En exclusivité sur le Parti national-socialiste français

L’article qui suit traite de ce mouvement au nom, quelque peu provocateur dira-t-on, et le présente du point de vue de deux journalistes et historiens, régimistes, mais qui retracent la vie d’un mouvement oublié, au milieu de tous les autres, qualifiés parfois à tort ou à raison de «collabos». Il porte malheureusement la marque du «gallicanisme», travers très français qui trouve des points d’accroches avec le jacobinisme, dans sa nationalisation étatiste des églises. En dehors de cela, le programme officiel est classique par rapport aux mouvements nationalistes de stricte obédience : regret de la défaite, soucieux de l’héritage, veut l’industrialisation et le retour à la terre, défenseur des familles et du système social, volonté de juger des traîtres, antijudaïque et anti-maçonnique…etc. Son fondateur, connu uniquement pour l’activité de ce parti, sera condamné au travail forcé par le retour des tribunaux gaullistes et maçonniques. L’organisation, radicale dans ses mesures, a été en revanche, assez éphémère et pas très influente comparée à d’autres structures plus fortes comme le Parti populaire français de Jacques Doriot qui comptait Jacques Ploncard d’Assac et Henry Coston dans ses rangs.

Des mouvements ont osés de la même manière en ce domaine : le Parti franciste, la Croisade française du national-socialisme, les Hitlériens français, le Comité d’action antibolchevique, ainsi que des groupes régionaux tels que le Mouvement social ouvrier social-national breton en Bretagne ou l’Opferring en Alsace.

-*-

Emblème du Parti National-Socialiste Français

Le Parti national-socialiste français :

Au début des années trente, certains pays voient naître des mouvements plus ou moins importants, souvent même des groupuscules qui copient servilement le modèle allemand par le programme, la structure, l’uniforme et la dénomination.
Au Danemark, en novembre 1930, naissent le Danmarks National Socialistiske Arbejder Parti (DNSAP) qui aura 3 sièges en 1939 au Parlement danois et le Danks National Socialistiscke Parti qui devient en 1934 le Danks Socialistike Parti. Aux Pays-Bas, en décembre 1931, naît le Nationaal Socialistische Nederlandsche Arbeiderspartij et, le 14 du même mois, Anton Mussert fonde son Nationaal Socialistische Beweging (NSB). En janvier 1934, soit un an après l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler, naît en Norvège le Norges Nasjonal Socialisticke Arbeiderparti. Ce petit mouvement ne vivra que peu de temps et disparaître en octobre de la même année, ayant dû s’effacer devant le Nasjonal Samling de Quisling. Cependant, en octobre 1935, au Danemark à nouveau, est créé un troisième parti national-socialiste : le National Socialistick Arbejder Parti.

La France, plus latine, avait été à l’abri de ces copies d’inspiration allemande. Si certains chefs de ligues observaient avec une sympathie – souvent relative – le renouveau allemand, beaucoup, en raison de leurs origines d’Action Française, conservaient une certaine méfiance et préféraient le modèle italien.

Il fallu attendre la défaite, fulgurante, brutale, pour voir, en décembre 1940, la naissance d’un Parti National Socialiste Français. Ce PNSF fut fondé par Christian Message, «un ancien séminariste partagé entre le désir, fort légitime, de réussir et celui, non moins légitime, de sauver le pays» (Henry Coston, Dictionnaire de la Politique Française).

Christian Message est né à Paris le 17 décembre 1905. C’est en effet un ancien séminariste qui a eu pour condisciples le futur abbé Popot qu’il retrouvera à Fresnes, à la Libération, comme aumônier de la prison, et un futur aumônier de la LVF, mort en 1965 – qui aurait été aussi membre de son parti – l’abbé Verney, plus familièrement appelé «Mickey» par les légionnaires. Mais la vocation de Message est de courte durée puisqu’il se marie en 1927.

Pour réussir, il se lance dans là publication du Journal des Limonadiers, puis, à la veille de la guerre, de La Défense passive auxiliaire (la «titulaire» relevant des pouvoirs publics et possédant ses propres organes d’information) qui cessera de paraître avec la défaite. C’est assez pour être qualifié de journaliste lors de son renvoi devant la cour de Justice.

Mais «le grand geste de ma vie fut la création du Parti National Socialiste Français» déclarera-t-il lors de son procès. Le jour même de l’entrée des Allemands à Paris, il écrit à la Kommandantur provisoire installée à l’Hôtel Crillon, comme il écrira plus tard au maréchal Pétain afin de l’inciter à collaborer avec le «Chef suprême» du PNSF…

Message installe son parti à la brasserie «Tyrol», 144 avenue des Champs-Élysées, dont il est le gérant et qu’il transforme tous les soirs en cabaret et se trouve très vite obligé de trouver un nouveau local. Il choisit alors un ancien immeuble d’Alexandre Stavisky au 19, rue Saint-Georges. Seule activité connue durant son mois d’existence avérée : le collage de papillons et d’une affiche.

Le PNSF publie une petite revue qui se veut hebdomadaire mais qui paraît de manière intermittente: La France nationale-socialiste.

Le mouvement reste un groupuscule ; d’après Pierre Vigouroux dans son livre de souvenirs «Il reste le drapeau noir et les copains», une cinquantaine de membres – une quinzaine selon l’acte d’accusation – dont une dizaine forme la «Garde Noire». La terminologie nationale-socialiste est probablement responsable de cet échec. Les Français, encore sous le coup de la défaite, se défient de ce nouveau parti dont nul ne connaît le chef et qui copie servilement le vainqueur. Le 13 janvier 1941, Christian Message est arrêté par la police française pour tenue de réunion non autorisée et incarcéré pendant deux mois par les Allemands.

Dans la réalité, Message, qui n’est pas un fanatique d’Hitler – malgré les apparences – a traité le Führer de «saigneur» (sic!) sanguinolent et démoniaque». Il est libéré sur l’intervention de Clémenti, mais son parti est désormais interdit par les autorités allemandes. Elles non plus ne semblent pas apprécier le plagiat.

Le PNSF disparaît.

Le siège de la rue Saint-Georges, devenu vacant, passe alors à la LVF dont il devient un centre de recrutement et le siège administratif.

À la Libération Christian Message est arrêté et condamné à mort le 10 septembre 1946, plus comme dénonciateur qu’en raison de son rôle politique. Mais si modeste qu’ait été son groupuscule, si courte qu’ait été son existence, son nom même avis quelque chose de provocateur et le Chef suprême du Parti National Socialiste Français ne pouvait subir qu’un châtiment exemplaire.

D’ailleurs, si manquent les éléments que nous avons réunis, son nom est celui de son mouvement figurent dans tous les ouvrages consacrés à la Collaboration.

Après 196 jours aux chaînes, sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité. Ses défenseurs avaient plaidé l’irresponsabilité – malgré l’avis des experts- et lui-même à Fresnes, n’avait cessé de jouer la comédie du déséquilibré. Envoyé à Clairveaux plus libéré, il reprendra à sa sortie de prison le «bistrot» que sa femme avait tenu pendant son absence… Il est mort à Paris le 15 mars 1958.

-*-

Organisation :

Le programme de son parti porte la marque de la défaite et de ses causes.

Le parti est antisémite et anti maçon. Il désire la fermeture des synagogues et des loges, et l’interdiction pure et simple de la religion israélite et de la Franc-maçonnerie.

Il est pour la nationalisation de l’Église catholique et protestante et la fonctionnarisation des prêtres et des pasteurs.

Il est pour le jugement des mauvais parlementaires, des mauvais fonctionnaires, des mauvais patrons qui ont abandonné leurs postes, et qui ont été à l’origine de la guerre et, par le fait, responsables de la défaite. Pour ces juridictions d’exception, la plaidoirie même doit être supprimée…

La famille doit être protégée ; la liberté d’enseignement doit subsister, mais sous l’égide de l’État.

Le système corporatif doit être mis en place, la retraite ramenée à 55 ans pour les ouvriers et 60 pour les agriculteurs.

Le protectionnisme doit être mis en vigueur et l’étalon-travail doit remplacer l’étalon-or.

Une politique des transports en commun doit être établie et les tarifs modifiés en ce sens : baisse de la 3e classe et augmentation des 2e et 1re classes.

Le retour à la terre doit être soutenu.

Une alliance doit être signée avec les pays qui pratiquent l’émancipation des travailleurs, comme l’Allemagne et l’Italie. Les nouveaux diplomates appartiendront  obligatoirement au PNSF.

Certaines rancœurs personnelles apparaissent également, à travers le programme : interdiction des huissiers, des saisies, etc…

Les mots d’ordre sont : Honneur, Travail, Paix.

Le PNSF est divisé en deux groupes principaux :
Les Jeunesses Nationales-Socialistes, pour les 16 à 20 ans.
Les Sections Nationales-Socialistes, pour les 20 à 40 ans.
Auxquels vient s’adjointe une Chambre Nationale Socialiste des Corporations.

-*-

Uniformes et insignes :

L’emblème du mouvement est un coq au naturel bleu regardant vers la droite ; il est inscrit dans un cercle blanc posé sur un fond rouge. L’uniforme noir est porté uniquement par le chef et la Garde noire, les autres ont la chemise bleue.

Pierre-Philippe Lambert et Gérard le Marec – Partis et mouvements de la collaboration, Paris 1940-1944. Chapitre 11.

I-Grande-10713-partis-et-mouvements-de-la-collaboration-paris-1940-1944.net

Publicités

15 réflexions sur “En exclusivité sur le Parti national-socialiste français

  1. Pingback: En exclusivité sur le Parti national-socialiste français

  2. je n’est qu’un brevet des college passé en prison , mais je comprend très bien ce que vous dites dans vos vidéo , suis je incapable d’être un national socialiste ou est ce aussi l’apanage des académistes?

  3. question : national socialiste = chrétien ? je suis moi meme baptiser mais il me semble que les nationaux socialiste d’Allemagne prôné plutôt le polythéisme ?

    • Je me définirai plus catholique et fasciste, le second est un terme générique. Je n’ai aucun cursus universitaire et mon travail est un métier manuel, gagnant mon argent à la sueur de mon front.
      Le national-socialisme n’est pas un bloc monolithique mais la branche chrétienne était la plus juste et la plus cohérente, pas celle des néo-païens faisant le jeu de la franc-maçonnerie.

  4. merci de votre réponse . j’ai apprécié votre critique de la démocratie . et je voulais vous le faire savoir . je suis aussi catholique et je gagne aussi ma vie a la sueur de mon front par un travail manuel. je tiens aussi a féliciter votre courage .

  5. Lorsque Jésus eut achevé tous ces discours, il dit à ses disciples : 2 Vous savez que la Pâque a lieu dans deux jours, et que le Fils de l’homme sera livré pour être crucifié.
    3 Alors les principaux sacrificateurs et les anciens du peuple se réunirent dans la cour du souverain sacrificateur, appelé Caïphe; 4 et ils délibérèrent sur les moyens d’arrêter Jésus par ruse, et de le faire mourir. 5 Mais ils dirent : Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu’il n’y ait pas de tumulte parmi le peuple.
    6 Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, 7 une femme s’approcha de lui, tenant un vase d’albâtre, qui renfermait un parfum de grand prix; et, pendant qu’il était à table, elle répandit le parfum sur sa tête. 8 Les disciples, voyant cela, s’indignèrent, et dirent : A quoi bon cette perte ? 9 On aurait pu vendre ce parfum très cher, et en donner le prix aux pauvres. 10 Jésus, s’en étant aperçu, leur dit : Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? Elle a fait une bonne action à mon égard; 11 car vous avez toujours des pauvres avec vous, mais vous ne m’avez pas toujours. 12 En répandant ce parfum sur mon corps, elle l’a fait pour ma sépulture. 13 Je vous le dis en vérité, partout où cette bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu’elle a fait.
    14 Alors l’un des douze, appelé Judas Iscariot, alla vers les principaux sacrificateurs, 15 et dit : Que voulez-vous me donner, et je vous le livrerai ? Et ils lui payèrent trente pièces d’argent. 16 Depuis ce moment, il cherchait une occasion favorable pour livrer Jésus.
    17 Le premier jour des pains sans levain, les disciples s’adressèrent à Jésus, pour lui dire : Où veux-tu que nous te préparions le repas de la Pâque ? 18 Il répondit : Allez à la ville chez un tel, et vous lui direz : Le maître dit : Mon temps est proche; je ferai chez toi la Pâque avec mes disciples. 19 Les disciples firent ce que Jésus leur avait ordonné, et ils préparèrent la Pâque.
    20 Le soir étant venu, il se mit à table avec les douze. 21 Pendant qu’ils mangeaient, il dit : Je vous le dis en vérité, l’un de vous me livrera. 22 Ils furent profondément attristés, et chacun se mit à lui dire : Est-ce moi, Seigneur ? 23 Il répondit : Celui qui a mis avec moi la main dans le plat, c’est celui qui me livrera. 24 Le Fils de l’homme s’en va, selon ce qui est écrit de lui. Mais malheur à l’homme par qui le Fils de l’homme est livré ! Mieux vaudrait pour cet homme qu’il ne fût pas né. 25 Judas, qui le livrait, prit la parole et dit : Est-ce moi, Rabbi ? Jésus lui répondit : Tu l’as dit.
    26 Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le donna aux disciples, en disant : Prenez, mangez, ceci est mon corps. 27 Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : Buvez-en tous; 28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés. 29 Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père.
    30 Après avoir chanté les cantiques, ils se rendirent à la montagne des oliviers. 31 Alors Jésus leur dit : Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. 32 Mais, après que je serai ressuscité, je vous précèderai en Galilée. 33 Pierre, prenant la parole, lui dit : Quand tu serais pour tous une occasion de chute, tu ne le seras jamais pour moi. 34 Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. 35 Pierre lui répondit : Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose.
    36 Là-dessus, Jésus alla avec eux dans un lieu appelé Gethsémané, et il dit aux disciples : Asseyez-vous ici, pendant que je m’éloignerai pour prier. 37 Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée, et il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses. 38 Il leur dit alors : Mon âme est triste jusqu’à la mort; restez ici, et veillez avec moi. 39 Puis, ayant fait quelques pas en avant, il se jeta sur sa face, et pria ainsi : Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. 40 Et il vint vers les disciples, qu’il trouva endormis, et il dit à Pierre : Vous n’avez donc pu veiller une heure avec moi ! 41 Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas dans la tentation; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible. 42 Il s’éloigna une seconde fois, et pria ainsi : Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! 43 Il revint, et les trouva encore endormis; car leurs yeux étaient appesantis. 44 Il les quitta, et, s’éloignant, il pria pour la troisième fois, répétant les mêmes paroles. 45 Puis il alla vers ses disciples, et leur dit : Vous dormez maintenant, et vous vous reposez ! Voici, l’heure est proche, et le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. 46 Levez-vous, allons; voici, celui qui me livre s’approche.
    47 Comme il parlait encore, voici, Judas, l’un des douze, arriva, et avec lui une foule nombreuse armée d’épées et de bâtons, envoyée par les principaux sacrificateurs et par les anciens du peuple. 48 Celui qui le livrait leur avait donné ce signe : Celui que je baiserai, c’est lui; saisissez-le. 49 Aussitôt, s’approchant de Jésus, il dit : Salut, Rabbi ! Et il le baisa. 50 Jésus lui dit : Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le. Alors ces gens s’avancèrent, mirent la main sur Jésus, et le saisirent.
    51 Et voici, un de ceux qui étaient avec Jésus étendit la main, et tira son épée; il frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui emporta l’oreille. 52 Alors Jésus lui dit : Remets ton épée à sa place; car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée. 53 Penses-tu que je ne puisse pas invoquer mon Père, qui me donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges ? 54 Comment donc s’accompliraient les Ecritures, d’après lesquelles il doit en être ainsi?
    55 En ce moment, Jésus dit à la foule : Vous êtes venus, comme après un brigand, avec des épées et des bâtons, pour vous emparer de moi. J’étais tous les jours assis parmi vous, enseignant dans le temple, et vous ne m’avez pas saisi. 56 Mais tout cela est arrivé afin que les écrits des prophètes fussent accomplis. Alors tous les disciples l’abandonnèrent, et prirent la fuite.
    57 Ceux qui avaient saisi Jésus l’emmenèrent chez le souverain sacrificateur Caïphe, où les scribes et les anciens étaient assemblés. 58 Pierre le suivit de loin jusqu’à la cour du souverain sacrificateur, y entra, et s’assit avec les serviteurs, pour voir comment cela finirait.
    59 Les principaux sacrificateurs et tout le sanhédrin cherchaient quelque faux témoignage contre Jésus, suffisant pour le faire mourir. 60 Mais ils n’en trouvèrent point, quoique plusieurs faux témoins se fussent présentés. Enfin, il en vint deux, 61 qui dirent : Celui-ci a dit : Je puis détruire le temple de Dieu, et le rebâtir en trois jours. 62 Le souverain sacrificateur se leva, et lui dit : Ne réponds-tu rien ? Qu’est-ce que ces hommes déposent contre toi ? 63 Jésus garda le silence. Et le souverain sacrificateur, prenant la parole, lui dit : Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu. 64 Jésus lui répondit : Tu l’as dit. De plus, je vous le déclare, vous verrez désormais le Fils de l’homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel. 65 Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, disant : Il a blasphémé ! Qu’avons-nous encore besoin de témoins ? Voici, vous venez d’entendre son blasphème. 66 Que vous en semble ? Ils répondirent : Il mérite la mort. 67 Là-dessus, ils lui crachèrent au visage, et lui donnèrent des coups de poing et des soufflets 68 en disant : Christ, prophétise; dis-nous qui t’a frappé.
    69 Cependant, Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s’approcha de lui, et dit : Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen. 70 Mais il le nia devant tous, disant : Je ne sais ce que tu veux dire. 71 Comme il se dirigeait vers la porte, une autre servante le vit, et dit à ceux qui se trouvaient là; Celui-ci était aussi avec Jésus de Nazareth. 72 Il le nia de nouveau, avec serment : Je ne connais pas cet homme. 73 Peu après, ceux qui étaient là, s’étant approchés, dirent à Pierre : Certainement tu es aussi de ces gens-là, car ton langage te fait reconnaître. 74 Alors il se mit à faire des imprécations et à jurer : Je ne connais pas cet homme. Aussitôt le coq chanta. 75 Et Pierre se souvint de la parole que Jésus avait dite : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s