie de l’Amérique et de l’Italie, et les États autrichiens lui reviennent à la mort de ses parents, entre 1506 et 1519. Portant en lui le sang de tous les princes d’Europe, il triomphe de son ennemi de toujours, François Ier, en se faisant élire à la tête du Saint Empire en 1530. Il livre une guerre incessante contre les « infidèles », musulmans, juifs et protestants, sans oublier celle qu’il mène contre la France et son monarque. Il connaît quelques échecs cuisants – Marignan 1515 – mais aussi d’éclatantes victoires : il contraint François Ier à signer la paix de Madrid en 1526, obtenant ainsi l’Italie et la Bourgogne. Le sort de l’Allemagne le préoccupe pendant plus de trente ans, alors que le pays et ses princes s’enflamment à lecture des thèses de Luther en 1521. Parvenu à trouver un terrain de conciliation lors de la paix d’Augsbourg en 1555, il partage son empire entre ses fils, alors que la goutte commence à le ronger. Personnalité complexe, pieuse et chevaleresque, il se retire dans la solitude du monastère de Yuste pour y mourir dans la solitude.
Source