Présentation de l´Institut Charlemagne par Joseph Merel

Le présent travail contient des questions et des réponses portant sur des sujets qui concernent objectivement tout catholique, et que les chapelles de ce que j’appellerai ici la « droite catholique » négligent d’aborder ou abordent de manière souvent affective et/ou logiquement insatisfaisante.
Citons entre autres : Bien commun, analogie et réflexion ontologique ; Le mystère du Mal ; La dialectique ; Le décisionnisme ; Le problème de l’individuation; Le problème du désir naturel de Dieu ; Du rapport entre morale et politique, la question de l’autorité du Saint-Siège ; L’apophatisme, complice du subjectivisme ; L’usage de l’hégélianisme quand on est catholique.
Qu’on soit d’accord ou non avec moi, il me semble que la nature même des questions posées, les objections aux présupposés du milieu « droitier » et « bien-pensant », et les réponses, sont de nature à provoquer des débats.

Nb Pages : 634

SOURCE

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Josef Ratzinger (« Benoît XVI ») est-il hérétique ?

Milites Virginis Mariæ

Il était une fois, une des coqueluches des « faux tradis » : Josef Aloisius Ratzinger, alias Benoît XVI. Certains de ces mêmes « faux tradis » fustigent Jorge Mario Bergoglio, leur « pape » « François » et le comparent parfois à son « prédécesseur », « Benoît XVI », sous-entendant que ce dernier était « un vrai catholique », ou du moins « plus catholique que Bergoglio-François ». Qu’en est-il ?

Par cette expression [“subsiste dans”], le Concile [Vatican II] prend ses distances avec la formule de Pie XII qui avait dit dans son encyclique Mystici Corporis : l’Eglise catholique “est” (“est”, en latin) l’unique Corps mystique du Christ. Dans la différence entre le “subsistit in” et le “est” de Pie XII se cache tout le problème œcuménique.”

Josef Ratzinger, conférence au Congrès d’étude sur le concile Vatican II, 25-27 février 2000, reproduit in Osservatore Romano, 4 mars 2000.

Oui, vous avez bien lu, Ratzinger prend ses distances volontairement avec la foi…

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Citations tirées de Doctrines du nationalisme par Scriptoblog

Étude tirée de Doctrines du nationalisme :

Doctrines_du_nationalisme

1) Les citations relevées par scriptoblog :

I – Edouard Drumont (1844-1917) et la fin d’un monde.

« Le cadavre social continue à marcher sans qu’on s’aperçoive qu’il est cadavre, jusqu’au jour où le plus léger heurt brise cette survivance factice et montre la cendre au lieu du sang » (La fin d’un monde).

« Toute idée nouvelle ne prévaut que par l’injustice des ennemis, la persécution, la calomnie s’acharnant après vous. C’est là une loi sociale qui n’a jamais eu d’exception » (La Libre Parole).

« Sont morts les bâtisseurs, mais le temple est bâti » (Drumont citant Frédéric Mistral).

II – Maurice Barrès (1862-1923) ou le déterminisme nationaliste.

« Vous préféreriez que les faits de l’hérédité n’existassent pas, que le sang des hommes et le sol du pays n’agissent point, que les espèces s’accordassent et que les frontières disparussent. Que valent vos préférences contre les nécessités? » (à propos du caractère nécessaire du nationalisme, dans Scènes et doctrines du nationalisme).

« On ne fait pas l’union sur des idées, tant qu’elles demeurent des raisonnements, il faut qu’elles soient doublées de leur force sentimentale » (Scènes et doctrines du nationalisme).

« L’intelligence, quelle très petite chose à la surface de nous-mêmes! Profondément nous sommes des êtres affectifs » (L’appel au soldat, tome 1).

III – Paul Bourget (1852-1935) ou le traditionalisme par positivisme.

« La pensée des maîtres porte la responsabilité des actions des disciples » (Le Disciple).

« La régression des sociétés les plus comblées est toujours possible. La civilisation doit être considérée comme une ruine sans cesse réparée » (Quelques témoignages).

IV – Charles Maurras (1868-1952) ou le nationalisme intégral.

« La société n’est pas une association volontaire : c’est un agrégat naturel » (Mes idées politiques).

« La Nation passe avant tous les groupes de la nation. La défense du tout s’impose aux parties » (Aspects de la France).

Une communauté ne subsiste que « tant que parmi ses membres les causes d’amitié et d’union restent supérieures aux causes d’inimitié et de division » (Mes idées politiques).

V – Philippe Pétain (1856-1951), Maréchal de France, ou la régence du nationalisme.

« Professer le nationalisme et prétendre rester individualiste est une contradiction insoutenable » (« Revue universelle », 1er janvier 1941).

« L’individualisme reçoit tout de la société et ne lui rend rien. Il joue vis-à-vis d’elle un rôle de parasite » (« Revue universelle », 1er janvier 1941).

« Sans honneur et sans esprit de communauté, il n’est plus rien qui endigue les évasions individuelles. Tout s’effrite. On croit pouvoir se sauver seul, et l’on périt avec les autres » (Le Petit Parisien, 3 juin 1943).

Les saints limousins et petites vies

Un article faisant état des saints régionaux connus, sinon locaux et du travail livré oar M. Masmonteil.

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L’attachement des Limousins à leurs saints et à leurs reliques fait de la région un territoire à la religiosité spécifique, encore très prégnante aujourd’hui. La manifestation la plus originale de ce phénomène sont les Ostensions septennales. Celles-ci ne peuvent être dissociées du culte rendu à ces saints personnages à travers les siècles. Par leur présence, leurs fondations, leurs miracles, par les récits de leurs vies et leur mise en image, l’évangélisateur Martial, la martyre Valérie, les ermites Léonard ou Psalmet, les fondateurs Pardoux ou Éloi, et leurs nombreux semblables, ont tous contribué à façonner l’identité cultuelle et culturelle du Limousin.

Avec cet ouvrage, Jean-Christophe Masmonteil révèle la force et la vitalité de cet héritage, dont cette année 2016 donnera encore la pleine mesure, à l’occasion des grandes Ostensions limousines, classées depuis 2013 au patrimoine culturel immatériel de l’Humanité par l’Unesco.

«Les saints du Limousin : Croire et montrer» de Jean-Christophe Masmonteil ; Anthony Perrot (éditeur) : Association Rencontre avec le Patrimoine religieux. Collection/Série : Au fil des images. Voir et comprendre ; prix de vente au public (TTC) : 30 €. 272 pages ; 27 x 20 cm ; broché.

«Si le Limousin apparaît bien comme une terre de saints, ceux honorés dans le diocèses de Limoges ne sont pas tous originaires de la région. Dès lors, comment déterminer si tel ou tel saint est limousin ? Le critère de la naissance dans les limites du diocèse n’est pas pertinent. S’il fallait le retenir, alors il faudrait se priver de saint Martial, dont le culte est attesté au moins depuis le VIe siècle. Si l’on en sait peu sur la vie de l’évangélisateur du Limousin, ne nombreux indices plaident en faveur d’une mission évangélique – et donc d’une arrivée dans la région – située dans le premier tiers du IVe siècle.» (en page 12).

«Parmi les saints limousins, trois figures connaissent une dévotion qui s’étend effectivement à l’Occident chrétien. Si Martial ne connaît qu’un succès limité à quelques régions, Éloi et Léonard sont au contraire connus partout en Europe.» (en page 224).

«Croire et montrer. Croire. Croire, depuis des siècles, en des personnages proches et accessibles, éléments d’identification cultuelle, culturelle et identitaire. Et montrer. Montrer ces hommes considérés comme exceptionnels, par les bienfaits qu’ils rendent et la protection qu’ils assurent. Là réside la spécificité de le religiosité limousine, mise en image depuis des siècles.» (en page 253).

Les saints du Limousin de Jean-Christophe Masmonteil

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«Sur le fond, le Limousin ne diffère pas des autres contrées de la chrétienté latine, comme partout en effet, aux saints de l’Église universelle s’ajoute un lot de saints « régionaux » sinon « locaux » dont les églises conservent les reliques. 

Ce qui fait peut être l’originalité du Limousin c’est que bon nombre de ces reliques de saints étaient conservées dans des reliquaires de fabrication locale. L’autre particularité limousine est la bonne connaissance que nous avons de ces reliques conservées au sein du vaste diocèse du Moyen Age grâce deux historiens qui ont écrit l’un à la fin du XIIème, le moine Geoffroy de Breuil, prieur de Vigeois, et l’autre au début du XIVème, le dominicain Bernard Gui, natifs tous deux du Limousin.»

Limousin-Médiéval.

SAINT ÉLOI, évêque (1er décembre) :

Né vers 588 à Chaptelat, Eloi apprit l’orfèvrerie et sut se faire apprécier des rois qui l’employèrent par son habilité et son honnêteté. Laïc vertueux et mortifié malgré ses richesses, il employait celles-ci à la libération des captifs; il fonda un monastère à Solignac avec l’aide de l’abbé Remacle, et un autre dédié à Saint Martial pour les vierges de Paris. Devenu évêque de Noyon en 641, Eloi savait prêcher dans un style vivant et direct à des populations encore à peine chrétiennes. Il put revenir installer à Solignac le successeur de Remacle et mourut en 660. Son culte eut, à la fin du moyen âge, la faveur des artisans en divers métaux.

SAINTE VALÉRIE, martyre  (10 décembre) :

Proche de saint Martial par son ensevelissement à Limoges, Valérie lui fut associée dans son ministère par les récits liturgiques des IXè et Xè siècles. Son corps fut alors transféré au monastère de Chamhon-sur-Voueize qui dépendait de Saint-Martial. Une église moderne de Limoges rappelle son souvenir.

SAINT AURÉLIEN, évêque (10 mai) :

Un récit liturgique du Xè siècle sur la vie de saint Martial fait d’Aurélien le successeur du Saint comme évêque de Limoges. Son corps fut solennellement élevé de terre en 1316 dans l’église Saint-Cessateur de la ville et conservé ensuite par la corporation des bouchers dans la chapelle qui porte son nom.

SAINT LOUP, évêque de Limoges (22 mai) :

Ce dignitaire ecclésiastique, responsable du sanctuaire de saint Martial, fut élu évêque de Limoges au début du VIIe siècle et approuva la fondation de la lignée. Enseveli à l’abbaye de Saint-Martial, son corps fut transféré le 6 septembre 1158 à Saint-Michel-des-Lions; la foire du jour de sa fête propagea son culte qu’entretient toujours une confrérie à son nom.

SAINT LÉONARD, ermite, fondateur de la ville (6 novembre) :

Léonard était un ermite d’origine germanique vénéré à Noblat depuis les Vllè/IXè siècles. Sa réputation de libérateur des prisonniers était grande, et l’on rédigea au XIè siècle le récit liturgique de sa vie et de ses miracles pour l’édification des pèlerins qui se pressaient dans son sanctuaire en la collégiale de Saint-Léonard de Noblat.  Saint Lèonard est resté en souvenir et en honneur de l’Angleterre à l’Italie, mais surtout en Allemagne du Sud.

SAINTS ISRAËL, prêtre, et THEOBALD, diacre (7 novembre) :

Israèl est né près du Dorat au milieu du Xè siècle et fut offert tout enfant à la collégiale du Dorat  nouvellement créée par le comte de la Marche sur la paroisse de Dinsac. Bien doué et vertueux il fut remarqué par l’évêque de Limoges Hilduin qui le prit comme chapelain et en fit son auxiliaire en raison de son éloquence et de son jugement. Bientôt Israèl reçut la charge de chantre, seconde dignité au Dorat; il eut comme ami le saint chanoine Hervè, trésorier de Saint-Martin de Tours, et comme élève le jeune Gauthier, futur supérieur de Lesterps. Il dut même reprendre en mains, comme prévôt, le sanctuaire de Saïnt-Junien et y établir l’observance canoniale traditionnelle. Généreux pour les pauvres et accueillant envers les victimes du mal des Ardents. Israèl passa de ce monde à la lumière divine le 22 décembre 1014. Originaire lui aussi de la Marche, Thèobald fit ses études à Périgueux, mais se mit au service de Dieu au Dorat quelques décennies après la mort d’Israèl. Très assidu à la prière et sortant le moins possible, il fut choisi comme trésorier et sacriste de l’église à laquelle il assura de grands avantages: lui-même se contentait du minimum tout en rendant des services d’enseignement. Il mourut épuisé le 6 novembre 1070. Les deux corps saints furent élevés de terre le 27 janvier 1130 pour être placés dans la crypte de l’église, puis transférés le 13 septembre 1659 de chaque côté de l’autel majeur; cette dernière date marque le début des ostensions septennales. Des miracles signalèrent ces translations et les reliques furent sauvées lors de la Révolution.

SAINT YRIEIX, abbé fondateur du monastère (26 août) :

Né à Limoges de parents nobles au VIè siècle Yrieix (Aredius) est le mieux connu des premiers saints limousins. Ordonné par saint Nixier de Trêves, il fonda sur son domaine d’Attane un monastère dont les filiales furent Vigeois et Excideuil en Périgord. Bâtisseur d’églises, Yrieix fut surtout un fervent pèlerin qui visitait les sanctuaires renommés et les personnages religieux de son voisinage, telle sainte Radegonde de Poitiers. Il avait laissé la gestion de ses biens à sa mère Pélagie et il la suivit de quelques années dans la vie éternelle, en 591, après un dernier pèlerinage à Saint-Martin de Tours.

09 Vierge à l'enfant

SAINT-JUNIEN ET SAINT AMAND, ermites (16 octobre) :

Le tombeau de saint Junien attirait à Comodoliac les malades en foule dès la fin du VIè siècle. Vers le IXè siècle, un récit liturgique (relayé par la chronique du chanoine Etienne Maleu qui prit la plume en 1316 confirmant le passage de Grégoire de Tours), rappela sa haute naissance, sa persèvérance au désert et la protection que lui avait accordée l’évêque saint Rorice 1er. Ce récit lui donne comme maître spirituel saint Amand dont le tombeau fut retrouvé sur place à la fin du XIè siècle, mais dont on ne sait rien. La basilique Saint André de Comodoliac fut bâtie par l’évêque Rorice II sur le tombeau de saint Junien qui l’avait guéri et qui donna, avec Notre-Dame, son nom à la collégiale de Saint-Junien rebâtie au XIIè siècle. Une communauté de moines, puis un chapitre de chanoines desservirent le sanctuaire jusqu’à la Révolution. Geoffroy de Vigeois dans son catalogue des saints remarquables du Limousin note, à la fin du XIIème siècle, que les reliques d’Amand et de Junien faisaient la fierté des saint-juniauds. les reliques de saint Amand, après l’invention en 1083 de sa première sépulture par saint Hugues, abéé de Cluny, furent recueillies dans l’église des chanoines de Saint-Junien.

SAINT GAUCHER, religieux (9 avril) :

Né près de Meulan dans le Vexin vers 1060. Gaucher se fixa tout jeune comme ermite en Limousin où il passait par Saint-Léonard sur la route de Saint-Gilles. L’appui de l’évêque et du chapitre cathédral l’amena à fonder le prieuré des chanoines réguliers d’Aureil et quelques communautés féminines avoisinantes. Ce prieuré dont l’église fut dédiée en 1093 à saint Jean l’Evangéliste s’inspirait des coutumes de Saint-Ruf de Valence approuvées par Urbain II ; au célibat traditionnel s’ajoutait ainsi le partage de tous les biens. Aureil essaima vite dans le diocèse et ses chanoines y furent responsables d’une quarantaine d’églises. Très mortifié, Gaucher était un prédicateur populaire renommé. Il mourut octogénaire le 9 avril 1140 des suites d’un accident de la route et l’évêque de Limoges le canonisa en 1194 avec l’autorisation du pape Célestin III

SAINT JUST (26 novembre) :

Ce saint homme était anciennement fêté le 26 novembre sur le territoire qui porte aujourd’hui son nom. Vers l’an mil ses reliques furent données à l’abbaye Saint-Martial nouvellement fondée à Limoges, et une belle légende en fit un prêtre disciple de saint Hilaire. Une partie des reliques semble avoir été encore ramenée à la cathédrale vers 1220; on en trouve également à Couzeix comme à Saint-Just-le-Martel depuis la Révolution.

05 Dieu créa lemosin

Théau, prêtre et ermite (7 janvier) :

Captif saxon racheté par saint Éloi, le jeune Théau ou Tillon fut initié par lui à l’orfèvrerie et par saint Remacle à la vertu. Eloi devenu évêque de Noyon en fit un prêtre pour l’évangélisation des Saxons installés en Flandre. Après la mort de son évêque en 659, Tillon se retira dans les solitudes de la Haute Auvergne il revint finir ses jours à Solignac dans un ermitage où il recevait et conseillait même des évêques. Il mourut à un âge avancé vers 702 et ses reliques furent détruites au temps des guerres de religion.

SAINT VAURY, ermite (10 janvier) :

Venu du Nord-Est de la Gaule vers le tombeau de saint Martial au VIè siècle Vaury se fixa comme ermite sur l’éminence des Trois-Cornes, près d’une église dédiée à saint Julien où il devait être enterré. Donné à l’abbaye de saint Martial, le lieu fut pourvu d’un petit monastère et les reliques du saint patron mises quelque temps à l’abri à Montjovis vers 1010. La dédicace de l’église fut faite le jeudi 3 juillet 1035 par l’archevêque de Bourges et quelques évêques de sa province qui s’y entretinrent de la Paix de Dieu en Aquitaine. La châsse émaillée de saint Vaury et ses reliques ont été sauvées à la Révolution.

SAINT VAAST, ou GASTON, évêque (6 février) :

Saint Vaast était originaire des confins du Périgord et du Limousin, peut-être de Courbefy, au Vè siècle. Missionnaire dans le Nord païen de la Gaule comme plusieurs Aquitains cultivés de l’époque, il fut chargé de préparer le roi Clovis à son baptême de 496. Saint Rémi de Reims chargea ensuite Vaast d’être l’évêque des cités de Cambrai et d’Arras, et c’est dans cette dernière ville qu’il mourut en 540. L’église et l’abbaye mise sous son nom est devenue la cathédrale du diocèse et abrite toujours ses reliques.

SAINT AVERTAN, religieux (25 février) :

Jeune Limousin de famille modeste. Avertan entra chez les Carmes de Limoges au XIVè siècle et s’y fit remarquer par son obéissance et sa dévotion à la Vierge Marie. Parti pour un pèlerinage à Rome, il succomba à Lucques aux fatigues de la route et à une épidémie. Les miracles qui eurent lieu auprès de son corps valurent à ses reliques un transfert à la cathédrale de Lucques au XVIè siècle et, à lui-même, un culte dans son Ordre. Ce culte fut adopté par le diocèse de Limoges à la fin du XVIIIè siècle.

SAINTS  ALPINIEN et AUSTRICLINIEN, prêtres (27 avril) :

Ces deux compagnons de saint Martial, connus dés le VIe siècle par Grégoire de Tours, ont été fêtés très tôt dans les églises limousines, le premier en ce jour, le second le 15 octobre. Ils étaient enterrés près de leur maître, mais le corps d’Alpinien fut transféré dans le prieuré que Saint-Martial avait en Berry à Ruffec, et il fut abrité au XIIe siècle dans la plus grande châsse émaillée connue à l’époque.

SAINT FERRÉOL, évêque (18 septembre) :

Evêque de Limoges a la fin du VIè siècle Ferreol eut a calmer les fureurs populaires contre les exactions des rois mérovingiens, et aussi à reconstruire Saint Martin de Brive incendié en ces temps difficiles. Il assista au concile de Mâcon de 585, où l’on visa à restaurer la pratique dominicale, outre la responsabilité épiscopale dans la protection des faibles et la discipline ecclésiastique. Ferréol présida les obsèques de saint Yrieix en 591. On retrouve son chef-reliquaire en l’église de Nexon.

SAINT VICTURNIEN, ermite (30 septembre) :

Victurnien était honoré comme ermite le 30 septembre dans une église Saint Etienne sur les bords de Vienne. Son corps ayant été élevé de terre un 15 octobre et placé en châsse au XIIIè siècle, la localité a gardé son nom. Une tradition tardive fait venir Victurnien des pays celtiques aux temps mérovingiens et lui attribue la guérison des maladies mentales.

SAINT JULIEN de Brioude :

Gage de l’union des deux paroisses de Biennac et de Rochechouart. Né à Vienne, dans le Dauphinè, saint Julien fut décapité à Brioude lors de la persécution de l’empereur Dioclétien en 304. Il passait pour guérir les paralytiques, les aveugles, les boiteux.

SAINT ETIENNE DE MURET, diacre et ermite (8 février)

Ce jeune Auvergnat se fixa dans un ermitage à Muret, près d’Ambazac vers 1080 il y mourut presque octogénaire en 1124, visité par des légats romains de passage. Austère pour lui-même et pour les autres, Etienne recevait volontiers, échangeant avec ses visiteurs de tout rang les conseils spirituels et les dons ; sa doctrine se fondait sur l’Evangile et les écrits de saint Grégoire le Grand. Ses disciples emportèrent son corps à Grandmont et érigèrent la première abbaye de l’ordre de Grandmont, sur la paroisse de Saint-Sylvestre, et, de là, rayonnèrent les petites fondations où clercs et laïcs menaient la même vie de travail et d’accueil dans la pauvreté. L’évêque de Limoges fit l’élévation des reliques d’Etienne en 1167 et, après enquête sur les enseignements, la vie et les miracles du bienheureux, le pape Clément III canonisa celui-ci en 1189. En 1256, son culte fut étendu à tout le diocèse et il était inscrit au martyrologe romain au XVIIIè siècle. Son chef, conservé à saint-Sylvestre, est honoré d’un pèlerinage annuel à la fin du mois d’août.

SAINT MAXIMIN, honoré à Magnac Laval :

Saint Maximim, né près de Loudun en Poitou à la fin du IIIè siècle, devint évêque de Trêves capitale d’été de l’empereur romain Constantin. Il s’arrêtera souvent à Magnac Laval au cours de ses voyages au pays natal oû il mourut le 29 mai 352. Ses reliques sont conservées à Pfalzel près de Trêves.

SAINT AUREIL :

Saint-Étienne de Muret, suivant son hagiographie, vint les premiers temps de cette fondation près de Gaucher. Ils étaient très liés, mais un jour que Gaucher accéda aux demandes de « vertueuses dames » pour vivre sous sa direction en 1085. Étienne qui y était foncièrement hostile prit ses distances et partit vers Muret. Saint Gaucher fit construire pour ces moniales le monastère de Bost las Mongeas à 500 m d’Aureil. L’église de son prieuré fut dédié en 1093 à St Jean l’Évangéliste. La règle suivie s’inspirait des coutumes de Saint Ruf de Valence qui avaient été approuvées par Urbain II; célibat traditionnel avec partage de tous les biens. Les chanoines réguliers d’Aureil desservaient une vingtaine d’églises paroissiales en 1200. Saint Gaucher devait mourir des suites d’un accident; sommeillant sur sa monture, il avait 80 ans; il tomba et sa tête heurta un pierre. Il mourut le surlendemain, le 9 avril 1140. Au cours de la cérémonie funèbre présidée par Gérald, évêque de Limoges, de nombreux miracles eurent lieu. Il fut canonisé par Célestin III en 1194. L’évêque de Limoges se rendit à Aureil le 19 septembre 1194, releva le corps du saint, et le plaça dans une chasse. Le monastère d’Aureil, nom donné au lieu par saint Gaucher, eut un tel succès, qu’une quarantaine de prieurés en Limousin, dans le sud du Berry et dans sa région natale furent fondés. Il reçut de très nombreuses donations des puissantes familles du voisinage et des évêques de Limoges. Mais cette observance sera victime d’abord des troupes du Prince Noir. Reconstruit, il sera brûlé sur l’ordre du Duc des Deux-Ponts en 1569, et une seconde fois par les huguenots de Lévis de Ventadour en 1575. Les derniers moines abandonneront Aureil en 1598. Le dernier prieur, Simon Palays, demandera que son monastère soit uni au Collège des Jésuites de Limoges en 1622, comme le sera celui de l’Artige en 1682. Des bâtiments monastiques seront reconstruits en 1643, mais l’église avait été réduite par un mur de refend entre la deuxième et la troisième travée en 1635. L’aile orientale fut démolie au XIXe siècle. La couverture du clocher primitivement en ardoise a été refaite en 1967 en essentes de châtaignier. La dernière travée de l’église qui était sécularisée a été rachetée par la municipalité pour servir de salle municipale. Michel Fougerat.

SAINT SILVAIN d’Ahun (16 octobre) :

Dès le XIème siècle, les anciens calendriers de la cathédrale de Limoges et de l’abbaye Saint-Martial font mention de saint Silvain.
Geoffroy de Vigeois dan sa chronique rédigée à la fin du XIIème siècle en fait un martyre des Vandales, Bernard Gui ajoutant au XIVème siècle que son corps a été enseveli par les Normands. L’histoire du martyre décapité à Acitodunum, station gallo-romaine identifiée depuis toujours à Ahun en Creuse peut avoir pour certains, été contaminée par les restes mythologiques de Sylvanus protecteur des espaces boisés.

SAINT VIANCE :

Vicentien, le futur saint Viance, né vers l’an 623, est élevé à la cour des ducs d’Aquitaine. Ayant choisi une vie d’austérité érémitique, il se retire dans une forêt proche de Limoges; à Rouffiac, où il meurt. L’évêque de Limoges, Rustique, ordonne alors de faire transporter son corps à Avolca-Curtis (aujourd’hui Saint-Viance en Corrèze) où un dévôt prêtre, Savinien, ami de saint Viance, fait élever une église. Un ange apparaît à Savinien, lui ordonnant d’aller chercher le corps de Viance et de l’ensevelir dans son église. En route, le cortège funèbre tiré par des boeufs est attaqué par un ours, qui tue l’un d’eux. Alors se produit un miracle : l’ours prend docilement dans l’attelage la place du boeuf. On reconnaît ici un des poncifs dont ces récits sont friands : l’animal sauvage transformée en bête de somme. La vie légendaire de saint Psalmet, autre saint limousin, nous en offre une variante : celle de l’âne et du loup. Trois médaillons, au revers de la châsse de saint Viance, illustrent la vie et la mort du saint : l’apparition de l’ange à Savinien, le miracle de l’ours attelé au convoi funèbre et l’ensevelissement de Viance de l’évêque Rustique.

SAINT PARDOUX de Guéret (6 octobre) :

Le culte de saint Pardoux se développe à partir du Xe siècle dans le diocèse de Limoges. Il ne figure pas dans le martyrologe romain, mais il est présent dans les plus anciens martyrologes limousins.

C’est au VIIe siècle que Lantarius, comte de Limoges, persuada le moine Pardulphe (ou saint Pardoux) de rejoindre son domaine rural de Waractum. Pardulphe, jusqu’alors ermite réputé pour ses pouvoirs de thaumaturge, y devint abbé d’une abbaye autour de laquelle un village se construisit. L’ensemble fut rasé par les Vikings au IXe siècle, mais une modeste cité y fut reconstruite, donnant naissance à Guéret.

Plusieurs vitae ont été conservées, mais la source principale de la légende est dans les Acta Sanctorum des Bollandistes. Fils de paysans, Pardulphe reçoit une branche sur la tête dans son enfance, ce qui le rend momentanément aveugle, mais surtout le transforme moralement. Il se fait dès lors remarquer par sa grande charité. Plus tard, il se signale par des guérisons miraculeuses, dont celle du conseiller du duc d’Aquitaine Regnaricus, qui avait mangé des cèpes qui s’étaient coincés dans son gosier ; parrain de l’enfant d’un certain Leodulphus de Bourges, le berceau se balance tout seul quand il le faut. Cela n’empêchera pas l’enfant de mourir, mais la protection de Pardulphe épargne à la maison de ses parents d’être détruite par le gigantesque incendie, allumé par les Francs, qui ravage la ville en 743. Une statue et une peinture dans l’église de Gimel-les-Cascades (Corrèze), rappellent ce fait.

Petites vies des saints limousins

Le combat est fait de prière et d’action

La foi et les œuvres permettent de sauver notre âme, cela participe de notre double finalité d’homme entre notre condition naturelle et la nécessité religieuse, complétant ainsi le Bien commun ultime. Les catholiques ne sont pas des parpaillots autistes qui brandissent le Premier Commandement pour oublier tous les autres !

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«Il faut prier comme si l’action était inutile et agir comme si la prière était insuffisante.»
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.

 «Que les hommes d’armes combattent et Dieu donnera la victoire. (…) Il nous faut prier comme si tout dépendait de Dieu et agir comme si tout dépendait de nous.»
Sainte Jeanne d’Arc.

« Il faut travailler en ce monde, il faut combattre. On aura bien le temps de se reposer toute l’éternité.»
Saint Curé d’Ars.

« De nos jours plus que jamais, la force principale des mauvais c’est la faiblesse et la lâcheté des bons, et tout le nerf du règne de Satan réside dans la mollesse des chrétiens. »
Saint Pie X.

 « Le merci doit tenir une très grande place dans nos prières, car la bonté de Dieu précède tous nos actes. »
Bienheureux Charles de Foucauld.

« Le soldat qui revêt en même temps son âme de la cuirasse de la foi et son corps d’une cuirasse de fer, ne peut point ne pas être intrépide et en sécurité parfaite ; car, sous sa double armure, il ne craint ni homme ni diable. »
Saint Bernard de Clairvaux

«Dieu se rit des prières qu’on lui fait pour détourner les malheurs publics, quand on ne s’oppose pas à ce qui se fait pour les attirer. Que dis-je ? Quand on l’approuve et qu’on y souscrit, quoique ce soit avec répugnance.»
Jacques-Bénigne Bossuet – Histoire des variations des églises protestantes (Œuvres complètes).

Aristote au mont Saint-Michel : les racines grecques de l’Europe chrétienne

Aristote au mont Saint-Michel est un livre indispensable, impératif même, pour contrer les mensonges contemporains à propos de «l’obscurantisme médiéval» en Europe. C’est l’opposition à une thèse répandue soutenant l’idée comme quoi : les «arabo-musulmans» auraient tout inventé avant tout le monde (surtout les Blancs), en transmettant notamment aux Européens l’enseignement philosophique grec qu’ils auraient eux-mêmes perdus… Alors que cet enseignement n’a jamais été perdu et à été traduit dans le monde Arabe uniquement par des penseurs chrétiens. De plus, dans les faits, les société islamiques sont généralement actuellement à un stade de civilisation inférieur (pauvreté, consanguinité, QI bas). Quelques mensonges repris, au-de là des Loges maçonniques islamophiles, par ledit Libre penseur du milieu «dissident».

IVième de couverture :
«On considère généralement que l’Occident a découvert le savoir grec au Moyen Âge, grâce aux traductions arabes. Sylvain Gouguenheim bat en brèche une telle idée en montrant que l’Europe a toujours maintenu ses contacts avec le monde grec. Le Mont-Saint-Michel, notamment, constitue le centre d’un actif travail de traduction des textes d’Aristote en particulier, dès le XIIe siècle. On découvre dans le même temps que, de l’autre côté de la Méditerranée, l’hellénisation du monde islamique, plus limitée que ce que l’on croit, fut surtout le fait des Arabes chrétiens. Même le domaine de la philosophie islamique (Avicenne, Averroès) resta en partie étranger à l’esprit grec. Ainsi, il apparaît que l’hellénisation de l’Europe chrétienne fut avant tout le fruit de la volonté des Européens eux-mêmes. Si le terme de « racines » a un sens pour les civilisations, les racines du monde européen sont donc grecques, celles du monde islamique ne le sont pas.»

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  • Broché: 277 pages
  • Editeur : Seuil (6 mars 2008)
  • Collection : L’Univers historique
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2020965410
  • ISBN-13: 978-2020965415
  • Dimensions du produit: 24 x 2 x 15 cm

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Sylvain Gouguenheim.

Professeur d’histoire médiévale à l’ENS de Lyon, monsieur à travaillé sur l’histoire des croisades. Il a également publié Les Chevaliers teutoniques (Tallandier, 2008).