Cycle de conférence sur la franc-maçonnerie et le protestantisme par l’abbé Billecocq

Le cycle de conférence sur la franc-maçonnerie et le protestantisme donné par M. l’abbé Gabriel Billecocq pour l’année universitaire 2016-2017 au groupe Civitas Île-de-France et filmé par Médias-Presse-Infos.

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MPI-TV vous propose de suivre le premier cours sur « Les Papes et la franc-maçonnerie », donné à Saint-Nicolas du Chardonnet par l’abbé Billecocq le mardi 22 novembre 2016 :

MPI-TV vous propose de suivre le deuxième cours sur « Les Papes et la franc-maçonnerie », donné à Saint-Nicolas du Chardonnet par l’abbé Billecocq le mardi 24 janvier 2017 :

Dans son troisième cours sur l’Église et la franc-maçonnerie, l’abbé Billecocq aborde l’encyclique de Léon XIII qui reprend toutes les condamnations précédemment énoncées de la secte franc-maçonne :

Conférence de l’abbé Billecocq sur le protestantisme et ses conséquences sur l’ordre politique.

Exposé de l’abbé Billecocq sur les conséquences du protestantisme sur la vie politique.

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Fête nationale d’hommage à sainte Jeanne d’Arc par Civitas

Le reportage du défilé organisé par Civitas en hommage à Sainte Jeanne d’Arc lors de sa fête nationale :

Dimanche 14 mai 2017, CIVITAS organisait cette année encore son traditionnel défilé en hommage à Sainte Jeanne d’Arc dans les rues de Paris.

Discours d’Alain Escada lors de l’évènement :

L’allocution de l’abbé Xavier Beauvais qui suivait :

Merci aux mousquetaires de JMLP et à Deus Vult pour le service d’ordre.

3 analyses de Joseph Merel

Monarchie pour la tradition, Fascisme pour le renouvellement :

«Il n’est pas, en ce bas monde assujetti au devenir, de régime idéal indéfiniment stable. La beauté de la nature, pourtant une, se déploie selon quatre saisons, et elle ne peut être vécue sans qu’elles succèdent l’une à l’autre ; la condition humaine, pourtant une dans son principe essentiel, ne se peut réaliser que dans la scission  des sexes. Et de même, l’ordre politique doit se mouvoir entre deux extrêmes sains, que nous nommerons le fascisme (moment de régénération des élites et de restructuration des traditions) et la monarchie (moment de stabilité et d’enracinement relatifs). Un peu comme la respiration.

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Thésée, le héros mytholique de l’antiquité grecque qui a prit le pouvoir et lutté face à la domination athénienne en son époque.

Ces deux extrêmes ont leurs perversions qui prétendent se soustraire à la loi selon laquelle tout a une fin :

– La démocratie (en ses versions communiste et oligarchique).

– Et la théocratie (en ses versions gallicane-absolutiste et cléricaliste), sont ces perversions qui se voudraient des régimes éternels.

Quand les monarchies humaines en viennent à se vouloir éternelles en oubliant que toute vie terrestre est mobile, elles se refusent à reconnaître venu le moment de révolution fasciste qui les régénère, et, en conséquence, elles basculent dialectiquement dans la démocratie. Le même destin attend les moments de régénération politique qui se refuseraient à se sublimer pour un temps en monarchies paisibles.  Avec une concision admirable, José Antonio Primo de Rivera faisait naguère observer :

«(Les réactionnaires) avec une candeur risible, […] conseillaient comme remède le retour pur et simple aux anciennes traditions, comme si la tradition était un « état » et non un « processus », et comme si le miracle  de marcher en arrière et de retourner vers l’enfance était plus facile pour les peuples que pour les hommes.»
[Voy. la Lettre des Amitiés Franco-espagnoles, numéros 56 et 57, juin 2003, p.9).

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Josef Torak, l’aryen fondateur de la civilisation nouvelle.

Si le moment monarchique de la vie politique saine se durcit au point de se refuser au moment fasciste qui sporadiquement le remet en cause, alors il se voit contraint de s’appuyer sur les privilégiés, sur les classes aristocratiques embourgeoisées  et capitalistes, ainsi sur les forces libérales qui objectivement favorisent la démocratie, et c’est bien ce qui se passa par exemple en Espagne,  quand le général Miguel Primo de Rivera, devenu l’ennemi des affairistes et des industriels par ses mesures étatistes et sa politique sociale,  se vit abandonné par le roi Alphonse XIII. Si, en retour, le moment fasciste de la vie politique saine se refuse à se restituer à l’ordre monarchique dont il n’est que le moment de réfection, alors il dégénère de même, se faisant antireligieux, en démocratie socialisante, ce qui est le destin historique de tous les fascismes de gauche.»

AH, guide du 3ème empire – D’après Jean-Jacques Stormay, résumé par Marie Pererou.

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La décadence est imputable aux idées avant les structures :

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Juan Donoso Cortès et la Monarchie :

Journaliste, homme politique et intellectuel contre-révolutionnaire.

Il est premier marquis de Valdegamas, né le 6 mai 1809 à Valle de la Serena, près de Badajoz (Estrémadure), et mort le 3 mai 1853 à Paris, était un écrivain et homme politique espagnol. Il a développé une philosophie de l’histoire originale, pessimiste, providentialiste, et qui était devenue à la fin de sa vie une théologie de l’histoire ; elle mêle l’influence de Giambattista Vico et celle de plusieurs grands auteurs chrétiens, notamment saint Augustin et Bossuet. Les historiens de la pensée politique le placent en général dans le courant contre-révolutionnaire, au côté d’Edmund Burke, Louis de Bonald, et surtout de Joseph de Maistre, duquel il est le plus proche.

En tant qu’homme politique, il a joué un rôle important dans l’Espagne des années 1830 et 1840 : il conseille et soutient la régente Marie-Christine des Deux-Siciles, même après son exil en France. Il appuie par la suite le général Narváez, qui correspond à son idéal de la dictature militaire pour temps de crise. De son vivant, Donoso Cortés était célèbre dans toute l’Europe pour ses talents d’orateur, qu’il mettait en œuvre dans les discours qu’il prononçait aux Cortes, souvent longs, où abondent les références à la religion et à l’histoire universelle. Aujourd’hui, il est surtout connu pour avoir influencé la pensée du juriste et philosophe du droit allemand Carl Schmitt, qui lui a consacré une étude.

En 1851, il fait publier en français et en espagnol l’Essai sur le catholicisme, le libéralisme et le socialisme, qui est abondamment commenté dans la presse européenne ; certains catholiques attaquent l’ouvrage, ce qui amène Louis Veuillot à prendre sa défense dans son journal l’Univers; ce dernier restera d’ailleurs l’unique éditeur des Œuvres de Donoso Cortés après sa mort. Par la suite, il met sans succès son autorité intellectuelle au service de la réconciliation entre les partisans de Charles V et d’Isabelle II qui se disputent le trône d’Espagne.

«Beaucoup plus qu’un père, le prince de l’État rationnel est un dictateur (Tel était d’ailleurs l’avis du très monarchiste et très catholique Donoso Cortès, dont le « décisionnisme » politique, ou Führerprinzip avant la lettre, que nous partageons, lui fit refuser jusqu’à la règle légitimiste de succession héréditaires ou dynastique du pouvoir). Sous ce rapport, les Bourbon n’étaient même pas dépositaire de la souveraineté pleinement politique.»
Joseph Merel – Fascisme et Monarchie.

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Citations :

  • « L’histoire, ce clair miroir où Dieu regarde extérieurement ses desseins. »
  • « Un soldat est un esclave en uniforme. »
  • « La république subsistera en France, parce qu’elle est la forme nécessaire du gouvernement, chez les peuples ingouvernables. »
  • « Je représente la tradition, par laquelle les nations demeurent dans toute l’étendue des siècles. Si ma voix a une quelconque autorité, Messieurs, ce n’est pas parce que c’est la mienne : c’est parce que c’est la voix de nos pères. »
  • « Voilà toute ma doctrine: le triomphe naturel du mal sur le bien et le triomphe surnaturel de Dieu sur le mal. Là se trouve la condamnation de tous les systèmes progressistes, au moyen desquels les modernes philosophes, trompeurs de profession, endorment les peuples, ces enfants qui ne sortent jamais de l’enfance. »
  • « …toute vérité politique ou sociale, se convertit nécessairement en une vérité théologique. » – Essai sur la Catholicisme, le libéralisme et le socialisme ; ch.1 § 6
  • « Toute parole qui sort des lèvres de l’homme est une affirmation de la divinité, même celle qui la maudit ou qui la nie. » – Essai sur la Catholicisme, le libéralisme et le socialisme ; ch.1 § 7
  • « Je ne sais s’il y a quelque chose sous le soleil de plus vil et de plus méprisable que le genre humain hors des voies catholiques.» – Essai sur le Catholicisme, le libéralisme et le socialisme; ch. 5 § 10
  • « Le nouveau paganisme tombera dans un abîme plus profond et plus horrible encore. Celui qui doit lui river sur la tête le joug de ses impudiques et féroces insolences, s’agite peut-être déjà dans la fange des cloaques sociaux.» – Essai sur le Catholicisme, le libéralisme et le socialisme; ch. 5 § 11

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IVe de couverture :
«Sur la longue liste des réprouvés de la littérature européenne, le nom de Juan Donoso Cortès figure en bonne place. Les motifs profonds de la terrible haine dont il est l’objet sont au-delà de l’hostilité propre à la lutte politique. Ils ont un rapport avec l’idiosyncrasie de la personne et sont de nature métaphysique. Redécouvrir le principe religieux, dénoncer l’impasse du progressisme, proclamer que toute grande question politique et humaine suppose et enveloppe une grande question théologique, professer qu’une société perd tôt ou tard sa culture après avoir perdu sa religion, affirmer que notre crise de civilisation a pour cause le rejet du catholicisme, ne sont-ce pas d’impardonnables forfaits aux yeux de tant d’idéologues sectaires ? À l’heure où le monde postmoderne semble accepter le déclin inéluctable des prophéties sécularisées, la critique donosienne de l’individualisme, du collectivisme, de l’économisme et du grand mortier mondialiste n’a jamais été autant d’actualité.»

Théologie de l'histoire et crise de civilisation

L’église conciliaire et le petit « peuple sacerdotale »

En dépit de la question judaïque,
Deux autres faits d’actualités doivent d’abord retenir l’attention du catholique traditionnaliste.

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  • De Rome perd la foi à Rome perd la boule – du catholicisme au Nouvel âge :

Suite à la COP21, cycle de conférences des Nation Unies, véritable fief de ladite nouvelle religion mondiale faite d’écologisme et de naturalisme : il eut au Vatican, toute une projection de photos sur la basilique de Saint-Pierre de Rome, une représentation que l’on apprend financée par la Banque Mondiale, autre ennemi de l’Église catholique…
Cet évènement date en plus du 8 décembre 2015, jour de la Fête de l’Immaculée Conception, mais leur église conciliaire a préféré célébrer les jolis arbres et les gentils « nanimaux », en somme la déesse Gaïa, à la place de la sainte Mère de Dieu, et Notre-Dame à tous, médiatrice de toutes les grâces.

« Des photos illustrant le pseudo changement climatique ont été projetées sur la façade de la basilique Saint-Pierre de Rome. (…) Que viennent-elles faire projeté sur la façade du centre de la Chrétienté ?!

L’Église de François n’est plus qu’une ONG écologique diluée dans la grande religion mondialiste dont le changement climatique est l’un des dogmes. (…)

C’est si important le climat… » (1)

Des « évêques » embrassent même les planisphères comme s’il s’agissait des pieds du Christ. Le fond du seau…

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  • L’ami de l’hérésie protestante :

Par un extrait de La porte latine :

« Le 31 octobre prochain, le pape François sera le témoin volontaire et participatif des premiers frémissements du 500e anniversaire de la Réforme de Martin Luther, aux côtés des protestants de Suède. 500e anniversaire qui sera célébré tout au long de l’année 2017 et s’inscrira largement dans le dialogue dit « luthéro-catholique ». (…)

En avance sur son agenda, François a même « demandé pardon », lundi à Rome, « pour les comportements non évangéliques des catholiques à l’égard de chrétiens d’autres Églises » – ce dont les protestants se sont bien gardés. (…)

La démarche œcuménique est qualifiée de « sans précédent » par l’AFP, car c’est la première fois qu’un pape co-célébrera une « liturgie » protestante. Sur la base d’un livret spécialement conçu pour l’occasion par la Fédération luthérienne mondiale et le Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, intitulé « Prière commune » : (…)

« Merci à toi, Ô Dieu pour toutes les connaissances théologiques et spirituelles que nous avons tous reçues par la Réforme. Grâce à toi pour les bonnes transformations et réformes qui ont été déclenchées par la Réforme ou par la lutte avec ses défis. Grâce à toi pour la proclamation de l’Évangile qui eut lieu pendant la Réforme et qui depuis a fortifié des personnes sans nombre à vivre des vies de foi en Jésus Christ. » (…)

Pas un mot sur la Contre-réforme et les papes et les saints du XVIe siècle qui ont œuvré contre l’hérésie grandissante ! Pas un mot sur les motifs de notre division doctrinale, profonde, majeure. Mais faut-il s’en étonner lorsque de nombreux éléments du concile Vatican II nous orientaient déjà sur cette pente œcuménique luthérienne… » (2)

François zéro, pour reprendre le surnom donné par Mgr Williamson, fréquentera donc à l’occasion, des luthériens suédois très « démocratisés », leur structure étant dirigée par une femme et dont certains membres actifs sont ouvertement invertis.

(1) Quand le Vatican se transforme en Panthéon de l’écologie.

(2) Quand François annonce fêter le 500e anniversaire de la Réforme de Martin Luther.

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  • La réception du Congrès juif mondial :

Au cours de l’entretien donné à LPL, le lundi 2 septembre 2013, François a souhaité aux juifs du monde entier « une année 5774 douce et paisible », « Chana Tova » (bonne année), leur a-t-il dit en hébreu…

En leur présence, François zéro, reprend le calendrier juif masquant ainsi l’an zéro, date de la nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ. Il fait de gros clins d’œil à la communauté juive après les plates excuses du Concile Vatican II. Et la tradition culturelle chrétienne serait selon lui un petit frère, voir tout petit frère, du judaïsme international.

Le Comité juif international du 24 juin déclare que François a rappelé qu’« un chrétien ne peut pas être antisémite (…) pour être un bon chrétien, il est nécessaire de comprendre l’histoire et les traditions juives (…) juifs et chrétiens partagent les mêmes racines ». (1)

Tout cela va de pair avec son refus de convertir les Juifs perfides (qui perdent la foi) annoncé par ce titre du quotidien gauchiste Le Monde du 10 décembre 2015 « l’Église catholique ne cherchera plus à convertir les juifs ».

  • Le grand rabbin de Rome refuse le dialogue :

Celui qui occupe le siège de Rome reconnaît même « l’irrévocabilité de l’Ancienne Alliance », alors qu’elle est caduque depuis la Nouvelle Alliance qui brise l’ancienne pour être universelle, et non tribale.

Il évoque Nostra Aetatae qui a jeté les bases du dialogue « judéo-chrétien », mais rien n’y fait visiblement, car les juifs se rendent compte, et à juste titre pour le coup, que « l’atténuation des différences doctrinales » entre judaïsme et christianisme est à considérer comme un danger ; chose vraie d’autant plus pour l’État du Vatican qui ne cesse de se « noachiser ».

Le grand rabbin de Rome, Riccardo Di Segni a dit au François, venu en visite à la synagogue le dimanche 17 janvier : « Nous n’accueillons pas le pape pour discuter de théologie. Chaque système est autonome, la foi n’est pas un objet d’échange et de négociations politiques ». (2 & 3)

Ironie du sort, ce rabbin est finalement plus respectable que l’actuel représentant de Rome, moins œcuménique et moins gauchiste que lui.

  • Conclusion :

La leçon a retenir de cette petite histoire, en voyant l’attitude du souverain Pontife de leur église conciliaire, est que dès qu’on commence à se mettre à plat ventre devant le peuple déicide, plus ils nous font manger les pissenlits par la racine !

De Jean XXIII à François 0, il est désormais temps d’enfoncer les portes de Rome afin que la véritable tradition catholique y renaisse, avec de véritables prélats, pour un renouveau de la catholicité, et enfin revenir à la religion de Vérité, celle de toujours.
Le reste, à Dieu va !

François zéro 02Sources :

(1) – François et le Congrès juif mondial

(2) – François à la synagogue de Rome

(3) – Un non sec du rabbin à l’encontre de François