En exclusivité sur le Parti national-socialiste français

L’article qui suit traite de ce mouvement au nom, quelque peu provocateur dira-t-on, et le présente du point de vue de deux journalistes et historiens, régimistes, mais qui retracent la vie d’un mouvement oublié, au milieu de tous les autres, qualifiés parfois à tort ou à raison de «collabos». Il porte malheureusement la marque du «gallicanisme», travers très français qui trouve des points d’accroches avec le jacobinisme, dans sa nationalisation étatiste des églises. En dehors de cela, le programme officiel est classique par rapport aux mouvements nationalistes de stricte obédience : regret de la défaite, soucieux de l’héritage, veut l’industrialisation et le retour à la terre, défenseur des familles et du système social, volonté de juger des traîtres, antijudaïque et anti-maçonnique…etc. Son fondateur, connu uniquement pour l’activité de ce parti, sera condamné au travail forcé par le retour des tribunaux gaullistes et maçonniques. L’organisation, radicale dans ses mesures, a été en revanche, assez éphémère et pas très influente comparée à d’autres structures plus fortes comme le Parti populaire français de Jacques Doriot qui comptait Jacques Ploncard d’Assac et Henry Coston dans ses rangs.

Des mouvements ont osés de la même manière en ce domaine : le Parti franciste, la Croisade française du national-socialisme, les Hitlériens français, le Comité d’action antibolchevique, ainsi que des groupes régionaux tels que le Mouvement social ouvrier social-national breton en Bretagne ou l’Opferring en Alsace.

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Emblème du Parti National-Socialiste Français

Le Parti national-socialiste français :

Au début des années trente, certains pays voient naître des mouvements plus ou moins importants, souvent même des groupuscules qui copient servilement le modèle allemand par le programme, la structure, l’uniforme et la dénomination.
Au Danemark, en novembre 1930, naissent le Danmarks National Socialistiske Arbejder Parti (DNSAP) qui aura 3 sièges en 1939 au Parlement danois et le Danks National Socialistiscke Parti qui devient en 1934 le Danks Socialistike Parti. Aux Pays-Bas, en décembre 1931, naît le Nationaal Socialistische Nederlandsche Arbeiderspartij et, le 14 du même mois, Anton Mussert fonde son Nationaal Socialistische Beweging (NSB). En janvier 1934, soit un an après l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler, naît en Norvège le Norges Nasjonal Socialisticke Arbeiderparti. Ce petit mouvement ne vivra que peu de temps et disparaître en octobre de la même année, ayant dû s’effacer devant le Nasjonal Samling de Quisling. Cependant, en octobre 1935, au Danemark à nouveau, est créé un troisième parti national-socialiste : le National Socialistick Arbejder Parti.

La France, plus latine, avait été à l’abri de ces copies d’inspiration allemande. Si certains chefs de ligues observaient avec une sympathie – souvent relative – le renouveau allemand, beaucoup, en raison de leurs origines d’Action Française, conservaient une certaine méfiance et préféraient le modèle italien.

Il fallu attendre la défaite, fulgurante, brutale, pour voir, en décembre 1940, la naissance d’un Parti National Socialiste Français. Ce PNSF fut fondé par Christian Message, «un ancien séminariste partagé entre le désir, fort légitime, de réussir et celui, non moins légitime, de sauver le pays» (Henry Coston, Dictionnaire de la Politique Française).

Christian Message est né à Paris le 17 décembre 1905. C’est en effet un ancien séminariste qui a eu pour condisciples le futur abbé Popot qu’il retrouvera à Fresnes, à la Libération, comme aumônier de la prison, et un futur aumônier de la LVF, mort en 1965 – qui aurait été aussi membre de son parti – l’abbé Verney, plus familièrement appelé «Mickey» par les légionnaires. Mais la vocation de Message est de courte durée puisqu’il se marie en 1927.

Pour réussir, il se lance dans là publication du Journal des Limonadiers, puis, à la veille de la guerre, de La Défense passive auxiliaire (la «titulaire» relevant des pouvoirs publics et possédant ses propres organes d’information) qui cessera de paraître avec la défaite. C’est assez pour être qualifié de journaliste lors de son renvoi devant la cour de Justice.

Mais «le grand geste de ma vie fut la création du Parti National Socialiste Français» déclarera-t-il lors de son procès. Le jour même de l’entrée des Allemands à Paris, il écrit à la Kommandantur provisoire installée à l’Hôtel Crillon, comme il écrira plus tard au maréchal Pétain afin de l’inciter à collaborer avec le «Chef suprême» du PNSF…

Message installe son parti à la brasserie «Tyrol», 144 avenue des Champs-Élysées, dont il est le gérant et qu’il transforme tous les soirs en cabaret et se trouve très vite obligé de trouver un nouveau local. Il choisit alors un ancien immeuble d’Alexandre Stavisky au 19, rue Saint-Georges. Seule activité connue durant son mois d’existence avérée : le collage de papillons et d’une affiche.

Le PNSF publie une petite revue qui se veut hebdomadaire mais qui paraît de manière intermittente: La France nationale-socialiste.

Le mouvement reste un groupuscule ; d’après Pierre Vigouroux dans son livre de souvenirs «Il reste le drapeau noir et les copains», une cinquantaine de membres – une quinzaine selon l’acte d’accusation – dont une dizaine forme la «Garde Noire». La terminologie nationale-socialiste est probablement responsable de cet échec. Les Français, encore sous le coup de la défaite, se défient de ce nouveau parti dont nul ne connaît le chef et qui copie servilement le vainqueur. Le 13 janvier 1941, Christian Message est arrêté par la police française pour tenue de réunion non autorisée et incarcéré pendant deux mois par les Allemands.

Dans la réalité, Message, qui n’est pas un fanatique d’Hitler – malgré les apparences – a traité le Führer de «saigneur» (sic!) sanguinolent et démoniaque». Il est libéré sur l’intervention de Clémenti, mais son parti est désormais interdit par les autorités allemandes. Elles non plus ne semblent pas apprécier le plagiat.

Le PNSF disparaît.

Le siège de la rue Saint-Georges, devenu vacant, passe alors à la LVF dont il devient un centre de recrutement et le siège administratif.

À la Libération Christian Message est arrêté et condamné à mort le 10 septembre 1946, plus comme dénonciateur qu’en raison de son rôle politique. Mais si modeste qu’ait été son groupuscule, si courte qu’ait été son existence, son nom même avis quelque chose de provocateur et le Chef suprême du Parti National Socialiste Français ne pouvait subir qu’un châtiment exemplaire.

D’ailleurs, si manquent les éléments que nous avons réunis, son nom est celui de son mouvement figurent dans tous les ouvrages consacrés à la Collaboration.

Après 196 jours aux chaînes, sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité. Ses défenseurs avaient plaidé l’irresponsabilité – malgré l’avis des experts- et lui-même à Fresnes, n’avait cessé de jouer la comédie du déséquilibré. Envoyé à Clairveaux plus libéré, il reprendra à sa sortie de prison le «bistrot» que sa femme avait tenu pendant son absence… Il est mort à Paris le 15 mars 1958.

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Organisation :

Le programme de son parti porte la marque de la défaite et de ses causes.

Le parti est antisémite et anti maçon. Il désire la fermeture des synagogues et des loges, et l’interdiction pure et simple de la religion israélite et de la Franc-maçonnerie.

Il est pour la nationalisation de l’Église catholique et protestante et la fonctionnarisation des prêtres et des pasteurs.

Il est pour le jugement des mauvais parlementaires, des mauvais fonctionnaires, des mauvais patrons qui ont abandonné leurs postes, et qui ont été à l’origine de la guerre et, par le fait, responsables de la défaite. Pour ces juridictions d’exception, la plaidoirie même doit être supprimée…

La famille doit être protégée ; la liberté d’enseignement doit subsister, mais sous l’égide de l’État.

Le système corporatif doit être mis en place, la retraite ramenée à 55 ans pour les ouvriers et 60 pour les agriculteurs.

Le protectionnisme doit être mis en vigueur et l’étalon-travail doit remplacer l’étalon-or.

Une politique des transports en commun doit être établie et les tarifs modifiés en ce sens : baisse de la 3e classe et augmentation des 2e et 1re classes.

Le retour à la terre doit être soutenu.

Une alliance doit être signée avec les pays qui pratiquent l’émancipation des travailleurs, comme l’Allemagne et l’Italie. Les nouveaux diplomates appartiendront  obligatoirement au PNSF.

Certaines rancœurs personnelles apparaissent également, à travers le programme : interdiction des huissiers, des saisies, etc…

Les mots d’ordre sont : Honneur, Travail, Paix.

Le PNSF est divisé en deux groupes principaux :
Les Jeunesses Nationales-Socialistes, pour les 16 à 20 ans.
Les Sections Nationales-Socialistes, pour les 20 à 40 ans.
Auxquels vient s’adjointe une Chambre Nationale Socialiste des Corporations.

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Uniformes et insignes :

L’emblème du mouvement est un coq au naturel bleu regardant vers la droite ; il est inscrit dans un cercle blanc posé sur un fond rouge. L’uniforme noir est porté uniquement par le chef et la Garde noire, les autres ont la chemise bleue.

Pierre-Philippe Lambert et Gérard le Marec – Partis et mouvements de la collaboration, Paris 1940-1944. Chapitre 11.

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La Sainte-Trinité face aux rationalistes et déistes

Ce qui suit est rejeté par les adeptes de l’islam et du judaïsme qui voient dans la Sainte-Trinité, le fait d’être polythéistes, et pensent ainsi que les chrétiens sont des païens qui honorent plusieurs dieux. Alors que les trois personnes sont une. Ils communient donc ensemble dans ce même rejet, et ne le comprendront le jamais à moins de se convertir pour de bon :

  • – Qu’entendez-vous quand vous dites que Dieu est un Esprit en trois Personnes ?
  • J’entends qu’ils sont trois à être chacun le même Esprit qui est Dieu, avec tous les attributs de la Divinité (q. 30, a. 2).
  • – Quels sont les noms de ces trois Personnes qui sont le même Dieu, avec tous les attributs de la Divinité ?
  • On les appelle le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
  • – Qu’est-ce que le Père en Dieu ?
  • C’est celui qui, sans avoir de principe, engendre le Fils et de qui procède le Saint-Esprit.
  • – Qu’est-ce que le Fils en Dieu ?
  • Le Fils est celui qui est engendré par le Père et de qui, en même temps que du Père, procède le Saint-Esprit.
  • – Qu’est-ce que le Saint-Esprit en Dieu ?
  • C’est celui qui procède du Père et du Fils.
  • – Ces trois Personnes en Dieu sont-elles distinctes de Dieu lui-même ?
  • Ces trois Personnes en Dieu ne sont pas distinctes de Dieu lui-même.
  • – Sont-elles distinctes entre elles ?
  • Elles sont distinctes entre elles.
  • – Qu’entendez-vous quand vous dites que les trois Personnes en Dieu sont distinctes entre elles ?
  • J’entends que le Père n’est pas le Fils ni l’Esprit-Saint ; que le Fils n’est ni le Père ni l’Esprit-Saint ; que l’Esprit-Saint n’est ni le Père ni le Fils.
  • – Ces trois Personnes peuvent-elles être séparées les unes des autres ?
  • Ces trois Personnes ne peuvent pas être séparées les unes des autres.
  • – Sont-elles ensemble de toute éternité ?
  • Elles sont ensemble de toute éternité.
  • – Le Père, dans son rapport au Fils, a-t-il en lui tout ce que nous avons vu qui était en Dieu ?
  • Oui, le Père, dans son rapport au Fils, a en lui tout ce que nous avons vu qui était en Dieu.
  • – Le Fils, dans son rapport au Père, a-t-il en lui tout ce que nous avons vu qui était en Dieu ?
  • Oui, le Fils, dans son rapport au Père, a en lui tout ce que nous avons vu qui était en Dieu.
  • – Le Père et le Fils, dans leur rapport au Saint-Esprit, ont-ils en eux tout ce que nous avons vu qui était en Dieu ?
  • Oui, le Père et le Fils, dans leur rapport au Saint-Esprit, ont en eux tout ce que nous avons vu qui était en Dieu.
  • – Le Saint-Esprit, dans son rapport au Père et au Fils, a-t-il en lui tout ce que nous avons vu qui était en Dieu ?
  • Oui, le Saint-Esprit, dans son rapport au Père et au Fils, a en lui tout ce que nous avons vu qui était en Dieu.
  • – Sont-ce trois Dieux qui ont ainsi rapport entre eux de toute éternité en Dieu ?
  • Non, ce ne sont pas trois Dieux, mais trois Personnes qui s’identifient chacune au même Dieu, et qui demeurent cependant pleinement distinctes entre elles.

Et voilà ce qu’un laïc, un rationaliste ou tout simplement un franc-maçon n’admettra jamais, parce qu’ils refusent tous la grâce au nom de la nature, et affirme que la raison va forcément contre la foi. Alors que la foi élève l’âme et la nature raisonnée :

  • – Comment savons-nous qu’il y a ainsi trois Personnes en Dieu ?
  • Nous savons qu’il y a ainsi trois Personnes en Dieu par la foi.
  • – La raison, sans la foi, pourrait-elle savoir qu’il y a trois Personnes en Dieu ?
  • Non, la raison, sans la foi, ne pourrait pas savoir qu’il y a trois Personnes en Dieu (q. 32, a. 1).
  • – Et quand nous savons par la foi qu’il y a trois Personnes en Dieu, la raison peut-elle le comprendre ?
  • Non, même quand nous savons par la foi qu’il y a trois Personnes en Dieu, la raison ne peut pas le comprendre (q. 32, a. 1, ad 2).
  • – Comment s’appellent ces vérités que nous connaissons par la foi sans que la raison puisse les comprendre ?
  • On les appelle des mystères.
  • – L’existence des trois Personnes en Dieu est donc un mystère ?
  • Oui, et c’est même le plus profond de tous les mystères.
  • – Comment s’appelle ce mystère des trois Personnes en Dieu ?
  • Il s’appelle le mystère de la Sainte Trinité (q. 31, a. 1).
  • – Pourrons-nous connaître un jour en lui-même le mystère de la Sainte Trinité ?
  • Oui, nous pourrons connaître un jour en lui-même le mystère de la Sainte Trinité, et cette connaissance fera notre bonheur éternel au ciel.

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Saint Thomas d’Aquin et le néothomisme

1) Petite vie de saint Thomas d’Aquin :

Thomas d’Aquin est la plus haute figure de la pensée occidentale au XIIIe siècle et un extraordinaire exemple de la sainteté de l’intelligence. Né près de Naples vers 1224, dans une noble et riche famille, il choisit la pauvreté de l’Ordre des Frères Prêcheurs, récemment fondé par saint Dominique. On l’envoie étudier à l’université de Paris, où l’un de ses maîtres est un autre dominicain, saint Albert le Grand. Très vite, il devient maître à son tour. Avec audace, et liberté d’esprit, il intègre la pensée de l’un des plus grands philosophes de l’Antiquité païenne, Aristote, à une vaste synthèse de théologie chrétienne. A Paris surtout, mais aussi à Cologne, à Naples, à Rome, il enseigne la science de Dieu et celle de l’homme à des centaines d’étudiants subjugués par l’ampleur et l’équilibre de son génie. Cela ne va pas sans susciter controverses, jalousies et critiques, mais le pape le protège. Il l’invite à participer au concile de Lyon de 1274. Epuisé par trop de labeurs, Thomas meurt en route. Ses écrits forment une œuvre immense.

Dans les représentations iconographiques extrêmement nombreuses depuis sa mort en 1274 trois pôles se dégagent :

Le philosophe : l’on ‘voit’, en effet, celui que saint Pie V a proclamé (Constitution Mirabilis Deus de 1567) Docteur Commun, en compagnie d’Aristote dont il a été le disciple et le génial commentateur (Principalement en Philosophie de la Nature, en Éthique et politique et en Métaphysique).

Le théologien : peintures et vitraux le campent avec la Somme de Théologie dont Jean XXII qui le canonisa en 1323, a dit : “tot articula quot miracula” (autant de miracles que d’articles) et le Concile de Trente (1547-1563) n’hésita pas à mettre sur l’Autel, à côté de l’Évangile, cette œuvre qui résume la pensée théologique du Docteur Angélique et à propos de laquelle saint PIE X affirmait (Pie X, motu proprio Doctoris Angelici 29 juin 1914) qu’elle constitue un patrimoine de sagesse “que lui-même, après l’avoir reçu des anciens, a perfectionné et augmenté par la puissance de son génie presque digne des anges”.

Le saint : sa canonisation en Avignon (1323), outre qu’elle a mis l’Église en possession des documents historiques essentiels relatifs à la connaissance de sa vie, indique une lumière. La lumière même du Saint-Esprit (souvent figurée dans les représentations picturales du temps) est confirmée par sept siècles d’autorité de l’Église de Jean XXII à Jean-Paul II (qui est un des Papes avec Pie V, Léon XIII, Pie X, Pie XII, Paul VI, à qui l’on doit le plus grand nombre d’encouragements pressants à travailler en philosophie comme en théologie dans la lettre et la méthode du Docteur Universel de l’Église.) Sans cette lumière, en un laps de temps si court (1225-1274), une si magnifique fécondité est impensable – voire impossible.

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2) Quelques citations clefs de saint Thomas :

« Le meilleur gouvernement est celui d’un seul chef »

« Or chaque homme, par sa nature même, possède innée en lui la lumière de la raison qui dirige ses actes vers sa fin. Et s’il convenait à l’homme de vivre solitaire, comme il en va pour beaucoup d’animaux, cette lumière lui suffirait pour l’orienter vers sa fin ; chacun serait à soi-même son roi, sous le règne suprême de Dieu, en tant que, par le don divin de la raison, il se dirigerait soi-même dans ses actes. Mais la nature de l’homme veut qu’il soit un animal social et politique, vivant en collectivité »

« On n’est tenu d’obéir aux princes séculiers que dans la mesure requise par un ordre fondé en justice. Et c’est pourquoi, si les chefs ont une autorité usurpée, donc injuste, ou si leurs préceptes sont injustes, leurs sujets ne sont pas tenus de leur obéir, sinon peut-être par accident, pour éviter un scandale ou un danger »

« L’homme possède le libre arbitre, ou alors les conseils, les exhortations, les préceptes, les interdictions, les récompenses et les châtiments seraient vains »

« L’usage du vin est affaire de modération. Le vin réchauffe et réjouit, on en donne aux faibles pour les conforter mais aux malades enfiévrés. La sobriété n’est pas abstinence, c’est la mesure de cette boisson délicieuse »

« Le but de la philosophie n’est pas de savoir ce que les hommes ont pensé, mais bien quelle est la vérité des choses »
« La philosophie, servante de la religion »
« La grâce ne fait pas disparaître la nature mais l’achève »
« La vérité est l’accord entre l’intelligence et les choses »
« Au milieu est la vertu »
« L’acte n’est pas limité et multiplié que s’il est reçu dans une puissance »

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3) Grands textes pontificaux sur saint Thomas d’Aquin :

Jean XXII, dans la bulle de Canonisation de Saint Thomas: « On apprend plus avec saint Thomas en une année, qu’avec tous les autres saints ensemble pendant toute la vie. (…) Autant ce Docteur a composé d’articles, autant il a opéré de miracles (…)  Lui qui  a plus éclairé l’Église que tous les autres docteurs ensemble (…) Sa doctrine n’a pu provenir que d’une action miraculeuse de Dieu (…) Il a fait autant de miracles qu’il a écrit d’articles.»

Léon XIII, Aeterni Patris : « Entre tous les docteurs scolastiques, brille, d’un éclat sans pareil leur prince et maître à tous, Thomas d’Aquin, lequel, ainsi que le remarque Cajetan, pour avoir profondément vénéré les Saints Docteurs qui l’ont précédé, a hérité en quelque sorte de l’intelligence de tous. Thomas recueillit leurs doctrines, comme les membres dispersés d’un même corps; il les réunit, les classa dans un ordre admirable, et les enrichit tellement, qu’on le considère lui-même, à juste titre, comme le défenseur spécial et l’honneur de l’Église. D’un esprit ouvert et pénétrant, d’une mémoire facile et sûre, d’une intégrité parfaite de mœurs, n’ayant d’autre amour que celui de la vérité, très riche de science tant divine qu’humaine, justement
comparé au soleil, il réchauffa la terre par le rayonnement de ses vertus, et la remplit de la splendeur de sa doctrine. Il n’est aucune partie de la philosophie qu’il n’ait traitée avec autant de pénétration que de solidité: les lois du raisonnement, Dieu et les substances incorporelles, l’homme et les autres créatures sensibles, les actes humains et leurs principes, font tour à tour l’objet des thèses qu’il soutient, dans lesquelles rien ne manque, ni l’abondante moisson des recherches, ni l’harmonieuse ordonnance des parties, ni une excellente manière de procéder, ni la solidité des principes ou la force des arguments, ni la clarté du style ou la propriété de l’expression, ni la profondeur et la souplesse avec lesquelles il résout les points les plus obscurs. »

Citations complètes extraites

Saint Pie X : « S’écarter de St. Thomas ne va jamais sans grave danger » (Motu proprio Sacrorum antistitum, instituant le Serment antimoderniste 1er septembre 1910). « Ceux qui s’éloignent de saint Thomas sont par là même conduits à cette extrémité qu’ils se détachent de l’Église » (Lettre Delata Nobis, 17 novembre 1907, adressée au Père Thomas PÈGUES).

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4) Catéchisme de la Somme Théologique :

« On trouvera dans ce petit livre toute la substance doctrinale de la grande Somme théologique. Pas un point essentiel n’y a été omis de ce qui nous a paru nécessaire pour la mise à la portée de tous de son enseignement lumineux.

Et, afin de rendre sa lecture plus facile, plus attrayante, plus vivante aussi et plus pénétrante, nous avons voulu lui donner la forme catéchistique, qui est bien, sans doute, la forme d’enseignement la plus parfaite pour atteindre toutes les intelligences. N’est-elle pas comme la réalisation idéale de ce qu’on a pu appeler l’enseignement socratique, procédant par voie d’interrogation graduée et ordonnée, qui éveille l’esprit et conduit insensiblement jusqu’aux plus hautes sphères de la doctrine ? »

Le document complet

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5) Initiation à la théologie thomasienne du R.P. Sineux :

«Initiation à la théologie de Saint Thomas, Imprimatur 1952-réimpr. 1994, Relié 14 x 21 cm. chez Téqui, 852 pages. Cet ouvrage du R.P. Sineux est un résumé de la doctrine de saint Thomas d’Aquin sous une forme plus proche du langage courant que de la langue des études universitaires. Sa consultation est rendue aisée grâce à un index alphabétique très détaillé en fin de volume.

Sommaire théologique de saint Thomas d’Aquin, réédition en trois volumes de l’édition princeps avait été réalisée en 1969 par l’auteur lui-même. En son temps, cette édition avait reçu de nombreux hommages enthousiastes et chaleureux de personnalités, tant du Saint-Siège que de l’épiscopat français. Elle fait suite à l’ouvrage « Initiation à la théologie de saint Thomas d’Aquin » qui est réédité régulièrement depuis plus de 25 ans, en offrant à la fois « une traduction et un résumé. Ce n’est pas tout le texte de saint Thomas, mais tout le reste est de saint Thomas. Un sommaire de la Somme. » (l’auteur). Père Sineux dans l’avant-propos de la première édition : « Rien n’est plus conforme à la pensée de l’Église exprimée par ses Chefs suprêmes, que de propager la doctrine de saint Thomas d’Aquin. Et pour cela, de la mettre à la portée de tous…»

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Les provinces de France et le nationalisme

La province un corps intermédiaire local – Provinces de France n°1

L’étatisme jacobin n’est pas venu de nulle part, et l’idée d’un état centralisateur n’est pas un  mal en soi. C’était déjà un projet en gestation depuis la politique de nos rois, essentiellement ceux capétiens, accusés par ailleurs de «gallicanisme», à tort ou à raison, mais la pratique était là. L’étatisme jacobin est un mal puisque libéral et maçonnique.
L’utilisation contemporaine du fédéralisme, qu’elle que soit ses justes appréhensions et ses mérites, vise en quelque sorte à rétablir une féodalité. L’inconvénient est de risquer de raviver les interminables conflits internes au sein de la nation. Si l’étatisme jacobin a oppresser injustement les «régions» et a mal définit ses frontières, le nationaliste de bonne école, ne peut s’empêcher de voir dans le régionalisme séparatiste un miroir opposé. Les provinces sont à rétablir, elles sont un corps social déterminé, mais à cette époque où les nations sont bien constituées, faite de technologie de surcroît, permet aisément à un chef de l’État d’être présent en tout lieu. C’est pourquoi la ligne fédérale, qui reviendrait à une sorte de féodalité n’est pas notre. Cependant, la pérennité de la diversité d’une nation, de nos provinces, est une bonne chose, qui doit perdurer et se développer.
Il est défendu en contre-partie un provincialisme culturel et cultuel, corporatif pour être incarné, mais dépendant de l’État, c’est-à-dire sans grande liberté juridique et politique, sinon par ses intendants, devant êtres les représentants d’un juste monarque français.

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La province : un corps intermédiaire local :

«Plus me plait le séjour qu’on bâtit mes aïeux,
Que des allais romains le front audacieux ;
Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine,
Plus mon Loire gaulois que le Tibre latin,
Plus que mon petit Liré que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin, la douceur angevine.»
Joachim duBellay – Regrets XXXI, Heureux qui comme Ulysse…. (Grand poète d’Anjou).

«Notre patrie à nous, c’est nos villages, nos autels, nos tombaux, tous ce que nos pères ont semé devant nous. Notre Patrie, c’est notre Foi, notre Terre, notre Roi. Mais leur patrie à eux, qu’est-ce que c’est ? (…) Ils veulent détruire les coutumes, l’ordre, la tradition. Alors qu’être que cette patrie narguante du passé, sans fidélité, sans amour ? (…) Pour eux, la patrie semble n’être qu’une idée ; pour nous, elle est une terre. Ils l’ont dans le cerveau ; nous, nous l’avons sous les pieds, c’est plus solide !»
Chevalier de Charrette, héros des Guerres contre-révolutionnaire de Vendée.

Le drapeau bleu, blanc et rouge :

Si le tricolore est effectivement une création contemporaine, elles est plus exactement napoléonienne, donc non baptisée directement dans le sang de la Révolution de 1789 pour autant. Ceci étant dit un certain type de royaliste, somme toute assez primaire, font une erreur grave en rejetant par le même biais et de manière catégorique, les trois couleurs qui sont également celles de la France chrétienne. Et cela Pierre Martin le rappel  bien :

«Nous rappelons que les trois couleurs bleue, blanche et rouge étaient déjà couramment associées sous l’Ancien Régime : le bleu est la couleur de la bannière des Francs, le rouge celle de l’oriflamme de Saint-Denis et le blanc celle de l’étendard de sainte Jeanne d’Arc.»

On les retrouve également dans divers corps armées tels que la Garde du roi et la Marine royale, dont l’uniforme revêt les trois couleurs concernées. Le Consulat sous Napoléon n’a pas tiré trois couleurs au hasard de son sac, il n’a fait que reprendre les couleurs de la monarchie française, ayant souhaité faire le lien entre la tradition et la modernité, mais certes dans un sens où les deux sont opposés et inconciliables (laïcisme ou catholicisme). D’où le rejet, pour le coup très juste, d’un bonapartisme comme éventuel fondement doctrinal (napoléonien signifiant pour le coup l’unique attachement aux gloires militaires, exactement comme avec les deux expressions  distinctes de maréchalisme  et de pétainisme).

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Les corps intermédiaires et la province :

Le bon provincialisme est de considérer la province comme la partie d’un tout (l’État devant appliquer le principe de subsidiarité), en étant reliée à une attache nationale. Une identité provinciale se partage et vie par ses habitants :

«La province est, comme la commune, un corps intermédiaire local : c’est un héritage du passé, modelé par le temps, une réalité temporelle qu’il convient de maintenir. La défense de l’identité provinciale est un devoir de chacun.»

Et pour livrer une définition classique du «corporatisme» :

«On désigne par le terme de corps intermédiaires, communément et au sens strict, les divers groupes sociaux situés, dans l’ordre naturel, entre la famille, cellule de base de la société, et l’État (…) et leur absence ou leur inconsistance nuit au bon fonctionnement de la Cité. On le désigne sous le nom de corps intermédiaires fondamentaux : ce sont les institutions locales et les unions professionnelles.»

Le fils se reconnaît en son père tout comme la personne en son monarque. La province doit ici, jouir d’une simple autorité limitée. Et les corps intermédiaires restent des groupements de compagnonnages essentiels, ordonnés au bien commun et nécessaire à la vie des hommes en société. Quelques corporations de travail persistent encore aujourd’hui, de manière inaboutie et partielle dans : l’ordre des avocats, l’ordre des médecins, ou encore chez les groupes de Compagnons de divers métiers manuels. Ils sont généralement investis soit par des chrétien, soit infestés de francs-maçons.

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La province ou région  :

«Alors que le terme de province exclut de lui-même l’idée de sécession, car une province est toujours une partie d’un tout, le terme de région, plus flou, laisse ouverte la possibilité d’une séparation totale d’avec l’État.»

Ce sophisme qui se permet autant d’autonomie est appelé régionalisme-séparatiste, il est favorisé par l’actuelle Union européenne dans les régions encore fortement identitaires par ailleurs. Un nationaliste est donc, pour le rétablissement des provinces, plus charnelle et moins sécessionnistes.

Le dernier pape d’avant Vatican II (concile qui sera le point culminant du modernisme dans l’Église), quoiqu’un tantinet modernisant mais plus proche de nous, S.S. le Pape Pie XII, enseigne ceci à propos des bien-fondés de la «région» :

«Il y a dans la région tout un ensemble de valeurs strictement spirituelles et elles sont les gloires du peuple, gloires militaires, gloires littéraires, gloires scientifiques, gloires artistiques.»
«La région est, sans aucun doute, une des diverses unités que la force des choses, plus encore que la libre volonté des hommes, à constituer dans les différents États. Elle a donc sa valeur, qui doit être conservée et, autant que possible, accrue.»

Pie XII – Allocution à la Colonie des Marches à Rome, 23 mars 1958.

C’est une réalité si historique en soi, que dans son substrat populaire et dans ses limites territoriales, peu changés depuis, les provinces sont toujours héritières des populations antiques qui les ont fondées :

«Les provinces ont des noms et des limites hérités des grands fiefs médiévaux, perpétuant eux-mêmes les anciennes cités gallo-romaines dans leurs dénominations et leurs frontières, le souvenir des peuples gaulois s’est retrouvé par elles de fait conservé : l’Anjou est ainsi l’ancien territoire des Andégaves, la Touraine celui des Turones, le Poitou celui des Pictaves, la Saintonge celui des Santons, le Berry celui des Bituriges, le Limousin celui des Lémovices, l’Auvergne celui des Arvenes.»

Également, le nom de Provence dérive du nom de «Province» en langue romane, et la Bourgogne quant à elle, est héritière du royaume des Burgondes, plus germanique.

La province est une entité, qui contrairement à la région, échappe à la création des départements  :

«Le département, spécifique à la France, est une création artificielle de la révolution française, destinée à faciliter la politique de centralisation jacobine.»

N’oublions pas que, la centralisation étatique, était en germe dans la politique de nos rois étendant toujours plus leur domaine royale ; mais le jacobinisme a plutôt ceci de pervers, le fait de revendiquer une nation idéologique, abstraite et assimilationniste.

Chevalerie royale et française

La naissance d’une nouvelle aristocratie, ou d’une aristocratie rénovée  :

Un bon auteur français, sociologue traditionaliste et contre-révolutionnaire par la raison, aura cette phrase pour la défense de l’ordre d’Ancien Régime :

«La démocratie dans la commune, l’aristocratie dans la province, la monarchie dans la famille et dans l’État.»
Frédéric Le Play – La constitution essentielle de l’humanité.

C’est le principe d’une «démocratie organique». L’aristocratie remplacerait ainsi le rôle, de ce que l’on connait en république démocratique, à savoir : une assemblée locale élue qui entretien toutes les tares du parlementarisme : dissensions, agents subversifs, démagogie pure…
Il impliquerait pour cela, dans les temps modernes, et uniquement dans cette optique, de restaurer une aristocratie par la formule du Maréchal Pétain invoquant plutôt une «aristocratie de l’intelligence» par la méritocratie plutôt que celle du sang et de la naissance. Il faut, de plus, que cette aristocratie val quelque chose, auquel cas elle sera délétère et logiquement à supprimer, comme sous Richelieu. À ce propos, rappelons justement le très vrai jugement d’Abel Bonnard qui  évoquait la fin de l’aristocratie ancienne remplacée par des intendants royaux  :

«Il est aisé de reprocher à Richelieu et à Louis XIV d’avoir ôté à la noblesse son importance sociale, mais il faut reconnaître qu’elle n’avait donnée avant eux aucun signe de maturité politique : le pouvoir royal a seulement dompté des brouillons.»
Abel Bonnard – Les modérés.

La pensée thomiste est sans doute à réactualiser, dans le sens où le saint vécut en son époque, celle d’une Italie méridionale quelque peu féodale et très différente de notre temps, mais il reste bien évidemment le référant premier pour une base morale occidentale, hellénique et catholique. Il est évoqué ici, la nécessité d’un monarque unissant ses parties  :

«Car les provinces où les cités qui n’ont pas de monarque, souffrent de dissensions et vont à la dérive en s’écartant de plus en plus de la paix ; ainsi se trouve réalisée la plainte que le Seigneur met dans la bouche du prophète Jérémie, XII, 10 : «Les pasteurs nombreux ont dévastés ma vigne.»
Saint Thomas d’Aquin – De Regno.

L’identité provinciale, ses éléments constitutifs :

Une identité provinciale est constituée par un blason historique, éventuellement un hymne, un environnement naturel propre, un héritage culturel particulier représenté par les traditions populaires locales (chant, danse, cuisine), de savoir-faire artisanaux et également d’un dialecte, d’un patois.

«Les provinces, comme les communes, possèdent en effet chacune une identité propre, qui n’est pas contraire à l’identité nationale, mais qui est le fondement même. Il est certain que la sauvegarde des particularismes locaux, s’accorde très bien avec la défense de l’identité nationale.»

C’est la diversité de ses provinces qui fait la richesse d’une nation, l’une s’accommode de l’autre et n’existe pas sans l’autre, il s’agit de la partie et du tout.

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Petite histoire de la linguistique et légitimité des dialectes :

Le nationaliste Maurras en bon provençal, était un défenseur du Félibrige et il avait bien compris ce principe en défendant le poète provençal, Frédéric Mistral :

« Ceux qui l’attaquent en prétextant l’intérêt de la langue française s’en soucient comme de leur première chemise, eux qui ne se souviennent de défendre l’esprit français contre aucun des agents du cosmopolitisme. Ce brusque amour de la patrie leur remonte au cerveau contre le seul Mistral. (…) Il vaudrait la peine de voir en détail comment le particularisme provincial, élément du patriotisme national, doit faire horreur aux hommes qui ont le mandat de nous convaincre que nous sommes les citoyens de tous les lieux de la planète et que l’amour d’une patrie quelconque est un préjugé. S’ils se servent du nom de la France pour détruire la fidélité au nom des Provinces, c’est qu’ils savent que le conscrit sera moins fidèle au drapeau quand il commencera à sourire de
son clocher. Toucher ceci atteint cela, et nos Juifs le savent très bien »
Charles Maurras – «Utilité du particularisme provincial» dans Mistral.

Et là encore, le contributeur en question de la revue Civitas , effectue un bon rappel :

«Rappelons que c’est en dialecte que la Très Sainte Vierge Marie s’est adressée à sainte Bernadette, en lui disant «Que soy era immaculada conceptiou.»
«Ce fait montre bien que le Ciel n’est ni indifférent, ni hostile à ces parlers locaux, et qu’Il leur accorde même une certaine valeur. C’est pourquoi le maintien des patois, des dialectes et des langues locales qui sont aussi parfois des langues nationales est bon, à condition cependant de ne pas viser à l’exclusivité et au rejet de la langue officielle de l’État. Rappelons qu’existent en France une langue officielle, le français (avec l’ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539, le latin était aussi langue officielle, en particulier pour les actes administratifs et judiciaires) et neufs langues nationales : le français d’oïl ou français proprement dit, le français d’oc ou occitan, le franco-provençal, le catalan et le corse – langues romanes – ; le flamand et l’allemand, dans ses deux variantes dialectales que sont l’alsacien et le francisque -langues germaniques- ; le breton -langue celtique- ; le basque.»

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L’identité provinciale, sa défense :

«Cette défense de l’identité catholique des provinces peut prendre la forme d’une piété filiale envers les saints qui ont évangélisés ces terres ou qui les ont marquées de leur empreinte.»

C’est un trésor unique que l’autorité et les habitants d’une province (et par extension la nation) doivent garder et même faire accroître dans sa particularité et avec une certaine fierté (l’esprit créatif n’empêche pas le nouveau tant que l’on reste dans le beau et dans la tradition des ancêtres)  ; sans jamais devenir exclusive, ou pire, en se déclarant comme supérieur à ses voisins.
Pour faire fructifier cet héritage, pour le faire vivre, cela implique diverses choses : enseigner l’histoire locale aux enfants, créer des conservatoires folkloriques, remettre les blasons historiques à l’honneur…etc.
À titre temporel, et comme bien national et universel, même un non-catholique se doit de soutenir le catholicisme comme l’ayant façonné dans son être, malgré lui, à défaut de ne pas avoir la chance de vivre directement de la Religion de Vérité.

Pierre Martin – La province : un corps intermédiaire local  – Revue Civitas n°25.

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Mistral, chantre de l’identité provençale – Provinces de France n°2

«Le poète de Maillane» tel que l’a qualifié Alphonse Daudet, en raison du nom de son village natal, où il vécut et il mourut. Frédéric Mistral est, depuis l’obtention de son Prix Nobel en littérature pour son œuvre Mirèio (Mireille), reconnu dans toute la mouvance de la Renaissance d’Oc. Né un 8 septembre 1830 dans les Bouches-du-Rhône et mort le 25 mars 1914, il aura été marqué personnellement par la défaite militaire de 1870 face aux Allemands, tout comme Maurras ; mais il n’en conservera pas un antigermanisme primaire, se centrant essentiellement sur sa fierté d’être poète provençal, latinisant de fait.

«Un fils ! Que le Bon Dieu le fasse grand est sage.»
François Mistral, son père, le jour de sa naissance. Sa demande fut réalisée par la Providence !

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Rédaction sur base de l’article de la revue titré «Frédéric Mistral, le chantre de l’identité provençale».

L’article en question fera cependant mention d’une défense partisane du fédéralisme par Mistral ce qui, à notre sens, est un abus. En effet, c’est chose moins sûre (sinon à relativiser), et c’est d’ailleurs ce que lui reprochent les occitanistes modernes : de n’avoir été fédéral que très modérément, en tout cas pas de façon politique, mais plus précisément littéraire.
De plus, comme toujours, cette aile gauche occitane (ou du Félibrige) ne supporte pas son attachement à la France, au-delà de celui à la Provence.

«Rien n’est plus joli que notre cause : c’est une nationalité qui veut se conserver par sa langue, en laquelle réside l’âme de notre race, et ce sont des poètes qui sont les apôtres de ce culte absolument inoffensif, je vous le jure, pour l’unité française.»
Citation de Mistral dans la «Lettre de Mistral» de Maurras.

Provençal, catholique et français :

«Ce fils de paysan s’est fait poète pour défendre l’identité de sa province. En chantant la Provence, il a su souligner l’importance de la religion catholique. Enfin, il n’a pas manqué d’affirmer son attachement à sa grande patrie : la France.»

Issu d’une famille de propriétaires terriens, il est éduqué dans un contexte régional, et les contes populaires l’ont amené à ce qu’il est devenu : le grand poète de la langue provençal. Maniant parfaitement le français, c’était un choix personnel, que de rédiger essentiellement dans son patois maternel :

«Quand il le voulait, quand cela lui chantait, Mistral écrivait un français admirable, d’une souplesse, d’une harmonie, d’une familiarité et d’une pureté excellente.»
Charles Maurras – Mistral.

Lors de ses études, il rencontrera Joseph Roumanille, le créateur premier du Félibrige (que composent les Félibres, prosateurs en langue d’oc). Frédéric écrit souvent, et comme il était mentionné en début d’article,  la sortie de son premier chef-d’œuvre Mirèio, le fera connaître non seulement en Provence, mais également dans la France entière. Il se lance dans un travail de bénédictin, à l’instar des troubadours, le fait d’écrire des chants et des romans en vers, à l’imitation d’Homère, comme il le proclame dans les quatre premiers vers, de Mirèio toujours, en se définissant comme «un humble élève du grand Homère».
Il ne manque pas de montrer les coutumes de son village, la vie en sa province, les femmes en cuisine, le fait d’évoquer les pèlerinages locaux, etc.

«Salué par les milieux littéraires de Paris, il choisit de rester dans son village natal et de poursuivre son œuvre de restauration en langue provençale. C’est là que ses admirateurs, anonymes ou célèbres, comme Alphonse Daudet, Charles Maurras ou le président Raymond Poincaré, viennent le rencontrer, en toute simplicité.»

Il rédigera un dictionnaire franco-provençal,   Lou Tresor dóu Felibrige, le résultat de vingt ans de travail.

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Le grand poète de la langue provençale :

«Cette terre de Provence où il est né, qu’il a travaillée de ses mains, qu’il a explorée dans ses moindres recoins dès son plus jeune âge, dont il n’a eu de cesse de connaître et de recenser les traditions, Frédéric Mistral y est profondément attaché, et rien ne le désole plus que de le voir oublier ses particularités et perdre sa langue.»

À vingt et un ans en 1851, il se décide, le but de toute son œuvre littéraire, c’est la rénovation de sa terre natale :

«Je pris la résolution : premièrement de relever, de raviver en Provence le sentiment de race que je voyais s’habiller sous l’éducation fausse et antinaturelle de toutes les écoles ; secondairement de provoquer cette résurrection par la restauration de la langue naturelle et historique du pays, à laquelle les écoles toutes font la guerre à mort ; troisièmement, de rendre la vogue, du provençal par l’influx de la flamme de la divine poésie.»
Frédéric Mistral – Mémoires et récits.

Roumanille publie un recueil de poésie, et au cours des deux années suivantes, des réunions allant dans ce sens, de défense linguistique et littéraire, se multiplient. Le 21 mai 1854, sept poètes se rassemblent, sur base d’un poème populaire, et se nomment eux-mêmes «félibres», mot traduisible par «docteurs». Ils sont là pour «soigner» la langue et les coutumes des ancêtres, toutes deux malades de leurs perditions. Ils lancent ensemble la revue l’Almanach provençal, et Mistral la présente ainsi :

«C’est dans cette séance, mémorable à juste titre et passée aujourd’hui à l’état de légende, qu’on décida la publication, sous forme d’almanach, d’un petit recueil annuel qui serait le fanion de notre poésie, l’étendard de notre idée, le trait d’union entre félibres, la communication du Félibrige avec le peuple.»

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Catholique et Français :

«Provençaux et catholiques,
Notre foi, notre foi n’a pas failli ;
Chantons tous tressaillant,
Provençaux et catholiques.»
Mémoires et récits.

«Vous Seigneur, Dieu de ma patrie,
Qui naquis parmi les pâtres,
Enflammez mes paroles, et donnez-moi du souffle.»
En provençal :
«Tu, Segnour Diéu de ma patrio,
Que nasquères dins la pastriho,
Enfioco mi paraulo e douno-me d’alen !»
Mirèio, Chant I.

«Le Félibrige est ainsi placé sous la protection de sainte Estelle et le titre de la revue des félibres, l’Almanach provençal est accompagné de la formule : «Pour le Bel An de Dieu».

À propos de son rattachement à la Patrie supérieure, au-delà de son pays de Provence, on peut dire que, son mot d’ordre était en fait celui des félibres de l’époque :

«J’aime ma province plus que ta province,
J’aime mon village plus que ton village,
J’aime la France plus que tout.»
Citation de Felix Gras, donné par Pierre Lasserre – Frederic Mistral.

Et sur sa rencontre avec le jeune Maurras, lui aussi provençal, la rédacteur de la revue Civitas en dit  :

«En 1888, il rencontre le jeune Charles Maurras, qui vient remporter un concours organisé par le félibrige de Paris. Les deux hommes vont vite s’apprécier et s’admirer réciproquement. Une partie de la pensée maurrassienne est directement inspirée de celle de Frederic Mistral.»
«En 1899, Frederic Mistral qui, après la révolution en 1848, avait renoncé à faire de la politique, adhère à la Ligue de la Patrie Française et rejoint ainsi le camp des nationalistes.»

Frédéric Mistral, troubadour des temps modernes, décède le 25 mars 1914, s’éteignant un peu avant que n’éclate la Grande Guerre, lui évitant d’assister à la saignée de l’Europe.
Dans le sud de la France, cette France latine, se diffuse l’idée de défense provinciale, étendue à ces autres provinces romanisées, suite à ces fortes influences mistraliennes ; et chacun y défendra ardemment son patois local.

Bibliographie conseillée :
Alphonse Daudet – Le poète Mistral.
Paul Gard – La Nation et Mistral.
Charles Maurras – Mistral.
Pierre Lasserre – Frédéric Mistral.
Frédéric Mistral – Mirèio – Mémoires et écrits.

Marie Martin – Frédéric Mistral (1830-1914), le chantre de l’identité provençale  – Revue Civitas n°25.

Source PSM.

Hommage de la Phalange Saint-Martial envers ce poète de la langue d’oc :

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Réforme du territoire français – Provinces de France n°4

Le centralisme historique :

La centralisation n’est pas venue subrepticement avec la Révolution française, mais elle était en gestation dans la politique extensive de nos rois de France, et la force d’État de Richelieu et la monarchie absolue de Louis XIV en sont des exemples culminants. Ce que le jacobinisme a créé d’artificiel se sont les départements, et suite à la Ve République technocratique de Charles de Gaulle, les régions se sont ajoutées et ont été administrées autour de pôles économiques (les métropoles). Telle n’est pas la démarche nationaliste (dans son acceptation de l’hérédité contre-révolutionnaire et même fasciste, dans ce qu’ils ont de mieux et de sublimable, pour résoudre la question  de l’État moderne), qui est pour le rétablissement des provinces, dans une juste mesure. Le jugement sur les régions actuelles reste sans appel :

«Les noms choisis furent souvent artificiels : Centre, Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes. Il faut procéder en ce qui concerne les régions à une révision générale de leur tracé.»

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À propos de la Subversion corruptrice anti-française de 89 :

«Les départements récurent des appellations géographiques (les noms des fleuves traversant les départements) et non pas historiques, parce que les révolutionnaires entendaient faire «table rase» du passé.»

Ceci est très juste. Rappelons que la «révolution», peut aussi être le fait de renverser un régime, ou de prôner une organisation nouvelle non déconnectée (basé sur la tradition). La révolution, comme processus, n’est pas en ce sens, une référence directe à la Subversion de 89. Cette expression a pu être utilisée par les Phalangistes espagnoles, «peu» accusables de résidus d’individualisme moderne ou d’agents franc-maçonniques !

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Décentralisation ou centralisation ?

Le décentralisation défendue, dans «Lettre sur la décentralisation», par le comte de Chambord est en soi, franchement fédérale, bien qu’elle en souligne des bienfaits ; et c’est également le cas de René de la Tour du Pin dans «La restauration française».
L’article qui quant à lui, comprend de bons éléments et des mérites, est partisan aussi d’un fédéralisme catholique à la française, nous serions quant à nous plus centralisateurs : bien que la province reste un berceau charnel, identitaire et un corps intermédiaire d’importance pour une société plus juste. Ces idées seront bien plus exposées dans un article à venir.

L’administration gaulliste de son côté, sut dès 1960, faire une république monarchique (mais laïciste), créant les régions par l’État, ce qu’un nationaliste, pour la résurrection des anciennes provinces, avec ses représentants (ou intendants, comme sous Richelieu), ne peut défendre. Toujours dans la question de la résolution de l’État moderne, c’est-à-dire ni par la royauté féodale à proprement parler, et encore moins  par lesdites Lumières.
Par ailleurs, les occitanistes (dans l’exemple sudiste) proposent, ce qui n’est pas en soi une idiotie extrême bien qu’uniformisante, de tracer les frontières selon les types de dialectes et leurs identités (donc essentiellement dans une optique linguistique). La province est, comme on le verra, le pays d’élection.

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Dans l’ordre d’ancien Régime en France on distinguait, à titre historique :

«- Les pays d’États, la Bretagne, le Languedoc et la Provence notamment – dotés d’une certaine autonomie financière et d’une assemblée représentative – les états provinciaux – chargée de défendre les intérêts propres de leurs habitants ; ces avantages étaient octroyés parce que ces provinces avaient une forte identité particulière et qu’il n’existait pas – ou plus – de risques de révoltes séparatistes ou d’annexion par une puissance étrangère ;

– Les pays d’élection, plus étroitement liés au pouvoir central (l’administration y était entièrement entre les mains d’un intendant) ; c’était la situation de l’essentiel des provinces françaises, comme le Limousin, par exemple ;

– Les pays d’imposition, sortes de marches, dans les provinces frontalières récemment rattachées au domaine royal ; celles-ci étaient certes dotées d’une forte identité particulière, mais comme il existait des risques de révoltes séparatistes ou d’annexion par une puissance étrangère, la présence du pouvoir central y était très forte, comme en Lorraine.»

Certaines régions autonomes existent encore aujourd’hui, avec le Val d’Aoste en Italie, ou la Catalogne et le Pays basque en Espagne. Au Royaume-Unis, l’Irlande du Nord a un gouvernement, et l’Écosse un parlement.

Seulement, à l’heure des nations bien constituées, quoiqu’on en pense, mieux vaudrait garder l’exemple des pays d’élection, à articuler même malgré une identité forte (qu’il faut laisser se promouvoir dans la mesure du possible) ; toujours pour une nation monarchique (absolue) plus unifiée tout en étant respectueuse de chaque corps culturel.

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Le rôle de l’État régalien, sa décentralisation, et les corps intermédiaires de la société selon Charles Maurras :

«Tout ce qui rappelle département doit être écarté. De même, le canton, qui a les mêmes vices. Seule, ou à peu près seule, la commune est réelle et peut jouir d’une personnalité. Encore faut-il distinguer entre les communes urbaines et les communes rurales, les réalités différentes doivent être traitées selon des systèmes distinctifs. Y a-t-il une autre subdivision acceptable de la région ? Peut-être. Il en est même deux. L’idéal serait de revenir aux «districts» de 1790 qui correspondent au «pays» de l’ancien régime, même dans le sud aux «pagi» de la Gaule romaine. Ce serait peut-être un ouvrage assez difficile. Mieux vaudrait maintenir, moyennant quelques corrections dans le tracé de leurs frontières, les arrondissements tels que nous les avons. Les arrondissements ont en France une personnalité économique et physique, sinon administrative, ce qui manque aux départements et aux cantons.»
L’idée de décentralisation.

«Les organes divers et de création plus ou moins spontanés qui s’échelonneront entre le pouvoir central et les individus devront fonctionner sous une surveillance plutôt que sous une direction et donner la mesure de leur utilité et de leur activité bienfaisante, bien plus par les résultats produits que par leur docilité et leur aveugle soumission aux circulaires venues d’en haut. J’estime pour ma part, que c’est dans cette juste répartition des responsabilités qu’il faut chercher la solution du problème de l’alliance de l’autorité et de la liberté.»
Enquête sur la monarchie.

«Fortifions l’État central dans ses vrais centres qui sont la haute justice, la haute police, les armées de terre et de mer, la politique extérieure, et laissons les États secondaires graviter pacifiquement autour de lui, ressortir à son arbitrage sans pouvoir entrer en conflits d’intérêts avec lui !»
Action française, du 17 février 1902.

«Liberté de l’État dans ses fonctions propres, mais, en revanche, liberté de toutes les organisations naturelles dans le rayon de leur compétence, et pas au-delà.»
La production Française, 18 juillet 1930.

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 Conclusion de la revue Civitas :

«C’est de l’enracinement sur le sol de la petite patrie où nous sommes nés, terre des ancêtres au sens strict, que naît et se développe l’amour de la grande patrie, terre des ancêtres au sens large.»

Il serait sans doute exagéré de revenir limite aux frontières de 1788.  À autant de petites provinces nombreuses, avec des frontières franchement changées et changeantes pour l’heure actuelles, tout comme s’il n’y avait pas eu deux siècles d’histoire (certes délétère, car sans catholicisme intégral) ; même le Limousin et la Marche ne sont pas unifiés, alors qu’une identité forte en ce sens s’est construite pour le cas de ce petit pays depuis. À voir :

Provinces de France (1)

En tout cas, la recherche d’une solution est là, les propositions doivent se montrer, se comparer, et la meilleure doit être prise. À vous les studios ! 😉

Pierre Martin – Propositions pour une nouvelle organisation du territoire en France.

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Application des principes «totalité et subsidiarité» – Provinces de France n°5

Le numéro concerné revendique les principes de subsidiarité et de totalité dans le sens où, la province devient la partie d’un tout, qui est la nation. Et le rédacteur fait sien le principe de fédéralisme, qui entend traiter de ce qui relève de la capacité budgétaire et législative (indépendante et non indépendantiste) des communes et des provinces en général.  blasons2

Le principe de totalité :

«Le bien commun est toujours et pour tous plus aimable que le bien propre.»
Saint Thomas – Somme théologique.

Les biens particuliers sont ordonnés au Bien commun sans être contradictoires avec celui-ci :

«Le principe de totalité relève de la vertu de justice générale – où sociale -, qui ordonne les actes humains au bien commun. Les documents pontificaux après Pie XII ont remplacé ce terme de totalité par celui plus ambigu de solidarité (…), qui exprime moins bien la dimension verticale dans laquelle doit s’inscrire l’individu et qui a été dénaturé par l’usage qu’en ont fait les radicaux et les francs-maçons, ennemis de l’Église (le terme de solidarité permet à ceux-ci d’évacuer la notion chrétienne de charité, orientée vers Dieu.»

«Le principe de totalité impose aux membres des corps intermédiaires, eux-mêmes (…) trois devoirs concrets, qui sont : l’observance des lois justes; la contribution de chacun aux charges communes; la défense de la communauté à laquelle on appartient.»

…En plus de demander un certain esprit de sacrifice.

Le principe de subsidiarité :

«Ce principe de subsidiarité est le principe de la fonction subsidiaire de l’autorité publique : cela signifie que l’autorité publique est là pour aider les membres du corps social à accomplir entièrement ce qui relève de leur devoir d’État, à partir du moment seulement où ils n’y parviennent plus seuls : son rôle, d’une certaine façon, est secondaire.»

«Que les gouvernements en soient bien persuadés : plus parfaitement sera réalisé l’ordre hiérarchique des divers groupements, selon ce principe de la fonction supplétive, de toute collectivité, plus grande selon l’autorité et la puissance sociale, plus heureuse et plus prospère l’état des affaires publiques.»
Pie XI – Quadragesimo anno, 15 mai 1931.

Cette dénommée «fonction supplétive» signifie  précisément de remplacer ou de pallier à un manque, c’est-à-dire qu’il devrait y avoir intervention de l’État seulement lorsque l’échelon inférieur n’assume plus une situation donnée.

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Les devoirs de l’autorité :

«- Respecter les attributions de chacun,
– Aider éventuellement,
– Suppléer – c’est-à-dire remplacer – exceptionnellement, donc en principe de manière temporaire (mais éventuellement, en cas de besoin, aussi longtemps que nécessaire).

C’est en sommes, en haut est l’autorité et en bas se trouvent les libertés. Et à la revue de Civitas d’ajouter sur le fédéralisme :

«On peut très bien être pour un fédéralisme français et contre un fédéralisme européen [Union européenne], pour une France fédérale dans une Europe confédérale.»

Les différents concepts sont ainsi bien définis, l’Europe confédérale rappelle même un peu le rôle du Saint-Empire romain germanique, mais pour sortir de ce néo-féodalisme, il faut que l’État élève sa nation à l’universelle, au risque de se limiter à la propagation de nationalismes locaux (provinciaux). S’il est cependant vrai de dire que la subsidiarité à tendance à responsabiliser chacun, encore faut-il que tous puissent assumer ce fait. Il s’agit en somme de principes qui donnent à l’État un simple rôle d’arbitrage, alors que c’est bien là que se trouvent la puissance de gouvernance et le rôle de Justice au sens plein !

Encore une fois l’Église, dans sa doctrine sociale, a voulu limiter les dégâts de l’oppression jacobine par provincialisme, mais sans les arrêter ; là encore, rien ne dit qu’un État juste, même plus centralisé, transformerait l’activité d’État en un Mal absolu («totalitarisme»).
Nous partageons en bonne partie ces réflexions, mais sans hostilité aucune, nous ne pourrions laisser trop de liberté administrative aux échelons inférieurs (source de guerre, comme du temps des comtés et duchés). Être plus centralisateur, autour de la nation et sans l’idolâtrer, pour que celle-ci élève la vocation nationale des peuples (provinces comprises), dans la vocation universelle.

On retrouve un exemple de démocratie chrétienne latente ici :

«Dans le domaine des corps intermédiaires, cela veut dire que ceux-ci doivent naître à l’initiative de leurs membres; qu’ils doivent être organisés, animés et dirigés de l’intérieur par les intéressés eux-mêmes.»
[En citant Pie XI – Quadragesimo anno].

C’est là où le bât blesse…, c’est pourtant bien l’autorité d’État qui peut mettre en place les corporations, et qui sont ensuite, et ensuite seulement (!), laissée à disposition de la population, qui elle-même, les développent… L’articulation entre autonomie et autorité doit toujours se faire dans le cadre du Bien commun.

Il est bon de dénoncer l’étatisme socialiste comme tout étatisme, ce qui est toujours trop prégnant et délétère puisqu’il envahit chaque filière de paperasse à n’en plus finir, en plus de demander systématiquement à l’État de régler tout type de problème : même au fin fond d’un bourg pour une histoire de route mal bitumée… !

Partisan d’un centralisme «modéré» dans le sens où, parce que l’État est fort il peut se permettre de déléguer à volonté ; et parce que le pouvoir central nomme ses représentants (ou intendants) il peut ensuite les laisser faire localement au mieux, dans la mesure du possible.

Pour une déconcentration :

«Le pouvoir politique central garde la mainmise sur les affaires locales et se contente simplement de transférer leur gestion à des services situés en province.»

La ligne mistralienne, essentiellement poétique, linguistique et littéraire est vue comme modéré chez les séparatistes zélés (occitans dans le sud) ; mais elle déroge pas à notre ligne qui donne l’autorité politique première à l’État.

Les exemples de centralisme (ou centralisation) dans l’histoire peuvent être : le cardinal de Richelieu (et ses intendants du royaume), Napoléon Bonaparte (suite du jacobinisme), le Maréchal Pétain (tout était national : police, radio…), le «colonel» de Gaulle (sorte de république monarchique, mais laïciste). Voilà une palette d’hommes politiques très différents, et plutôt franchement opposés en principe.

Aujourd’hui l’Allemagne, la Suisse, la structure d’Union européenne et les EUA sont des États fédéraux, cependant, dire que ces pays respectent plus une quelconque vertu de justice que les totalitarismes serait une vaste blague, en sachant qu’ils sont maçonniques, ou tout au plus démocrates-(anti)chrétiens et pratiquent une décentralisation, dévoyée qui plus est.

Phalange

José-Antonio par exemple, était bien plus centralisateur et donc, non fédéral :

«La Patrie est ce qui donne corps à un grand dessin collectif. Sans ce dessein, il n’y a pas de Patrie ; sans l’existence de cette foi en un destin commun, tout se résout à la province natale, aux saveurs et aux couleurs locales.»
La cornemuse et la lyre, 11 janvier 1934.
«Un rêve d’unité et de tâche commune en face des particularismes étroits et un retour aux fragmentations qui pousse la Nation au suicide.»
Exhortation à la Catalogne.

Tout comme Stepinac, qui n’hésite pas à reprendre ce principe, en le philosophant profondément, là où chez José-Antonio la chose était plus spontanée (ou instinctive), poétique et militante.

Pierre Martin – Le fédéralisme, une application des principes de totalité et de subsidiarité.

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Le fédéralisme ou le nationalisme – Provinces de France n°6

Le nationalisme local, ou «régionalisme séparatiste» :

L’article de la revue titré «Réponse à deux objections contradictoires concernant le fédéralisme» continu sur une même ligne fédérale, en commençant par faire quelques parallèles avec les situations actuelles de quelques pays fédéraux tels que la Suisse, l’Allemagne et l’Autriche.

Pour éviter la politique d’un État corrupteur (jacobin, à tout hasard !), le danger est quand, certains régionalistes iraient même jusqu’à penser à utiliser le pouvoir local pour annoncer un séparatisme, et ainsi s’en détacher, ce qui ferait tomber une province quelconque droit dans les bras de l’Europe fédérale de Bruxelles dans le contexte d’aujourd’hui (effet inévitable pour retrouver un développement économico-sociale, que l’autarcie aussi ferait sombrer). On voit mal l’Auvergne s’assumer elle-même niveau technologie et production par exemple. Civitas met justement en garde contre ce piège et tape encore sur ce séparatisme :

«L’amour de sa petite patrie locale ne doit pas conduire à la dislocation de la grande patrie, qui est l’héritage commun – ni d’ailleurs au mépris des autres régions.»

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Le provincialisme ne va pas sans le nationalisme :

«Que vous ayez une juste fierté d’appartenir à votre région ; que vous évoquiez avec complaisance vos gloires et vos souvenirs ; que vous cultiviez avec modestie et avec ténacité vos vertus traditionnelles ; que vous vous mainteniez en une noble émulation avec les autres régions dans le but d’arriver les seuls ou, si ce n’est pas possible, les premiers à certains buts ; que vous vous sentiez des gens des Marches même en vivant à Rome, c’est là ce qui Nous fait vous dire Notre première parole, une parole affectueuse de félicitation paternelle (…) Mais afin que votre fierté et votre légitime amour de prédilection pour les Marches ne dégénère pas en une forme de régionalisme mal compris, il est nécessaire que vous visiez plus haut, que vous considériez la patrie commune, l’Italie.»
Pie XII – Allocution à la Colonie des Marches à Rome, 23 mars 1958.

Pour ne pas mettre en danger l’unité de l’État avec une trop grande autonomie (quasi indépendante) des provinces, et qui risque d’être abusée, faisant ainsi une sorte d’état dans l’état  et nous ferait revenir au temps des féodalités, ce qui conduit au démembrement de la grande patrie ; pour ne pas que la petite patrie exagère ;  nous devons repenser la nécessité d’un pouvoir central fort dans ses fonctions régaliennes, basé sur l’administration et l’armée, sans omettre que de petites institutions locales doivent exister (corporatives, culturelles et cultuelles). Il faut une juste mesure pour ne point oppresser en même temps la petite patrie qui est une réalité charnelle. En effet, écraser une région à forte identité reviendrait à avoir le contraire du résultat escompté à savoir : la perte d’une région pour de bon à cause de l’exaspération légitime de celle-ci, chose compréhensible.

«Il ne faut pas confondre unité et uniformité. L’unité dans le domaine des réalités temporelles, certes très importante, peut aussi exister dans la diversité.»

La déconcentration (légère décentralisation) républicaine post-vichyste, essentiellement celle gaulliste, a été  simplement d’essayer de maintenir plus indirectement l’idéologie cosmopolite dans les échelons inférieurs.

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Question militantisme :

Autre bon aspect,  la revue se garde de tout défaitisme annoncé d’avance, sans même combattre, mais en pensant que le Christ veillerait systématiquement  sur nous comme si la France décadente (parce que corrompue en son essence) était encore «Fille aînée de l’Église», quand bien même elle se renierait majoritairement… La France est si l’on veut, la «fille aînée de l’Église», quand elle s’en donne les moyens et le prouve, mais encore faudrait-il définir plus clairement ce que cela signifierait…
Autre point à relativiser, sur le fait d’établir une distinction entre «Pays légal et Pays réel» (= État jacobin pas bien, fdesouches tous biens) ce qui a évidemment ses limites : dire que État et le peuple ne pensent pas pareil, y voir même une totale opposition est au mieux qu’une vérité partielle, car sans la complicité des peuples un État ne pourrait jamais agir de la sorte, se moquant éternellement de toute démocratie (régime que nos ennemis revendiquent, pas nous). Par exemple, si l’antiracisme «institutionnel» marche toujours, c’est parce que ce processus fonctionne encore dans des cerveaux atrophiés et même pour une bonne partie de la population.

Il est évident que nous pouvons d’abord agir à notre niveau, dans notre ville, rejoindre des associations culturelles.  Le fait de rejoindre le mouvement national, un groupe militant le plus proche de soi (tant au niveau géographique que des idées personnelles) pour appuyer le combat général et le Bien commun est la moindre des choses, mais il ne faut jamais perdre de vue l’État, ne serait-ce que par principe, l’avoir est le seul moyen d’enrayer pour de bon la machine mondialiste, et ça le fascisme historique qui veut l’État l’a très bien compris.

La reconquête selon Civitas passe plus par le bas que le haut, les âmes avant les institutions. Si prendre les âmes est d’importance, et que prendre l’État est chose si inimaginable : le problème c’est que la prise de quelques mairies n’enrayera jamais le processus mondialiste de l’État républicain asphyxiant.

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Très bon rappel sur les dégâts opérés par Louis XIV quelque soit les mérites de ce roi par ailleurs :

«La grande erreur de Louis XIV – outre son attrait trop grand pour la guerre et les constructions somptueuses, sa perpétuation de l’alliance turque et son refus de faire graver sur ses étendards le Sacré-Cœur – fut d’avoir transforme les nobles de France en courtisans, en les attachant à des services honorifiques et inutiles à Versailles, d’avoir fait d’eux, qui vivaient dans leurs châteaux à la campagne au milieu de leurs paysans, des déracinés. Si elle était restée dans ses provinces, proche du peuple et estimée de lui, cette aristocratie aurait sans doute pu organiser localement une résistance très efficace à la fureur révolutionnaire.»

On ne peut justifier la mort de l’aristocratie, mais en tout cas l’expliquer. Un peu avant, Richelieu l’avait déjà fortement limitée du fait qu’elle ne remplissait plus son rôle, ou abusait de son indépendance. Chose à savoir sous Louis XIV, avec la mode de l’époque dans la haute société déjà décadente, était de s’habiller en  mamamouchi (tenue traditionnelle turque), une origine latente de l’antiracisme (ou ethnomasochisme) moderne…
À cela, nous pourrons ajouter un début de libéralisme économique introduit dans la cour, pas à cause de Colbert (autarcie économique française) ce qui implique d’autres conséquences, mais du fait de l’apologie de l’enrichissement personnel selon les propres mots du monarque : «Messieurs enrichissez vous !»

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Conclusion :

La recherche d’un État national  constitué, stable et fort qui seul peut élever un peuple (diversifié en ses provinces non exacerbées) à l’universel en échappant aux nationalismes étroits qu’ils soient nationaux ou provinciaux. L’exaltation de l’État-national ne peut se faire au risque d’avoir une pensée étroitement  vindicative, il ne faut pas omettre que le Bien privé des nations et le Bien commun ne font pas toujours un, bien que cela tient un ordre honorable dans l’échelle de Dieu et des sociétés, c’est un problème lorsqu’une nation écrase une autre injustement : là le Bien commun est mis à mal de fait.

Le fédéralisme va trop loin en voulant établir une néo-féodalité dépassée, et la déconcentration, plus modeste, peut remplir le bon rôle en étant moins dangereuse quant à la sûreté d’un État catholique, surtout en temps troubles, de société cosmopolite et déchristianisée. Le nationalisme reste conscient des identités constitutives (quoique contingentes pour raison politique et historique) tout en guidant la tête pour se grandir.

Réponse à deux objections contradictoires concernant le fédéralisme – Pierre Martin.

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La mainmise étatiste de la France jacobine – Provinces de France n°7

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La fausse décentralisation :

«…la France, État très fortement centralisé depuis la période révolutionnaire, a connu plusieurs réformes pseudo-décentralisatrice depuis la fin des années 1960 : lois Defferre de 1982-83; loi Pasqua de 1995; lois Raffarin de 2002 et 2004.»
Civitas.

Nous l’avons déjà vu, l’État jacobin a accompli un projet en gestation chez nos rois, qui n’avaient pas les moyens d’être aussi centralisateurs à l’heure d’une technologie moins avancée (chevaux et non des trains…etc), car ce n’était pas la volonté qui manquait. Seulement, l’État maçonnique contemporain lui, écrase les identités régionales au lieu de les élever.

«…les dispositifs actuels de « décentralisation » poussent les « régions » au séparatisme, en leur octroyant la possibilité de passer des accords – transfrontaliers notamment – ou avec d’autres régions (seul un État souverain, doté de la « plenitudo potestatis » peut entretenir des relations de nature diplomatique avec d’autres États souverains) ; l’auteur dénonce l’utopie technocratique de l’aménagement du territoire des années soixante, portée par la D.A.T.A.R. [Délégation à l’Aménagement du Territoire et à l’Action Régionale], et qui a abouti à concentrer 80% de la population française sur moins de 20% du territoire.»
Civitas.

Une fausse décentralisation est dénoncée, parce que de simples tutelles sont levées alors que l’administration est en réalité toujours là et très prenante. Le «fédéralisme» n’admet pas que l’urbanisme, l’enseignement et les aides sociales soient encore entre les mains de l’État.
Après, les fédéralistes veulent revenir, pour faire un parallèle, au temps où Raymond de Saint-Gilles du comté de Toulouse pouvait encore financer la croisade du roi de France… L’état ne doit pas faire un «hold-up» sur les recettes locales mais administrer le tout : il nous faut l’État nouveau, celui qui n’est ni totalement celui de la monarchie ancienne, bien qu’inspiré par celle-ci, et qui représente l’envers de celui de 1789, comme a essayé de le faire avec plus ou moins de maladresse les États fascistes.

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Le peuplement des campagnes :

Point très important en fin de citation qui soulève la question du repeuplement de nos campagnes pour réactiver la vie saine, le travail de la terre, puis l’alimentation naturelle et autonome de chaque famille. Cette désertion des terres agricoles est nocive, en plus de constater qu’au quotidien que la vie dans les villes surpeuplées est invivable, même en dehors de toute considération migratoire : plus de 200.000€ pour vivre dans un 25m2 parisien déshumanisant, et au milieu de la faune des transports en commun… :

«Il faut enraciner de nouveau la famille dans le sol ou vivaient nos ancêtres. Il faut aussi que chacun puisse avoir une maison, si petite soit-elle, et se constituer un jardin.»
Alexis Carrel – Réflexions sur la conduite de la vie.

Actuellement c’est le foutoir, en cas de crise qui plus est, donc l’élu local se permet de se décharger de toute responsabilité sur l’État :

«Il avait été envisagé, au cours des débats parlementaires en 1982, de doter les collectivités de leur propre comptable : cela les aurait responsabilisés (…). Le lobby des élus locaux a refusé ; il préférait se défausser sur l’administration pour s’exonérer de ses propres turpitudes.»
Civitas.

La responsabilisation de chacun devant la population, la justice et Dieu est quelque chose de primordial pour être organique, sans être «démocrate» pour autant.

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La démocratie électoraliste de la Ve République :

«Les collectivités locales françaises continuent de vivre, en 2002 comme en 1790, sous un régime de jacobinisme et de centralisation. La seule différence est que ce dernier est apparemment moins pesant (mais il se rattrape par la complexité des textes !) et si les exécutifs locaux s’en accommodent fort bien, c’est qu’elle leur permet d’atteindre leur objectif premier : se constituer une clientèle électorale pour être réélus.»
Civitas.

A man holds a cross during a demonstration of several hundreds Christian fundamentalists on November 29, 2011 in Villeneuve-d'Ascq, northern France, against Romeo Castelluci's play, entitled "Sur le concept du visage du fils de Dieu" (On the concept of the face of God's son), performed tonight in a theatre there and which they judge "blasphemous". AFP PHOTO PHILIPPE HUGUEN

Conclusion:
Ce qu’attendent les fédéralistes se serait une «vraie» décentralisation, en effet, il y a un besoin obligé de laisser respirer une province, avec une liberté administrative plus ou moins marquée selon les concernés, et l’État ne doit pas s’en retrouver affaibli mais agrandie dans tous les cas. Il serait au passage  idiot de rester chacun sur ses positions, étroitement, et ne pas s’intéresser au grand oublié du XXIe siècle qu’est l’identité provinciale.

«Il nous faut retrouver la vocation de la France, qui enseigne à tous les Français, au-delà des petites patries qui conduisent à la grande, cet Ordre d’une cité terrestre dont la beauté ne saurait être complète sans s’ajuster aux desseins de Dieu.»
Civitas.

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Revue Civitas – La décentralisation socialiste et libérale : une fausse décentralisation.

Revue Civitas, n°25, septembre 2007 – Provinces de France et fédéralisme.

http://reconquetefrancaise.fr/?s=provinces+de+france

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Quelques ouvrages de Martin Peltier aux éditions DIE

L'ANTICHRISTIANISME JUIF

L’Auteur : Historien, essayiste, romancier, journaliste, Martin Peltier n’a plus l’âge de prendre les censeurs au sérieux. Les sujets qui fâchent l’amusent, à condition de les examiner sérieusement. Il est attaché à la vieille maxime :  » si j’ai tort, qu’on me le prouve, si j’ai raison, qu’on me l’accorde ». L’ouvrage : On parle fréquemment d ‘antisémitisme chrétien. Un historien juif français Jules Isaac (celui de Mallet et Isaac) à répandu la thèse que l’église aurait dispensé un « enseignement du mépris » du peuple juif. Un évêque français, Mgr de Berranger a déclaré que ce serait  » le terreau  » sur lequel aurait poussé la Shoah. Aucune source sérieuse n’étaie ces allégations fantaisistes. On constate à l’inverse que la tradition rabbinique du Talmud a distillé un enseignement de la haine du Christ et des chrétiens : depuis deux mille ans. L’antichristianisme juif a pris les formes les plus diverses du blasphème à la lapidation, du bûcher à la révolution. 350 pages bourrées de faits établis, de références solides, pour recomposer une perspective historique raisonnable. Et en finir avec les fantasmes.

20 Bonnes Raisons d'être Anti-Américain

Malgré les apparences, la « crise », le « danger islamiste », « l’invasion », etc, la principale menace pour nos libertés, notre prospérité et notre identité vient d’outre Atlantique. Le rêve américain est devenu le cauchemar de la planète. Les Etats-Unis ne sont pas seulement un ennemi qui
vise à l’hégémonie mondiale, un supermodèle dont la façon de vivre infantilise l’univers, ils sont aussi la patrie du mondialisme, les parrains des nouvelles normes qui subvertissent le globe pour l’asservir. 20 bonnes raisons d’être antiaméricain va jusqu’à la racine religieuse de la chose: la théocratie américaine est judéo-maçonne et protestante, et cela en fait un monstre très semblable à l’islamisme radical qu’elle prétend combattre.

A POIL ZEMMOUR

L’OUVRAGE La France n’en a que pour Zemmour. C’est la Zemmour Mania : Les Français s’arrachent le livre du chroniqueur vedette du Figaro et de RTL, Le suicide français. Ils se pressent en rangs serrés à ses conférences. C’est le Zemmour Bashing : Le premier secrétaire du PS dénonce la « zemmourisation de la société ». Le vert Noël Mamère écrit une dénonciation Contre Zemmour. Alors ? Zemmour est-il le messie d’une France déboussolée ou un diable d’extrême droite ? Qui est vraiment Eric Zemmour, que dit-il, que veut-il ? À POIL ZEMMOUR Collection : Vérité Présentation : livre Broché Format : 125 x 180 mm Nombre de Pages : 152 ISBN : 978-2-914295-32-1 Code Barres : 9782914295321 ISSN : 1639-3864 Prix de Vente : 15 € Parution : Décembre 2014 Diffusion – Distribution : DIE Diffusion International Edition L’AUTEUR Journaliste, romancier, essayiste, Martin Peltier a vu dans les années 80 arriver Eric Zemmour au Quotidien de Paris de Philippe Tesson. C’était avant. Il lui a corrigé sa copie et l’a présenté à Jean-Marie Le Pen. Aujourd’hui il dit la vérité sur l’homme, ses ennemis et son oeuvre. Critique mais tranquille.

A QUOI SERT L'HISTOIRE

De Gaulle a dit : « On écrit l’Histoire avec une ambition, pas avec des vérités ». Depuis la Grèce antique, deux histoires cohabitent : l’une s’efforce de ressembler à une science, l’autre est une action. C’est l’histoire – action qui remplit la tête des gens, par tous les moyens de communication. Or, l’histoire juge. Elle forme notre morale. Prescrit certains comportements, en proscrit d’autres, il est donc capital de savoir qui écrit l’histoire à l’usage du peuple, et dans quel dessein. Le sort des Juifs pendant la seconde guerre mondiale, loin d’être un détail de l’histoire, en est devenu le cœur. Hannibal analyse ce phénomène sans complaisance. Une indispensable introduction à notre nouvelle mentalité occidentale.

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