Comment sanctifier le dimanche loin de toute sainte Messe ?

Loin de tout lieu de messe non « una cum », pour continuer de sanctifier le dimanche il vous faut un Missel (d’avant Vatican II/Paul VI bien sûr) afin de pouvoir faire la lecture de la messe du jour (appelé le temporal), de l’ordinaire (le rite), et du saint du jour (le sanctoral). Se faisant, on peut compléter au mieux en s’aidant des prières classiques, de la récitation du chapelet (voire du rosaire entier), ainsi que du chemin de Croix.

→ Un site pour pour suivre le calendrier liturgique.

→ Un lien pour écouter un sermon.

→ Un exemple de chaîne Youtube pour suivre la messe en direct ou en différé.

« Ne traînez pas Saint-Pie X aux messes de la nouvelle religion ! Notre position n’est tenable que si nous avons une âme de martyrs. » Père Thomas Calmel, lors de la retraite pascale prêchée au séminaire d’Écône en 1974.

 

Aide particulière aux isolées

Dieu supplée aux Sacrements en cas d’absence alentour des ministres du Seigneur que sont les prêtres. En ces temps d’éclipse de l’Église catholique, il nous faut conserver le dépôt de la vraie foi et la pratique d’icelle.

Préambule : le Père M. Demaris est un prêtre catholique et professeur de théologie dans la maison des Missionnaires de Saint-Joseph à Lyon. Il a été exilé vers 1803, vivant en ermite, il dictera en conséquence une règle de conduite sous forme de livret intitulé Consolations pour les fidèles en temps de persécutions, de schismes et d’hérésie. Voici le résumé de l’Introduction :

« Vous êtes privés des ministres du Seigneur. Vous paraissez isolés à vous-mêmes, mais cet isolement, aux yeux de la Foi, ne peut-il pas vous être salutaire ? C’est par la Foi que les fidèles sont unis. En approfondissant cette vérité, nous croyons que l’absence du corps ne rompt point cette union, parce qu’elle ne rompt pas les liens de la Foi, mais plutôt qu’elle l’augmente en la dépouillant de toute sensibilité. (…)

La privation des sacrements et des consolations spirituelles vous alarme. (…)

Quelque légitime que soit votre désolation, n’oubliez pas que Dieu est votre Père et que s’Il permet que vous soyez privés des médiateurs qu’Il avait établis pour dispenser Ses mystères, il ne ferme pas pour cela les canaux de Ses grâces et de Ses miséricordes. (…)
Pour profiter de ces canaux de miséricorde, il faut des ministres du Seigneur. Sans culte, sans autel, sans sacrifice, sans prêtre, que reste-t-il ? Le ciel. (…)

Dieu est juste. Il ne demande pas de nous l’impossible ; mais parce qu’Il est juste, il demande de nous la fidélité dans ce qui est possible. (…)

Si dans le cours de notre vie nous avions négligé le moindre des moyens que Dieu et Son Eglise ont établis pour nous sanctifier, nous aurions été des enfants ingrats ; mais si nous allions croire que dans des circonstances extraordinaires nous ne pouvons nous passer, même des plus grands moyens, nous oublierions et nous insulterions la sagesse divine, qui nous éprouve et qui, en voulant que nous en soyons privés, y supplée par Son esprit. (…)

Saint Ambroise regardait le pieux empereur Valentinien comme un saint, quoiqu’il fût mort sans le baptême, qu’il avait désiré, mais qu’il n’avait pu recevoir. C’est le désir, c’est la volonté qui nous sauve : “Dans ce cas, dit ce saint docteur de l’Eglise, celui qui ne reçoit pas le sacrement de la main des hommes, le reçoit de la main de Dieu. Celui qui n’est pas baptisé par les hommes, l’est par la piété, l’est par Jésus-Christ”. (…)

Celui qui ne peut se confesser à un prêtre, mais qui, ayant toutes les dispositions nécessaires au sacrement, le désire et en forme le vœu ferme et constant, entend Jésus-Christ, qui, touché et témoin de sa Foi, lui dit ce qu’Il dit autrefois à la femme pécheresse : “Allez, il vous est beaucoup pardonné, parce que vous avez beaucoup aimé”. (…)

La confession secrète de nos péchés au prêtre nous coûtait peu et celle que nous faisons aujourd’hui est soutenue par le sacrifice général de nos biens, de notre liberté, de notre repos, de notre réputation et peut-être même de notre vie ! (…)

Nous ne confessons pas nos péchés en secret, nous confessons la vérité en public ! (…)

Regardons cette privation comme un jeûne pour nos âmes et une préparation à recevoir le baptême de la pénitence qui, vivement désiré, deviendra une nourriture plus salutaire. (…)

Dans une telle confession bien faite, Dieu Lui-même vous absoudra ! C’est l’Évangile qui nous l’apprend en nous proposant l’exemple du publicain qui, humilié devant Dieu, s’en retourna justifié, puisque la meilleure marque de l’absolution, c’est la justice qui ne peut être liée puisque c’est elle qui délie. Voilà ce que, dans l’isolement total où nous sommes, nous devons faire. L’Ecriture sainte nous trace, ici, nos devoirs. (…)

C’est ainsi que nous trouvons l’Eucharistie dans la privation même de l’Eucharistie ; d’un autre côté qui peut nous séparer de Jésus-Christ et de Son Eglise dans la communion, en nous approchant par la Foi de Ses autels d’une manière d’autant plus efficace qu’elle est plus spirituelle et plus éloignée des sens ? C’est ce que j’appelle communier spirituellement, en s’unissant aux fidèles qui peuvent le faire, dans les divers lieux de la terre. (…)

“Le sacrifice que Dieu demande est un esprit pénétré de douleur”, dit le saint roi David, “vous ne mépriserez pas, ô mon Dieu, un cœur contrit et humilié” (Psaume 50). (…)

Lorsque vous portez vos regards sur l’avenir, que vous vous voyez dans votre agonie, sans victime, sans extrême-onction et sans aucune assistance de la part des ministres du Seigneur, vous vous regardez comme dans l’abandon le plus triste et le plus affligeant !

Consolez-vous, mes enfants, dans la confiance que vous devez à Dieu. (…)

Jésus-Christ fut crucifié par les mains de Ses ennemis, Il est traité comme un voleur et meurt entre les deux larrons ! Il était la sagesse même, Il passe pour un insensé ; Il était la vérité, et Il passe pour un fourbe et un séducteur ! Les pharisiens et les scribes ont triomphé de Lui et en Sa présence ! Enfin, ils se sont rassasiés de Son sang ! Jésus-Christ est mort dans l’infamie du supplice le plus honteux et dans les douleurs les plus sensibles ! Chrétiens, si votre agonie et votre mort sont à vos ennemis une occasion de vous insulter et de vous traiter avec opprobre, quelle fut celle de Jésus-Christ ? (…)

Que le fidèle ne s’étonne donc pas de se trouver sans prêtre à se dernière heure. (…)

Voilà, mes enfants, ce que j’ai cru devoir vous dire : je le crois suffisant pour répondre à vos demandes et tranquilliser votre piété… Craignez seulement que Dieu ne vous reproche votre peu de Foi et de n’avoir pu veiller une heure avec Lui. (…)

Dans Sa vie mortelle, Il guérissait les corps ; actuellement, Il guérit les âmes et complète par la tribulation le petit nombre des élus. (…)

Je finis, mes chers enfants, en vous embrassant et en priant Dieu pour vous ; priez Le pour moi et recevez ma bénédiction paternelle, comme le gage de ma tendresse envers vous, de ma Foi et de ma résignation sincère à n’avoir pas d’autre volonté que celle de Dieu. »

Même isolé et « abandonné », le chrétien n’est jamais seul avec la foi chevillée au corps.

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