France fille aînée de l’Église n’est pas une expression moderniste

I-Moyenne-17761-496-1996-xve-centenaire-bapteme-de-clovis-gesta-dei-per-francos-autocollant.net

Dû au post-conciliaire Jean Paul II, qui n’a fait que reprendre l’expression de l’Église de toujours concernant la France, certains, ont cru bons de croire que cette déclaration n’était que l’œuvre d’un « moderno »… Il n’en est rien.

*
* *

Les évènements qui établissent ce constat :

Le constat auquel vient se coller cette expression est sans aucun doute du fait d’abord du Testament de saint Rémy au V° siècle suite au Baptême de Clovis et à la conversion des francs. Le moine Guibert de Nogent qui écrit au XIIe siècle une histoire de la première croisade qu’il intitule « Gesta Dei per Francos » (l’action de Dieu passe par les Francs). Au XIIIe siècle, le Testament de saint Louis émanant d’un saint roi garant de l’ordre de la Chrétienté universelle, sa participation de premier ordre aux croisades a été remarquée. Ensuite vient le Vœu de Louis XIII et la consécration de la France à la sainte Vierge le 10 février 1638, suscitée par le cardinal de Richelieu.
La première république régicide issue de la Grande Cassure de 1789, véritable partie de l’étranger va contribuer à l’idée, en prenant le chemin inverse : le sang du roi est bien retombé sur la France, en référence au Testament de Louis XVI du 25 décembre 1792. L’anti-France montre bien cette fracture également via la IVe république qui par son «Ordonnance du 9 août 1944» déclare «l’acte dit loi constitutionnelle du 10 juillet 1940» nul et de non-effet. Leur république décide de prendre le chemin inverse de celui institué par la Révolution nationale du Maréchal Pétain. Il y a là bien « deux Frances », mais il ne peut y en avoir qu’une de réelle, entre la vraie catholique et la fausse laïciste. La seconde anti-française est bien la fausse ; ou celle qui occulte la vraie.

*
* *

Les déclarations qui nous sont connues :

«La très noble nation française, par les grandes choses qu’elle a accomplies dans la paix et dans la guerre, s’est acquis envers l’Église catholique des mérites et des titres à une reconnaissance immortelle et à une gloire qui ne s’éteindra pas. Embrassant de bonne heure le christianisme à la suite de son roi Clovis, elle eut l’honneur d’être appelée fille aînée de l’Église, témoignage et récompense tout ensemble de sa foi et de sa piété.»

Léon XIII – Encyclique « Nobilissima Gallorum gens » – 8 février 1884.

«On peut dire, en effet, que ce baptême du royaume des Francs et, assurément, les conséquences historiques de cet événement mémorable, ont été de la plus haute importance, non seulement pour ce peuple nouveau qui naissait à la foi du Christ, mais pour la chrétienté elle-même, puisque cette noble nation devait mériter, par sa fidélité et ses éminents bienfaits, d’être appelée la fille aînée de l’Église

Léon XIII – Lettre au cardinal Langénieux, archevêque de Reims – 6 janvier 1896.

«Un jour viendra, et nous espérons qu’il n’est pas très éloigné, où la France, comme Saül sur le chemin de Damas, sera enveloppée d’une lumière céleste et entendra une voix qui lui répètera : « Ma fille, pourquoi me persécutes-tu ? » Et sur la réponse : « Qui es-tu Seigneur ? », la voix répliquera : « Je suis Jésus que tu persécutes. Il t’est dur de regimber contre l’aiguillon, parce que dans ton obstination, tu te ruines toi-même. » Et elle, tremblante et étonnée, dira : « Seigneur, que voulez-vous que je fasse ? » Et lui : « Lève-toi, lave tes souillures qui t’ont défigurée, réveille dans ton sein tes sentiments assoupis et le pacte de notre alliance, et va, fille aînée de l’Église, nation prédestinée, vase d’élection, va porter, comme par le passé, mon nom devant tous les peuples et tous les rois de la terre.»

Saint Pie X – Allocution prononcée lors de l’imposition de la barrette aux cardinaux de Cabrières, Dillot, Dubillard et Amette – 29 novembre 1911.

«Les pontifes romains nos prédécesseurs ont toujours, au cours des siècles, comblé des marques particulières de leur paternelle affection la France, justement appelée la fille aînée de l’Église

Pie XI – Lettre apostolique proclamant Notre-Dame de l’Assomption patronne principale de la France – 2 mars 1922.

«Il n’est pas rare qu’aux instants les plus critiques, ainsi qu’un coup de vent rompt les nuages et laisse voir l’étoile qui guidera le navigateur au port, le Seigneur envoie l’inspiration surnaturelle qui doit faire d’une âme le salut de son peuple. Levez donc les yeux, fils bien-aimés, dignes représentants d’une nation qui se glorifie du titre de fille aînée de l’Église, et regardez les grands exemples qui vous ont précédés.»

Pie XII – Radio-message du 25 juin 1956.

*
* *

Voici, pour ne citer que les grandes déclarations qui contiennent uniquement l’expression convoitée, et non tous les glorieux éloges de la France, qui ont été prononcés ces derniers siècles par les souverains Pontifes romains.

Et si, par ordre chronologique, la « fille première de l’Église«  est sans doute historiquement l’Arménie, cette patrie n’a pas eu ce rôle civilisateur et garant de la Chrétienté universelle, que le « Royaume de Marie » possède.

Sujet à approfondir avec les liens incorporer dans l’article et à compléter avec celui sur la mission divine de la France de Bibliothèque de combat ou encore celui sur la France helléno-chrétienne de Reconquête française.

Mariae

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s