Le Grand Maître Philippe Foussier (Grand Orient) se rend en Israël proclame son attachement aux valeurs juives et dénonce l’extrême droite et l’intégrisme

Le Grand Orient se rend en Israël et Philippe Foussier, son Grand Maître, affirme à l’émission d’i24 NEWS le 19 févr. 2018 :
«Le temple de Salomon est une référence pour les francs-maçons.» «L’extrême droite n’aime pas les francs-maçons et nous ne l’aimons pas non plus (… +) et nous aussi nous sommes opposés à tous les intégrismes religieux.»

 

Quelques ajouts en citations afin de saisir les antécédents de la maçonnerie antifasciste et antichrétienne d’un même coup (et pour cause !).

«Le gouvernement de Mussolini a détruit l’école laïque et réintroduit dans les écoles le crucifix et l’instruction religieuse – voilà le motif du combat entre le fascisme et la maçonnerie.»

Bulletin du bureau international des relations maçonniques, avril-juin, page 127.

« Il n’y a pas d’interdit dans la Maçonnerie, sauf pour les corruptions de pensée tels le fascisme et l’antisémitisme, les dogmes et les religions, parce que que ces dernières soumettent les hommes que la Maçonnerie libère. »

Ancien Grand Maître du Grand Orient Jacques Mitterrand en 1973.

 

Couverture se moquant de ceux qui dénoncent, pourtant à juste titre cette alliance judaïsante objective, anti-civilisation occidentale et anti-France.

 

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La Secte Maçonnique de 1717 à 2017 par l’abbé Ricossa

Conférences en trois partie de l’Institut Mater Boni Consilii du 26 novembre 2017, à Paris, par M. l’abbé Francesco Ricossa (directeur de la revue Sodalitium). La Secte Maçonnique, 1717-2017 : 300 ans de maçonnerie moderne.

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1ère Conférence – Les origines et la fondation de la secte :

Plan indicatif : – Connaître les ennemis – Qu’est-ce que la franc-maçonnerie – Qui étaient ces francs-maçons du début : pasteur James Anderson, Pasteur Desaguliers, William Stockley, Chevallier de Ramsey, William Stukeley – La franc-maçonnerie existait-elle avant 1717 ? – Questions de la salle.

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2ème Conférence – La doctrine de la franc-maçonnerie 3ème Conférence – Francs-maçons, modernistes, traditionalistes :

Plan indicatif : – Le magistère de l’Église et spécialement l’encyclique Humanum Genus de Léon XIII – Le naturalisme – L’ésotérisme – question de l’athéisme ou déisme maçonnique est un faux problème – maçonnerie et kabbale – Questions de la salle.

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3ème Conférence – Francs-maçons, modernistes, traditionalistes.

Plan indicatif : – Maçonnerie et modernisme : œcuménisme, réunions d’Assise, rabbin Benamozegh, Benson, légende des trois anneaux, Jules Marx Isaac… “modernistes et maçons même combat” – Maçonnerie et traditionalisme : Guénon, Evola, Coomaraswamy, Introvigne, Radio Spada, – Questions de la salle (notamment sur Les Brigandes).

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«A notre époque, les fauteurs du mal paraissent s’être coalisés dans un immense effort, sous l’impulsion et avec l’aide d’une Société répandue en un grand nombre de lieux et fortement organisée, la Société des francs-maçons. Ceux-ci, en effet, ne prennent plus la peine de dissimuler leurs intentions et ils rivalisent d’audace entre eux contre l’auguste majesté de Dieu. C’est publiquement, à ciel ouvert, qu’ils entreprennent de ruiner la sainte Église, afin d’arriver, si c’était possible, à dépouiller complètement les nations chrétiennes des bienfaits dont elles sont redevables au Sauveur Jésus Christ. (…) Il en résulte que, dans l’espace d’un siècle et demi, la secte des francs-maçons a fait d’incroyables progrès. Employant à la fois l’audace et la ruse, elle a envahi tous les rangs de la hiérarchie sociale et commence à prendre, au sein des États modernes, une puissance qui équivaut presque à la souveraineté. De cette rapide et formidable extension sont précisément résultés pour l’Eglise, pour l’autorité des princes, pour le salut public, les maux que Nos prédécesseurs avaient depuis longtemps prévus. (…) Il s’agit pour les francs-maçons, et tous leurs efforts tendent à ce but, il s’agit de détruire de fond en comble toute la discipline religieuse et sociale qui est née des institutions chrétiennes et de lui en substituer une nouvelle façonnée à leurs idées et dont les principes fondamentaux et les lois sont empruntées au naturalisme».

Extraits de l’encyclique Humanum Genus de S.S. Léon XIII (20 avril 1884).

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« La franc-maçonnerie et le modernisme ont les mêmes méthodes et le même but ».

Entretien donné par l’Abbé Ricossa au journal Rivarol du 15 novembre 2017.

Le directeur de la revue Sodalitium, l’abbé italien Francesco Ricossa, donne chaque année à Paris depuis une décennie une série de conférences de haut niveau sur une question importante de l’actualité religieuse ou de la doctrine catholique. A l’occasion du troisième centenaire de la naissance de la franc-maçonnerie moderne, il va ainsi donner le 26 novembre une série d’instructions, chacune suivie de questions de la salle, sur ce phénomène, son origine, sa doctrine, ses ramifications, son infiltration et son influence dans les milieux “catholiques” tant modernistes que traditionalistes. Nous lui posons donc des questions sur ce sujet essentiel mais aussi sur des thèmes d’actualité.


RIVAROL : Que pensez-vous de la « correction filiale » adressée à Bergoglio à la suite de « l’exhortation apostolique » Amoris Laetitia ? Ce document, signé par des conciliaires conservateurs et le supérieur général de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, qui recense sept hérésies dans Amoris Laetitia, n’a jusqu’à ce jour provoqué aucune réaction officielle du Vatican.

Abbé Francesco RICOSSA : Amoris Laetitia, d’un point de vue technique, n’est pas une encyclique mais une exhortation post-synodale. Comme souvent je partage la critique contre cette exhortation, mais je ne peux pas être d’accord avec l’initiative. Je ne peux pas partager le fait que l’on prétend défendre la doctrine de l’Église en s’appuyant explicitement sur l’enseignement de Paul VI et de Jean-Paul II, sur Vatican II, ni approuver le fait que ce document se présente comme une correction filiale et reconnaît la légitimité de Bergoglio. Car c’est se placer dans une position insoutenable, celle de ceux qui refusent le magistère de l’Église, puisqu’ils considèrent que Bergoglio en est le chef, et qui, par conséquent, se refusent d’obéir à ce qu’ils considèrent être l’autorité légitime. Ils se placent même au-delà des “cardinaux” qui ont exprimé des dubia, des doutes ; ces derniers demandaient au “magistère” un éclaircissement sur un document “magistériel” tandis que les signataires de la « correction filiale » se permettent de refuser un document qu’ils considèrent être du magistère.

R. : Cependant les signataires affirment que leur « correction filiale » ne remet pas en cause l’infaillibilité pontificale.

Abbé F. R. : Qu’il s’agisse d’un document infaillible ou non, le catholique filialement doit embrasser le magistère. Il ne peut pas faire le tri entre ce qui est infaillible et ce qui ne l’est pas. Tout au plus peut-on demander un éclaircissement, comme les “cardinaux” l’ont fait. Mais on ne peut pas accuser d’hérésie un document officiel du magistère. Même les anciens théologiens ayant posé l’hypothèse d’un pape hérétique supposaient toujours que le pape était hérétique en tant que docteur privé. Ils ne pouvaient même pas imaginer, parce que c’est inimaginable, qu’il soit hérétique dans un magistère authentique et officiel.

R. : Beaucoup de traditionalistes n’ont-ils pas une vision très minimaliste de l’infaillibilité pontificale ?

Abbé F. R. : Oui, non seulement du dogme de l’infaillibilité, mais de la papauté dans son ensemble. De ce que sont les prérogatives du pape, et même de la sainteté de l’Église. En cela, paradoxalement, ils se rallient à toute la politique menée par Bergoglio qui consiste à détruire l’autorité du pape et de l’Église. Car que fait-il sinon condamner le magistère de l’Église et le rôle du pape, par exemple en exaltant Martin Luther ? L’un des signataires de la « correction filiale », le professeur De Mattei, que je connais bien, a écrit un livre traduit en français, dans lequel il dresse une liste de soi-disant erreurs des papes, depuis Saint Pierre jusqu’à aujourd’hui. C’est étonnant car les traditionalistes, finalement, s’accordent avec les modernistes pour prétendre que l’Église s’est toujours trompée. Ils ne sont simplement pas d’accord sur les points sur lesquels l’Église se serait trompée !

R. : Considérer qu’un vrai pape, le vicaire du Christ, le successeur de Pierre, puisse, tout en restant pape, canoniser des saints qui n’en sont pas, promulguer un concile œcuménique, un catéchisme, un code de droit canon qui contiennent des erreurs et des hérésies, promulguer un rite de la messe et un rituel des sacrements qui soient nocifs pour la foi, publier des encycliques et autres documents pontificaux qui enseignent des erreurs graves en matière de foi et de morale, poser des actes publics scandaleux comme la réunion d’Assise ou le baiser du Coran n’est-il pas étrange ? Saint Thomas d’Aquin enseigne dans La Somme théologique qu’un catholique qui vénérerait le tombeau de Mahomet commettrait un acte d’apostasie. Or quelle différence y a-t-il entre vénérer le tombeau de Mahomet et baiser le Coran comme le fit Jean Paul II en 1999 au Vatican ? La conception d’un pape faillible pouvant publiquement enseigner et encourager l’erreur et l’hérésie ne va-t-elle pas à angle droit contre Vatican I qui enseigne explicitement et infailliblement que le siège de Pierre est toujours resté pur de toute erreur…

Abbé F. R. : Oui, cela va contre Vatican I et contre tout ce que l’Église a toujours dit et affirmé.

R. : Si je puis me permettre, cette « correction filiale » a été également signée par un ancien sédévacantiste aujourd’hui septuagénaire, l’abbé Claude Barthe. C’est une pierre dans votre jardin, non ?

Abbé F. R. : Il est vrai que l’abbé Claude Barthe était un sédévacantiste complet. Il a cependant depuis rallié Ratzinger, en est devenu l’interprète plus ou moins autorisé. Il avait une certaine proximité avec lui. Je ne peux dire ce qu’il pense, mais l’ayant connu un petit peu, je crois qu’il a une conception gramscienne. Il voudrait arriver à gagner l’ambiance moderniste de façon intellectuelle, c’est l’idée selon laquelle il est possible de faire progresser l’idée traditionaliste pour réformer de l’intérieur. C’est un procédé qui ne me convainc pas, car nous sommes dans le domaine de la foi, et pas de la politique. D’ailleurs, ce procédé ne fonctionne pas.

R. : C’est une forme d’entrisme ?

Abbé F. R. : Oui, mais ce sont là les arts des hommes du monde, pas des hommes de Dieu, me semble-t-il.

R. : Vous évoquiez Luther. Déjà l’année dernière, au Vatican à Saint-Pierre de Rome, Bergoglio avait fait un discours sous le regard bienveillant d’une statue de Luther pour commémorer le 500e anniversaire jour pour jour de la promulgation des 95 thèses luthériennes. Il ne s’est pas contenté de cela, il est depuis allé en Suède participer activement à des offices œcuméniques avec des pasteurs femmes, il continue de faire des déclarations très favorables à Luther. Que penser de tout cela ?

Abbé F. R. : En réalité dans pratiquement tous les diocèses il semble qu’un ordre vienne d’en haut pour que l’on commémore et fête la “Réforme”. La Cité du Vatican a même produit le 31 octobre un timbre sur lequel on peut voir Luther et Melanchthon, théologien et ami de Luther. Tout cela se fonde sur l’équivoque de ce document dans lequel luthériens et “catholiques” ont trouvé un accord au sujet de la justification. J’avais rédigé un article dans Sodalitium à cette occasion. Il est vrai que la doctrine de la miséricorde de Bergoglio ressemble fortement à la théorie de la justification de Martin Luther. Bergoglio a notamment essayé de faire comprendre aux confesseurs que l’homme est nécessairement pécheur, et par conséquent même si le pénitent n’avoue pas ses fautes, ne se repent pas, ne se corrige pas, la miséricorde de Dieu le couvre comme d’un manteau et pardonne toujours. C’est la même doctrine que Martin Luther, sous un autre nom.
Bergoglio est luthérien, et ce n’est pas l’offenser que de le dire, puisqu’il ne cache pas sa dévotion envers ce personnage qui a été un ennemi déclaré de la papauté, des sacrements, du sacrifice de la messe, de toutes les vertus chrétiennes, de la foi. Ce qui est étonnant, c’est que la plupart des baptisés ne s’en rendent pas compte. Il faut dire que cet éloge de Luther est ancien, c’est presque une sorte de tradition. Cela avait commencé avec Jean Paul II.

R. : En 1999, il y avait déjà eu en effet un accord sur la justification…

Abbé F. R. : Oui, Jean Paul II s’était rendu en Allemagne, tel un pèlerin, avait-il déclaré, sur les traces de Martin Luther. Il s’était rendu au temple luthérien de Rome. Ratzinger a fait de même. De ce point de vue, Bergoglio n’est pas un novateur. Il est dans une tradition, hélas ce n’est pas la tradition catholique.

R. : Mais Bergoglio ne va-t-il pas plus loin que ses prédécesseurs, au moins sur le plan du démantèlement public et radical de la morale chrétienne : sur le divorce, l’homosexualité, l’abandon dans les faits de l’indissolubilité du mariage, la caution publique donnée à des mouvements du lobby LGBT, à des clercs militant ouvertement pour l’ordination de prêtres homosexuels et favorables au “mariage” des invertis ?

Abbé F. R. : Bergoglio développe ce qui avait déjà été posé, même à partir de Paul VI. Certes on trouve des contradictions matérielles entre ce que dit Bergoglio et ce que disaient par exemple Wojtyla ou Montini. Mais cela est une contradiction, je dirais, dans la lettre. Mais au fond, dans l’esprit, à partir de Montini déjà, encore plus sous Wojtyla, il y a ce personnalisme, même d’un point de vue moral, qui posait les bases, le fondement philosophique, d’un retournement même dans le domaine de la morale, surtout de la morale sexuelle, et que Bergolio n’a fait qu’amener aux dernières conséquences. Même Ratzinger avait déjà commencé à entrevoir des solutions “mondaines” à la question des divorces, des pécheurs publics. Bergoglio n’est pas né d’une façon imprévue dans un terrain vierge. Il est l’héritier de toute une mentalité qui est la mentalité moderniste et conciliaire. La différence est qu’il est grossier, parle plus ouvertement, ne cherche pas à cacher ce qu’il dit sous une terminologie théologique, alors évidemment pour les gens du monde c’est plus voyant.

R. : Mais cela ne suscite pas tellement plus de réactions dans le monde officiellement catholique.

Abbé F. R. : Un petit peu plus. Pas autant qu’il le faudrait. C’est que, après plus de 50 ans de modernisme, les gens sont déjà complètement dans le coma : ils ont une foi faible ou complètement pervertie. Ils ne savent plus ce qu’est une vérité de foi. Cette façon si claire de procéder, si on l’avait mise en place en 1965, aurait alors choqué, suscité des réactions violentes. Mais il ne faut pas oublier plus d’un demi-siècle de prédication moderniste ininterrompue. Lorsque le premier rassemblement œcuménique et syncrétique d’Assise avait été réuni par Jean Paul II en octobre 1986, cela avait suscité une grande stupéfaction et certaines incompréhensions. Aujourd’hui hélas ce genre de rassemblements qui a lieu tous les ans passe comme une lettre à la poste et, trente ans après, ne suscite d’indignation qu’auprès d’une infime minorité de baptisés.

R. : Un mot sur ce que dit à répétition Bergoglio sur l’accueil sans réserve, sans limite, de migrants mahométans en Europe…

Abbé F. R. : Les modernistes n’ont plus un horizon doctrinal, qui place la foi et les choses spirituelles au premier plan, mais ont seulement un point de vue horizontal et humanitariste. Evidemment les conséquences sont moins graves d’un point de vue strictement doctrinal puisque l’accueil, la miséricorde, la charité à l’égard du pauvre, du malheureux ont toujours existé, c’est dans le message de Notre-Seigneur. Mais ce qui est grave c’est qu’une immigration incontrôlée et massive, a fortiori de personnes professant une religion hostile à la religion catholique, est un phénomène très difficile à corriger et à changer. C’est un problème quasiment impossible à éliminer et qui va causer un bouleversement considérable dont les conséquences pour le bien commun sont infinies. C’est l’autorité temporelle qui devrait — et aurait dû — intervenir pour sauvegarder le bien commun mais là aussi on observe le silence le plus absolu.
Le fait que l’Europe n’a plus aucune foi, ni aucune morale conduit évidemment à la dissolution des identités. Mais je pense que le phénomène des flux migratoires a été voulu. L’Europe était déjà dans ce malheureux état d’apostasie avant que le phénomène de l’immigration massive ne commence. Par ailleurs, les problèmes de pauvreté et de guerre existaient déjà il y a un demi-siècle dans les continents les moins favorisés et pourtant il n’y avait presque pas d’immigration. Ce phénomène a donc été organisé au plus haut niveau, et dans un but bien précis.
Mais le problème le plus grand, plus important encore que l’invasion qui vient du dehors, c’est la corruption qu’il y a chez nous. Si notre civilisation était à la hauteur de son passé, de son héritage, la plupart de nos problèmes auraient été résolus. Mais malheureusement c’est nous qui sommes les premiers coupables. Et il est évident que nous avons été trahis, ceux devant œuvrer au bien travaillant en réalité pour l’ennemi.

R. : Cette année ce n’est pas seulement le cinq-centième anniversaire de la Réforme luthérienne, c’est également le trois-centième anniversaire de la création de la franc-maçonnerie moderne. A cette occasion, et pour commémorer ce triste événement, vous donnez à Paris le 26 novembre une série de conférences sur ce sujet. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Abbé F. R. : Ces trois cents ans de la fondation de la franc-maçonnerie moderne sont l’occasion de réfléchir sur ce phénomène, sur cet ennemi farouche du christianisme et de la foi d’autant plus dangereux qu’il agit, en grande partie, en secret. Dans ce but, je vais donner trois instructions. La première, c’est l’histoire de la maçonnerie à l’envers. Au lieu de commencer en 1717 et d’aller jusqu’à maintenant, ce que beaucoup de personnes souhaiteraient et qui serait intéressant, c’est plutôt l’histoire à l’envers. Nous étudierons les origines de la maçonnerie, ou la maçonnerie avant la naissance officielle de la maçonnerie moderne. D’où viennent ces hommes qui ont fondé la franc-maçonnerie à Londres le 24 juin 1717 ? Quelles étaient leurs idées ? Et quelle a été l’origine de la maçonnerie, ce qui est une question bien disputée ?
La deuxième conférence se penchera sur la doctrine de la maçonnerie. Et le point de départ sera l’encyclique de Léon XIII Humanum genus. Elle sera complétée par l’essai d’Arthur Preuss sur la franc-maçonnerie américaine qui est un des meilleurs ouvrages sur la question mais qui, en France curieusement, n’a eu aucun écho.
La troisième conférence est une question d’actualité, l’influence que l’ennemi peut avoir sur les modernistes, ce qui est évident, mais aussi dans “nos” milieux pour s’en garder. C’est la partie la plus polémique et la plus croustillante si j’ose dire !

R. : Que répondre à ceux qui prétendent que la franc-maçonnerie n’a plus aujourd’hui l’influence qu’elle avait par le passé ?

Abbé F. R. : Permettez-moi de sourire devant de telles affirmations. Un ancien grand maître du Grand Orient d’Italie dans les années soixante disait que la maçonnerie aurait gagné la partie le jour où tout le monde penserait comme la franc-maçonnerie, c’est-à-dire quand les valeurs de la franc-maçonnerie deviendraient la façon de penser du monde entier. Nous y sommes. Autrefois il est vrai que la franc-maçonnerie était au gouvernement dans les principaux pays, et c’est d’ailleurs encore le cas aujourd’hui, sous une forme ou sous une autre, mais alors il y avait une réaction. Il y avait ceux qui défendaient les principes de la franc-maçonnerie et ceux qui s’y opposaient, les autorités de l’Église catholique et une partie du peuple. Aujourd’hui même ceux qui s’opposent en parole à la franc-maçonnerie, ce qui fait bien peu de monde, très souvent, sans le savoir, partagent les mêmes principes que la secte. Ils ne se rendent même pas compte qu’ils approuvent et diffusent dans les faits les idées de la franc-maçonnerie. C’est le meilleur signe de la victoire des frères trois points.
Certains ne s’aperçoivent même plus de la présence néfaste de la franc-maçonnerie car elle est vraiment partout, y compris chez ceux qui prétendent être l’autorité de l’Église catholique. Les réunions d’Assise sont ainsi une manifestation impressionnante de ce qui est fait dans les loges. C’est la même méthode qui est utilisée et dans le même but. Le fondateur de la communauté de Sant’Egidio, Andrea Riccardi, qui organise ces réunions d’Assise, a déclaré il y a quelques années que son inspirateur, c’est le rabbin de Livourne, Elie Benamozegh, un homme très proche de la franc-maçonnerie et désireux de réaliser les principes du noachisme, lequel est cité dans les Constitutions d’Anderson, c’est-à-dire les constitutions qui règlent la maçonnerie moderne.

R. : Les mouvements de droite radicale en Europe ne sont-ils pas eux-mêmes infiltrés par la franc-maçonnerie ?

Abbé F. R. : Oui, et cette infiltration existe de deux points de vue : du point de vue des hommes et du point de vue des idées. Il y a des mouvements où des francs-maçons sont acceptés voire promus. De manière ouverte ou cachée. Et puis il y a un problème d’idées : des personnes qui ne sont pas initiées partagent les principes les plus importants de la maçonnerie. Je ne parle pas là seulement de ces principes qui sont devenus hélas la pensée commune de tout le monde, qui sont enseignés à l’école, proclamés à la “paroisse”, liberté, égalité, fraternité, etc, mais je parle de l’ésotérisme. Dans “nos” milieux, ceux qui s’opposent souvent sincèrement à la triade révolutionnaire et au monde moderne le font fréquemment au nom d’une doctrine ésotérique qui est l’essence même de la maçonnerie. On sort d’une erreur pour tomber dans une autre erreur non moins grave.

R. : Vous pensez à l’influence dans les milieux de droite radicale que peuvent avoir des penseurs comme René Guénon ou Julius Evola ?

Abbé F. R. : Ces deux penseurs, Guénon et Evola, ont pu avoir dit quelque chose de vrai, notamment sur le rejet et la dénonciation du monde moderne, au milieu de beaucoup de choses fausses, de sorte que nombreux sont ceux qui, pensant s’opposer au monde actuel, adhèrent à tous les principes de la maçonnerie. C’est évident dans le cas de René Guénon puisqu’il a été lui-même initié. Dans le cas d’Evola, son appartenance à la maçonnerie est loin d’être démontrée mais c’était un intellectuel dont les fréquentations maçonniques sont évidentes et sa doctrine ésotérique qu’il n’a jamais cachée en fait objectivement un compagnon de route de la maçonnerie.

R. : Quels ont été les rapports du fascisme italien et de la maçonnerie ?

Abbé F. R. : Le fascisme italien était tout d’abord un pragmatisme mené par l’instinct politique de Mussolini qui a changé de nombreuses fois, s’adaptant à la pratique. Il est certain qu’au début du fascisme la plupart des hiérarques étaient initiés, quasiment tous ceux qui ont voté contre le Duce en 1943 dans le grand conseil fasciste étaient également francs-maçons, mais aussi quelques-uns qui sont restés à ses côtés dans la République sociale italienne. Mais il est vrai aussi que le fascisme a déclaré illégales toutes les sociétés secrètes de sorte que la maçonnerie sous Mussolini a pratiquement disparu du pays et n’a eu à nouveau droit de cité que quand les Alliés américains et anglais ont débarqué en Italie. Il est vrai aussi que ceux qui ont essayé avant-guerre d’assassiner Mussolini venaient de la théosophie et étaient donc liés à la maçonnerie. Les choses sont donc compliquées. J’en ai parlé dans Sodalitium dans un article sur un personnage très aimé dans les milieux fascistes, le grand poète Ezra Pound, lequel venait d’un milieu anglais très porté vers la théosophie.
Nul doute par ailleurs que le fascisme était proche à son origine des principes ayant présidé au Risorgimento. Il est vrai aussi que, durant le régime, certains ont pensé que le gouvernement de Mussolini aurait conduit à un triomphe de l’ésotérisme, par exemple le groupe d’Evola et Reghini, mais pas seulement eux, celui de D’Annunzio également. Ce courant-là voulait que le fascisme marquât une continuation du mouvement du Risorgimento dans un sens clairement ésotérique. Mais il a été déçu au moment du Concordat. D’autres courants ont en revanche pensé que le fascisme, malgré tous ses défauts doctrinaux, aurait pu, peu à peu, apporter, d’un point de vue plus pratique que spéculatif, un remède à la révolution italienne et ont travaillé dans ce but, par exemple Mgr Benigni, le fondateur de la Sapinière qui s’opposait aux principes du mouvement fasciste, mais qui a collaboré activement avec le régime, cela dans le but de l’amener à des positions catholiques. Tout le monde a donc essayé d’amener ce gouvernement de son propre côté.

R : Que répondez-vous à ceux qui distinguent entre une bonne et une mauvaise maçonnerie, une maçonnerie blanche, monarchiste, royaliste et traditionaliste qui serait honorable et une maçonnerie rouge, athée, révolutionnaire qui serait à rejeter ?

Abbé F. : Je réponds que la franc-maçonnerie a travaillé à couper la tête du Roi ! Il est certes vrai qu’il y a eu des monarchistes qui étaient des francs-maçons et même des ennemis de la Révolution française. Ils avaient raison d’être contre la Révolution mais ils avaient tort d’être influencés par l’ésotérisme maçonnique, je pense notamment à un Joseph de Maistre.
L’Église ne fait pas de distinction entre la maçonnerie anglaise et la maçonnerie française, entre une maçonnerie de droite et une maçonnerie de gauche. Toutes les maçonneries se proclament pour une tradition, évidemment c’est leur tradition qui n’est pas la nôtre !
Il y a des principes communs à toute maçonnerie. Nous avons réédité le livre d’Arthur Preuss Essai sur la franc-maçonnerie américaine. Le but de l’auteur était de montrer que la maçonnerie anglo-saxonne partage les mêmes principes que la maçonnerie latine, la même farouche opposition à l’Église. C’est une illusion de croire à une franc-maçonnerie respectueuse de la religion. Il faut donc lutter contre toute maçonnerie, et contre tout ésotérisme, même s’il est partagé par des gens qui ne sont pas initiés en Loge.

R. : Comment peut-on brièvement définir les principes de la maçonnerie ?

Abbé F. R. : Il est difficile en peu de mots de donner une vue d’ensemble de la maçonnerie. Il y a tout d’abord une doctrine officielle, que la maçonnerie proclame pour les autres, celle que nous connaissons et qui préside au gouvernement de nos pays : la liberté, l’égalité, la fraternité, la liberté religieuse, la laïcité, la tolérance, la non-discrimination. C’est ce que tout le monde partage. Tout le monde le boit avec le lait de sa mère, c’est l’air que nous respirons. Mais il y a aussi et surtout une doctrine ésotérique qui est la véritable pensée maçonnique. Le pape Léon XIII dans l’encyclique Humanum genus explique que le point essentiel de la maçonnerie c’est le naturalisme, l’adogmatisme. Il n’y a rien qui soit supérieur à la nature, pas même Dieu qui se confond avec la nature, si toutefois Il existe (ce à quoi ne croient pas toutes les loges). Tout ce qui est révélé, le monde de la grâce, la Révélation, la transcendance divine, les dogmes de foi, est inacceptable en franc-maçonnerie.
Il faut bien comprendre que dans la maçonnerie deux aspects existent et doivent être distingués. Un aspect rationaliste et un aspect magique, lequel n’est pas contraire mais complémentaire au premier. On observe la négation de la véritable religion mais celle-ci étant niée d’une manière rationaliste est comme remplacée par les mystères maçonniques qui sont une réédition des anciennes hérésies de la gnose païenne et de la kabbale juive qui ont plus ou moins les mêmes principes. Les mystères du paganisme unis au courant de l’alchimie Rose-Croix, de l’hermétisme, du néoplatonisme, ce sont là la philosophie et la religion maçonniques qui aboutissent au culte du Serpent. Il n’est pas étonnant que parmi les personnages de la tradition maçonnique on exalte Caïn, une lignée certes traditionnelle mais démoniaque. Quand le poète italien Carducci écrit son Hymne à Satan, il montre ces deux aspects de la maçonnerie : un naturalisme rationaliste, Satan est le symbole de la négation de Dieu dans le progrès humain, et en même temps une tendance démoniaque, magique et satanique.

R. : Que penser des distinctions entre maçonnerie matérialiste et maçonnerie spiritualiste ?

Abbé F. R. : C’est la même maçonnerie, ce sont les deux faces de la même médaille. Le maçon matérialiste est toujours ésotérique. Sans l’ésotérisme, sans le symbolisme, sans le secret, il n’y a pas de maçonnerie. Et dans le même temps le maçon ésotériste avec sa prétention de se lier aux anciennes traditions de toutes les religions est en fin de compte un matérialiste. Car quelle est cette tradition, quels sont ces mystères, quel est ce divin dont ils parlent ? Ce n’est rien. Le matérialisme et le spiritualisme ne sont donc pas deux choses qui s’opposent en maçonnerie. Chez certains c’est l’aspect matérialiste grossier qui prévaut, chez d’autres c’est l’aspect symbolique religieux. Mais en réalité les deux se rejoignent dans une même doctrine.

R. : Votre troisième conférence sur maçonnerie, modernisme et traditionalisme semble polémique. Qu’entendez-vous démontrer dans cette instruction ?

Abbé F. R. : C’est en effet la partie de la conférence la moins intellectuelle, celle qui se prête le plus à des polémiques. Je vais essayer de montrer les liens entre le modernisme et l’occultisme, le modernisme et la pensée maçonnique. Dans le modernisme comme dans la maçonnerie il y a ces deux visages, un aspect naturaliste et un aspect (faussement) mystique : le moderniste philosophe, historien, politicien, est un rationaliste et un agnostique. Et dans le même temps il prétend être un croyant, ce qu’il n’est pas. La doctrine moderniste et la doctrine maçonnique se rejoignent.
Plus étonnante est la question du traditionalisme. On entend par ce mot non pas le traditionalisme du XIXe siècle qui, tout en ayant été la philosophie de la Restauration et avec Lamennais hélas celle aussi du libéralisme, est l’ancêtre soit du modernisme, soit du guénonisme, mais le traditionalisme moderne, celui qui s’oppose à Vatican II et auquel nous nous rattachons. Même dans “nos” milieux il y a des infiltrations soit des idées, soit de certaines personnes développant une ambiance ésotérique. Il y a plusieurs cas concrets à examiner. C’est ce que je ferai dans cette conférence. Et même chez ceux qui n’ont pas des fréquentations ou des idées ésotériques, d’aucuns, dans des groupements traditionalistes, utilisent les méthodes maçonniques pour arriver à leurs fins. Il faut mettre tout cela en lumière. C’est donc un sujet de discussion pour se garder de certains problèmes.
Tout cela bien sûr, il faut l’affirmer sans tomber dans un travers assez fréquent hélas chez ceux qui combattent à juste titre la franc-maçonnerie, c’est-à-dire de le faire sans esprit critique suffisant, sans documents à l’appui, sans preuve avérée, sans formation approfondie. Il y a dans l’antimaçonnisme un côté sérieux et même indispensable mais il y a aussi des ouvrages, des auteurs, des sites moins sérieux et moins fiables. De même il y a ceux qui se gardent des infiltrations maçonniques, j’en suis, et ceux qui prétendent que tous ceux qui ne pensent pas comme eux sont des francs-maçons. Ce qui est ridicule et peut jeter à tort le discrédit sur toute l’école anti-maçonnique.

R. : Aborderez-vous au cours de vos conférences la question de la judéo-maçonnerie ?

Abbé F. R. : C’est une question vraiment importante. Nous en parlerons dans la première conférence car, à l’origine de la maçonnerie, la pensée de la kabbale est incontestablement présente. Non seulement d’ailleurs dans la maçonnerie mais dans toutes sortes d’ésotérisme. Nous évoquerons aussi cette question dans la deuxième instruction car une partie importante de la doctrine maçonnique n’est au fond rien d’autre que du kabbalisme. Mais il n’y aura pas une instruction explicitement et exclusivement consacrée à la judéo-maçonnerie. Ce sujet mériterait à lui seul un nouveau congrès. Peut-être une autre année !

Propos recueillis par Jérôme Bourbon
Pour vous abonner à Rivarol.

Affaires de mœurs graves de la Fraternité Saint-Pie X

«Écartons de toute fonction sacrée les fauteurs de discordes.»
Pie X – Encyclique Iucunda Sane.

Certains croient bon de plancher sur les affaires de mœurs en milieu sédévacantiste pour réfuter notre position théologique, mais c’est un procédé malhonnête et déplacé. Puisque les affaires de mœurs ont tout à avoir avec une nature viciée qui peut frapper tout milieu, quel qu’il soit. Les cas de pédocriminalité concernent d’abord le milieu éducatif, c’est-à-dire proche des mineurs, avec en premier lieu les professeurs et l’université, avant même tout groupe «confessionnel».

La politique de Mgr Lefebvre face au concile était de faire nombre, il ne s’en cachait pas, dans une stratégie de vouloir faire rendre gorge les conciliaires par le poids de la majorité, donc misant plus sur le quantitatif que le qualitatif. Ainsi, dans ses séminaires, l’administration a été souvent peu regardantes sur la formation et les caractères psychologiques (acceptation des efféminés) des séminaristes : je vous laisse imaginer la suite. Depuis une quarantaine d’années d’existence, il y a eu de multiples affaires de mœurs à la FSSPX, qui ne concernait pas seulement des femmes mais pire : homosexualité et pédophilie.

L’abbé Lafitte dont les affaires de mœurs sont sorties il y a quelque temps, torts qui ne retirent pas pour autant ses mérites durant toutes ses années d’apostolats, a été membre FSSPX avant d’être (au moins en terme de structure) sédévacantiste. Et alors que M. Bruno Saglio l’a mise à la porte de la maison Saint-Ignace en Gironde d’un coup d’un seul (il fait maintenant pénitence en Aveyron), l’anti sédévacantiste Mgr Williamson lui (du temps où il était encore FSSPX), protégeait en interne l’abbé Lafitte jusqu’en 2014 !

Ceux choqués par cette affaire sont beaucoup moins regardants quand cela regarde leurs propres rangs, et dans des affaires bien plus graves :

«Le livre noir de la Fraternité Saint-Pie X» est le fruit de plusieurs mois d’enquêtes et de recherches par l’Association d’«Aide aux Victimes de mouvements Religieux en Europe et Familles» (AVREF). Une association qui s’est penchée objectivement sur cette question sous la forme d’une enquête, contenant des documents ne pouvant donc être réduits à des attaques faussées de la part d’anticléricaux primaires ( à tout hasard communistes et francs-maçons).

Les tradis débiles sont allés jusqu’à dire que les affaires de mœurs en ce sens n’existent qu’après Vatican II et que donc seuls les conciliaires sont touchés… Alors que ces histoires de travers existent depuis la nuit des temps, cause d’une nature blessée et viciée, qui se déchaîne sans limites notamment chez ceux qui ont une tendance efféminée : « Ça n’arrive pas chez nous. Tout cela s’est produit chez les modernistes, après Vatican II ». Pourtant, afin de rassurer les familles de victimes (des enfants abusés par des prêtres de la FSSPX entendons), Mgr Fellay envoie ce message dans ses lettres sur le fait qu’il mettra désormais en garde sur ces possibles scandales : « Nous parlons de ces sujets douloureux et intolérables [pédophilie de la part de membres de la FSSPX] également dans les retraites sacerdotales, dans les réunions de prêtres, etc. » (Lettre de Mgr Fellay à une victime).

Je me souviens qu’avec Antoine du Nord nous avions pris un verre avec l’abbé Beauvais et Escada, avant l’hommage à sainte Jeanne d’Arc (de 2016 de mémoire) et qu’ils parlaient tout deux choqué d’une nouvelle affaire de pédophilie à la Fraternité, étouffée de l’administration et où le prédateur en question était même protégé contre la famille qui en était victime…

Cela se confirme par un cas antérieur (un parmi d’autres) :

Pour ne citer qu’une affaire d’ampleur, et comme quoi cela remonte, le chapitre sur les abus débute avec la dénonciation personnelle de ce qui est arrivé à un ex-scout lorsqu’il avait 11 ans et était «sizainier» chez les louveteaux du Groupe Saint-Michel de la FSSPX. Le très tactile abbé Philippe Peignot (FSSPX) en août 1988, arrivé d’un poste en France au Prieuré du Christ-Roi à Bruxelles a abusé de lui a de multiples reprises ce qui n’a pas empêché l’abbé F. Schmidberger, qui avait déjà été averti par d’autres victimes en France dès 1987-1988, de ne pas prendre d’autres sanctions contre lui qu’une mutation vers la Belgique (sans même avertir le supérieur local de ces problèmes). L’attitude de Mgr Bernard Fellay a été pire, le défendant systématiquement judiciairement tout en le laissant à proximité des enfants, mettant ainsi en danger des dizaines d’autres mineurs, et cela malgré la haute suspicion de pédophilie le concernant.

Un document qui montre bien que les paroissiens de la FSSPX confient leur progéniture à des gens qui sont placé sous une autorité qui n’aura aucun scrupule à étouffer d’éventuels abus sexuels sur leur progéniture, en mutant le coupable à un autre poste à proximité d’enfants et lui fournir une assistance juridique en cas de plainte… Un outrage vis-à-vis des fidèles qui s’ajoute au thème de celui du mariage en interne, puisque la FSSPX a pu muter l’abbé de la Rocque pour s’être opposé au Vatican qui ne reconnaissait pas les mariages tradis alors que Mgr Fellay acceptait quand à lui l’autorité (ou fausse autorité) vaticane directe sur ces questions.

Précédemment, il  y eut l’ouvrage «Le rite de sodomie» de Madame Randy Engel en 2006, qui suite à une enquête de 10 ans, avait consacré plus de 1300 pages à ce fléau au milieu religieux, et concernant le milieu lefebvriste : les violeurs, ou prédateurs, homosexuels tels que Urrutigoity, Ensey et Roberts, tous protégés, ordonnés et promus pendant 10 ans par Mgr. Williamson.

«Le livre noire de la FSSPX», dossier brûlant à ne diffuser que très prudemment et seulement aux personnes en mesure de comprendre, afin de ne pas remuer inutilement la boue. Livre PDF et sources supplémentaires : http://blog.catholicapedia.net/2016/07/12/lavref-publie-un-livre-noir-de-la-fsspx/

Attention donc, à ne pas plancher sur des travers viciés qui frappe un tel ou un tel, pour tenter de réfuter une position théologique (les arguments ne relèvent pas du même ordre – les vertus théologales étant au-dessus de celles cardinales  ou morales), car cela peut se répercuter, reste délétère pour le « milieu catho tradi » en général qui baignera dans de continuels scandales publics. Si chacun devait balayer devant sa porte on n’en finirait certes plus, mais a rien ne sert de dénoncer un groupe en face lorsque le sien a fait pire !

Plancher dessus,  c’est le travail de nos ennemis qui ont réussi à détruire l’éducation catholique à travers ces calomnies.

Les derniers éditoriaux anti-Macron de Rivarol et de Militant

Le venin macronien (éditorial de Militant)

L’on n’y prête guère attention, mais le titre du parti créé pour soutenir l’actuel occupant de l’Élysée, « la République en marche », est à lui seul un programme. La République en France, « leur » République, est celle portée par les cercles gnostiques ennemis de la rationalité européenne et chrétienne, dont la maçonnerie, agent actif de l’Anti-France et de l’anti-civilisation, est l’expression visible. Elle est porteuse d’un projet universaliste, cosmopolite pour lequel la France n’a d’autre utilité que d’en être le quartier général. Le sieur Macron est là pour la faire avancer en vue de la réalisation de cette république universelle, négatrice des nations historiques.

Cela revêt des actions d’ordre intérieur et d’ordre extérieur qui consistent à  la fois à déposséder les Français de leur patrimoine culturel et matériel et à vider la France de ce qui lui reste de souveraineté, après les amputations déjà subies, la France n’étant plus, dans leur esprit, qu’un territoire au sein du continent européen et, par suite, du monde. D’ailleurs, combien de membres de cette coterie ne se revendiquent-t-ils pas « citoyens du monde » ?

Macron lui-même n’a pas manqué de dire, le 6 février 2017, qu’il n’y avait pas de culture française. Il a fait savoir, le 29 août 2017, devant les ambassadeurs, que « notre souveraineté, c’est l’Europe », autrement dit, que les souverainetés nationales étaient à mettre au musée. Nous en avons eu un exemple immédiat avec Alstom et les Chantiers de Saint Nazaire, allègrement vendus aux Allemands et aux Italiens… et aux banquiers, Macron poursuivant la grande braderie de l’appareil industriel français amorcé de longue date, déjà.

Ce n’est pas tout : il a prononcé à la Sorbonne, le 26 septembre 2017, un discours fleuve sur l’Europe – entendons l’U.E. – que nous aurions tort de négliger. Se posant comme celui qui allait relancer une « Europe à l’arrêt », il a détaillé un ensemble de mesures d’apparence hétéroclites mais qui ont leur cohérence.

Ces propositions visent toutes à accélérer la construction d’un État européen qui ne dit pas son nom. Il prône en premier lieu qu’en 2024, la France et l’Allemagne aient intégré totalement leurs marchés en appliquant le mêmes règles à leurs entreprises ; dure gageure lorsque l’on sait les génies propres de chaque peuple, et cela depuis 843.

Mais il y a surtout le projet de création de budget pour intégrer de fait les États de la zone euro avec son corollaire : la convergence fiscale et sociale. Auquel s’ajoutent : la création d’un budget de la défense commun, d’une « académie européenne du renseignent » et d’un «parquet européen de lutte contre la criminalité organisée et le terrorisme». Et, pour que tout le monde se comprenne, il veut qu’en 2024, tous les étudiants « européens » soient au moins bilingues, entendons baragouinant tous un anglais international bâtard, au moment où la Grande-Bretagne quitte l’U.E. Là encore, un défi au vu des maigres succès en matière d’apprentissage des langues.

Mais il ne suffit pas d‘intégrer : il faut diluer les peuples d’Europe dans le cosmopolitisme : pour faire face à la crise des migrants, « principal défi » de l’Europe, il préconise de «créer un véritable office européen de l’asile» et une « police des frontières européennes», assorti d’un «financement d’un large programme de formation pour les réfugiés ». Autrement dit, alors que d’un côté, lui et ses collègues mènent une politique de génocide ethnique des Français et plus largement des peuples d’Europe, il veut planifier notre remplacement par des allogènes inassimilables mais considérés uniquement sous l’aspect de main d’œuvre utilisable pour servir les nouveaux buveurs de sueur que sont les membres de la super classe mondiale.

Cerise sur gâteau, en quelque sorte, pour mieux nous déraciner, Macron plaide pour l’introduction de « listes transnationales » pour l’élection des députés au Parlement de Strasbourg en 2019 et prône la réduction de 30 à 15 le nombre des commissaires européens, désolidarisant ainsi des États-membres ce qui est appelé à devenir un « gouvernement européen » de fait puis institutionnalisé. D’ailleurs, certains pensent peut-être y parvenir en détruisant tout simplement les nations d’Europe, l’affaire de Catalogne en étant un exemple…

De telles propositions sont inadaptées à la réalité de l’Europe, dans la mesure où celle-ci est d’abord une aire de civilisation constituée de nations sœurs à la personnalité riche d’une longue histoire, mais elles ont leur cohérence d’un point de vue mondialiste, lequel se définit en termes planétaires et cosmopolites. En réalité, cette « Europe » de Macron, c’est celle de l’invasion, du génocide ethnique, du déclin spirituel, culturel et économique. Ce sont des peuples qui refusent de mourir, c’est l’Europe centrale qui, avec Viktor Orban notamment, refuse de se laisser assassiner. Même les Allemands, pourtant lobotomisés depuis 1945 commencent à se réveiller au point que Merkel, complice de ces trahisons, risque de ne pas pouvoir épauler Macron, tant ses futurs alliés potentiels, ceux du FDP, sont méfiants envers l’idée d’intégration européenne.

D’ailleurs, Macron et ses mandants sont conscients du phénomène. En effet, au-delà de ce catalogue, faisant mine d’exalter un futur destin commun, il dénigre notre histoire, notre civilisation, parlant des « passions tristes de l’Europe » en évoquant ceux qui s’en réclament. En réalité, cette oligarchie mondialiste ne craint qu’une chose : le réveil des peuples d’Europe. N’a-t-il pas dit qu’il « souhaite réconcilier l’Europe – c’est-à-dire l’U.E. – avec les peuples, afin de les soustraire aux populismes », autrement dit, à ces courants qui, avec des intensités diverses, refusent de voir leurs peuples mourir ? Or, l’U.E., c’est l’anti-Europe, c’est la négation de son âme pluri millénaire  principalement homérique et chrétienne. Jamais, il ne pourra y voir quelque réconciliation entre une machine à détruire les peuples et ceux-ci qui, bien qu’actuellement affaiblis, conservent une force vitale qui couve comme une braise sous la cendre de l’apathie, de l’acédie actuelles.

C’est encore, en craignant ce réveil qu’une étincelle prochaine peut transformer en incendie purificateur, que les coteries mondialistes tentent d’étouffer les justes demandes des peuples, par la voix de leurs éléments les plus conscients, en multipliant les lois répressives, tel ce décret macronien du 3 août 2017 qui légalise la délation des propos tenus en privé que la vulgate droit de l’hommiste condamne et ouvre la voie à la création de camps de rééducation ; qu’il veut renforcer la fiscalité spoliatrice des patrimoines, envisageant maintenant de taxer ceux (en fait les moins aisés) dont les demeures auraient des « performances énergétiques insuffisantes » au nom de cet autre aspect du totalitarisme mondialiste qu’est le réchauffisme.

Pourtant, le réel finit toujours par l’emporter sur ceux qui s’en rient et le bafouent. C’est de ce fait d’expérience, que les nationalistes tirent l’espérance qui nourrit leur action et les rend inaccessibles au découragement.

André Gandillon. N° 697 de octobre 2017.

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Macron I er règne sur le chaos et menace nos dernières libertés ! (éditorial de Rivarol)

RIEN POUR L’HEURE ne semble atteindre le chef de l’Etat. Alors que huit mois après leur installation à l’Elysée, Nicolas Sarkozy et François Hollande connaissaient déjà l’impopularité, il n’en va pas de même pour Emmanuel Macron qui semble jouir actuellement d’une forte cote de confiance au point que, si des élections avaient lieu en ce moment, il serait sûrement réélu confortablement. Il est vrai que l’homme ne manque pas d’habileté, s’essayant à redonner du lustre à la fonction présidentielle, ne commettant pas l’erreur d’afficher trop ouvertement une certaine connivence avec les journalistes ni de se laisser aller avec eux à des confidences qui reviennent ensuite en boomerang, et contrairement à ses prédécesseurs immédiats, il bénéficie d’une conjoncture globalement plus favorable : la croissance redémarre, même si c’est de façon plutôt timide, le chômage tend enfin à reculer, même si la baisse reste modeste, et ses adversaires sont tous au fond du trou.

Le Parti socialiste qui vient de vendre son siège historique rue de Solferino est sans chef, sans boussole et sans programme, les Républicains, malgré l’élection à leur tête de Laurent Wauquiez, peinent à exister, le sémillant Macron séduisant une partie de leurs troupes, notamment leur clientèle aisée, tant il est vrai que le macronisme assure la jonction entre les bourgeoisies de gauche et les bourgeoisies de droite. Des électeurs ayant toujours voté pour la droite parlementaire nous avouaient ainsi récemment qu’ils étaient séduits par le style et les premiers pas du gendre idéal qu’est à leurs yeux Macron : il a fortement réduit le périmètre de l’ISF, veut alléger les charges sociales, fait davantage président que Sarkozy et Hollande, bref ces électeurs conservateurs, se disant clairement de droite, ont actuellement les yeux de Chimène pour le compagnon de Brigitte.

Mélenchon, quant à lui, ne parvient pas à progresser. Le Parti communiste, déjà très affaibli, ne peut non plus profiter de la situation, les Jeunesses communistes étant mises en causes pour des affaires de harcèlement sexuel, pendant de ce qui s’est passé dans le Mouvement des Jeunesses socialistes. Quant au Front national, il est parfaitement inaudible, criblé de dettes, décrédibilisé, et surtout sans capitaine pour donner la direction. Marine Le Pen a confirmé le 7 janvier dans l’Orne qu’elle voulait absolument changer l’appellation du parti lors du congrès de Lille les 10 et 11 mars car, affirme-t-elle sans rire, « le FN doit changer de nom pour être perçu comme un parti de gouvernement ». Vu le débat catastrophique du 3 mai et l’incompétence notoire qu’elle ne cesse de manifester, on ne voit pas comment un parti dirigé par elle, quels qu’en soient le nom, le logo et les statuts, pourrait apparaître aux yeux du grand public comme un mouvement apte à gouverner le pays.

C’EST DIRE que Macron semble avoir une autoroute devant lui pour mener à bien la politique qu’il entend mener, ou plutôt que les cénacles mondialistes lui demandent de conduire. Macron est populaire, du moins pour le moment, alors même qu’aucun des grands problèmes qui menacent le pays de mort et de faillite n’ont été réglés, n’ont même trouvé le moindre commencement de solution. Jamais autant de voitures n’ont été brûlées que lors de la Saint-Sylvestre (plus de mille !). Les forces de l’ordre sont plus que jamais agressées et violentées. Rappel de quelques faits qui sont très loin d’être exhaustifs : deux policiers ont été blessés à Argenteuil (Val-d’Oise) lors d’une intervention le jour de l’Epiphanie. Encore une fois, un simple contrôle a dégénéré : les forces de l’ordre sont intervenues en avisant une voiture en stationnement, dans laquelle se trouvaient trois personnes dont les noms n’ont pas été communiqués. Percevant une forte odeur de cannabis flottant dans l’automobile, la brigade de quatre policiers décide d’opérer une palpation sur les individus ; celle-ci permet de découvrir de nombreuses petites poches plastiques vides et une balance, ne laissant guère de doutes quant aux activités des délinquants. C’est à ce moment-là que l’intervention tourne mal. Les individus, scandalisés par les prétentions des policiers à circonscrire leur petit commerce, se rebellent avec violence. Un échange de coups suit, laissant deux policiers blessés. Une jeune gardienne de la paix se voit prescrire quarante-deux jours d’arrêt de travail, ayant entre autres une blessure très sérieuse à l’œil. L’un de ses collègues aura lui un arrêt de dix jours. C’est alors que des “jeunes” sortant les uns après les autres des alentours se regroupent, jusqu’à former un groupe de 30 à 40 personnes menaçantes, nous apprend-on. Cette technique d’encerclement est désormais usuelle chez les petites frappes. Les nombreux renforts envoyés rapidement sur place empêchent in extremis la situation de dégénérer. Quatre individus, dont les trois ayant tenté d’échapper au contrôle et un autre qui avait essayé de s’interposer, seront placés en garde à vue.

Ce fait divers fait suite au fameux lynchage du Nouvel An, dont les images diffusées en boucle sur les réseaux sociaux, en ont refroidi plus d’un : dans la nuit du réveillon en effet, deux policiers dont une femme ont été en effet roués de coups par des hordes de Subsahariens (on possède les images, aussi devient-il compliqué de suggérer une bande de blondinets excités) alors qu’ils tentaient de contenir une rixe à Champigny dans le Val-de-Marne. L’officier s’est vu prescrire huit jours d’ITT, sa collègue sept.

La succession quasi quotidienne d’agressions de policiers intrigue. Comment est-ce possible ? Il y a une explication double : d’abord les délinquants ne sont dans les faits pas punis et ressortent le jour même sous les vivats de leurs proches, et d’autre part les policiers ont l’interdiction de faire usage de leur arme, sauf après avoir essuyé une salve de tirs nourris. En quelque sorte, le policier ou le gendarme doit attendre d’être blessé ou tué avant de songer à sortir de manière règlementaire son revolver. Les syndicats de police ne cessent de protester à ce sujet, en vain, et le cancer de Collomb se contente de lamentations télévisées. A noter que dans de très nombreux pays la police est respectée précisément parce qu’elle n’est pas émasculée par des principes douteux favorables aux coupe-jarrets. La suite de cette double politique est connue : il y a dorénavant en France deux cent zones de non-droit répertoriées, où des bandes ethniques règnent en maîtres en terrorisant la population sans être jamais inquiétés.

MAIS SI le pouvoir est volontairement faible avec les vrais délinquants, il est impitoyable avec les honnêtes citoyens. Il persécute toujours plus les automobilistes, vaches à lait et souffre-douleur de l’Etat, l’exécutif envisageant de baisser la vitesse maximale autorisée hors agglomérations de 90 à 80 km/h, ce qui est grotesque. A ce rythme, il deviendra bientôt plus rapide de se déplacer en vélo ou en mobylette ! Et surtout Macron a annoncé, lors de ses vœux, une nouvelle loi liberticide dont nous parle Hannibal dans sa chronique et qui s’ajoute à un arsenal répressif déjà exorbitant (lois Pleven, Gayssot, Lellouche, Perben). Prétextant lutter contre les fausses nouvelles, Macron, homme-lige de l’oligarchie, entend graver dans le marbre des vérités officielles et faire taire toute dissidence véritable.

Les sanctions pourraient en effet être lourdes et rapides : « En cas de propagation d’une fausse nouvelle (mais qui va définir, et au nom de quelle autorité, de quelle infaillibilité, ce qu’est ou ce que n’est pas une fausse nouvelle ?), il sera possible de saisir le juge au travers d’une nouvelle action en référé qui permettra, le cas échéant, de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur, voire de bloquer l’accès au site Internet. Le CSA pourra lutter contre toute tentative de déstabilisation par les services contrôlés ou influencés par des États étrangers. » Ce qui pourra passer par « la suspension ou l’annulation de leurs conventions avec le régulateur ». Derrière son sourire d’homme affable et courtois, affectant de dialoguer poliment avec ses contradicteurs et de les respecter profondément, Macron est un tueur. Le tueur de la liberté et des vérités dissidentes. A quand un Ministère de la Vérité, ou Miniver, comme dans le prémonitoire 1984 de George Orwell ?

Jérôme Bourbon. N°3312 du 10/01/2018.

Le «veganisme» sous produit du capital

« Nous allons tous devenir végétariens, soit de façon volontaire, soit de façon imposée. »

Jacques Attali, interview sur Europe 1, 2015.

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« Je n’avais jamais réalisé que les végans seraient en mesure de me traquer, me harceler, et capables d’agression à mon encontre.
Je ne savais pas que j’avais affaire à des gens qui sont comme dans un culte et fondamentalistes dans leur mentalité.
Je ne peux pas parler en public sans une garde rapprochée maintenant, et ils m’ont fait savoir qu’ils savent où j’habite. […]
Il y a une idéologie très effrayante qui traverse cette communauté. »

Lierre Keith, Le Mythe végétarien, 2013.

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« Les Hindous eux-mêmes n’ont pas toujours été végétariens.
Avant d’avoir envahi la vallée du Gange et de s’y être établis, ils étaient, des bergers nomades dont l’alimentation se composait principalement du lait et de la viande des bêtes de leurs troupeaux.
Ce n’est que lorsque leur mode de production eut changé, lorsque l’agriculture eut pris la place de l’élevage parce que le pays du Gange présentait bien des conditions favorables à l’agriculture, mais non à une exploitation étendue de pâturages, ce n’est qu’alors que l’abatage d’un boeuf ou d’une vache, de celui qui laboure et de celle qui donne le lait, devint peu à peu un acte de prodigalité criminelle. […]
Si le mode de production d’un peuple change, son alimentation change aussi sans que change le climat. »

Karl Kautsky, La Question Agraire, 1900.

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« Pourquoi donc le coton, la pomme de terre et l’eau-de-vie sont-ils les pivots de la société bourgeoise?
Parce qu’il faut pour les produire, le moins de travail, et qu’ils sont par conséquent au plus bas prix.
Pourquoi le minimum du prix décide-t-il du maximum de la consommation?
Serait-ce par hasard à cause de l’utilité absolue de ces objets, de leur utilité intrinsèque, de leur utilité en tant qu’ils correspondent de la manière la plus utile aux besoins de l’ouvrier comme homme, et non de l’homme comme ouvrier?
Non, c’est parce que dans une société fondée sur la misère, les produits les plus misérables ont la prérogative fatale de servir à l’usage du plus grand nombre. »

Karl Marx, Misère de la philosophie, 1847.

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« Chaque progrès de l’agriculture capitaliste est un progrès non seulement dans l’art d’exploiter le travailleur, mais encore dans l’art de dépouiller le sol; chaque progrès dans l’art d’accroître sa fertilité pour un temps, un progrès dans la ruine de ses sources durables de fertilité. […]
La production capitaliste ne développe donc la technique et la combinaison du processus de production sociale qu’en épuisant en même temps les deux sources d’où jaillit toute richesse: la terre et le travailleur. »

Karl Marx, Le Capital Livre I, 1867

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« Après avoir tué l’élevage […] au profit d’une production industrielle de viande avec du bétail transformé en usine à fabriquer des protéines, l’agrobusiness a programmé la fin des exploitations agricoles.
Il faut néanmoins préparer l’opinion, en douceur, par de subtiles manipulations […]
Ainsi en termes de santé et d’environnement, on établit « scientifiquement » que la consommation de viande ne peut-être que néfaste.
Dès lors, on crée un mouvement dont la finalité sera de faire accepter un nouveau concept auquel les start-up américaines, pilotées par la puissance financière de l’agrobusiness, travaillent de façon acharnée: la mise au point de produits de substitution, notamment la « viande in vitro ».
De nos jours on est tout à fait capable de créer en laboratoire des fibres musculaires et de les faire se contracter en « steak », pour les proposer demain à la consommation. […]
Se profile à l’horizon une nouvelle façon de se nourrir, présentée comme plus écologique et meilleure pour la santé, en fait sous la dépendance exclusive de l’agrobusiness qui met au point de nombreux brevets.
Plus besoin d’éleveurs, la casse sociale sera à la charge des collectivités nationales. […]
La subtilité est de ne pas apparaître directement, mais d’amplifier le phénomène du végétarisme et la défense du droit animal, pour mieux faire accepter « la pilule »: ces produits de substitution protéinés, vitaminés, aromatisés…
Ainsi le courant végétarien devient, à son insu, l’allié de l’agrobusiness et de la fin programmée des exploitations agricoles. »

Laurent Chevallier, docteur en nutrition, 2016

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« Le capitalisme est par essence un mode de production végétaliste.
C’est pourquoi le carné disparaît de plus en plus à mesure que la marchandise s’empare du monde.
Il est donc tout à fait logique que les citoyens de l’économie capitaliste de la mort du goût, qui ont peu à peu sombré dans l’industrie morose de la mangeoire industrielle où priment les produits standardisés et transformés de l’insipidité nocive à coûts réduits, se réfugient dans divers fétichismes alimentaires sans viande.
La viande aujourd’hui est une production industrielle vidée de toute saveur ancestrale; un vieux steak de bœuf devient finalement aussi pauvre qualitativement qu’un nouveau steak vegan « sans viande ».
L’émergence de tendances alimentaires alternatives signifie à la fois pour la classe capitaliste un appauvrissement supérieur de l’alimentation générale à des fins de rentabilisation de la force de travail, et pour le prolétariat universalisé une aspiration falsifiée à retrouver de vraies saveurs gustatives.

Avant la révolution capitaliste médiévale, la consommation de viande a toujours été imposante dans le cadre d’une utilisation communautaire jouissive des sols et de la pâture.
C’est à partir du XVIe siècle que le développement de la marchandise accélérant l’extension des cultures et la hausse générale des prix fit progressivement passer les populations, appauvries par les transformations de la modernité, d’une alimentation avant tout animale à une alimentation en premier lieu végétale.
La part céréalière dans l’alimentation s’est accrue fortement au sortir du Moyen Âge afin de permettre une reproduction de la force aliénée de travail à moindre coût.

En 1308 à Francfort-sur-l’Oder, l’on mangeait annuellement 100 kilos de viande de bœuf par personne.
Les hommes qui viennent travailler auprès des Frères Prêcheurs de Strasbourg reçoivent, eux, entre 600 et 700 grammes de viande chaque jour en un temps médiéval où de multiples ordonnances attentivement préciser dans toute l’Europe qu’il convient de nourrir par bons mets carnés, deux fois quotidiennement, les employés embauchés.
À l’époque de Saint Louis au XIIIe siècle, il y avait en France plus de 8 millions de porcs élevés alors qu’ils étaient deux fois moins nombreux en 1789 pour une population et un territoire pourtant bien plus considérables.
À Berlin à la fin du XIVe siècle, un individu mange trois livres quotidiennes de viande, soit douze fois plus qu’au XIXe siècle en ce temps de déportation générale des masses rurales prolétarisées vers les grandes manufactures de la démocratie urbaine de la valeur.

L’alimentation constitue un thème fondamental pour saisir les mutations du monde liées à l’essor des processus de production et de communication de la marchandise tels qu’ils uniformisent la survie en la société marchande afin d’accélérer la circulation des individus aliénés dans l’engrenage des réseaux formatés de la seule consommation admise.
Manger est à la fois un acte biologique, historique et culturel.
On ne mange pas pareil selon qu’on se trouve en une communauté non-mercantile ou que l’on demeure dans la société de l’argent à ses différents seuils de développement civilisationnel.
L’homme est ce qu’il mange et sa pratique alimentaire est toujours d’abord l’expression du mouvement pratique fondateur de l’allégresse du vivre ou bien de la sécheresse des résignations du ramper.
Se bien pourvoir en viande (du latin « vivenda » qui désigne le cœur de vie de l’alimentation humaine!) a été l’un des moteurs essentiels de l’hominisation, obligeant l’homme à inventer communautairement des pratiques de chasse et de coordination, des règles de répartition et des disciplines de différenciation gustative puisque l’homme ne mange pas n’importe comment n’importe quelle chair animale et qu’à partir de l’usage du feu, il s’est pourvu d’une nourriture énergétique beaucoup plus digeste qui lui a permis de parvenir à disposer des substances essentielles dont la vie du corps a besoin pour développer le métabolisme de son habileté pensante. »

L’Internationale, pour un monde sans argent et sans État: le Communisme universel, 2016

 

Source

Cité avec Pierre Sidos dans les documents audiovisuels d’un antifasciste

Dans «Le phénomène Le Pen : analyse relationnelle, historique» de Pierre Ecuvillion.

A. Le mouvement Jeune Nation
«Jeune Nation est un mouvement fondé par les frères Pierre et Jacques Sidos en 1949. Sans locaux ni membres permanents et n’ayant jamais dépassé les 500 militants, Jeune Nation fait surtout parler d’elle en menant des actions « coups de poing ». C’est ainsi que l’insurrection de Budapest, en Hongrie, réprimée par l’armée soviétique, galvanise les troupes fermement anti-communistes de Jeune Nation. Menés par Pierre Sidos et Dominique Venner (dont nous reparlerons), les troupes de Jeune Nation tentent d’incendier le siège du Parti communiste français pour protester contre l’intervention de l’armée de l’URSS à Budapest. Lors d’un entretien récent, Pierre Sidos mettait en avant le fait que son mouvement refusait également l’influence américaine et qu’il était « contre la dépendance mondialiste des Etats-Unis » 1 . Ces propos semblent correspondre davantage à une relecture actuelle de l’activisme de Jeune Nation qu’à la réalité, dans le sens où les actions menées contre les institutions ou symboles américains (notamment des manifestations devant l’ambassade des États-Unis) était muées par des raisons plus conjoncturelles qu’idéologiques : le soutien des États-Unis au processus de décolonisation en font partie. D’autre part, l’usage des notions « mondialisme » et « mondialiste » d’un point de vue militant ne remonte qu’à la fin des années 1960…»

«Propos de Pierre Sidos, recueilli par Florian Rouanet au cours d’un entretien biographique pour l’association
« les amis de Pierre Sidos », URL : http://pierresidos.fr/?p=437, consulté le 7 juin 2014»

ou encore : «Entretien biographique avec Pierre Sidos, réalisé par Florian Rouanet pour l’association « les amis de Pierre Sidos », URL : http://pierresidos.fr/?p=437, consulté le 7 juin 2014»

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