Quelques passages sur la constitution chrétienne des États – S.S. Léon XIII

Léon XIII, un pape très politisé, nous a laissé une œuvre considérable, en mettant de côté l’échec du Ralliement, nous pouvons citer : sociale et de travail (Rerum Novarum le 15 mai 1891), essentiellement antimaçonnique (Humanum Genus le 20 avril 1884) et celle dont il sera question ci-dessous sur la relation entre l’Église et les États (Immortale Dei le 1er novembre 1885)… :

Immortale Dei est une encyclique émise par le pape Léon XIII, qui concerne les relations entre l’Église et l’État. Le pape y condamne l’indifférentisme religieux, le laïcisme, et souligne le devoir catholique de l’État de rendre un culte public à Dieu.

 

Il est réaffirmé la distinction entre les  puissances civiles et ecclésiastiques, chacun dans leur rôle  :

«Il est donc nécessaire qu’il y ait entre les deux puissances un système de rapports bien ordonné, non sans analogie avec celui qui, dans l’homme, constitue l’union de l’âme et du corps. […] Ainsi, tout ce qui dans les choses humaines est sacré à un titre quelconque, tout ce qui touche au salut des âmes et au culte de Dieu, soit par sa nature, soit par rapport à son but, tout cela est du ressort de l’autorité de l’Église. Quant aux autres choses qu’embrasse l’ordre civil et politique, il est juste qu’elles soient soumises à l’autorité civile, puisque Jésus-Christ a commandé de rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu.»

Autre rappel du rôle du temporel (politique) et du spirituel (religieux), il faut ainsi admettre deux sociétés parfaites en tant qu’elles sont édifiées par Dieu  :

«Chacun d’eux, le pouvoir ecclésiastique et le pouvoir civil, dans son ordre est souverain (…) Chacun d’eux est donc circonscrit dans une sphère où il peut se mouvoir et agir en vertu des droits qui lui sont propres (…) C’est donc à l’Église, non à l’État, qu’il appartient de guider les hommes vers les choses célestes, et c’est à elle que Dieu a donné le mandat de connaître et de décider de tout ce qui touche à la religion.»

Il est souligné les devoirs de chacun et de chaque nation face au culte public, à l’indifférentisme religieux et à la laïcité démocratique :

«De même qu’il n’est permis à personne de négliger ses devoirs envers Dieu, et que le plus grand de tous les devoirs est d’embrasser d’esprit et de cœur la religion, non pas celle que chacun préfère, mais celle que Dieu a prescrite et que des preuves certaines et indubitables établissent comme la seule vraie entre toutes, ainsi les sociétés politiques ne peuvent sans crime se conduire comme si Dieu n’existait en aucune manière, ou se passer de la religion comme étrangère et inutile, ou en admettre une indifféremment selon leur bon plaisir.»

Lettre encyclique de S.S. le Pape Léon XIII – Immortale Dei.

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