Cycle sur la Somme théologique de saint Thomas par l’abbé Lafitte

Introduction :

La doctrine sacrée :

L’unité de Dieu :

L’existence de Dieu :

Liens des conférences suivantes (Volonté et Providence de Dieu…)

 

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«Fascisme et Monarchie» de Joseph Merel à Radio Courtoisie

Retranscription – Joseph Merel en faveur de la croisade des fascismes  :

« Au sens étroit, le fascisme est une doctrine politique proprement italienne. Au sens large, une tentative européenne, personnalisée par le génie des nations qui ont essayé de le promouvoir. C’est une tentative européenne de refonder l’Ordre d’ancien régime avant la grande cassure de 1789, mais en évitant de reproduire les travers qui ont précipité sa chute. Il s’agissait donc de refonder une société proprement organiciste et de refonder une aristocratie. »

« Toutes les sociétés d’anciens régimes se sont constituées sur l’idée chrétienne, et ont essayé puisqu’elles étaient catholiques, adoptant une religion dont le caractère principal est la distinction réelle entre l’ordre naturel et l’ordre surnaturel ; elles s’efforçaient de réassumer le meilleur de la philosophie, et de la philosophie politique en particulier, de l’Antiquité. »

« Je soutiens dans cet ouvrage la position d’un fasciste de droite, de droite absolue, de droite radicale, quand on est de droite on l’est complètement. »

« Doctrinalement, le fascisme s’accorde volontiers d’une monarchie héréditaire, mais il s’accommode moins facilement d’un système de caste, même héréditaire. »

« Un fascisme n’est viable que s’il prend à moyen terme la forme d’une monarchie, pour celui qui est le détenteur de l’autorité. (..) (Le fondement de cette légitimité ? La naissance ?) Saint-Thomas-d’Aquin n’est pas de cet avis-là, prudentiellement on considère que c’est la naissance parce que ça écarte les appétits. Dans une perspective aristotélicienne, du point de vue des principes, le problème ne se pose pas. En vérité, le constitutif formel de la légitimité c’est l’aptitude d’ordonner son pouvoir au Bien commun. »

« Saint Augustin laisse entendre que l’Ordre politique est en quelque sorte une conséquence du Péché originel. (…) Pour Aristote, le pouvoir politique est bon, l’homme est par nature un animal politique et la hiérarchie est bonne.»

« Je crois profondément que l’Italie était évidemment fasciste et je pense dans une certaine mesure qu’on peut le dire aussi, si l’on retient la définition que je propose, de l’Allemagne nationale-socialiste. Avec cette différence toutefois, que la doctrine fasciste est d’inspiration aristotélicohégélienne quant à sa philosophie de l’État, alors que dans la « doctrine » d’Hitler l’État semble subordonner la nation. Pour un authentique fasciste, la nation est une réalité éminemment nécessaire et une catégorie politique fondamentale, à la différence de la monarchie légitimiste ; mais c’est une catégorie qui est à l’État comme la matière est à la forme ou la puissance à l’acte. Et de ce point de vue là, l’État n’est pas l’instrument de la glorification de la nation. (..) Il y avait cette tendance dans le national-socialisme, mais on peut dire que Perron avait des tendances fascisantes, on peut le dire bien entendu de Mussolini et d’Hitler, on ne le dira pas de Franco. »

« Je ne pense pas du tout le nationalisme comme antinomique de l’idée européenne, bien au contraire. Il y a trois formes de nationalisme, car c’est un mot éminemment équivoque.
Il y a d’abord le « nationalitarisme » que l’on peut définir comme « le droit des peuples à se gouverner eux-mêmes », qui est un sous-produit démocratique, de la décadence, de l’insurrection antinaturelle de 1789.
Il y a d’autre part un « nationalisme » que l’on définit volontiers comme « le droit des peuples à rester eux-mêmes », qui est beaucoup plus honorable, mais qui peut être en vertu d’un travers nominaliste, subjectiviste, relativiste ou historiciste, tente à considérer que l’universalité dans l’ordre culturel est impossible ; en d’autres termes : nous avons le devoir d’être fidèles à nos pères, de faire fructifier ce que nous avons reçu, de creuser notre identité ; quant à savoir si ça a une valeur dans l’universelle, s’il y a une vérité absolue ou une vocation absolue de l’homme, nous l’abandonnons.
Il y a une troisième forme de « nationalisme », c’est celle que je retiens, et qui est précisément soutenue par le fascisme italien, qui se définit comme un universalisme, et qui reconnait volontiers que si le fascisme est né en Italie, l’idée fasciste n’a rien d’italien parce qu’elle est universelle. »

« L’assimilation du fascisme au racisme est infondée ? Du point de vue proprement mussolinien bien sûr, du point de vue hitlérien il faut bien dire la vérité et je propose une critique du déterminisme raciste, dans une perspective aristotélicothomiste ouverte au meilleur de la philosophie moderne, que je crois non pas expressif de l’essence du national-socialisme, mais de la conscience pour le peuple allemand d’avoir était littéralement écrasé et spolié par les conséquences du Traité de Versailles. (…) Le racisme dans ce qu’il peut avoir d’excessif et de tout à fait brutal (…) est plus l’expression d’un souci pathologique d’une recherche d’identité qu’un fondement réel, c’est ce que disait Léon Degrelle. »

« Les légitimistes récusent l’idée de nation (vue comme jacobine) et considèrent que la cause efficiente de l’unité d’une communauté politique c’est la référence à une dynastie, sans communauté de destin, organique. »

« La difficulté qui a existé historiquement et qui a troublé beaucoup de gens entre les fascistes, quel que soit leur couleur, et les catholiques, ce sont les reproches qu’on a faits d’habitude : tendance a hypertrophié le rôle nation, à absolutiser l’État et à ne pas tenir compte de cette subordination requise de l’État à la Religion. »

« L’homme, individu catholique et croyant dans un contexte de foi, est subordonné au Bien commun immanent de la Cité, qui a le statut de fin, mais certes de « fin intermédiaire », la fin universelle, la fin absolue, c’est la communion des saints et la gloire de Dieu. »

« Le catholicisme assume absolument le meilleur du paganisme et il distingue réellement entre nature et surnature, la grâce ne supprime pas la nature elle l’a perfectionne. »

« Nous sommes le produit de gens remarquables, j’ai moi-même beaucoup d’admiration pour Maurras, mais quand on est de notre génération, quand on voit l’état du monde aujourd’hui, quand on voit qu’il n’y a plus rien à faire, que tout est pourri à un point que l’on imagine pas, et quand on se dit que l’unique chance dont disposait la race blanche et l’Europe, de ne pas crever complètement, c’était peut-être de favoriser la victoire par la croisade des fascismes, de ce qui restait de meilleurs, non encore corrompu de l’Ancien régime, on a quelques raisons d’être nostalgique si j’ose dire, ou du moins de se poser des questions. »

« Ils (les maurraciens antigermaniques) ont favorisé le gaullisme, les Anglo-saxons, l’Union soviétique, on a vu le résultat : ils ont eu la peau du fascisme, ça, c’est certain et maintenant ils sont contents. »

Citations extraites du Libre Journal de Serge de Beketch du 30 mai 2001 pour évoquer le livre « Fascisme et Monarchie » de Joseph Merel.

Reconquête française

Croisade fasciste2

Compte-rendu sur «Réflexion sur la conduite de la vie» de Carrel

Reflexions-Sur-La-Conduite-De-La-Vie

« L’esprit souffle où il veut. Pour celui qui n’est pas vivifié par son souffle, c’est folie d’exprimer publiquement sa pensée. »
Anne Carrel – Réflexion sur la conduite de la vie – Introduction.

L’analyse par l’expérience et la science :

Tout d’abord, les écrits d’Alexis Carrel sont fort intéressants à étudier, il essaie de comprendre au mieux la nature humaine, pour son bien, il en exalte ses capacités qu’elles soient physiques, physiologiques, matérielles, morales ou spirituelles ; et adopte une pensée scientifique se basant sur l’analyse du réel, le recherchant toujours plus, et c’est en cela qu’il fait penser à Paul Bourger, comme à l’école nationaliste française en général.

La civilisation occidentale, chantre de l’intelligence universelle :
La bonne intelligence débute avec l’homme l’indo-européen, selon lui, et elle a culminée au départ avec la Grèce antique, ensuite déplacé plus vers l’Europe de l’Ouest, puis enfin : l’homme inventa la science.

La remise en question des vues de l’esprit :
Il jette l’anathème sur la pensée dévoyée du «Siècle des Lumières», le libéralisme et le marxisme, tous deux matérialistes, et dénonce encore ce monde basé sur la Déclaration d’indépendance et des Droits de l’Homme.
Les hommes inventent, font des découvertes, alors que « Les lois naturelles expriment la structure même des choses », elles préexistent !

La moralisation ou la décadence inéluctable :
Il faut parfaire ses qualités héréditaires sans lassitude. L’auteur traite de la vie, de la fondation d’une famille (rappelle qu’il faut un bon régime alimentaire pour que la maternité donne des enfants en bonne santé par exemple), de la civilisation occidentale. Le docteur Carrel combat avec véhémence l’alcoolisme, le tabagisme, le vice, tout ce qui relève de la décadence et condamne obligatoirement une race, une descendance. Il vise continuellement le développement de l’homme et des intelligences, primordiale pour une «re-moralisation» des esprits. Sa pensée scientifique, rationnelle, s’accorde au mieux avec l’homme, son centre nerveux, et les droits de Dieu.

Le développement par l’eugénisme :
Sa biocratie scientifique, le conduit à citer les expériences scientifiques à la pointe de l’époque, c’est-à-dire celles de l’Institut Rockefeller. Sans doute, des choses discutables sont proposées, telles les expériences sur les chiens… Il se base quelque peu sur l’évolutionnisme (en émettant des doutes légitimes par ailleurs) et applique une politique de discrimination des faibles, pour se recentrer uniquement sur les forts, ce qui est difficilement charitable ; bien qu’il souligne ainsi un point de faiblesse de notre époque toujours prête à avantager le clandestin ou l’handicapé. La majorité, en bonne santé, doit être avantagée, on se base sur elle pour une politique générale et pas sur une infime minorité composée de malades ou de tarés congénitaux. Tout un chapitre est consacré à ce sujet, à propos de « la propagation de la race », nécessaire à notre vitalité élémentaire et à notre survie.

Des réflexions à connaitre, à suivre non sans esprit critique, sans omettre que son eugénisme mérite développement, qu’il n’est pas celui antichrétien mais bien au contraire, ou pangermaniste pratiquant l’euthanasie à tour de bras.
Il faut refuser un détail de sa pensée seulement s’il ne s’accorde pas avec la réalité naturelle et le dogmatisme catholique, mais en aucun cas, à balayer d’un revers de la main, le travail de ce docteur qui eut la chance d’assister à une guérison miraculeuse à Lourdes.

Le livre montre la cohérence de l’univers, les animaux, l’homme au milieu du cosmos, sa libre intelligence plus développée que l’instinct. Et c’est avec son esprit qu’il trace son chemin, alors «aucune tâche n’est donc plus importante que celle de faire grandir la force de l’esprit.»

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Nahum Goldman sur l’escroquerie shoahtique

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Nahum Goldman dans son livre «Le paradoxe juif» nous fait part de quelques déclarations fortes intéressantes.
– Tout faire péter, la vile solution juive pour régler la situation des camps de concentration :
«Le Congrès juif mondial (…) envoya des messages à Londres demandant aux Alliés de bombarder Auschwitz. Ainsi, pendant quelques mois, le camp n’aurait pas pu fonctionner. Quand je m’entretiens de cette question avec les Anglais, ils me répondirent : mais c’est impossible, nous tuerions des juifs ! Ne soyez donc pas plus royaliste que le roi, répliquai-je. Faites-le, puisque ce sont des juifs qui vous le demandent. Quelle différence y a-t-il pour eux entre être gazé par les nazis ou être bombardé par vous ? Ils ne voulurent rien entendre… Ce refus était absurde car la même époque, les Anglais bombardaient souvent des usines sises a quelques kilomètres seulement d’Auschwitz.»
Pendant ce temps, le professeur Roberto attend toujours les photos de ces fameuses «chambres».
– L’Allemagne postcommuniste, celle de la repentance, médaille d’or dans le rôle du valet du judaïsme international :
«Sans les réparations allemandes (…) Israël n’aurait pas la moitié de son infrastructure actuelle (en 1976) (…) sans même parler des pensions individuelles versées aux survivants. Certaines années, les sommes qu’Israël recevait de l’Allemagne dépassaient le montant des collectes du judaïsme international, les multipliant parfois par deux ou trois.»
Il faut dire qu’après le tribunal de Nuremberg en 1945-46 et le «shoahtisme» des années 80, cela a tracé le grand chemin du coupable qui doit payer sempiternellement. D’où la nécessité primordiale de réviser «l’histoire officielle» pour sortir de l’ampleur mensongère accumulée, tout en évacuant l’idéologie de la repentance et de la culpabilisation (également pour ce qui suit : colonisation, esclavage, déportation, massacres…etc).
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– Un juif honnête avoue enfin la malhonnêteté naturelle juive :
«J’exagère à peine. La vie juive est composée de deux éléments : ramasser de l’argent et protester.»
On aurait dit la pire des caricatures ? L’œuvre d’un antisémite ? Eh bien non !
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L’alliance du manuel et du spirituel – Règle de saint Benoît

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L’alliance du manuel et du spirituel dans la «Règle de saint Benoît», une règle monastique rédigée au VIe siècle, essentiellement religieuse, qui comportait des éléments alliant le manuel avec l’esprit, le physique avec l’intellectuel, pour le bien de l’âme et la gloire de Dieu :

«L’oisiveté est ennemie de l’âme. Les frères doivent donc consacrer certaines heures  au  travail  des mains et d’autres à la lecture des choses divines. C’est pourquoi nous croyons devoir régler, de cette manière, l’une et l’autre de ces occupations.»
Chapitre 48 – Le travail manuel quotidien.

Qu’on ne vienne pas ensuite nous parler d’un Moyen-Âge, ou d’un Haut-Moyen-âge, qui regarderait le travail manuel d’un mauvais œil, contrairement à certains bourgeois d’ailleurs, surtout ceux contemporains.

La Règle de saint Benoît

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Saint Constantin 1er a jeté les bases de notre civilisation chrétienne

Constantin

I. La conversion de Constantin :

En 311, Maximin II devient Auguste d’Orient. Pendant ce temps, Constantin  attaque Maxence en Italie, et les deux hommes s’affrontent lors de la bataille du Pont Milvius, près de Turin, ce fameux 28 octobre 312. Et c’est alors que…

«Il dit que, dans l’après-midi, alors que le soleil commençait déjà à décliner, il vit de ses propres yeux le trophée d’une croix de lumière dans les cieux, au-dessus du soleil qui portait l’inscription « Par ce signe, tu vaincras ». (« In hoc signo vinces ») A cette vue, il fut frappé de stupeur de même que l’ensemble de l’armée qui l’accompagnait au cours de cette expédition et qui fut témoin du miracle. Il ajouta qu’il douta en lui-même de la signification à donner à cette apparition. Tandis qu’il continuait à s’interroger et à spéculer sur son sens, la nuit tomba brutalement. Ensuite, le Christ de Dieu lui apparut dans son sommeil avec le même signe que celui vu dans les cieux et lui ordonna de réaliser l’image de ce signe qu’il avait vu dans les cieux et de s’en servir comme image lors de tous ses engagements contre ses ennemis.»
(
Eusèbe, « Vie de Constantin », 1, 27-28.)

« La Conversion de Constantin. » (Pierre Paul Rubens.)
Le chrisme.

Une fois seul à la tête de l’Empire, Constantin peut poursuivre son œuvre de christianisation qui, permettra de maintenir l’unité d’un si vaste territoire. Se proclamant le représentant du Dieu chrétien sur Terre, il se fait appeler « égal des apôtres » :

«Ce Verbe de Dieu est le Seigneur du monde, qui se répand sur toutes les choses, et dans toutes les choses visibles et invisibles. C’est de sa main que nôtre Empereur très chéri de Dieu, a reçu la souveraine puissance, pour gouverner son État, comme Dieu gouverne le monde. Le Fils unique de Dieu règne avant tous les temps, et régnera après tous les temps avec son Père. Notre Empereur qui est aimé par le Verbe, règne depuis plusieurs années par un écoulement, et une participation de l’autorité divine. Le Sauveur attire au service de son Père, le monde qu’il gouverne comme son royaume, et l’Empereur soumet ses sujets à l’obéissance du Verbe. Le Sauveur commun de tous les hommes chasse par sa vertu divine, comme un bon Pasteur, les puissances rebelles qui volent dans l’air et qui tendent des pièges à son troupeau. Le Prince qu’il protège, défait avec son secours les ennemis de la vérité, les réduit à son obéissance, et les condamne au châtiment qu’ils méritent.
(Eusèbe, « Harangue à la louange de l’Empereur Constantin», I-II.)

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II. L’affirmation du pouvoir chrétien :

Dans la réalité, le Christianisme ne vient pour l’instant que s’ajouter à la liste des cultes pratiqués dans l’Empire et, pour de nombreux Romains, il n’est qu’une religion parmi d’autres. La plupart, du reste, ne voient aucun inconvénient à vénérer le Christ en même temps que les anciens Dieux – ce qui n’est évidemment pas le cas des Chrétiens les plus fervents, qui se montrent hostiles aux païens. Constantin lui-même continue à faire diffuser des monnaies frappées du symbole du Sol Invictus, du génie du peuple romain, ou d’autres personnifications païennes. Les Chrétiens les plus extrêmes, bien que prosélytes et prêts à tout pour leur foi, sont encore une minorité. L’Église naissante est pourtant traversée par une série de crises, d’affrontements théologiques et d’antagonismes problématiques, auxquels Constantin doit mettre un terme. Ces disputes, les schismes, divisent les croyants en divers courants :

  • L’orthodoxie, basée sur l’enseignement de l’Église chrétienne de Rome, qui considère que Dieu et le Christ sont tous deux divins, et que tous les deux sont en même temps deux personnes distinctes, et un Dieu unique réuni en une entité.
  • Le donatisme, du nom de Donatus. Ses partisans, ayant décrété qu’aucun pardon ne devait être accordé à ceux qui, sous la menace des persécutions, avaient renié leur foi, l’élisent évêque à la place d’un autre en 311, et refusent catégoriquement de céder.
  • L’arianisme, qui tire son nom d’Arius, un prêtre nord-africain du IVe siècle, pour qui Dieu et le Christ ne sont pas égaux, ne sont pas de même nature et pour qui le premier est supérieur au second, dont il n’est que l’instrument.

Pour mettre un terme au donatisme, Constantin convoque deux synodes, le premier à Latran (313), le second à Arles (314), et il condamne fermement le courant dissident. Les adeptes se rebellent, et l’Empereur, bien qu’ayant tenté d’étouffer la révolte, finit par capituler : le calme revient, et chacun campe sur ses positions. Ceci étant, le donatisme n’a qu’un faible impact, et ses partisans se cantonnent en Afrique du Nord, où ils ne sont qu’une poignée. L’hérésie perdurera pourtant durant plusieurs siècles.

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La crise de l’arianisme est plus délicate, et en 325, Constantin réunit un concile à Nicée (aujourd’hui Iznik, en Turquie) et y participe même activement, en donnant son avis sur les questions théologiques :

«Que si l’Empereur dont je parle, avait une inclination si bienfaisante pour tous ses sujets, il prenait un soin particulier des Chrétiens. Il convoqua comme un commun évêque ordonné de Dieu des Conciles pour apaiser les différends qui s’étaient émus en diverses Provinces entre les Pasteurs de l’Église. Il prit la peine d’assister à leurs assemblées, de s’asseoir au milieu d’eux, d’examiner le sujet de leurs contestations, et de s’entremettre de les accorder. Il commanda alors à ses Gardes de se retirer, et se tenait assez bien gardé par la crainte de Dieu, et par l’affection de ses sujets. Il louait la sagesse et la modération de ceux qui suivaient le bon parti, et qui se portaient à la paix, et blâmait l’opiniâtreté de ceux qui refusaient de se rendre à la raison.»
(Eusèbe, « Vie de Constantin », II – 44.)

Concile de Nicée.
La nature consubstantielle de Dieu et du Christ est proclamée, les ariens sont bannis (avant d’être rappelés, car trop nombreux pour être écartés) et leur doctrine condamnée, mais elle ne s’éteint pas. Même si Arius lui-même ratifie le décret deux ans plus tard, les Ariens refusent de se soumettre aux décisions du concile, et continuent à propager leur doctrine – au point qu’elle devient majoritaire ! La controverse se poursuivra pendant des décennies, bien après la mort de Constantin. Mais celui-ci, finalement, feint de ne rien remarquer – trop heureux d’avoir mis un terme aux querelles qui déchiraient les croyants, et risquaient de déstabiliser l’unité de l’Église.

Parallèlement, Constantin poursuit sa politique religieuse et tente d’imposer un nouvel ordre moral : les sacrifices païens sont interdits en 324, les trésors des temples païens sont confisqués et affectés à l’édification d’églises, les combats de gladiateurs sont interdits, des lois sévères sont promulguées contre la prostitution, l’adultère, le divorce, les relations hors mariage, et de nombreux textes jugés impies sont censurés.

II. Le décès de Constantin :

La mort de Constantin.

Peu après Pâques 337, Constantin tombe gravement malade. Se sachant condamné, il se fait baptiser par l’évêque (arien) de Nicomédie, Eusèbe. Ce procédé ne doit pas étonner, et il a longtemps été courant de recevoir le baptême sur son lit de mort. Reconnaissons que c’est pratique puisque, logiquement, on n’a pas le temps de pêcher ni de souiller son  âme avant de clamser. Constantin le Grand meurt le Dimanche de Pentecôte, soit le 22 Mai 337 et, selon ses vœux, son corps est transporté à Constantinople, au centre de l’Église des Saint-Apôtres, au milieu des faux sarcophages des douze apôtres.

Baptême de Constantin.

Son neveu Julien – le futur Empereur dit « Julien l’Apostat » – ne remettra d’ailleurs pas en question la conversion de son oncle, comme en témoigne ces écrits :

«Constantin, qui ne trouvait pas chez les dieux le modèle de sa conduite, découvrant non loin de lui la Mollesse, s’empressa de la rejoindre. Celle-ci le reçut tendrement, l’enlaça dans ses bras, le revêtit et le para de vêtements aux couleurs chatoyantes, puis elle le conduisit à la Débauche. Ainsi le prince put-il aussi trouver Jésus qui hantait ces lieux et criait à tout venant : « Que tout séducteur, tout homicide, tout homme frappé de malédiction et d’infamie se présentent en confiance. En le baignant avec l’eau que voici, je le rendrai pur aussitôt, et s’il retombe dans les mêmes fautes, lorsqu’il se sera battu la poitrine et frappé la tête, je lui accorderai de devenir pur. » Ravi de cette rencontre, Constantin emmena ses enfants hors de l’assemblée des dieux.»
(Julien, « Le Banquet des Césars », 30.) .

Saint Constantin offrant une maquette de Constantinople à la Vierge Marie.

L’Église catholique du reste canonise Constantin sous le nom de Saint Constantin Le Grand, et il est fêté le 21 Avril. Une histoire de famille, puisque sa mère est également devenue Sainte-Hélène.

Sainte Hélène, mère de Constantin.
L’empereur a changé le cours de l’Histoire, en engageant l’Empire romain sur la voie du Christianisme – qui deviendra la seule religion officielle en 392, sous le règne de Théodose-, Constantin a fait basculer le monde occidental dans la chrétienté de façon irréversible, jetant les bases de notre civilisation européenne et chrétienne.
Saint Constantin 1er