Cycle de conférence sur la philosophie politique par l’abbé Billecocq

Le cycle de conférence sur le Christ-Roi donné par M. l’abbé Gabriel Billecocq pour l’année universitaire 2014-2015 au groupe Civitas Île-de-France et filmé par Médias-Presse-Infos.

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«Les transformations opérées par la révolution de 1789» premier cours de philosophie politique donné par l’abbé Gabriel Billecocq le 18 novembre 2014 :

«La commune action» la deuxième conférence de philosophie politique donnée par l’abbé Billecocq pour l’Institut Civitas, le 15 décembre 2014 :

«Qu’est-ce que la politique ?» troisième cours de philosophie politique donné par l’abbé Billecocq pour Civitas :

«Le bien commun» l’abbé Gabriel Billecocq a donné le lundi 9 mars 2015, son quatrième cours de philosophie politique pour l’Institut Civitas :

«L’autorité» cinquième conférence de philosophie politique donnée par l’abbé Gabriel Billecocq pour Civitas :

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Compte-rendu sur «Réflexion sur la conduite de la vie» de Carrel

Reflexions-Sur-La-Conduite-De-La-Vie

« L’esprit souffle où il veut. Pour celui qui n’est pas vivifié par son souffle, c’est folie d’exprimer publiquement sa pensée. »
Anne Carrel – Réflexion sur la conduite de la vie – Introduction.

L’analyse par l’expérience et la science :

Tout d’abord, les écrits d’Alexis Carrel sont fort intéressants à étudier, il essaie de comprendre au mieux la nature humaine, pour son bien, il en exalte ses capacités qu’elles soient physiques, physiologiques, matérielles, morales ou spirituelles ; et adopte une pensée scientifique se basant sur l’analyse du réel, le recherchant toujours plus, et c’est en cela qu’il fait penser à Paul Bourger, comme à l’école nationaliste française en général.

La civilisation occidentale, chantre de l’intelligence universelle :
La bonne intelligence débute avec l’homme l’indo-européen, selon lui, et elle a culminée au départ avec la Grèce antique, ensuite déplacé plus vers l’Europe de l’Ouest, puis enfin : l’homme inventa la science.

La remise en question des vues de l’esprit :
Il jette l’anathème sur la pensée dévoyée du «Siècle des Lumières», le libéralisme et le marxisme, tous deux matérialistes, et dénonce encore ce monde basé sur la Déclaration d’indépendance et des Droits de l’Homme.
Les hommes inventent, font des découvertes, alors que « Les lois naturelles expriment la structure même des choses », elles préexistent !

La moralisation ou la décadence inéluctable :
Il faut parfaire ses qualités héréditaires sans lassitude. L’auteur traite de la vie, de la fondation d’une famille (rappelle qu’il faut un bon régime alimentaire pour que la maternité donne des enfants en bonne santé par exemple), de la civilisation occidentale. Le docteur Carrel combat avec véhémence l’alcoolisme, le tabagisme, le vice, tout ce qui relève de la décadence et condamne obligatoirement une race, une descendance. Il vise continuellement le développement de l’homme et des intelligences, primordiale pour une «re-moralisation» des esprits. Sa pensée scientifique, rationnelle, s’accorde au mieux avec l’homme, son centre nerveux, et les droits de Dieu.

Le développement par l’eugénisme :
Sa biocratie scientifique, le conduit à citer les expériences scientifiques à la pointe de l’époque, c’est-à-dire celles de l’Institut Rockefeller. Sans doute, des choses discutables sont proposées, telles les expériences sur les chiens… Il se base quelque peu sur l’évolutionnisme (en émettant des doutes légitimes par ailleurs) et applique une politique de discrimination des faibles, pour se recentrer uniquement sur les forts, ce qui est difficilement charitable ; bien qu’il souligne ainsi un point de faiblesse de notre époque toujours prête à avantager le clandestin ou l’handicapé. La majorité, en bonne santé, doit être avantagée, on se base sur elle pour une politique générale et pas sur une infime minorité composée de malades ou de tarés congénitaux. Tout un chapitre est consacré à ce sujet, à propos de « la propagation de la race », nécessaire à notre vitalité élémentaire et à notre survie.

Des réflexions à connaitre, à suivre non sans esprit critique, sans omettre que son eugénisme mérite développement, qu’il n’est pas celui antichrétien mais bien au contraire, ou pangermaniste pratiquant l’euthanasie à tour de bras.
Il faut refuser un détail de sa pensée seulement s’il ne s’accorde pas avec la réalité naturelle et le dogmatisme catholique, mais en aucun cas, à balayer d’un revers de la main, le travail de ce docteur qui eut la chance d’assister à une guérison miraculeuse à Lourdes.

Le livre montre la cohérence de l’univers, les animaux, l’homme au milieu du cosmos, sa libre intelligence plus développée que l’instinct. Et c’est avec son esprit qu’il trace son chemin, alors «aucune tâche n’est donc plus importante que celle de faire grandir la force de l’esprit.»

Carrel

Retranscription – Synthèse de la doctrine du nationalisme français

Synthèse de la doctrine du nationalisme français, 12 janvier 2013, Paris – Mise à jour.

Introduction :

En cette journée on m’a chargé de vous faire un exposé synthétique sur la doctrine du nationalisme français. En introduction, pour bien cerner ce que cela représente, il faut connaître trois choses : les conditions historiques de l’apparition de la France en tant que Nation, les principes qui l’ont constituée, et les raisons de l’émergence d’une telle doctrine.

Dès ses débuts le nationalisme français présente des caractéristiques spécifiques. Il défend un État hiérarchisé. Il défend la notion que tout pouvoir vient de Dieu et que celui-ci doit être mis au service du Bien commun pour le plus grand épanouissement possible de chaque citoyen. Il veille à être indépendant de toute oligarchie qu’elle soit politique, philosophique, économique ou ethnique. Je vais d’abord m’attarder sur la genèse du nationalisme en France, c’est-à-dire sa naissance. Pour cela, il nous faut revenir à l’origine historique de ce terme, c’est ce qui permet d’éviter que chacun mette sa définition propre ; ce qui nous ferait tomber dans un babélisme où l’on ne se comprendrait plus.

Le nationalisme naquit vers la fin du XVIIIe siècle et l’Histoire a voulu que ce soit un ennemi qui invente le terme. Adam Weishaupt un juif éduqué chez les jésuites, héritage qu’il a ensuite renié pour se reconvertir dans la franc-maçonnerie, est le fondateur des Illuminés en Bavière, une personnalité qui a été à peu près aussi malfaisant que Jacob Frank, et pour transposer avec la période actuelle je dirai, que Jacques Attali. Donc, c’est lui qui fut le premier à employer le terme en désignant comme adversaire de leur internationalisme maçonnique, ce qu’il nommait «nationalisme» ou encore les «partisans de l’amour national», qu’il opposait aux partisans de «l’amour général» dont il se réclamait ; c’est ce qui fait de lui l’ancêtre de nos mondialistes d’aujourd’hui, tel que Sarkozy, les Rockfeller, et d’autres.

Ainsi, pendant la période révolutionnaire de 1789 s’est dessinée la doctrine du nationalisme, qui n’avait pas son utilité apparente durant la Monarchie médiévale (déjà faiblissante en ce siècle et incapable de réagir face aux attaques qui lui faisaient front, contrairement au temps des guerres anti-protestantes avec les cardinaux Richelieu et Mazarin). Le nationalisme est une réaction de défense face à l’agression transnationale dont tous les principaux acteurs étaient étrangers. On peut également se poser la question sur ce curieux nom  de « Révolution française », en connaissant les acteurs étrangers, comme Weishaupt, Cagliotro et le chevalier de Ramsay…etc.

Issues d’abord d’une simple réaction primaire, ou première, nos idées se sont ensuite théorisées au cours de ces deux derniers siècles par quelques figures intellectuelles telles qu’Édouard Drumont, Maurice Barrès, Charles Maurras, Jacques Ploncard d’Assac… Également dans le domaine militant, par les Ligues, ou plus récemment avec les publications courtes et précises de Pierre Sidos. C’est ainsi que notre doctrine nationaliste est devenue un pragmatisme réaliste, qui s’appuie sur la prudence d’analyse, l’ordre naturel et l’expérience historique.

Définition :

Maintenant vient sa définition. Il se définit comme l’ensemble des idées et principes qui ont constitué une Nation particulière et qui lui permettent de se maintenir in-corrompue dans ses caractéristiques nationales qui font ce qu’elle est. C’est donc la compréhension des règles qui ont permis à une Nation de se constituer et dont l’oubli entrainerait irrémédiablement sa désintégration. Le nationalisme c’est résoudre chaque question par rapport à la France et aux Français. C’est prendre la défense de son peuple en conservant ses intérêts, et pas ceux de la Réserve fédérale, ou d’une communauté innommable.

Le nationalisme français apparaît dès ses débuts comme une réaction de défense de la Nation héritage en opposition avec la  Nation abstraite, républicaniste. Je citerai le cas d’Anarchasis Cloots qui du temps de la Subversion a été fait citoyen français uniquement parce qu’il avait rédigé un ouvrage titré « La République universelle ». À partir d’ici, on n’est plus français par héritage, parce que nos parents le sont, parce qu’ils nous ont éduqués de telle manière, mais parce que l’on adhère à des idées républicaines. C’est là une forme de «droit du sol », qui sera imposé plus tard par le Grand Orient pour submerger la France d’une immigration massive, accompagné par le métissage imposé des Julien Dray et Sarkozy entre autres. Ce qui est défini ici, ce n’est plus la France construction historique façonnée par l’effort des générations passées, nos ancêtres, mais une construction idéologique abstraite qui tend à détruire notre identité.

Je rappelle maintenant, la distinction nécessaire entre le nationalisme et le patriotisme, chose mal connu dans notre milieu. Le patriotisme, qui vient de « patrie » donc étymologiquement la terre des pères, s’attache à défendre l’intégrité du sol national en cas d’invasion lors d’une guerre. L’ennemi identifié est une armée étrangère qui se trouve à nos frontières. Le nationalisme lui, s’attache à la défense de notre culture dans son ensemble, qu’elle soit intellectuelle, religieuse, artistique, linguistique…, c’est-à-dire tout ce qui définit notre génie particulier et fait que la France est différente d’une autre Patrie, de même qu’un individu est différent d’un autre. Ces deux concepts sont complémentaires tant qu’il n’y a pas de guerre idéologique comme constatée lors de la Seconde Guerre mondiale. Ceux qui ont vu l’invasion du territoire se sont réfugiés dans les bras d’un  De Gaulle qui était sous la coupe des démocraties anglo-saxonnes et des coteries telles que la franc-maçonnerie et l’Alliance Israël Universelle, qui sont eux-mêmes, responsables des déclarations de guerre et de la non-préparation de la France à cette même  guerre. Ceux qui par contre, de par leur formation politique savaient que la défaite n’était pas venue de nulle part, mais de ces faux principes de 89 qui avaient affaibli la France et l’avaient désarmée, ont quant à eux accueilli à bras ouverts la «Divine surprise», pour reprendre l’expression de Charles Maurras, du Maréchal Pétain.

Le nationalisme ne nie point les particularismes régionaux pour autant, tant que les volontés n’empiètent pas sur le pouvoir national. Le nationalisme ne doit donc pas être confondu avec le régionalisme séparatiste, refusé par lui, puis qu’affaiblissant l’État national. Une politique régionaliste ne profite qu’au mondialisme financier apatride qui mettrait facilement la main sur ces petites entités.

Par constatation, on peut remarquer que dès lors que l’on a tué la femme comme mère, la femme est devenue un vulgaire objet de consommation. À échelle sociétale le rôle premier de la femme est d’être mère de famille, car les enfants sont l’avenir et le capital économique de la société, sur le marché du travail, ils payent les cotisations et par conséquent les retraites. Cela permet surtout de perpétuer les générations. Les partisans du «mariage gay» sont pour une politique de mort, une culture de mort. Aussi, quand on s’attaque à la femme comme mère, on tue le cercle familial, ce qui fait que le cercle national se meurt, parce que le cercle national est un assemblage de familles partageant une culture commune.

Le nationalisme refuse aussi la partition du peuple séparé en différents clivages politiques. Il est donc indispensable d’opérer une critique nationaliste de la démocratie. Le phalangiste espagnol José Antonio Primo de Rivera, s’en est chargé dans son « Textos de doctrina politica » qui disait : « Les Partis doivent disparaître. Personne n’est jamais né membre d’un Parti politique. Par contre, nous sommes nés membres d’une famille. Nous sommes voisins dans une municipalité. Nous peinons tous dans l’exercice d’un travail. Or si ce sont là nos unités naturelles, si la famille, la municipalité et la corporation sont les cadres dans lesquels nous vivons, pourquoi aurions-nous besoin de l’instrument intermédiaire et pernicieux des Partis  qui pour nous unir en des groupements artificiels commencent par nous désunir dans nos réalités authentiques ?». Sur la nécessité de la question sociale, je citerai ensuite Philippe Ploncard d’Assac, qui quant à lui, dans son ouvrage « Le nationalisme français » a écrit «la justice sociale est nécessaire parce que sans justice sociale pas de cohésion nationale et sans cohésion nationale pas de Nation forte».

France :

Qu’est-ce que la France ? Le France comme tout autre pays a ses propres paysages, son propre héritage et plus précisément c’est un pays de souche celte, de politique germanique, de langue latine et de culture helléno-chrétienne. «Accessoirement», c’est aussi un pays de souche paysanne ! Vous pouvez le vérifier dans votre arbre généalogique.
Une question se pose logiquement : quand est-ce que la France est née ?

Contrairement à ce que pourrait penser Henry de Lesquen, les Droits de l’homme n’incarne pas son acte de baptême ! 89 avec toutes ses lubies républicaines faites d’individualisme, de laïcisme et de libertés fallacieuses, ne peut incarner la France… La liberté ? Déjà, il n’y a pas de liberté, mais des libertés, limitées et précises selon la nature humaine (par exemple, se droguer est un choix libre en soi. Mais l’utilisateur devient vite drogué et dépendant de la chose, donc il n’est pas libre, mais esclave). L’égalitarisme ? Que vient-il faire là ? Puisque nous sommes tous inégaux par nature (entre la taille, le poids, l’intelligence…etc.). Je ferais remarquer une chose, c’est que c’est avec ces mêmes faux principes, liberté et égalité, que l’on tente de nous imposer aujourd’hui comme société : Sodome et Gomorrhe. Le «mariage pour tous» c’est l’égalité dans le libre choix de chaque individu de se marier avec qui il veut : et pourquoi pas avec son aspirateur ?! C’est avec ce sophisme là qu’on envahi l’actualité.

De cette idéologie émergeront par ailleurs les inséparables frères ennemis, libéralisme et communisme, qui ne feront de l’Homme qu’un animal économique. «L’Homme est un animal social» comme le disait Aristote et prend toute sa signification au milieu d’une communauté naturelle, en vue du surnaturel, qui prime sur le tout. Le petit homme, c’est la famille qui l’élève, qui le nourrit, et c’est la patrie qui le protège. Certains gauchistes crieront au  «pétainisme !», et ils n’ont pas tort… !

La France n’est pas née non plus dans les chênes, chez les cueilleurs antiques du gui, nés d’une civilisation hyperboréenne qui n’a jamais existé, car du temps de ces peuplades païennes, très peu unit les unes et les autres, il n’y avait aucune constitution de Nation. Si je dis cela c’est parce qu’une certaine Nouvelle droite s’acharne à se définir, avec sans doute Alain de Benoist en tête : paganisant, régionaliste et européiste, tout en se proclamant parfois «nationalistes européens». Or, il n’y a pas de Nation Europe, et le nationalisme vient toujours après la constitution d’une Nation. L’Europe est une civilisation, proche culturellement et cultuellement, mais pas une Nation.

La France est la plus ancienne Nation politiquement constituée, née en 496 du baptême de Clovis par Saint Rémi en la cathédrale de Reims suite à la victoire de Tolbiac. Se faisant, le roi mérovingien avait tenu sa promesse faite à sa femme sainte Clotilde. Se réalise enfin l’alliance entre un dessein politique et une vocation religieuse. De ce fait, la France devient le nouvel «Israël du Nouveau Testament», de la Nouvelle alliance, si l’on peut dire. D’où le titre de «fille ainée de l’Église» utilisé par différents papes, qu’il s’agisse de Grégoire IX, de Léon de XIII, de saint Pie X, de Pie XI, de Pie XII et bien d’autres. Le catholicisme est donc l’élément fondamental de la création de la Nation française avec Clovis comme origine première de sa vocation d’enseignante des nations.

En dehors des Régimes nationalistes de la première moitié du XXe siècle qui ont traité avec l’Église, et qui ont adopté sa doctrine sociale avec plus ou moins de maladresse (concernant Mussolini et Hitler), il n’y a en a eu aucuns en France depuis la putréfaction de 1789 : l’Église catholique, apostolique et romaine, s’est donc retrouvée isolée face à des Régimes démocratiques de plus en plus sous l’emprise judéo-maçonnique et qui lui était foncièrement hostile. Le modernisme n’a pas arrangé les choses. À ce propos, le terme de «judéo-maçonnerie» a été créé par Monseigneur Jouin, cadre antimaçonnique. Il avait inventé ce terme en constatant la filiation entre Judaïsme et Maçonnerie, ou encore par dû fait des liens qui unissaient Juifs et Francs-maçons.

La morale ne doit pas être entre les mains des faiseurs de lois. C’est là toute la dissociation entre l’empire (ou le pouvoir) spirituel et l’empire temporel, qui trouve son origine dans la déclaration de Notre Seigneur Jésus-Christ relatée dans les Évangiles : «Rendez à César ce qui est à César et rendez à Dieu ce qui est à Dieu».

Conclusion :

Quand un régime illégitime a renié l’Ordre naturel, trop longtemps hélas, il est du rôle du nationalisme de le balayer afin de rétablir les principes constitutifs qui ont fait la France. Étant donné que 1789 est une putréfaction, il faut maintenant re-militariser, re-sociabiliser, re-franciser et re-sacraliser la France. Certains diront que c’est un «retour en arrière». Dans le temps, cela n’existe pas, mais un malade qui a retrouvé la santé est, pourrait-on dire, «retourné en arrière» et il s’en porte très bien !

Image en tête de France nationaliste

Textes fondamentaux de Pierre Sidos sur 1789

Le relai de trois textes fondamentaux rédigé par Pierre Sidos et qui sont a rattacher ensemble selon ses propres volontés.
La Révolution de 1789, Le 14 juillet et La comédie de Valmy !

Pierre-Sidos-tableau

– La Révolution du 1789 :

Un événement anti-chrétien et anti-national

La révolution de 1789 est avant tout une sorte de guerre de religion: une guerre déclarée par les philosophes naturalistes contre la religion chrétienne. Les révolutionnaires d’alors s’opposaient radicalement aux commandements divins et aux obligations morales et sociales qui en découlent. Ils étaient les adeptes d’un Contre-Évangile: La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, libéral et égalitaire, à prétention fraternelle. Les sectateurs de cette idéologie cosmopolite engendrèrent un nouveau système politique, par le bouleversement de l’ensemble des valeurs constructives de notre pays. La commémoration du bicentenaire de cet événement anti-chrétien et anti-français est un scandale. Un mouvement contraire, à la fois spirituel et national, est donc parfaitement légitime. Il faut démystifier la révolution, dite française, en commençant par rappeler ce qu’elle fut. La révolution c’est:

-La persécution anti-religieuse, avec pour but l’anéantissement du christianisme.
-La tyrannie des clubs révolutionnaires et des sociétés secrètes.
-La terreur (massacres de Septembre, colonnes infernales au moment du génocide vendéen, canonnades de Lyon, noyades de Nantes, fusillade à Toulon, guillotinade partout en France : par exemple, à Orange, 331 exécutions de la sorte).
-La disparition officielle des provinces historiques françaises.
-L’abolition des libertés locales et familiales, dont la liberté testamentaire.
-La suppression des corporations et l’interdiction de tous groupements professionnels.
-L’introduction d’une notion idéologique de la nationalité, accordant celle-ci aux écrivains étrangers favorables aux idées révolutionnaires, admettant sans limites des étrangers dans les clubs, les assemblées, les administrations, les journaux.
-La plus grande banqueroute financière et économique de toute l’histoire de France.
-La dispersion d’une grande partie du patrimoine artistique et le saccage de milliers d’œuvres d’art. (À ce sujet, les guides verts « Michelin » actuels font souvent référence au « vandalisme révolutionnaire » de l’époque).
-Le point de départ de 25 ans de guerres inter-européennes, avec l’instauration du système dit de « la Nation armée » provoquant l’énormité des pertes humaines sur les champs de bataille, bafouant l’ordre militaire traditionnel et entraînant la mise à bas de la marine la plus puissante jamais possédée par la France: la Royale.

Et c’est à l’occasion du 200ème anniversaire de cette imposture générale qu’est la Révolution que l’actuel ministre de la Défense, le socialiste Jean-Pierre Chevènement, prépare le mauvais coup contre l’École spéciale militaire de Saint-Cyr qui est de vouloir imposer comme nom de baptême à la promotion de cette année celui de « Bicentenaire de la Révolution ». Cette information non encore divulguée devant prendre effet le jour « du Triomphe », qui se situe le dernier dimanche du mois de juillet, alors que bien évidemment une telle dénomination est absente de la liste des trois noms traditionnellement opposés par les jeunes officiers au choix de l’Autorité. Dès maintenant, il faut alerter contre le projet ministériel, au prétexte que les principales victimes des journées révolutionnaires du 14 juillet 1789 et du 10 août 1792 furent de valeureux soldats, dont un bon nombre d’officiers*.

Devant conclure, disons que le rétablissement de la France en toutes choses passe par le renversement du « mythe de 89″, dont le panneau-réclame est la Déclaration des droits de l’homme, qui a servi depuis à justifier tous les abus, toutes les persécutions, toutes les oppressions. La réussite et la pérennité de cette entreprise sont conditionnées par la fidélité à la Tradition, dans l’unité de tous ceux qui sont encore « du Christ » et « de France »; en se souvenant aujourd’hui du message délivré, un jour, il y a 2000 ans, sur la route d’Emmaüs: « Restons ensemble, il se fait tard ».

Texte de l’allocution prononcée par M. Pierre Sidos, président de l’Œuvre française, le samedi 21 janvier 1989, salle de la Mutualité à Paris; au cours du déjeuner de 1000 couverts, qui s’est tenu lors de la grande journée contre-révolutionnaire, organisée par l’Association 15 août 1989.

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* Le ministre de la Défense d’alors s’est finalement ravisé, son choix s’étant porté sur le nom de Tom Morel, Théodose Morel, dit « Tom », jeune lieutenant issu de Saint-Cyr qui avait rejoint par patriotisme la résistance armée dans les Alpes. Il fut tué en 1944, au plateau des Glières, lors d’une confrontation avec le commandant Lefebvre, des groupes mobiles de réserve (G.M.R.). Ce dernier fut abattu à son tour. Rien d’étonnant, en cette année du Bicentenaire de discorde nationale, que certains  se plaisent à raviver le fratricide de deux officiers français dans un temps de guerre civile.

– Le 14 juillet :

Une imposture partisane devenue une pseudo-fête nationale.

Il faut dire toute la vérité sur la révolution française de 1789, en signalant aussi tous les clichés mensongers qui s’y rapportent, notamment celui du « 14 juillet, anniversaire de la prise de la Bastille, symbole de l’arbitraire » selon la version officialisée contraire à la réalité historique.

Il n’y a pas eu prise de la Bastille, mais entrée autorisée par la porte ouverte, vers cinq heures du soir. Précédemment, une délégation des émeutiers avait pris son déjeuner à l’intérieur de la forteresse, sur invitation et en compagnie de son gouverneur Bernard de Launay.

La Bastille était un vieux bâtiment militaire, dont la destruction était prévue. C’était une ancienne forteresse, édifiée quatre siècles auparavant pour la protection de Paris et devenue prison d’État en voie de désaffection. Du 1er janvier 1789 au 14 juillet, il n’y était entré qu’un seul prisonnier. « Le Grand Larousse du XXème siècle », en six volumes, précise : « D’autre part, à cause du confort dont les prisonniers s’étaient entourés et à cause des traitements élevés des officiers de l’état-major, la Bastille coûtait très cher au gouvernement… »

Le 14 juillet il y avait sept incarcérés en tout, mais aucun prisonnier politique. Quatre détenus de droit commun furent libérés par la populace au milieu des réjouissances, et réincarcérés par la suite. Deux fous, dont un Anglais qui fut porté en triomphe puis renfermé a l’asile de Charenton ; l’autre fou étant transféré cinq jours plus tard dans le même asile d’aliénés. Le septième interné était un jeune noble du Languedoc, dévoyé et débauché, enfermé à la demande de sa famille, lequel s’empressa de disparaître.

La garnison était composée de 82 invalides de guerre, avec un renfort récent de 32 soldats. Le soir du 14 juillet, ces militaires sont menés sous escorte à l’Hôtel de Ville proche. En chemin, les menaces et les injures pleuvent sur eux. Le gouverneur de la Bastille est assassiné en cours de route. On confie le soin de décapiter son cadavre à un boucher, qui s’escrime d’abord avec un sabre qu’on lui a tendu, mais doit finir à l’aide de son couteau de poche. La tête fixée au bout d’une pique est promenée à travers la ville pendant deux jours. Trois officiers et trois invalides sont également mis à mort par la populace. Les auteurs de ces forfaits se déclarèrent « vainqueur de la Bastille ».

Près d’un siècle après, la IIIème République décide d’en faire la fête nationale de la France que les Américains appellent le « Bastille Day » (le jour de la Bastille). À partir du 14 juillet 1880, cet épisode particulièrement sanguinaire de la Révolution, — cette journée d’émeute dont l’anniversaire fût déjà stupidement célébré en 1790 sous le nom de Fête de la Fédération –, devient la fête nationale légale avec la paradoxale obligation de service pour les militaires français de parader a cette occasion.

Il convient de fixer une autre date plus convenable comme fête nationale  française. À la place de l’anniversaire d’une affaire déplorable, dont le symbolisme est plus que douteux, le choix de la date du 15 août, fête de l’Assomption de la mère du Christ, patronne principale de la France, paraît le plus opportun. Sous le Premier et le Second Empire, le 15 août était jour de fête nationale. Les Français doivent se reconnaître le « 15 août » comme la véritable fête nationale de la France.

– La comédie de Valmy :

D’hier à aujourd’hui

Le choix du symbole de Valmy, concrétise sur place et à la date d’anniversaire, afin de marquer le lancement d’une campagne d’opinion nationale, en vue de l’élection présidentielle fixée en avril-mai 2007, est pour des nationalistes français absolument contestable par rapport à la vérité historique et à la cohérence politique.

Toutefois, il faudra attendre pour voir si ce coup médiatique singulier sera bénéfique ou non à l’obtention du nombre nécessaire de parrainages; et si par la suite cette démarche contrevenant à une image consacrée, aura des retombées négatives ou pas. Des réserves se sont déjà fait entendre, déplorant l’altération apparente d’une ligne générale antérieure. À notre avis, faire appel au mythe de Valmy, avec tout ce qu’il représente, c’est dans l’instant composer avec l’erreur, que ce soit par calcul ou par ignorance.

Car il n’est besoin que de s’en rapporter au déroulement véritable de ladite bataille ou victoire de Valmy, du 20 septembre 1792, dont le lieu se situe à deux cents kilomètres de Paris, à proximité d’un moulin à vent (réédifié en 1924, puis reconstruit en 1939), pour savoir qu’elle se résume à une canonnade très peu meurtrière, suivi d’un retrait inextricable de la puissante armée des Coalisés commandée par le duc de Brunswick; alors que lui faisaient face de vieilles troupes de la monarchie française, accompagnées de bataillons de volontaires, soit un ensemble assez hétéroclite, ayant à sa tête le général Dumouriez.

Une tractation occulte, comportant compensation matérielle, rendue sans doute possible par l’appartenance commune des deux protagonistes a la même société secrète, est la raison première que retiennent des historiens soucieux d’éclaircir le motif réel d’une dérobade militaire non stratégique, incompréhensible autrement.

Toujours est-il que cette victoire, par défaut sur le terrain, eut dès le lendemain dans la Capitale des conséquences considérables, avec l’abolition de la royauté ancestrale et la proclamation d’une république à prétention cosmopolite, porteuse d’idées les plus subversives, capable de les imposer au imposer au moyen de la Terreur, pour aboutir à un bouleversement profond de l’ordre naturel des choses.

Goethe, certes le plus grand poète de l’Allemagne moderne, mais aussi un homme politique, dans son livre intitulé « La Campagne de France », dont il publia une relation a trente ans de là, aurait compris le soir même l’importance de cette journée, si l’on croit son récit. En effet, il révèle que: « De ce lieu et de ce jour date une ère nouvelle dans l’histoire du monde. » Or, si rien ne vient attester le caractère divinatoire de cette transcription tardive d’une réflexion personnelle, elle est cependant cité à l’appui de la fable de Valmy.

Quant à Kellermann, capitaine sous Louis XV et général en 1788 sous Louis XVI, maréchal en 1804 sous l’Empire — bien qu’en fin de carrière active depuis 1797 –, il se rallia aux Bourbons lors de la Restauration de 1814. Malgré le titre de duc de Valmy que lui décerna Napoléon 1er en 1808, seize ans après sa participation à la fameuse canonnade sous les ordres de Dumouriez, il est certifié que le plus célèbre homme de guerre de l’histoire a donné par ailleurs une opinion significative sur l’intéressé et sur la bataille elle-même.

Ainsi, tout ce qui concerne Valmy est mensonger ou sujet à caution, y compris l’usage à cette occasion de mots familiers du vocabulaire comme nation et patriote, lesquels dans le langage révolutionnaire de l’époque n’ont pas le même sens qu’en langue française courante.

Voilà pourquoi il importe que toute manifestation d’un patriotisme authentique ne puisse se concevoir qu’en référence à un passé national débarrassé des mensonges historiques, qui ont fait tant de mal à la France. Dans le cas de Valmy, en histoire comme en géographie, on peut dire que ce n’est pas tellement éloigné de Colombey-les-Deux-Églises.

Tout héritage implique l’établissement d’un inventaire sincère. Ce qui est obligatoire pour la transmission de biens matériels doit l’être encore plus dans la communication de souvenirs, qui appartiennent au domaine de l’esprit. Pour maintenir une communion de pensée et d’action, il est donc indispensable à la survie du patrimoine héréditaire de refuser d’une façon catégorique les mauvais exemples, les interprétations malhonnêtes, les falsifications mémorielles. Bien s’entendre sur hier, c’est une garantie pour mieux s’accorder aujourd’hui, et rester à l’unisson demain.

Et sans chercher à prévoir l’avenir, il faut œuvrer avec méthode pour le rendre possible, selon nos vœux les plus chers.

Projet maçonnique de 14-18

Le franc-maçon André Lebey, l’une des autorités maçonniques françaises proclamait au sujet de la guerre de 1914 en cours :
« La lutte actuelle est la continuation de celle qui s’est ouverte en 1789. » (1) et à la Conférence maçonnique de Lisbonne, le 13 mai 1917, le Grand-Maître portugais Magalhaes de Lima proclamait :
« La victoire des alliés doit être le triomphe des principes maçonniques. »

(1) Cité dans L’attentat de Sarajevo d’Albert Mousset.

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Le national-socialisme à la française

Conférence du 28 juin 2014 de Philippe Ploncard d’Assac (50 minutes sans les questions-réponses) :

Cette intervention faite à propos de la Révolution dite française explique parfaitement l’origine national-socialiste du nationalisme français.

Une révolution au nom du peuple contre le… par Floriano75011