Brève histoire de l’Algérie sous souveraineté française

Dans la première partie de son texte «Le combat exemplaire des nationalistes», Pierre Sidos revient sur la création de l’Algérie, et de sa relation avec la France. Ce sont des énurations non exhaustives, mais toute fois fortes intéressantes ; nous ajouterons seulement le fait que, la lutte contre la pratique de l’esclavage qui sévissait dans les ports d’Alger contre des populations européennes, était une raison supplémentaire pour pouvoir agir dans ces contrées… Nos généraux français, dont Thomas-Robert Bugeaud est le plus connu, sont les véritables fondateurs de cette Patrie (via l’administration d’époque également). C’est ce qui a permis d’avoir même aujourd’hui, une possible identité algérienne, on se demande bien pourquoi ainsi, il existe autant «d’indépendantisme» chez les «indigènes».

M. Sidos a évoqué en seconde et en troisième partie, des choses qui ne seront pas traitées ici, à savoir : l’action de l’OAS et de Jeune nation qui avait sauvait l’honneur français, et «taille un costard» au traitre De Gaulle qui a agi contre les intérêts français, pour ceux américains (volonté prononcée par ceci, notamment Kennedy). Pour la France, possédé comme territoire l’Algérie signifiait s’affirmer encore plus comme une grande puissance mondiale. La fausse réaction incarnée par Jean-Jacques Susini, qui a de nombreuses morts sur la conscience, même de personnalités encore méconnues aujourd’hui, est également dénoncée.

Sur l’Algérie et la France

«Le territoire connu aujourd’hui sous le nom « d’Algérie », qui dans sa partie littorale fut soumis successivement aux Carthaginois, aux Romains, aux Vandales, aux Byzantins, puis depuis le VIIIème siècle aux Arabes presque constamment en lutte contre les révoltes berbères, était au début du siècle dernier un protectorat de l’empire turc ottoman sous la désignation de « régence d’Alger ». Ce n’était donc pas un État et sa population alors inférieure a un million d’habitants ne constituait pas une nation.

L’établissement de la France, en 1830, s’il a pour motif de créer une diversion a de nombreuses difficultés de la monarchie restaurée, a pour origine l’envenimement d’une querelle financière entre le gouvernement du roi de France Charles X et le principal chef local ayant le titre de « dey d’Alger »; lequel est directement intéressé au règlement d’une créance des commerçants israélites Busnach et Bacri qui, sous la révolution française, plus de trente ans auparavant, à l’époque du Directoire, avaient vendu du blé d’Afrique du Nord aux Français.

L’installation de la puissance française s’étant poursuivie sous le règne de Louis-Philippe 1er et la brève période de la IIème république, dès 1860 Napoléon III envisage de créer un « royaume arabe » en Algérie, associé à l’Empire français. Mais son renversement par une émeute républicaine à Paris, accompagné aussitôt de la publication d’un décret d’Adolphe Crémieux avocat d’extrême gauche et ministre israélite du nouveau gouvernement, le 24 octobre 1870, accordant la qualité de Français aux seuls juifs indigènes, à l’exclusion donc des Arabes et des Berbères, provoque une formidable insurrection en Kabylie conduite par le bachaga Mokrani qui venait de se battre pour la France contre la Prusse; laquelle est suivie d’une brutale répression. Depuis lors, malgré des progrès matériels considérables sur place, la IIIème République n’apporte aucune des solutions souhaitables aux problèmes politiques particuliers à l’Algérie. Ce n’est que sous l’autorité du maréchal Pétain de 1940 à 1942, que s’apaisent des revendications séparatistes, notamment grâce à l’abrogation du décret Crémieux. Avec l’arrivée de De Gaulle à Alger, en 1943, sera rétabli le décret honni tant par les arabo-berbères que par la quasi-totalité des Européens d’Algérie. Comme en 1870, une insurrection cette fois dans le Constantinois en mai 1945, est matée dans le sang, sous l’autorité du même De Gaulle, assisté de son ministre de l’Air Charles Tillon, ancien chef de la résistance communiste en France (F.T.P.). C’est l' »Épuration » sectaire menée contre les Français pétainistes, additionnée de cette répression appliquée à des Algériens autochtones déçus, avec encore les faux résultats d’élections systématiquement truquées qui conduiront à la « guerre d’Algérie », débutant en novembre 1954, devant durer huit années, avec des conséquences prévisibles calamiteuses pour tout le monde, qui sont plus que jamais d’actualité, en Algérie même.»

O.A.S. : «Le combat exemplaire des nationalistes» par Pierre Sidos.
Jeune Nation, décembre 1993. Semper fidelis, page 5.

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