Vraie et fausse Fête Nationale de la France par Pierre Sidos

Deux textes de Pierre Sidos sur deux fêtes dites nationales qui, l’un à la suite de l’autre, montre laquelle est la vraie fête de la France et laquelle est celle de l’anti-France !

« Le 14 juillet », une imposture partisane devenue une pseudo-fête nationale.

« Il faut dire toute la vérité sur la révolution française de 1789, en signalant aussi tous les clichés mensongers qui s’y rapportent, notamment celui du « 14 juillet, anniversaire de la prise de la Bastille, symbole de l’arbitraire » selon la version officialisée contraire à la réalité historique.

Il n’y a pas eu prise de la Bastille, mais entrée autorisée par la porte ouverte, vers cinq heures du soir. Précédemment, une délégation des émeutiers avait pris son déjeuner à l’intérieur de la forteresse, sur invitation et en compagnie de son gouverneur Bernard de Launay.

La Bastille était un vieux bâtiment militaire, dont la destruction était prévue. C’était une ancienne forteresse, édifiée quatre siècles auparavant pour la protection de Paris et devenue prison d’État en voie de désaffection. Du 1er janvier 1789 au 14 juillet, il n’y était entré qu’un seul prisonnier. « Le Grand Larousse du XXème siècle », en six volumes, précise : « D’autre part, à cause du confort dont les prisonniers s’étaient entourés et à cause des traitements élevés des officiers de l’état-major, la Bastille coûtait très cher au gouvernement… »

Le 14 juillet il y avait sept incarcérés en tout, mais aucun prisonnier politique. Quatre détenus de droit commun furent libérés par la populace au milieu des réjouissances, et réincarcérés par la suite. Deux fous, dont un Anglais qui fut porté en triomphe puis renfermé a l’asile de Charenton ; l’autre fou étant transféré cinq jours plus tard dans le même asile d’aliénés. Le septième interné était un jeune noble du Languedoc, dévoyé et débauché, enfermé à la demande de sa famille, lequel s’empressa de disparaître.

La garnison était composée de 82 invalides de guerre, avec un renfort récent de 32 soldats. Le soir du 14 juillet, ces militaires sont menés sous escorte à l’Hôtel de Ville proche. En chemin, les menaces et les injures pleuvent sur eux. Le gouverneur de la Bastille est assassiné en cours de route. On confie le soin de décapiter son cadavre à un boucher, qui s’escrime d’abord avec un sabre qu’on lui a tendu, mais doit finir à l’aide de son couteau de poche. La tête fixée au bout d’une pique est promenée à travers la ville pendant deux jours. Trois officiers et trois invalides sont également mis à mort par la populace. Les auteurs de ces forfaits se déclarèrent « vainqueur de la Bastille ».

Près d’un siècle après, la IIIème République décide d’en faire la fête nationale de la France que les Américains appellent le « Bastille Day » (le jour de la Bastille). À partir du 14 juillet 1880, cet épisode particulièrement sanguinaire de la Révolution, — cette journée d’émeute dont l’anniversaire fût déjà stupidement célébré en 1790 sous le nom de Fête de la Fédération –, devient la fête nationale légale avec la paradoxale obligation de service pour les militaires français de parader a cette occasion.

Il convient de fixer une autre date plus convenable comme fête nationale  française. À la place de l’anniversaire d’une affaire déplorable, dont le symbolisme est plus que douteux, le choix de la date du 15 août, fête de l’Assomption de la mère du Christ, patronne principale de la France, paraît le plus opportun. Sous le Premier et le Second Empire, le 15 août était jour de fête nationale. Les Français doivent se reconnaître le « 15 août » comme la véritable fête nationale de la France. »

Pourquoi le « 15 août » ?

Cette note est un complément au texte intitulé « Le 14 juillet, une imposture partisane devenue une pseudo-fête nationale ».

« Dès l’origine de l’Œuvre française, il a été question de remplacer le « 14 juillet » par une « Fête de la France », nationalement impartiale et à jour fixe.

Pour une personne, un groupe humain, une institution, le choix d’une fête annuelle principale peut se porter sur la date de sa naissance ou celle établie dans le calendrier au nom de son saint patron.

Or, il est infaisable de donner une date précise de naissance à la France, en raison de la multiplicité des indications historiques pouvant être retenues; sans compter les tentations de parti pris immanquables.

D’un point de vue purement nationaliste, la référence à Jeanne d’Arc serait la plus favorable. Mais alors la controverse, sans conclusion indiscutable, porterait sur la priorité d’une date sur les autres: sa naissance le 6 janvier (jour de l’Épiphanie et fête des rois); la délivrance d’Orléans le 8 mai (fête de la « victoire » de 1945); la solennité religieuse le 30 mai (jour de sa mort-sacrifice); le deuxième dimanche de mai (date flottante adoptée en 1920 par la troisième République).

D’où, la préférence pour l’établissement de la date du 15 août comme le jour de la fête nationale des Français. Avec l’avantage incomparable d’être déjà une fête légale, la principale fête patronale de la France, la célébration de la Saint-Napoléon, la commémoration de la grande manifestation réparatrice du 15 août 1989 à Paris en réponse au bicentenaire officiel du 14 juillet 1789. Le « 15 Août », Fête de la France. »

15_août_Fête_nationale-Assomption-mpi - Copie

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