Fête nationale d’hommage à sainte Jeanne d’Arc par Civitas

Le reportage du défilé organisé par Civitas en hommage à Sainte Jeanne d’Arc lors de sa fête nationale :

Dimanche 14 mai 2017, CIVITAS organisait cette année encore son traditionnel défilé en hommage à Sainte Jeanne d’Arc dans les rues de Paris.

Discours d’Alain Escada lors de l’évènement :

L’allocution de l’abbé Xavier Beauvais qui suivait :

Merci aux mousquetaires de JMLP et à Deus Vult pour le service d’ordre.

La religiosité chrétienne de Benito Mussolini par Deus Vult

Le Duce Mussolini à Padre Pio en 1924 : « Je témoigne de votre amour pour la Vérité. Elle m’a ramené à Dieu ! »

Vous savez qu’à Deus Vult, nous avons le chic pour mettre l’ambiance et faire tomber les préjugés !

Nous allons ici en casser un concernant le père du fascisme, le Duce Mussolini !

Lettre Mussolini à Padre Pio
Lettre Mussolini à Padre Pio

♦ Lettre envoyée par Mussolini à Padre Pio (canonisé en 2002) :

« Cher et éminent frère,

Je témoigne de votre amour pour la Vérité. 1) Elle m’a ramené à Dieu ! 2) Votre Foi est vraiment pour moi l’objet de la préparation à la réconciliation, de fasciste à fasciste. Croyez-moi, votre Mussolini. »

C’est le 2 juillet 1924 que le Duce a écrit ces mots touchants à Padre Pio de Pietralcina – aujourd’hui Saint et symbole de la miséricorde jubilaire.

Une copie de cette lettre autographiée est conservée à la Villa Carpena, au musée Villa Mussolini qui accueille de nombreux témoignages historiques de l’épopée fasciste – Maison du Souvenir, rue Crocetta à Forli. Celle qui fût la demeure historique de Mussolini, de Rachele (femme du Duce) et de leurs enfants.

Nous avons parlé souvent de la spiritualité et de la religiosité de Benito Mussolini, nous y revenons en référence à Saint Padre Pio, autour duquel, plus que jamais, se réunit toute la communauté chrétienne à l’occasion du jubilé.

En fait, Benito a toujours été un homme de foi. Il le fût même pendant sa jeunesse révolutionnaire mouvementée, même quand il parlait et écrivait, très jeune, contre les clercs.

Note de la rédaction : Il s’avère que l’église italienne (comme toutes les églises européennes) était gangrénée par le libéralisme, le marxisme, l’esprit du modernisme et la franc-maçonnerie – pour le plus grand malheur du Padre Pio d’ailleurs qui en subit de multiples conséquences néfastes pour son apostolat !

Nous en avons parlé ensemble avec sa nièce, Edda Negri Mussolini, dans notre ouvrage « Dame Rachele, ma grand-mère, la femme de Benito Mussolini » aux Éditions Minerva (« Donna Rachele mia nonna, la moglie di Benito Mussolini », edizioni Minerva).

Mais dans ce livre, nous avions décidé d’être concis sur ce sujet (foi catholique du Duce) pour ne pas trop ‘voler’ d’espace à Rachele à laquelle était dédié notre travail.

Nous avons néanmoins évoquer le sujet dans notre « Giornale d’Italia » mais l’approfondissement du sujet ne peut être que bénéfique !

Deux prêtres ont consacré de nombreuses années de leurs vies en longues études sur le thème de la religiosité de Benito Mussolini.

Ces études ont abouti à  deux livres volumineux « Religiosité, bonté paternelle, pauvreté évangélique, tragédie et testament de Mussolini » de Don Franco Giuliani (« Religiosità, bontà paterna, povertà evangelica, Tragedia e Testamento di Mussolini » et « Discussion sur la conversion de Benito Mussolini » de Don Ennio Innocenti (« Disputa sulla conversione di Benito Mussolini« ).

Concernant le premier ouvrage, voici les paroles de son auteur Don Giuliani en préambule :

« Ils vous ont dit qu’il était athée, anticlérical, franc-maçon, matérialiste, tyran comme Staline. En fait, tout cela est faux. Je retranscris dans ce livre tout ce qu’il a dit et tout ce que les grands personnages de cette époque ont dit concernant la foi du Duce. Après cette lecture, vous me direz vous-même qui était Benito Mussolini. Ne vous faites pas embobiner par ceux qui disent qu’il feignait d’être religieux pour des motifs de propagande, parce que c’est tout le contraire ; il fit le « gros dur » pour apparaitre athée et « bouffeur de curé » mais il était profondément catholique, mais pêcheur, comme nous tous. Jugez vous-même, je relate seulement des faits. »

Après un demi-siècle, l’Histoire – Don Giuliani a écrit son ouvrage en 1990 – a commencé à rendre justice : Staline détrôné et éloigné de son sépulcre et ses pauvres victimes réhabilitées, Togliatti (communiste italien 1893-1964)  effacé de la liste des ‘meilleurs’ et compté parmi les ‘pires’.  L’Histoire fera justice de tout et de tous.

Le prêtre italien continue :

« Nous sommes tous des pêcheurs et pourtant nous sommes tous des catholiques convaincus. »

Comment lui donner tort ?

Les nouvelles qui parvenaient à Don Giuliani sont de première main : il avait appartenu aux jeunesses fascistes ‘Balilla‘ et était le neveu du principal garde du corps du Duce, Legè.

Voici quelques autres extraits intéressants de cet ouvrage :

« Le Duce définit Saint François – dans un discours au parlement – comme ‘génie de la poésie la plus élevée, comme Dante : le plus audacieux navigateur, comme Colombo : l’âme la plus profonde de l’art et de la science comme Leonard De Vinci’ et encore ‘le plus saint des italiens, et le plus saint des saints’ parlant de ‘la pureté de son caractère, simplicité de l’esprit, ardeur des conquêtes idéales, vertu du renoncement et du sacrifice suprême. Le plus grand parmi les grands, élevant la Croix du Christ, les signes de la Charité et de la paix universelle.’ »

« En 1921 dans un autre discours au parlement, Benito déclarait : ‘Dans toutes les sciences, au centre, il y a toujours Dieu. La science a révélé beaucoup de vérité, la vérité de Dieu restera toujours mystère dans son essence précise.’

En 1922 : ‘Seulement dans la foi en Dieu on peut rejoindre le niveau maximum dans chaque science et dans chaque domaine.’ »

Ces deux petits exemples se comptent par centaine dans le livre de Don Giuliani. Voilà la Vérité.

Duce Mussolini
Fresque du Duce Mussolini dans une église

Passons sur ces deux ouvrages et continuons notre article de « dédiabolisation » / combat pour la vérité historique.

♦ Il y a quelques temps, le journal italien « La Voce di Romagna » a publié une entrevue intéressante qui relatait l’histoire de Don Ciro Macrelli.

On pouvait notamment y lire :

« Seulement 20 jours s’étaient écoulés depuis son assassinat que Mussolini, resplendissant de lumière, apparut à Sœur Elena pour révéler qu’il était Bien-Heureux dans la gloire de Dieu. »

Le père Macrelli disait également à Giovanni Bucchi, le journaliste qui réalisait l’entrevue :

« Je ne suis pas fasciste, j’ai toujours voté Démocratie Chrétienne, pratiquement jamais pour le Mouvement Social Italien (MSI qui est l’héritier lointain du fascisme – comparable au Front National). À ceux qui me traite de ‘nostalgique’ de par mon admiration pour Mussolini, je répond que je n’ai aucune nostalgie, je regarde avant tout la vérité historique. »

Ce prêtre est né en 1917, le 29 juillet (le même jour que le Duce). Son père avait été décoré par Mussolini pour la bataille du grain. Il continue l’entrevue :

« Mussolini a toujours été présenté dans son côté le plus négatif, jamais comme un sauveur, ce qu’il a été, de notre patrie. »

Étant né en 1917, il a vécu entièrement l’époque fasciste.

« Cette période fasciste a été celle où l’Italie a le plus évolué, il y avait de la richesse, nous avions une monnaie forte.

L’Italie était une puissance admirée dans le monde entier, même enviée par la France et l’Allemagne. Et c’est Mussolini qui a réalisé tout cela ! »

Le journaliste l’attaqua ensuite :

« Pardonnez moi la superficialité, mais il ne me semble pas que Mussolini était un petit saint, et encore moins un fidèle pieu et dévot ! »

Le bon prêtre n’y alla pas de main morte :

« On voit que vous ne connaissez pas toute l’histoire ! »

Et il lui rappela ensuite la belle prestance d’Arnaldo, le frère du Duce, et sa profonde spiritualité. Et puis il déclara :

« Dame Rachele dans les années 50 alla rendre visite à Padre Pio à San Giovanni Rotondo. À peine il l’a vis, il lui dit : ‘Ton mari est sauvé, pense à te sauver toi !’ »

Il fit également référence au témoignage de Sœur Speranza qui dit avoir vu :

« l’âme de Mussolini étincelait dans le Ciel ».

Le journaliste demande alors au prêtre :

« Selon vous, Mussolini est sauvé ? »

Et le prêtre :

« Très certainement, nous le savons de Padre Pio et de Sœur Speranza ».

♦ Nous avons également déjà vu sur notre site le témoignage d’Edvige Carboni ainsi que l’étude du deuxième ouvrage cité en début d’article (Discussion sur la conversion de Benito Mussolini » de Don Ennio Innocenti) : Voir ici -> http://deus-vult.org/actualites/le-duce-mussolini-au-paradis/

♦ Intéressons nous maintenant au témoignage de Don Francesco Spadafora :

« Sœur Elena suivit avec une préoccupation maternelle les derniers jours de Mussolini. Elle me disait : ‘S’il se dirige au sud, vers les alliés, il aura la vie sauve.’ Au contraire, s’en suivit la capture à Côme, l’assassinat voulu par Pertini et Longo (socialistes) et le massacre du cadavre après que celui-ci fut pendu la tête en bas sur la place Loreto à Milan. Les partisans communistes se sont acharnés avec sadisme sur le Duce sous le bon œil des alliés qui ont mis en place la démocratie libérale…

On fit ensuite tout pour salir la mémoire de Benito et les 20 années de son gouvernement.

À peine 20 jours se sont écoulés depuis son odieux assassinat que Mussolini, resplendissant de lumière, apparut à Sœur Elena pour lui révéler qu’il était Bien-Heureux dans la gloire de Dieu. Il s’attarda à lui donner les motifs théologiques pour lesquels la Bonté infini de Dieu, avec sa justice souveraine, l’avait récompensé : le bien accompli pour l’Italie, l’Italie était au sommet de ses pensées, pour l’Italie il avait souffert et avait été martyrisé ».

Nous remercions les propriétaires de la Villa Carpena, Villa Mussolini – Maison du Souvenir – qui ont mis à notre disposition les différentes sources de cet article.

Source Deus Vult

Note de la rédaction : En espérant que le voile politique de nos ennemis s’estompe, et qu’un regard bienveillant s’élève sur ceux qui ont essayé de trouver une réponse à la vague subversive des « états confédérés de l’anti-France » .

 Saint Padre Pio, priez pour nous !

-*-

Le Duce Mussolini, père du fascisme, au Paradis ?

C’est en tout cas ce qu’a affirmé la Servante de Dieu,  Edvige Carboni (1880–1952), une mystique laïque portant les stigmates de Notre-Seigneur. L’Église vaticane ne s’est jamais prononcée sur ce sujet après guerre, et en dehors des frontières italiennes et de la barrière de la langue, l’information est très peu répandue, voire même inconnue pour ce qui est de la zone francophone. Voici un résumé de l’affaire :

«Hedwig priait beaucoup pour le repos éternel de l’âme de Benito Mussolini, et lorsqu’elle a appris que les communistes l’avaient tué, elle a intensifié d’autant plus ses prières et a fait célébrer de nombreuses messes pour sa libération du Purgatoire. Car Jésus-Christ lui a révélé un jour, que le Duce avait été condamné au Purgatoire, pour expier ses péchés pendant des années. La Servante de Dieu a continué à prier pour son âme et, après quelques années, Jésus-Christ l’a enfin libéré des souffrances du Purgatoire.
Hedwig disait toujours que la bonté du Seigneur était vraiment grande.»

L’épisode de l’apparition est raconté de cette manière par la protagoniste :

«Pendant que je priais devant le Crucifix, une personne est soudainement apparue entouré de flammes, et a déclaré d’une seule voix :
«Je suis Benito Mussolini. Le Seigneur m’a permis de venir à vous pour obtenir un soulagement de mes souffrances au purgatoire. Je vous exhorte, comme un acte de charité de me consacrer toutes vos prières, ainsi que toutes vos souffrances et vos humiliations pendant deux ans, si le Très-Haut le permet. La Miséricorde de Dieu est infinie, mais c’est ainsi qu’il exerce sa Justice. On ne peut entrer au paradis jusqu’à ce que l’on est payé jusqu’au dernier centime dû avec la Justice Divine. Le purgatoire est terrible pour moi, parce que j’ai attendu le dernier instant pour me repentir.»
Journal intime de Edvige Carboni.

Et voici la conclusion de son salut :

« Jésus-Chrit m’a dit après la communion «Ce matin, l’âme de Benito Mussolini est entrée au Ciel.» »
Journal intime de Edvige Carboni, un jour de printemps de l’année 1951.

Mussolini s’est éteint le 28 avril 1945, et c’est donc après 6 ans de purgatoire qu’il aurait accédé au royaume des Cieux.

D’autres se baseront également sur les dires  élogieux du Padre Pio à l’égard du chef d’État de la République sociale italienne, ou de sa relation avec l’Église catholique pour relier un peu plus cet homme dans le thème de l’article.

D’autres éléments s’ajoutent avec le livre de «La conversion religieuse de Benito Mussolini» de l’auteur Don Ennio Innocenti (quelque peu démocrate mais bon historien), pour le coup convaincu d’une conversion religieuse ce à quoi le père Eusebio Zappaterra ne croira pas entièrement.

D’ailleurs rendu plus compliquée par le fait que le petit Benito avait perdu la foi durant sa jeunesse, en partie à cause du début de l’influence du modernisme dans les paroisses.

En tout cas, la politique mussolinienne tranche avec le milieu «néopaïen» existant dans Italie de l’époque tout comme en Allemagne.

«Tu voudras ce que je veux moi-même (…) en 1923, lors de  la solution à la question romaine proposée au cardinal Gasparri, le cardinal a accepté mon idée, mais observant cependant que Giolitti avait échoué dans sa mise en œuvre, pour raison de grandes difficultés au sein de la Chambre à cause de l’opposition de la franc-maçonnerie. J’avais assuré au cardinal que ce serait la fin des deux (la Chambre et la maçonnerie), ce qui éliminera net nos différents».
Père Eusebio Zappaterra, confirmée par Mussolini lors du Concordat.

Enfin il faut noté qu’après la signature du Concordat, Mussolini a exécuté un acte important marquant la volonté d’éliminer le moule libéral, qui sépare l’Italie entre l’idéal fasciste et la culture laïque maçonnique issue de l’intoxication du Risorgimento (Renaissance italienne) : «Le 29 Janvier 1929, il fît déplacé de Porta Pia, les statues des saints martyrs déchirés par les canons de l’envahisseur républicain, le jour de la signature (des accords du Latran) : le peuple italien agenouillé a remercié la Providence. La Civiltà Cattolica a commenté que, les croyants qui avaient enfin apprécié la parole du pape étaient venus de très loin pour cet événement, sans doute parce que cette fois ils espéraient vraiment que leur chef, leur Duce, fut appelé par Dieu…»
«La conversion de Benito Mussolini», commenté par le site catholique riscossacristiana.it

Source Deus Vult

La signification du symbole du Chrisme

Constantin Ier a choisi la phrase grecque « ἐν τούτῳ νίκα » comme devise après avoir eu une vision du chrisme (☧) dans le ciel peu avant la bataille du pont Milvius, qui s’est déroulée en 312. Selon l’idée généralement reçue, le monogramme du Christ comporterait les deux premières lettres du nom du Christ en grec : « Χριστός ». Il s’agit d’un symbole avant tout chrétien.

En voici la signification primaire :

  • L’ensemble du symbole représente la course et la position du soleil à son zénith au cours d’une année de 365 jours.
  • Les deux diagonales représentent les symboles des solstices d’hiver et d’été.
  • La ligne horizontale est l’horizon terrestre. La ligne verticale représente le « Chemin Vertical », soit la ligne de vie spirituelle.
  • La partie arrondie (en courbe) du P est la représentation simplifiée de l’astre solaire.
  • Le Chrisme, aussi appelé Chi-Rô, et parfois croix des équinoxes, est en principe accompagné de deux lettres grecques, Alpha et Oméga, symbolisant la naissance et l’infini.

Les Chrétiens, pour qui ce symbole est le sceau du Roi, lui donnent le sens du souffle de Dieu, le feu purificateur éternel et bienfaisant

imperatore-costantino03

Les entretiens actus 2017 de Militant (partie 2)

Programme économique du Front national :

La présence islamique et la responsabilité du gouvernement :

Plan Yinon et la géopolitique israélienne :

La crise agricole française :

Analyse sur la robotisation de la société :

Du populisme au nationalisme :

 

 

Les entretiens actus 2017 de Militant (partie 1)

La question juive :

L’éducation nationale :

L’identité française :

Réponse nationaliste au gauchisme :

Solution face au mondialisme financier :

L’augustinisme ou l’absence de distinction entre philosophie et théologie

1) De la nécessité de distinguer les Ordres naturel et surnaturel.
«Le père Pierre Mandonnet (1858-1936) est un dominicain, auteur de référence de la théologie thomiste et historiographe de la philosophie médiévale. (…) L’Augustinisme y est défini comme l’absence d’une distinction formelle entre le domaine de la philosophie et de la théologie, c’est-à-dire entre l’ordre des vérités rationnelles et celui des vérités révélées.»
Stageiritès – Évoquant le livre du père «Siger de Brabant et l’Averroïsme latin au XIIIe siècle, chapitre «De l’action d’Aristote sur le mouvement intellectuel médiéval» (1ère éd. 1899 ; 2e éd 1908 et 1911).
Saint Thomas quand à lui, était sans doute plus théologien que philosophe, mais il distinguait cependant parfaitement les deux. La philosophie doit d’ailleurs rester complémentaire avec la théologie, et inversement, les deux se complètent sans jamais s’opposer, mais leurs vérités sont simplement  d’une autre nature.
«Voici d’ailleurs, à titre de renseignement provisoire, la physionomie générale de l’Augustinisme philosophique médiéval : absence d’une distinction formelle entre le domaine de la philosophie et de la théologie, c’est-à-dire entre l’ordre des vérités rationnelles et celui des vérités révélées.
Quelquefois, les deux ordres sont fusionnés pour constituer une sagesse totale, en partant de ce principe que les vérités possédées par les anciens philosophes sont le résultat d’une illumination divine, et qu’à ce titre elles font partie de la révélation totale.
D’autres fois, les domaines de la philosophie et de la théologie sont affirmés comme distincts de droit, mais on n’arrive pas de fait à assigner un principe capable de sauvegarder cette distinction.
Même tendance d’ailleurs à effacer la séparation formelle de la nature et de la grâce.»
Père Pierre Mandonnet.
 chapelle-sixtine-plafond
 2) La doctrine augustienne ou augustiniste ?
Ce qui vaut le qualificatif d’augustinien est de s’intéresser à la pensée de saint Augustin elle-même. L’augustinisme est ce qui comprend également les disciples qui ont voulu reprendre, perpétrer et parfois développer la pensée de ce Père de l’Église kabyle remontant à l’antiquité. Certains théologiens ont estimés que les seconds étaient des «pseudo augunistiens», mais le saint lui-même était influencé fortement par l’école platonique (Platon, philosophe antique de la Grèce classique). Ainsi, cette absence formelle de distinction entre temporel et spirituel n’est pas forcément totalement étrangère à la scolastique (dogmes catholiques issues de la période médiévale), mais constitut un manquement.
«C’est Platon qui mêle les mythes religieux à sa philosophie, et plus encore le néo-platoniste Alexandrin, qui n’est qu’un syncrétisme philosophico-religieux, qu’il faudrait faire disparaître de l’histoire de la philosophie.»
Stageiritès.
imagesplaton-19-2148x1416_1
3) La réponse du thomisme.
Il est bon de rappeler au passage que saint Thomas d’Aquin en son temps, «militait» contre les disciples de saint Augustin justement à propos de ces thèses. Comme quoi «l’opinion» des théologien peut parfois faire l’objet de débat, bien que le «docteur commun de l’Église» aide à y voir plus clair dans cette affaire.
 
L’estime de la philosophie grecque est plus tournée vers Aristote que vers Platon dans le corpus thomiste tandis que la scolastique à tendance platonicienne et augustinienne a déclaré un mépris souverain de tout ce qui peut relever de la science profane (non directement divine).
«Cette accusation (confusion du temporel et du spirituel), qui a un fondement réel chez les théologiens augustiniens, n’a plus de raison d’être à l’égard de l’école thomiste, chez laquelle l’objet de la science et celui de la foi sont strictement définis et déclarés irréductibles l’un à l’autre, et les traités de science pure exécutés sans toucher jamais à une question théologique.»
Père Pierre Mandonnet.
saint-agustin
4) Action directe de Dieu en tout, ou comment corrompre la Nature et gratuité de la Grâce.
«Dans le domaine même des doctrines, l’augustinisme médiéval professe la prééminence de la notion du bien sur celle du vrai, et tend à définir la seconde par la première ; il maintient une primauté analogue de la volonté sur l’intelligence, dans Dieu et dans l’homme. Dieu est, en conséquence, conçu comme le souverain bien de préférence à l’être premier et nécessaire ; son attribut radical est la bonté ou l’amour. C’est par l’acte de la volonté que l’homme atteint Dieu et, par suite, sa fin et sa béatitude dernière. De son côté, l’intelligence humaine n’accomplit son opération que sous l’action illuminatrice et immédiate de Dieu ; et c’est dans les règles éternelles et la lumière immuable de la science divine, qu’elle trouve le fondement de la certitude de sa connaissance. Cette prééminence accordée à la vie affective sur la vie intellectuelle d’une part, et la tendance, de l’autre, sinon à voir tout en Dieu du moins à faire appel à son action illuminatrice directe, constituent la base générale du mysticisme historique.»
Père Pierre Mandonnet.
Les auteurs surnaturalistes (tombant dans le prophétisme, le fatalisme ou encore le cléricalisme…) sont là prient biais en tête, tel Joseph de Maistre ou encore le Marquerie de la Franquerie. La source de cette erreur surnaturaliste vient une fois de plus d’un manque de distinction entre l’âme et le corps, bien que les deux soient également lié, non totalement séparé.