Hercule montre que le chemin de la vertu qui est difficile mais louable (saint Basile le Grand)

Dans le document qui suit, Basile de Césarée – un des Pères de l’Église grecque – enseigne à propos de l’idée de tirer profit de la lecture des textes profanes, et singulièrement par rapport à ceux des poètes et des philosophes de la Grèce antique, en proposant une sorte « d’éclectisme » éclairé et positif. Les païens n’ont pas le monopole de l’hellénisme aussi sûr que la culture grecque – fort universelle – n’est pas morte sous les « coups » du christianisme, au contraire la partie vertueuse fut assimilée ; soit, tout ce qui dedans était acceptable moralement pour un chrétien. Voici un modèle d’exemplarité avec Héracles qui a été cité dans la lettre du saint :

« Prodicus, sophiste de Chio, raisonne à peu près de même [après avoir évoqué Platon, Hésiode, Homère, Solon, etc], dans un de ses ouvrages, sur la vertu et sur le vice. Ce n’est pas un homme méprisable que ce Prodicus, et il mérite d’être lu avec attention. Quoique j’aie oublié ses propres paroles, et que je sache uniquement qu’il a écrit en prose, j’ai retenu son idée qu’il exprime à peu près de la sorte. Il dit qu’Hercule, encore très jeune et dans l’âge à peu près où vous êtes, délibérant sur la route qu’il devait choisir, s’il prendrait celle qui conduit à la vertu par la peine, ou une autre plus facile, il se présenta à lui deux femmes, dont l’une était la vertu, et l’autre le vice, qu’il reconnut à leur extérieur, avant qu’elles eussent ouvert la bouche. L’une avait relevé sa beauté par un excès de parure, elle semblait nager dans les délices et traînait à sa suite tout l’essaim des plaisirs : elle cherchait à entraîner Hercule en lui montrant tout son cortège et lui promettant plus encore. L’autre, quoique maigre et desséchée, avait un regard ferme : elle lui tenait un autre langage ; loin de lui promettre une vie douce et tranquille, elle lui annonçait mille fatigues, mille travaux, mille périls sur terre et sur mer, mais dont la récompense serait d’être placé au rang des dieux. Prodicus ajoute qu’Hercule suivit jusqu’à sa mort cette dernière route qu’on lui indiquait. »

Aux jeunes gens. Comment tirer profit de la littérature grecque (traduit par l’abbé Augier).

Statue d’Hercule, version romaine d’Héraclès, en marbre. En 125.

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