Textes fondamentaux de Pierre Sidos sur 1789

Le relai de trois textes fondamentaux rédigé par Pierre Sidos et qui sont a rattacher ensemble selon ses propres volontés.
La Révolution de 1789, Le 14 juillet et La comédie de Valmy !

Pierre-Sidos-tableau

– La Révolution du 1789 :

Un événement anti-chrétien et anti-national

La révolution de 1789 est avant tout une sorte de guerre de religion: une guerre déclarée par les philosophes naturalistes contre la religion chrétienne. Les révolutionnaires d’alors s’opposaient radicalement aux commandements divins et aux obligations morales et sociales qui en découlent. Ils étaient les adeptes d’un Contre-Évangile: La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, libéral et égalitaire, à prétention fraternelle. Les sectateurs de cette idéologie cosmopolite engendrèrent un nouveau système politique, par le bouleversement de l’ensemble des valeurs constructives de notre pays. La commémoration du bicentenaire de cet événement anti-chrétien et anti-français est un scandale. Un mouvement contraire, à la fois spirituel et national, est donc parfaitement légitime. Il faut démystifier la révolution, dite française, en commençant par rappeler ce qu’elle fut. La révolution c’est:

-La persécution anti-religieuse, avec pour but l’anéantissement du christianisme.
-La tyrannie des clubs révolutionnaires et des sociétés secrètes.
-La terreur (massacres de Septembre, colonnes infernales au moment du génocide vendéen, canonnades de Lyon, noyades de Nantes, fusillade à Toulon, guillotinade partout en France : par exemple, à Orange, 331 exécutions de la sorte).
-La disparition officielle des provinces historiques françaises.
-L’abolition des libertés locales et familiales, dont la liberté testamentaire.
-La suppression des corporations et l’interdiction de tous groupements professionnels.
-L’introduction d’une notion idéologique de la nationalité, accordant celle-ci aux écrivains étrangers favorables aux idées révolutionnaires, admettant sans limites des étrangers dans les clubs, les assemblées, les administrations, les journaux.
-La plus grande banqueroute financière et économique de toute l’histoire de France.
-La dispersion d’une grande partie du patrimoine artistique et le saccage de milliers d’œuvres d’art. (À ce sujet, les guides verts « Michelin » actuels font souvent référence au « vandalisme révolutionnaire » de l’époque).
-Le point de départ de 25 ans de guerres inter-européennes, avec l’instauration du système dit de « la Nation armée » provoquant l’énormité des pertes humaines sur les champs de bataille, bafouant l’ordre militaire traditionnel et entraînant la mise à bas de la marine la plus puissante jamais possédée par la France: la Royale.

Et c’est à l’occasion du 200ème anniversaire de cette imposture générale qu’est la Révolution que l’actuel ministre de la Défense, le socialiste Jean-Pierre Chevènement, prépare le mauvais coup contre l’École spéciale militaire de Saint-Cyr qui est de vouloir imposer comme nom de baptême à la promotion de cette année celui de « Bicentenaire de la Révolution ». Cette information non encore divulguée devant prendre effet le jour « du Triomphe », qui se situe le dernier dimanche du mois de juillet, alors que bien évidemment une telle dénomination est absente de la liste des trois noms traditionnellement opposés par les jeunes officiers au choix de l’Autorité. Dès maintenant, il faut alerter contre le projet ministériel, au prétexte que les principales victimes des journées révolutionnaires du 14 juillet 1789 et du 10 août 1792 furent de valeureux soldats, dont un bon nombre d’officiers*.

Devant conclure, disons que le rétablissement de la France en toutes choses passe par le renversement du « mythe de 89″, dont le panneau-réclame est la Déclaration des droits de l’homme, qui a servi depuis à justifier tous les abus, toutes les persécutions, toutes les oppressions. La réussite et la pérennité de cette entreprise sont conditionnées par la fidélité à la Tradition, dans l’unité de tous ceux qui sont encore « du Christ » et « de France »; en se souvenant aujourd’hui du message délivré, un jour, il y a 2000 ans, sur la route d’Emmaüs: « Restons ensemble, il se fait tard ».

Texte de l’allocution prononcée par M. Pierre Sidos, président de l’Œuvre française, le samedi 21 janvier 1989, salle de la Mutualité à Paris; au cours du déjeuner de 1000 couverts, qui s’est tenu lors de la grande journée contre-révolutionnaire, organisée par l’Association 15 août 1989.

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* Le ministre de la Défense d’alors s’est finalement ravisé, son choix s’étant porté sur le nom de Tom Morel, Théodose Morel, dit « Tom », jeune lieutenant issu de Saint-Cyr qui avait rejoint par patriotisme la résistance armée dans les Alpes. Il fut tué en 1944, au plateau des Glières, lors d’une confrontation avec le commandant Lefebvre, des groupes mobiles de réserve (G.M.R.). Ce dernier fut abattu à son tour. Rien d’étonnant, en cette année du Bicentenaire de discorde nationale, que certains  se plaisent à raviver le fratricide de deux officiers français dans un temps de guerre civile.

– Le 14 juillet :

Une imposture partisane devenue une pseudo-fête nationale.

Il faut dire toute la vérité sur la révolution française de 1789, en signalant aussi tous les clichés mensongers qui s’y rapportent, notamment celui du « 14 juillet, anniversaire de la prise de la Bastille, symbole de l’arbitraire » selon la version officialisée contraire à la réalité historique.

Il n’y a pas eu prise de la Bastille, mais entrée autorisée par la porte ouverte, vers cinq heures du soir. Précédemment, une délégation des émeutiers avait pris son déjeuner à l’intérieur de la forteresse, sur invitation et en compagnie de son gouverneur Bernard de Launay.

La Bastille était un vieux bâtiment militaire, dont la destruction était prévue. C’était une ancienne forteresse, édifiée quatre siècles auparavant pour la protection de Paris et devenue prison d’État en voie de désaffection. Du 1er janvier 1789 au 14 juillet, il n’y était entré qu’un seul prisonnier. « Le Grand Larousse du XXème siècle », en six volumes, précise : « D’autre part, à cause du confort dont les prisonniers s’étaient entourés et à cause des traitements élevés des officiers de l’état-major, la Bastille coûtait très cher au gouvernement… »

Le 14 juillet il y avait sept incarcérés en tout, mais aucun prisonnier politique. Quatre détenus de droit commun furent libérés par la populace au milieu des réjouissances, et réincarcérés par la suite. Deux fous, dont un Anglais qui fut porté en triomphe puis renfermé a l’asile de Charenton ; l’autre fou étant transféré cinq jours plus tard dans le même asile d’aliénés. Le septième interné était un jeune noble du Languedoc, dévoyé et débauché, enfermé à la demande de sa famille, lequel s’empressa de disparaître.

La garnison était composée de 82 invalides de guerre, avec un renfort récent de 32 soldats. Le soir du 14 juillet, ces militaires sont menés sous escorte à l’Hôtel de Ville proche. En chemin, les menaces et les injures pleuvent sur eux. Le gouverneur de la Bastille est assassiné en cours de route. On confie le soin de décapiter son cadavre à un boucher, qui s’escrime d’abord avec un sabre qu’on lui a tendu, mais doit finir à l’aide de son couteau de poche. La tête fixée au bout d’une pique est promenée à travers la ville pendant deux jours. Trois officiers et trois invalides sont également mis à mort par la populace. Les auteurs de ces forfaits se déclarèrent « vainqueur de la Bastille ».

Près d’un siècle après, la IIIème République décide d’en faire la fête nationale de la France que les Américains appellent le « Bastille Day » (le jour de la Bastille). À partir du 14 juillet 1880, cet épisode particulièrement sanguinaire de la Révolution, — cette journée d’émeute dont l’anniversaire fût déjà stupidement célébré en 1790 sous le nom de Fête de la Fédération –, devient la fête nationale légale avec la paradoxale obligation de service pour les militaires français de parader a cette occasion.

Il convient de fixer une autre date plus convenable comme fête nationale  française. À la place de l’anniversaire d’une affaire déplorable, dont le symbolisme est plus que douteux, le choix de la date du 15 août, fête de l’Assomption de la mère du Christ, patronne principale de la France, paraît le plus opportun. Sous le Premier et le Second Empire, le 15 août était jour de fête nationale. Les Français doivent se reconnaître le « 15 août » comme la véritable fête nationale de la France.

– La comédie de Valmy :

D’hier à aujourd’hui

Le choix du symbole de Valmy, concrétise sur place et à la date d’anniversaire, afin de marquer le lancement d’une campagne d’opinion nationale, en vue de l’élection présidentielle fixée en avril-mai 2007, est pour des nationalistes français absolument contestable par rapport à la vérité historique et à la cohérence politique.

Toutefois, il faudra attendre pour voir si ce coup médiatique singulier sera bénéfique ou non à l’obtention du nombre nécessaire de parrainages; et si par la suite cette démarche contrevenant à une image consacrée, aura des retombées négatives ou pas. Des réserves se sont déjà fait entendre, déplorant l’altération apparente d’une ligne générale antérieure. À notre avis, faire appel au mythe de Valmy, avec tout ce qu’il représente, c’est dans l’instant composer avec l’erreur, que ce soit par calcul ou par ignorance.

Car il n’est besoin que de s’en rapporter au déroulement véritable de ladite bataille ou victoire de Valmy, du 20 septembre 1792, dont le lieu se situe à deux cents kilomètres de Paris, à proximité d’un moulin à vent (réédifié en 1924, puis reconstruit en 1939), pour savoir qu’elle se résume à une canonnade très peu meurtrière, suivi d’un retrait inextricable de la puissante armée des Coalisés commandée par le duc de Brunswick; alors que lui faisaient face de vieilles troupes de la monarchie française, accompagnées de bataillons de volontaires, soit un ensemble assez hétéroclite, ayant à sa tête le général Dumouriez.

Une tractation occulte, comportant compensation matérielle, rendue sans doute possible par l’appartenance commune des deux protagonistes a la même société secrète, est la raison première que retiennent des historiens soucieux d’éclaircir le motif réel d’une dérobade militaire non stratégique, incompréhensible autrement.

Toujours est-il que cette victoire, par défaut sur le terrain, eut dès le lendemain dans la Capitale des conséquences considérables, avec l’abolition de la royauté ancestrale et la proclamation d’une république à prétention cosmopolite, porteuse d’idées les plus subversives, capable de les imposer au imposer au moyen de la Terreur, pour aboutir à un bouleversement profond de l’ordre naturel des choses.

Goethe, certes le plus grand poète de l’Allemagne moderne, mais aussi un homme politique, dans son livre intitulé « La Campagne de France », dont il publia une relation a trente ans de là, aurait compris le soir même l’importance de cette journée, si l’on croit son récit. En effet, il révèle que: « De ce lieu et de ce jour date une ère nouvelle dans l’histoire du monde. » Or, si rien ne vient attester le caractère divinatoire de cette transcription tardive d’une réflexion personnelle, elle est cependant cité à l’appui de la fable de Valmy.

Quant à Kellermann, capitaine sous Louis XV et général en 1788 sous Louis XVI, maréchal en 1804 sous l’Empire — bien qu’en fin de carrière active depuis 1797 –, il se rallia aux Bourbons lors de la Restauration de 1814. Malgré le titre de duc de Valmy que lui décerna Napoléon 1er en 1808, seize ans après sa participation à la fameuse canonnade sous les ordres de Dumouriez, il est certifié que le plus célèbre homme de guerre de l’histoire a donné par ailleurs une opinion significative sur l’intéressé et sur la bataille elle-même.

Ainsi, tout ce qui concerne Valmy est mensonger ou sujet à caution, y compris l’usage à cette occasion de mots familiers du vocabulaire comme nation et patriote, lesquels dans le langage révolutionnaire de l’époque n’ont pas le même sens qu’en langue française courante.

Voilà pourquoi il importe que toute manifestation d’un patriotisme authentique ne puisse se concevoir qu’en référence à un passé national débarrassé des mensonges historiques, qui ont fait tant de mal à la France. Dans le cas de Valmy, en histoire comme en géographie, on peut dire que ce n’est pas tellement éloigné de Colombey-les-Deux-Églises.

Tout héritage implique l’établissement d’un inventaire sincère. Ce qui est obligatoire pour la transmission de biens matériels doit l’être encore plus dans la communication de souvenirs, qui appartiennent au domaine de l’esprit. Pour maintenir une communion de pensée et d’action, il est donc indispensable à la survie du patrimoine héréditaire de refuser d’une façon catégorique les mauvais exemples, les interprétations malhonnêtes, les falsifications mémorielles. Bien s’entendre sur hier, c’est une garantie pour mieux s’accorder aujourd’hui, et rester à l’unisson demain.

Et sans chercher à prévoir l’avenir, il faut œuvrer avec méthode pour le rendre possible, selon nos vœux les plus chers.

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