Éléments biographiques sur Pierre Sidos

P-SIDOS-b-150ppp Biographie concise sur M. Pierre  Sidos :

Né à Saint-Pierre-d’Oléron le 6 janvier 1927, Pierre Sidos est issu d’une famille de combattants, de militants nationaux et napoléoniens. L’histoire de cette famille se confond avec l’épopée coloniale, l’implantation en Indochine, la mise en valeur de l’Algérie et de Madagascar et plus lointain, s’enracine dans la terre de France puisque Sidos veut dire « Paix » en langue gauloise. Son père de souche pyrénéenne était apparenté à la famille de Robert Brasillach, sa mère était une corse de la montagne ; les origines de Pierre Sidos plongent leurs racines dans l’histoire de notre pays par d’autres parents issus de nos provinces.

Camarade de combat de Paul de Cassagnac, directeur du journal « l’Autorité », son grand-père maternel était bonapartiste. Ses grands parents paternels appartenaient au courant de la gauche nationale et avaient comme maîtres à penser Blanqui, Fourier et Edouard Drumont. C’est 1940 que va débuter le sacrifice qui décimera sa famille : au milieu de la débâcle, son frère aîné, Jean, chargé de la défense d’ une petite bourgade de l’Eure-et-Loir, y laisse la vie le 16 juin 1940, à l’âge de 20 ans. Son sacrifice et son courage, dignes d’être signalés à cette époque où d’autres, au même moment, avaient fui à Moscou ou Londres, furent salués par ceux qui l’avaient tué, puisque les soldats allemands lui rendirent les honneurs de la guerre.

Son père, François Sidos, fut un des hauts fonctionnaires de l’État français dirigé par le Maréchal Pétain , chargé de mission au ministère de la Justice, service des Sociétés secrètes, puis inspecteur général adjoint des Forces du Maintien de l’ordre . Ancien combattant de Verdun, militant de longue date, dirigeant régional des Jeunesses Patriotes de Pierre Taittinger dans l’entre-deux guerres, ami de Philippe Henriot, député de la Gironde, membre du Parti franciste de Marcel Bucard. Arrêté en fin d’année 1945, il est condamné à mort et fusillé le 28 mars 1946 à La Rochelle, lieu de résidence de la famille.

En 1957, son frère Henri âgé de 25 ans, meurt au combat en Algérie sous l’uniforme des parachutistes. Figure exemplaire des Bérets rouges, il était surtout connu en milieu militaire sous le surnom de « bison ». C’était un camarade de combat de Roger Holeindre, qu’il avait déjà connu pendant la guerre d’Indochine.

En 1944, Pierre Sidos est interné en Alsace au camp du Struthof en compagnie de son frère cadet Jacques tout comme lui membre des Jeunesses francistes et qui sera surnommé « le Blanqui du nationalisme » en raison de ses nombreuses années d’incarcération politique, puisqu’il passera dix Noëls en prison. Ce camp de concentration créé par les allemands fut utilisé par le régime résistancialiste pour emprisonner les jeunes militants engagés dans la politique du Maréchal Pétain..

Tout juste libéré, il fonde en 1951, « La Jeune Nation » devenue en 1954 le mouvement « Jeune Nation » qui deviendra le fer de lance du combat pour le maintien de la présence française en Algérie. De 1951à 1958, la vie de Pierre Sidos se confond avec celle de son mouvement qui mène un combat irréductible contre le communisme et les puissances d’argent. Devenu trop dangereux pour le régime, Jeune Nation est dissout le 15 mai 1958, cette dissolution étant un des actes du gouvernement Pfimlin, le dernier de la IVème République, pour lutter contre le mouvement populaire du 13 mai à Alger.

Il publie alors le journal « Jeune Nation », qui bat très vite un record… celui des saisies et des poursuites. La lecture, aujourd’hui, des numéros de la collection de ce journal est assez édifiante : la politique gaulliste y est annoncée point par point. En effet avec les journalistes et les écrivains Henry Coston et Maurice Bardèche, Pierre Sidos est un des seuls hommes politiques nationaux à avoir vigoureusement combattu pour le NON au premier referendum gaulliste, sous le slogan « De Gaulle = Mendes », Mendes-France étant le principal responsable politique du bradage de l’Indochine.

Le 6 février 1959, il fonde le Parti nationaliste et tient une réunion publique qui rassemble à Paris plusieurs milliers de militants durant laquelle Pierre Sidos exige « la séparation de la synagogue et de l’Etat » Conséquence : moins d’une semaine après, Charles De Gaulle, à la demande de Michel Debré, interdit le Parti nationaliste, par une décision prise en conseil des ministres. Le 24 janvier 1960, lors de « la journée des barricades », il entre en clandestinité et poursuit avec obstination son combat pour la présence française en Algérie jusqu’à son arrestation le 5 juillet 1962 et son incarcération à la prison de la Santé le 14 juillet. Après cinq procès dont deux pour atteinte à la sûreté de l’Etat, sous le coup de multiples condamnations avec sursis, il est libéré le 18 juin 1963. En janvier 1965, il est l’objet de saisie pour payer les frais de justice causés par les procès subis, dont celui intenté par le pouvoir gaulliste contre les dirigeants du Parti nationaliste.

Infatigable militant nationaliste, il fonde de nouveau le journal « Le Soleil » en 1966, puis l’association « L’Œuvre française » en 1968. L’homme est discret mais tenace, volontaire et méthodique. L’ Œuvre française va alors devenir un point de rencontre pour les nationalistes conséquents puisqu’il est le seul mouvement en France qui s’oppose à l’expansion du sionisme international. Candidat à l’élection présidentielle de 1970, sa candidature est rejetée par le Conseil Constitutionnel pour un motif mensonger. Dans les années 1990, Pierre Sidos est lourdement condamné pour révisionnisme et son journal « Le Soleil » est interdit.

Aujourd’hui, sa personne fait le lien entre les aspirations des fascismes européens d’avant-guerre et celle du nationalisme français de la même époque avec leur régénération d’après-guerre inspirée par Jeune Nation. Peu à peu, le mouvement dont il est à l’origine se transforme en véritable institution qui forme des générations de cadres politiques. Le 5 février 2012, il transmet  la présidence de l’Œuvre française à Yvan Benedetti lors du VIIIème Congrès du mouvement, tout en restant au service de cette noble cause qu’il n’a jamais cessé d’honorer.

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Signification du nom de Sidos :

Sidos

« C’est dans le domaine de la pensée que nous sommes très mal renseignés car nous n’avons que des bribes, dont la pluspart ne concernent encore que les aspects les plus concret du culte : nous avons le nom du druide (druis, gén. druidis), du barde (bardo-s), du devin (vati-s), du sanctuaire (nemeton), de la paix (sido-s) mais toute incursion dans le domaine de l’abstrait nous est pratiquement interdite ».

In « L’aventure des civilisations – Les royaumes Celtiques », par Myles Dillon et Nora K. Chadwick en page 450. Édition Fayard de 1967/1974.

Ainsi le nom de « Sidos » signifie « Paix » en Celte.

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Ancienne origine de la famille Sidos  :

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La direction possède ce document généalogique, retraçant le parcours d’une personne du nom de Pierre Sidos qui vécut au XVIe-XVIIe siècle :

« Dans la classe moyenne et laborieuse des marchands, des procureurs, des artisans, qui, lésés dans leurs intérêts par les guerres, s’en montrent le plus « recreus », qu’on trouve les restaurateurs en 1597 de la compagnie des Pénitens-Blancs. Des deux confréries, celle-ci et celle des Gris, qui avaient été fondées pendant les guerres de religion et s’étaient vu disperser en 1577, la première a très vraisemblablement dû de revivre au rôle alors joué par les Dominicains à Montpellier. Mais le prieur zélé qui la releva fut un certain Pierre Sidos, originaire de Frontignan, et qui y était procureur en la Cour royale ordinaire, lorsque son mariage avec Sandre Saillens, fille d’un bourgeois de Montpellier, l’amena à se fixer dans cette dernière ville, où on le voit, précisément fin mai 1597, procureur au Présidial. Avec lui (1) sont cités le notaire Pierre Gallet, le marchand Jean Finot (2). Évidemment, il y en avait d’autres, mais je manque de moyen de dater leur réception.

Au contraire, il est possible d’établir le moment et les circonstances de la restauration de la confrérie. Tous les auteurs la plaçaient en 1517, par suite d’une omission commise dans le libellé de la plus ancienne liste connue des confrères. Mais un autre texte et les renseignements apportés sur Pierre Sidos ne laissent aucun doute sur la correction à opérer : c’est de 1597 qu’il s’agit. En outre, les fêtes de la Pentecôte furent choisies pour cette restauration, soit qu’antérieurement la Compagnie ait existé sous le patronage du Saint-Ésprit, soit qu’elle l’ait adopté alors. On gagnait à ce moment, le jubilé et le P. Michaelis prêchait. Le mardi 21 mai il y eut, vers les six heures du soir, absolution générale ; le vendredi matin, une procession, et le soir un nouveau pardon. Même programme le lendemain. La fête de la Pentecôte couronna le tout. Pierre Sidos survécu peu à ce succès, dans l’année même il mourait. ».

(1) « En 1602, le chanoine Pierre Darles , ancien confrère d’avant 1577, est inscrit suite après feu Pierre Sidos, « premier restaurateur et qui a remis sus lad. Compagnie, débandée à cause des guerres ».

(2) « L’un des principaux et premiers qui a assisté et accompagné feu frère Pierre Sidos a la remise de confrérie ».

In « Mémoires de la Société Archéologique de Montpellier », deuxième série, Tome VI de 1918 en pages 547-548.

Ainsi, nous retrouvons un ancêtre du nom de Pierre Sidos en pleine période de ladite Renaissance.

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Diplôme desservi à Pierre Sidos pour participation héroïque :

Le « diplôme d’honneur de combattant de la liberté » que « L’association des combattants de la liberté hongroise en France » a desservi à M. Pierre Sidos « pour sa participation héroïque aux combats pendant l’insurrection nationale hongroise du 23 octobre 1956 contre le communisme », remis des mains du général hongrois Veress de Valnok Lajos. Le document date du 15 mars 1958 :

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Parmi les opinions autorisées portant un jugement sur Pierre Sidos :

Parmis opinions autorisées sur Pierre Sidos

Général Maxime WEYGAND, ancien généralissime des armées françaises, vainqueur de la bataille de Varsovie contre l’Armée rouge, en 1920, dans une dédicace de son ouvrage Histoire de l’Armée française : « …en amical hommage au membre d’une grande et noble famille française, cette histoire de l’Armée française qui est un peu une histoire de la France ». (1953)

Madame la Maréchale PÉTAIN, veuve du vainqueur de la bataille de Verdun, dans une correspondance : « Je connais la valeur de tous les Sidos et je sais que leur courage va jusqu’au sacrifice ». (1957)

M. Jean-André FAUCHER, journaliste et écrivain de gauche, dans son livre Les Barricades d’Alger : « L’homme était peu conforme au portrait que brossaient de lui certains journalistes, qui le connaissaient mal. On nous le présentait comme un excité passionné d’activisme gratuit, et tout chez lui était médité et étudié ». (1960)

M. François d’ORCIVAL, actuellement rédacteur en chef de l’hebdomadaire Valeurs actuelles, dans la revue Défense de l’Occident dirigé par M. Maurice Bardèche : « Mais parce que Pierre Sidos fut le premier à dénoncer le nouveau régime, dès juillet 1958, ses bonzes et ses tares… ». (1961)

M. Henry Coston, directeur de la revue Lectures françaises, dans le Dictionnaire de la Politique française : « …Pierre Sidos est considéré, aussi bien par ses adversaires que par ses amis, comme le chef d’une des fractions les plus dynamiques du nationalisme français ». (1967)

M. Noël JACQUEMART, directeur de L’Écho de la Presse et de la Publicité, ainsi que du Charivari, dans son ouvrage La Presse française, de 1830 à 1960 : « Extrême-droite ou non, Pierre Sidos est inattaquable sur le plan des principes et de l’intégrité ». (1968)

M. Roger PEYREFITTE, célèbre écrivain, dans son livre intitulé Des Français (200.000 exemplaires vendus) : « Le conseil constitutionnel avait recueilli le nombre de signatures nécessaires pour être habilité. C’était trop demander à un aéropage où siègaient Palewski et Cassin, que de procurer le bénéfice de la propagande officielle au dénonciateur du judaïsme en France ». (1970)

S.M. le roi FAYCAL, d’Arabie saoudite, lors d’un entretien privé dans son palais de Ryad ; « Je n’ignore pas que vous êtes un Français courageux, qui dénoncez la conspiration sioniste internationale et qui, comme moi, avez découvert dans le sionisme et le communisme les deux faces d’une même menace ». (28 avril 1971)

Général Jean PERON, en exil à Madrid, avant son retour triomphal à Buenos Aires : « Pour le moment, en France, vous avez contre vous les mêmes adversaires qui ont provoqué mon départ d’Argentine : le grand capitalisme yankee, les dirigeants marxistes, l’internationale sioniste et, en plus, la partie politicienne du clergé. Malgré eux tous, un monde nouveau plus juste doit naître. Toute mon affection amicale accompagne votre activité pour l’indépendance de l’Europe ». (Entrevue personnelle du 22 octobre 1972)

Colonel Otto SKORZENY, en dédicace manuscrite pour son livre exceptionnel La Guerre inconnue : « À mon cher ami Pierre Sidos. Si les braves ne luttaient plus, ce serait les lâches qui gagneraient ». (23 avril 1975)

M. François DUPRAT, professeur d’Histoire, rédacteur en chef des Cahiers européens hebdo : « Le mouvement de Pierre Sidos poursuit inlassablement ses activités de propagande. Bien organisé et géré d’une façon efficace par l’excellent administrateur qu’est son chef… ». (1975)

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Entretiens avec Pierre Sidos et l’association des Amis de Pierre Sidos :

Sommaire : Famille Sidos, Jeunesse franciste avec Marcel Bucard, ladite Libération-Épuration, camp du Struthof ; clandestinité, OAS, attentat du Petit-Clamart, colonel Bastien-Thiry, décret Crémieux ; Boumédiène, Roy Faÿcal, Général Peròn, Otto Skorzeny, Léon Degrelle ; Jean-Marie le Pen, François Duprat, Henry Coston, Jacques Ploncard d’Assac ; nationalisme, patriotisme ; Vatican II, Croix eucharistique, pèlerinages ; Jeune nation, le Parti nationaliste, l’Œuvre française, Fédération des étudiants nationalistes, Occident ; siège du Parti communiste, scission de Dominique Venner, 6 février, journaux Jeune nation et Le Soleil, réunions, tractages, lectures, stratégie, affaires de dissolutions ; libres propos.

 

Entretien à titre biographique réalisé le 28 février 2014 avec M. Pierre Sidos, au nom de l’association « Les amis de Pierre Sidos » (A.P.S.).

-Parcours du président (origines, officier et ex-Front National).
-Légère biographie de la famille Sidos (morts pour la France, militantisme et nationalisme français de Pierre Sidos).
-Présentation de l’association (11 novembre, jour de l’Armistice, Saint-Martin, composition, activités, adhésion, internet).

aps@pierresidos.fr

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