Présentation de l´Institut Charlemagne par Joseph Merel

Le présent travail contient des questions et des réponses portant sur des sujets qui concernent objectivement tout catholique, et que les chapelles de ce que j’appellerai ici la « droite catholique » négligent d’aborder ou abordent de manière souvent affective et/ou logiquement insatisfaisante.
Citons entre autres : Bien commun, analogie et réflexion ontologique ; Le mystère du Mal ; La dialectique ; Le décisionnisme ; Le problème de l’individuation; Le problème du désir naturel de Dieu ; Du rapport entre morale et politique, la question de l’autorité du Saint-Siège ; L’apophatisme, complice du subjectivisme ; L’usage de l’hégélianisme quand on est catholique.
Qu’on soit d’accord ou non avec moi, il me semble que la nature même des questions posées, les objections aux présupposés du milieu « droitier » et « bien-pensant », et les réponses, sont de nature à provoquer des débats.

Nb Pages : 634

SOURCE

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«Pour une contre-révolution révolutionnaire» de Joseph Merel

Les honnêtes gens n’ont de cesse de dénoncer la perfidie des révolutionnaires (la progéniture de 89 et de Vatican II), tout en soulignant le grotesque de leurs thèses. Si, par-delà leur capacité d’échauffer les passions, ces thèses n’étaient douées d’un pouvoir efficace de susciter l’adhésion intellectuelle, elles ne jouiraient ni de l’aptitude à faire s’écrouler le monde spirituel et politique fondé sur le bon sens et dont nos bienpensants navrés cultivent la nostalgie, ni du pouvoir d’empêcher la résurrection d’un tel monde. Or l’intelligence en tant qu’intelligence ne peut être séduite que par la vérité.
Si donc elle est emportée par la puissance des doctrines fausses, c’est que ces dernières sont porteuses de vérités captives qu’elles confisquent et dénaturent. Il est temps, pour les contre-révolutionnaires, de se réapproprier un bien spirituel qu’ils ne se savaient pas posséder, et qu’ils croient trop souvent relever des batteries de la Subversion.

  • Éditeur : Reconquista press.
  • Nombre de pages : 164

Josef Ratzinger (« Benoît XVI ») est-il hérétique ?

Milites Virginis Mariæ

Il était une fois, une des coqueluches des « faux tradis » : Josef Aloisius Ratzinger, alias Benoît XVI. Certains de ces mêmes « faux tradis » fustigent Jorge Mario Bergoglio, leur « pape » « François » et le comparent parfois à son « prédécesseur », « Benoît XVI », sous-entendant que ce dernier était « un vrai catholique », ou du moins « plus catholique que Bergoglio-François ». Qu’en est-il ?

Par cette expression [“subsiste dans”], le Concile [Vatican II] prend ses distances avec la formule de Pie XII qui avait dit dans son encyclique Mystici Corporis : l’Eglise catholique “est” (“est”, en latin) l’unique Corps mystique du Christ. Dans la différence entre le “subsistit in” et le “est” de Pie XII se cache tout le problème œcuménique.”

Josef Ratzinger, conférence au Congrès d’étude sur le concile Vatican II, 25-27 février 2000, reproduit in Osservatore Romano, 4 mars 2000.

Oui, vous avez bien lu, Ratzinger prend ses distances volontairement avec la foi…

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Citations tirées de Doctrines du nationalisme par Scriptoblog

Étude tirée de Doctrines du nationalisme :

Doctrines_du_nationalisme

1) Les citations relevées par scriptoblog :

I – Edouard Drumont (1844-1917) et la fin d’un monde.

« Le cadavre social continue à marcher sans qu’on s’aperçoive qu’il est cadavre, jusqu’au jour où le plus léger heurt brise cette survivance factice et montre la cendre au lieu du sang » (La fin d’un monde).

« Toute idée nouvelle ne prévaut que par l’injustice des ennemis, la persécution, la calomnie s’acharnant après vous. C’est là une loi sociale qui n’a jamais eu d’exception » (La Libre Parole).

« Sont morts les bâtisseurs, mais le temple est bâti » (Drumont citant Frédéric Mistral).

II – Maurice Barrès (1862-1923) ou le déterminisme nationaliste.

« Vous préféreriez que les faits de l’hérédité n’existassent pas, que le sang des hommes et le sol du pays n’agissent point, que les espèces s’accordassent et que les frontières disparussent. Que valent vos préférences contre les nécessités? » (à propos du caractère nécessaire du nationalisme, dans Scènes et doctrines du nationalisme).

« On ne fait pas l’union sur des idées, tant qu’elles demeurent des raisonnements, il faut qu’elles soient doublées de leur force sentimentale » (Scènes et doctrines du nationalisme).

« L’intelligence, quelle très petite chose à la surface de nous-mêmes! Profondément nous sommes des êtres affectifs » (L’appel au soldat, tome 1).

III – Paul Bourget (1852-1935) ou le traditionalisme par positivisme.

« La pensée des maîtres porte la responsabilité des actions des disciples » (Le Disciple).

« La régression des sociétés les plus comblées est toujours possible. La civilisation doit être considérée comme une ruine sans cesse réparée » (Quelques témoignages).

IV – Charles Maurras (1868-1952) ou le nationalisme intégral.

« La société n’est pas une association volontaire : c’est un agrégat naturel » (Mes idées politiques).

« La Nation passe avant tous les groupes de la nation. La défense du tout s’impose aux parties » (Aspects de la France).

Une communauté ne subsiste que « tant que parmi ses membres les causes d’amitié et d’union restent supérieures aux causes d’inimitié et de division » (Mes idées politiques).

V – Philippe Pétain (1856-1951), Maréchal de France, ou la régence du nationalisme.

« Professer le nationalisme et prétendre rester individualiste est une contradiction insoutenable » (« Revue universelle », 1er janvier 1941).

« L’individualisme reçoit tout de la société et ne lui rend rien. Il joue vis-à-vis d’elle un rôle de parasite » (« Revue universelle », 1er janvier 1941).

« Sans honneur et sans esprit de communauté, il n’est plus rien qui endigue les évasions individuelles. Tout s’effrite. On croit pouvoir se sauver seul, et l’on périt avec les autres » (Le Petit Parisien, 3 juin 1943).