Intoxication médiatique, formation de cadres et incapacité de la « droite »

Quelques passages d’un ancien entretien écrit donné par Pierre Sidos à Jeune nation, traitants de trois thématiques importantes : intoxication médiatique, la formation de cadres politiques fidèles à nos idées et l’incapacité de ladite droite nationale. Les années 80, l’époque où M. Sidos était le seul à dénoncer «l’anticommunisme du dollar». À chaque ligne transparaissent les fruits de l’éternelle analyse nationaliste, pragmatique et réaliste, s’appuyant sur la prudence d’analyse, l’ordre naturel et l’expérience historique.

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«Le cosmopolitisme, voilà l’ennemi.» !

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J.N.S. : La violence nous entoure. À la première page des journaux il n’est question que de terrorisme international et d’insécurité en France. Ne pensez-vous pas qu’il faille vigoureusement mettre en garde la jeunesse contre la suggestion provocatrice du piège d’une violence programmée sinon manipulée ?

P.S. : «L’information» transmise par les médias est conçue comme une succession ininterrompue de campagnes d’intoxication, sur tous les sujets. Le sensationnalisme est l’instrument privilégié d’une mise en condition, qui accentue les tensions, qui provoque des réactions de violence. Il n’y a pas de communication des nouvelles, il y a en permanence hypertrophie calculée de faits insignifiants en même temps qu’occultations d’informations indispensables. La violence individuelle ou sociale est suggérée, quand elle n’est pas exaltée. À la fois attrape-nigaud et chausse-trape à l’usage des consommateurs d’images et de commentaires, les tentations de la violence sont à rejeter catégoriquement. Il faut avoir le calme des veilles troupes, celles qui finissent par gagner sans avoir à livrer bataille.

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J.N.S. : Le travail de formation de cadres que vous avez accompli à la tête de l’Œuvre Française vous paraît-il avoir suffisamment avancé pour contribuer, maintenant, à une campagne de Nationalisation des masses dans un cadre qui pourrait être commun ?

P.S. : Nous l’emporterons tous ensemble, ou pas du tout. l’Œuvre Française apporte les résultats de sa méthode, de son application, de son implantation visible et invisible. La re-nationalisation de nos compatriotes doit partir de la concertation et du bon voisinage entre les formations politiques nationalistes. L’idéal, c’est tout de même le regroupement à l’intérieur d’un seul mouvement, au sein duquel les spécialisation indispensables seraient reconnues. Mais la manière la plus assurée pour y parvenir est de ne jamais s’écarter du corps constant de la doctrine nationaliste. Car, il ne s’agit pas de découvrir des vérités nouvelles ni différentes, mais de parvenir a utiliser des vérités bien établies pour résoudre les problèmes d’actualités. Les principes nationalistes et les positions politiques qui en découlent ne dépendent pas du contexte social, économique et politique, qui change d’une décennie à l’autre. Ces principes tirent leur origine de la nature humaine et des obligations immuables de la vie en société. Les circonstances changent, et en même temps problèmes crées par elles; mais les principes nationalistes demeurent seuls capables d’apporter la meilleure solution aux questions qui se posent à différentes époques, dans des situations nouvelles.

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J.N.S. : Il y a évidemment les Nationalistes et les «Nationaux». Ces derniers, qui sont parfois de bien brave gens, ne servent pas à grand chose. Ne pensez-vous pas que nous devrions, pour en finir avec leur nuisible voisinage, spécifier une fois pour toutes que nous ne sommes pas de Droite ?

P.S. : Qu’est-ce que la Droite ? Ce n’est pas le contraire de la gauche, c’est son complément. C’est l’alternance à la gauche, la perpétuation d’un même système qui berne à chaque élection, les citoyens. Les masques changent, quelques sous-fifres valsent, mais si les majorités ne sont pas immuables, les inspirateurs souterrains du système général cosmopolite, eux, le sont. Ainsi, se poursuit la spoliation des indigènes français de leur patrimoine par une même bande d’accapareurs. Que faire ? Devant l’évidente incapacité de la Droite, comme de la Gauche à concevoir un dessein élevé pour notre pays, il est l’heure pour les français de reprendre leur destin en main. Les éléments de la base militante des partis socialiste et communiste, dont les conceptions sont proches du nationalisme, doivent se dissocier du pouvoir en place et de sa politique aventuriste, atlantiste, pro-sioniste et belliciste. Tous ceux qui sont intéressés à la reconquête de l’indépendance de la patrie peuvent se tourner vers leurs compatriotes de tous âges et de toutes professions, déjà militants nationalistes qui travaillent au rétablissement de la France en toute chose. Ni Gauche, ni Droite, une seule France.

«Ni moujiks ni peaux-rouges»

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