Compte-rendu sur «La sainte Église à travers l’histoire»

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La rédaction relaye volontairement ce texte, malgré qu’il un peu trop « surnaturaliste », car il y est recommandé une très bonne lecture sous un bon angle !

Père Jean-Dominique, La sainte Église à travers l’histoire, édition du Saint Nom, 2010, 310 pages :

L’auteur de cet ouvrage est le dominicain Jean-Dominique, ayant déjà écrit sur des sujets très variés : philosophique, famille, vie spirituelle, histoire (Lettre a un curieux sur les joies de la philosophie, Le père de famille, D’Ève à Marie la mère chrétienne, Le père Roger-Thomas Calmel, L’humanité divine…)… Cette histoire de l’Église, attendue depuis longtemps, rend accessible à tous les grandes heures du passé : synthèse très claire, qui montre la sainteté de l’Église, et sa capacité à perdurer au fil des siècles et des persécutions. On n’y acquerra, si nécessaire, l’espérance et l’ardeur au combat dans ce monde de la fin des temps. Plus qu’une liste exhaustive de faits historiques, le lecteur trouvera dans cet ouvrage un récit qui, à la manière d’une biographie, retient des événements ceux qui mettent le mieux en valeur l’âme et le cœur de son personnage, et l’action de Dieu en lui. C’est ainsi, qu’au fil des pages, apparaîtront progressivement la nature et la sainteté de l’Église catholique.

Pour le catholique tenté de désespérer en face de la crise inouïe que traversent nos sociétés temporelles et l’Église même, la méditation de l’épopée extraordinaire de sa famille, la Sainte Église, lui redonnera confiance et fierté, selon les mots de saint Alphonse de Liguori :
«Catholique de la tête aux pieds, comment ne pas être fier d’un si beau titre ? Tout ce qui est condamné par les lois de l’honneur, la religion le condamne ; au contraire, tout ce qui fait l’homme grand et honorable, elle le commande ou le conseille. Catholique, je suis du parti des docteurs, des vierges et de tous les saints, c’est-à-dire du parti de la sagesse, de la pureté, de la vertu, du courage poussé jusqu’à l’héroïsme. (…) On peut être fier de se trouver de ce côté-là.»
Le militant politique qui travaille à la restauration d’une France chrétienne, fera spécialement son miel des chapitres 5 et 6 : «La politique de l’Église» et «L’ordre social chrétien». Que nous apprend, en effet, l’Histoire, «maîtresse de vie» ? Qu’aucun pays n’a connu la prospérité et la paix, qu’il ne suive l’enseignement de l’Église. Que la chrétienté a eu comme fondement l’établissement des monastères, notamment contemplatif : plus les religieux sont séparés du monde, plus leur conduite tranche sur celle du monde, et plus ils rayonnent, plus ils sont le sel de la terre ; le militant catholique veillera donc, d’abord, à sa propre sanctification, et à celle de sa famille, faute de quoi son action politique porterait peu de fruits. Les exemples des règnes de Constantin, puis Clovis, Pépin le Bref et Charlemagne illustrent la sagesse de la politique chrétienne, et donnent les principes constitutionnels sans lesquels nous ne pourrons sortir de la crise actuelle :
«On peut se relever de tout le reste : on ne se relève jamais du sacrifice des principes» Mgr Freppel).
Le militant se doit donc de connaître ces principes et la doctrine de l’Église ; car, «aujourd’hui plus que jamais, qu’on le comprenne bien, la société a besoin de doctrines fortes et conséquentes avec elles-mêmes. Au milieu de la dissolution générale des idées, l’assertion seule, une assertion ferme, nourrie, sans alliage, pourra se faire accepter.»
Dom Guéranger. Le sens chrétien de l’histoire.

Enfin, l’examen des règnes des grands rois français illustre encore une fois le destin spécifique de la France : Fille aînée de l’Église par décision divine, statut que toute œuvre de restauration doit prendre en compte, au risque de passer pour une «surnaturaliste» aux yeux de certains naturalistes exacerbés. Le livre rappelle le discours de saint Rémi à Clovis : «Apprenez, mon fils, que le royaume de France est prédestiné par Dieu à la défense de l’Église romaine (…). Il sera glorieux et prospère tant qu’il sera fidèle à la foi romaine, mais il sera plus rudement châtié toutes les fois qu’il sera infidèle à sa vocation.»
Un ouvrage de base indispensable, facile de lecture, à insérer dans toute bonne bibliothèque et à étudier dans les cercles Civitas.

Rémi de Völn pour la Revue Civitas, N°58, décembre 2015.

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