Les nationalistes au salon de l’Agriculture

IMG_Epona (1) La pose du crew des srabs

Une bande de jeunes sympas dans une Europe en marche se sont rendus au salon de l’agriculture parisien, ouvert au public entre la fin février et début mars 2015, afin de faire de la présence nationaliste ultra-ostentatoire.

Si les agriculteurs français sont autant décriés par le système UMPS parce qu’ils voteraient massivement pour le FN et bien…, nos amis militants ont démontré avec succès qu’il était possible d’aller beaucoup plus loin que le système FNUMPS !

Le groupe militant arborait des symboles de pureté et de francité, tel que le drapeau à Croix celtique tricolore, le drapeau noir frappé d’une Croix celtique blanche ou encore l’étendard du Sacré-Cœur sur leurs dos et entre leurs poignes. Sans oublier le franc succès du capuchon identitaire à tête de cochon. Aussi, les jeunes amis s’égosillaient à crier leurs devises et a entonner des chants populaires et traditionnels dans les cours : Maréchal nous voilà, Les partisans blancs, les Lansquenets, La France bouge…etc.
C’est ce qui valut à nos joyeux lurons en foire d’être remarqués, somme toute favorablement, par une famille française de paysans dont l’un déclarait « regardez ils chantent le Maréchal avec une Croix celtique »… !

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Jésus-Christ était bien représenté en ces lieux #Bénédiction #Amen #NSJC
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La journée commence bien en piégeant un #rebeu avec le capuchon fabrication « 100% ni hallal, ni casher ». !
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Merci aussi à la #rebeu piégée pour avoir pris ce cliché qui fait « l’apologie de la haine et du racisme », mais toujours dans la joie et la bonne humeur bien sûr.
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Vache propagandiste qui fait l’éloge de crimes impardonnables contre l’humanité ! #leszeureslesplussombres
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Saluons César en bons Européens blancs, civilisés et bien éduqués que nous sommes.
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Ce militant à décroché tous les grades de la Milice fasciste ma parole #lenationalisteestbeau
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Un porc parqué et traumatisé par des goyims. Mais que fait la police ? #wallah
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Allo la police ? Même le plan Vigipirate ne se fait pas respecter ! #francmaçonnerie #bigbrother
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Allo la police ? i-Télé non plus… #manquederespect
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Les nationalistes marquent leur territoire, et cela relève plus de l’esprit mercenaire que de l’esprit chevaleresque. La une des journaux donnerait : « Il sort son fusil et commet un attentat contre iTélé – #JeSuisITélé » #désinformation
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« Les militants VS La Police »
C’est à ce moment-là que les « bleus » font leur apparition et débarquent dans notre dos : « Monsieur qu’est-ce que vous faites, sortez d’ici ! », notre ami répond « Attendez je pisse, je termine… ». Pendant ce temps un autre ami cachait le drapeau à Croix celtique tricolore ; c’est alors que le « bleu » en découvrant le drapeau affirmait benoîtement « mais c’est quoi ça… ? Bah pourquoi l’avez-vous caché, il n’y a rien… ! » #mdr
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Défense du terroir : après l’effort le réconfort, on se met au calme avec la sieste nationaliste ! #OKLM #Lamidesbêtes
Un homme au cul blanc qui pose avec un porc cul noir du Limousin : ils sont copains comme cochon !

 

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Les vaches blanches présentent, elles aussi pour lutter contre le #racismeantiblanc
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Lors du casse-croute nationaliste, ça coule une bouteille « Chateau-neuf-du-Pape » cul sec au goulot, pour être dans un état #contrerévolutionnaire #alcoolisé !

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Reprendrez-vous une gorgée de contre-révolution pour recharger vos batteries entre les actes militants ?

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Nous adressons un salut de la civilisation à nos « voisins » panafricains et kémites
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Droit devant « unis pour combattre » ! Contre la République du Mal? #trollage
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Les RG sénégalais surveillent notre babtou qui se met en mode « à la bonne franquette » sur-équipé de viandasse et de Khaluf.
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Je suis corse YB La Corse avait aussi droit à son stand #JesuisYvanBenedetti #CorseSolide
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Il faut beaucoup d’indisciplinés et de jeunes fous ! :

« Il faut beaucoup de prodigues pour faire un peuple généreux ; beaucoup d’indisciplinés pour faire un peuple libre ; et beaucoup de jeunes fous pour faire un peuple héroïque. »
Georges Bernanos (ancien Camelot du Roi) – Les enfants humiliés (1940).

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De l’Af 2.0 à Rivarol… Michel Fromentoux et le nationalisme catholique

Michel-Fromentoux

L’affaire Fromentoux est ainsi traitée par un site journalistique, pas de chez nous, « Street Press », le 10 janvier 2012 :

C’est un séisme dans la presse nationaliste : le rédac’ chef de « l’Action française 2000 » claque la porte du journal pour rejoindre son concurrent Rivarol. Le journal royaliste a refusé, explique Michel Fromentoux, de publier son hommage à Xavier Vallat, 40 ans après la mort de l’ancien Commissaire général aux questions juives sous Vichy, devenu par la suite directeur de « l’Action française ».

L’anecdote, c’est que et l’Action française et Rivarol publient finalement cette semaine l’hommage à Vallat signé Fromentoux : le premier expurgé des passages relatifs à la vision de Vallat sur « les juifs, [qui] par leur appartenance au peuple élu, étaient avides de domination », et l’autre complet, accompagné d’un encadré qui annonce l’arrivée de l’ancien red’chef de l’AF dans les colonnes de Rivarol.

Joint par StreetPress, Jérôme Bourbon, le patron de Rivarol, confie être « très heureux de cette nouvelle collaboration » et s’émeut de la censure de l’AF:

« On ne pouvait quand même pas oublier que Xavier Vallat était commissaire aux questions juives ! En plus c’est un papier très pondéré dans lequel il n’y a rien d’extrémiste… Non, la vieille maison [l’Action Francaise, ndlr] a beaucoup changé : Elle est pilotée par une génération de quadras qui sont devenus démocrates, philosémites et marinistes ! »

La lettre de démission de M. Fromentoux a été diffusée le 4 janvier 2012 sur le blogue des rivaroliens, ainsi que dans l’hebdomadaire, avec l’article « Que se passe-t-il à l’Action Française ? ». L’Action française 2000 renie Xavier Vallat et Michel Fromentoux :

« Mes chers amis,

 Depuis plus de quarante ans la plupart d’entre vous me font l’honneur de me lire dans chaque numéro du journal de l’Action française. Et même frappé d’une attaque vasculaire cérébrale dont je désespère de guérir un jour, je croyais bien pouvoir tenir ma chronique tant que j’aurais un souffle de vie. Hélas je dois vous annoncer que vous me trouverez de plus en plus rarement dans les colonnes de ce journal.

 Comme vous vous en êtes aperçus, un vent nouveau souffle sur la vieille maison et les énormes difficultés que j’ai rencontrées pour pouvoir publier mon article d’hommage à notre ancien directeur Xavier Vallat, m’ont prouvé que cet esprit nouveau ne se caractérise pas par le respect des anciens. Il m’a fallu tronquer mon article pour obtenir l’imprimatur du nouvel éditorialiste, Monsieur Marcilhac, dont par ailleurs je reconnais le grand talent, mais qui n’a pas eu peur de fouler au pied mon autorité de rédacteur en chef. J’en conclus que l’on n’a plus besoin de moi à l’AF 2000 et que quarante ans de fidélité sans faille sont bien mal récompensés.

 Je vous écris cela la mort dans l’âme et je vous annonce que mon article non tronqué sur Xavier Vallat paraîtra dans Rivarol daté du 6 janvier. Je tiens à remercier bien vivement le directeur Jérôme Bourbon pour son chaleureux accueil.

A tous je présente, avec mes amitiés, mes vœux d’heureuse et sainte année 2012.

Michel Fromentoux.

https://i0.wp.com/upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/db/Xavier_Vallat.jpg/200px-Xavier_Vallat.jpg

Depuis la mouvance nationaliste non reniée reprend ses textes de fonds, tel que celui-ci tiré « Nationalisme et catholicité » diffusé à l’époque dans Fideliter en juillet-août 1992 :

Les évêques français – ou du moins les bureaucrates qui rédigent leurs déclarations – l’ont décrété : le nationalisme est un péché. Le Catéchisme pour adultes publié l’an dernier y voit de son côté la « forme dégradée du patriotisme ». Et, de fait, il y a toujours eu des chrétiens pour considérer les frontières nationales comme une insulte à l’amour dû à tous les hommes de la terre.
Évidemment, si nous vivions dans un monde de saints, il n’y aurait pas plus besoin d’être nationaliste que de fermer à clef la porte de son appartement… Seulement voilà : les hommes ne sont pas naturellement bons, et ils ont besoin de se grouper dans des communautés qui les protègent contre les autres autant qu’elles les aident à contenir leurs propres appétits.
Nier cette évidence revient tout simplement à nier le péché originel : c’est le tort des cosmopolites et de leurs complices démocrates chrétiens qui, jetant le discrédit sur les traditions, les institutions coutumières, les corps sociaux ancestraux, croient porter l’homme aux « franchises de l’esprit » (Marc Sangnier dixit), mais en fait le dépouillent de toute identité sans pour autant servir la paix.
Faut-il donc être nationaliste ? Hélas oui ! Et plus que jamais quand ceux qui veulent détruire les nations n’ont d’autres ambitions que mercantiles. La supranationalité selon Maastricht, comme le « Nouvel ordre mondial » dont elle est le premier jalon, est celle de l’Argent, au nom duquel on rationalise, déracine et asservit. On veut inviter les hommes à fuir tout ce qui mérite d’être gardé et défendu et à se massifier dans la vulgarité du fast-food, dans le culte du gadget et, pour les plus « initiés », sous le vernis gnostique et vaguement spiritualiste du « New Age ». S’il y a un ordre là-dedans, c’est celui de la décharge publique.

LES « ETATS-UNIS D’EUROPE » SONT DERRIÈRE NOUS :
Toutefois, s’il convient de s’accrocher à la défense de la nation, c’est parce que le monde est en pleine régression. L’Histoire nous apprend qu’au temporel Rome seule réussit à unir un grand nombre de peuples européens, les aidant à dépasser leurs querelles intestines. Après la débâcle de l’empire, les évêques et les moines sauvèrent l’acquis de la civilisation et, sous le signe de l’universalité chrétienne, révélèrent aux chefs barbares eux-mêmes les bienfaits de l’ordre établi par Dieu dans sa création. Fils aînés de l’Église, les Mérovingiens, puis les Carolingiens tentèrent de prolonger Rome, mais leurs succès ne purent s’inscrire dans la durée. Ce fut alors l’émiettement féodal, tandis que l’Église assurait la maintenance du savoir et de la charité.
Puis les Capétiens eurent la sagesse de rassembler peu à peu les régions, les peuples qui avaient entre eux les plus solides affinités. Ainsi, autour du Roi, lieutenant de Dieu sur terre, se forma la France au rythme de l’hérédité. Ce royaume allait-il vivre replié sur lui-même ? Sûrement pas ! Au-dessus des couronnes, rayonnait alors la Chrétienté, cette grande fraternité des peuples baptisés. Les hommes n’étaient certes pas tendres les uns envers les autres, mais tous possédaient le même sens de la parole donnée, respectaient le même code de l’honneur et savaient qu’ils auraient des comptes à rendre devant Dieu. La Chrétienté c’était aussi la soumission à l’ordre naturel, à la sagesse ancestrale reconnue comme le reflet de la sagesse de Dieu. Tout empêchait l’individu de se prendre pour le centre du monde.

L’EXEMPLE DE SAINTE JEANNE D’ARC :
Bien sûr, rien n’est parfait ici-bas. Dès 1054, l’Église d’Europe orientale, préférant ses disputes byzantines à la rigueur latine, se sépara de Rome, au risque de se mettre au service des puissances étatiques. En Occident même, dès le XIVe siècle, le nominalisme de Guillaume d’Occam renvoyait l’homme aux lumières de sa conscience individuelle. Puis des théologiens sorbonnards, laïcistes avant la lettre, voulurent tenter de séparer les fins spirituelles des hommes des fins temporelles des États, tandis que d’autres soutenaient la primauté des conciles sur la papauté. Climat d’impatience face aux cadres traditionnels, donc profitable – déjà ! – aux hommes d’affaires qui se mirent à rêver d’une Europe réorganisée selon des visées marchandes. En envahissant la France, en lui arrachant même sa dynastie par l’odieux traité de Troyes, (1420), donc en mettant hors jeu le royaume capétien, l’Angleterre servit fort bien les intérêts des marchands anglo-saxons, mais aussi allemands et bourguignons, qui pourraient ainsi se livrer aux démons de la démesure. La crise était aussi dans l’Église où la hiérarchie se compromettait bien souvent avec ceux qui fabriquaient l’opinion dans un sens hostile à la catholicité romaine. Et pendant ce temps, à l’est, l’islam progressait…
C’est alors que Dieu envoya sainte Jeanne d’Arc, une humble jeune fille ignorant les sophistes de son temps, obéissant d’un même élan à l’ordre divin et aux lois permanentes de la Création. Elle fit tout de suite sacrer à Reims le roi légitime Charles VII, sachant bien qu’en l’absence d’autorité royale, tout effort militaire, social, intellectuel et même religieux risquait de demeurer éphémère. Ce faisant, elle affirma devant toute l’Europe que la légitimité et la souveraineté françaises étaient inaliénables. Et tandis qu’elle restituait aux Français l’héritage qui les faisait être ce qu’ils étaient, elle montrait aux Anglais, fermement mais sans haine, qu’ils avaient intérêt à retourner vivre là où ils pouvaient vivre en paix. Et du même coup, elle donnait le coup de grâce à la supranationalité matérialiste, brandissant contre le cosmopolitisme le véritable universalisme : celui de la Croix, qui ne brise jamais les liens naturels et historiques entre les hommes, mais appelle au contraire les communautés à concourir au bien commun universel.
Jeanne, incarnation du nationalisme français ? La réponse est oui. Certes on ne parlait guère de nation à cette époque (et pas toujours dans son sens actuel), et pas du tout de nationalisme puisqu’en tenait lieu la simple fidélité à la lignée royale, garante de la continuité et de l’identité de la France. Mais justement, en intervenant pour restaurer au nom du Christ la dynastie légitime, Jeanne revivifia le foyer des vraies ententes humaines, cette communauté de destin, cet héritage auquel convient parfaitement le mot de nation (de natus : né). Ainsi la Sainte a-t-elle montré une bonne fois pour toutes – et jusqu’au sacrifice suprême – que se conformer aux lois gardant une nation incorrompue dans son être historique, c’est appliquer le IVe commandement (« Tes père et mère honoreras ») et c’est servir la paix, car celle-ci se fonde sur la justice entre les nations et non sur leur fusion dans des agrégats informes et manipulables.

LUTHER CONTRE LA CHRÉTIENTÉ :
Hélas, au XVIe siècle, survint Luther et, avec lui, selon l’expression d’Auguste Comte, « l’insurrection de l’individu contre l’espèce ». Dès lors plus de référence supérieure reconnue par tous ; la conscience pouvait tout réinterpréter ; l’Europe chrétienne était touchée au plus profond de son âme. Ce ne fut pas un progrès. Les nations durent renforcer leurs frontières autant que leur administration intérieure. Pour ne pas laisser le champ libre aux égoïsmes particuliers ou collectifs, elles durent partout fédérer les forces vives et devenir ainsi les éléments irremplaçables d’équilibre, de mesure et d’ordre. L’unité, devenue difficile sur le plan spirituel, devait subsister sur le plan temporel par les nations, lesquelles, d’ailleurs, réalisant la paix intérieure dans une communauté de destin, pouvaient dès lors amplement contribuer au retour de l’unité spirituelle.
C’est ainsi que la France du Roi Très-Chrétien vit au XVIIe siècle des foules de protestants se convertir (hélas pas tous !), tandis que le rayonnement de sa culture manifestait sa vocation à l’universalité. On put même parler d’une Europe de l’esprit, née de l’influence française.

LA CARICATURE RÉVOLUTIONNAIRE DU NATIONALISME :
Le coup fatal fut porté par la Révolution de 1789. Le mot nation lui-même fut dénaturé. Il ne s’agit plus, selon l’idéologie libertaire, de communauté scellée par l’Histoire, mais d’une association nouvelle à laquelle on appartient par un acte de simple volonté individuelle. Dès lors l’État, création de la volonté générale souveraine, ne put que s’ériger en absolu, confinant la foi dans le for intérieur de chacun et détruisant les florissantes libertés séculaires des métiers et des provinces, afin que chacun pût « librement » faire coïncider sa volonté avec la mythique volonté générale. L’on vit aussi apparaître la guerre révolutionnaire, qui n’avait plus grand chose de commun avec les querelles traditionnelles des rois pour agrandir leurs domaines : les masses s’y trouvèrent engagées, au nom d’une idéologie à imposer au reste du monde et qui engendrait la haine obligatoire de l’étranger considéré comme l’obstacle à la réalisation du Progrès… Ainsi la Révolution, se réclamant de la « nation », mit-elle pour vingt ans l’Europe à feu et à sang. Plus grave encore : l’idéologie volontariste exportée suscita partout des « nationalismes » d’un nouveau genre, qu’il serait plus juste d’appeler nationalitarismes puisque nés dans le mépris de l’Histoire, fondés uniquement sur la volonté des individus, sur l’idée de contrat passé entre gens « libres et égaux » voulant vivre ensemble et se suffire à eux-mêmes. Ces « nations » créées artificiellement, disloquant de vastes ensembles aux bienfaits séculaires (pensons à l’empire austro-hongrois), devinrent autant de foyers d’instabilité dans le monde ; les guerres de 1914-18 et 1939-45 en sortirent.
Or il n’y a aucune différence de nature entre cette conception exacerbée de la nation et l’abandon national actuel. Le glissement est même fatal : dès lors que la nation ne repose que sur la volonté des individus, elle est condamnée à tous les ébranlements et n’est plus rien d’autre que ce que les majorités veulent bien qu’elle soit. D’où l’idée que, pour ne plus revoir les guerres atroces que l’on a connues, il faudrait non point renoncer à l’idéologie de 1789, mais faire de chacun un « citoyen du monde » en imposant partout la « philosophie » des Droits de l’Homme. Ainsi égaliserait-on toutes les sociétés, obligeant les plus enracinées dans l’Histoire à apostasier pour se mouler sur le même type de démocratie et de technocratie que celles qui viennent tout juste de sortir de la barbarie. On croit ainsi servir la paix… En étouffant la civilisation !

LA VOIX DE L’ÉGLISE :
Il faut revenir aujourd’hui au vrai nationalisme, et non à sa caricature jacobine, laïque et agressive – cette caricature que des gens ignorants ou mal intentionnés affectent de confondre avec le vrai. Une précision s’impose ici : Pie XI et Pie XII n’ont jamais condamné le nationalisme en tant que tel, mais seulement les hypertrophies qui le dénaturent. Ainsi, dans l’encyclique Urbi arcano Dei (23 décembre 1922), Pie XI a dénoncé le « nationalisme déréglé ». De même, dans son message de Noël 1954, Pie XII a distingué d’une part « la vie nationale », « droit et honneur d’un peuple », « ensemble de toutes les valeurs de civilisation qui sont propres à un groupe déterminé, constituant le lien de son unité spirituelle », « contribution propre qui enrichit la culture de toute l’humanité » (c’est ce que défend le nationalisme), et d’autre part l’exploitation de la nationalité : « La vie nationale n’est devenue un principe de dissolution de la communauté des peuples que lorsqu’elle a commencé à être employée comme moyen pour des fins politiques, c’est-à-dire quand l’État dominateur et centralisateur fait de la nationalité la base de sa force d’expansion » (voilà le nationalitarisme jacobin).
Le nationalisme français, dont la plus pure expression a été donnée par Charles Maurras, est en parfait accord avec la tradition catholique. Quand en 1939 furent levées par Pie XII les sanctions ayant frappé l’Action française, aucune rétractation ne fut demandée à Maurras sur la doctrine de son nationalisme. Car celle-ci s’oppose nettement à l’État érigé en absolu. L’État doit être remis à sa place de serviteur du bien commun, de fédérateur des forces vives, de garant de la continuité nationale, et c’est pourquoi sa forme la plus parfaite en France, le « nationalisme intégral » (selon Maurras), est la monarchie, ce fait de paternité et d’autorité, donc d’amour, qui manifeste pleinement que la nation est un héritage. L’État nationaliste français est inconcevable sans le respect des diversités régionales et des libertés professionnelles, ces « républiques » dont l’harmonisation constitue le « pays réel ». Enfin cet État résolument décentralisateur rendrait à l’Église entière liberté de culte et d’enseignement ; cela va de soi dans un pays dont l’âme a été façonnée par la foi catholique hors de laquelle il est vain de chercher un ordre véritable des intelligences et des cœurs.

NATIONALISME ET PATRIOTISME :
On peut se demander ici ce qui distingue nationalisme et patriotisme. Lisons Maurras : « Patriotisme s’est toujours dit de la piété envers le sol national, la terre des ancêtres et, par extension naturelle, le territoire historique d’un peuple. » « Nationalisme s’applique, plutôt qu’à la terre des pères, aux pères eux-mêmes, à leur sang, à leurs œuvres, à leur héritage moral et spirituel, plus encore que matériel. Le nationalisme est la sauvegarde due à tous ces trésors qui peuvent être menacés sans qu’une armée étrangère ait passé la frontière, sans que le territoire soit physiquement envahi. »
Donc le nationalisme ne remplace pas le patriotisme, il le renforce même en le réenracinant dans le terroir familier des provinces à faire revivre, mais il le dépasse. Par exemple, lorsque sainte Jeanne d’Arc boutait les Anglais hors de France, elle agissait par patriotisme ; mais sa mission était bien plus élevée : elle consistait à rendre au pays les moyens de renouer avec le meilleur de ses traditions. Là est le nationalisme.

LA « SEULE INTERNATIONALE QUI TIENNE » :
Osons maintenant l’affirmer : les nations historiques – et en premier lieu la France – fidèles à elles-mêmes, ont une mission de paix, parce que, riches d’une expérience millénaire et du sens de la mesure, nourries de l’Antiquité latine, héritières de tant de saints et de martyrs, elles sont porteuses de valeurs universelles, celles de la foi catholique, « la seule internationale qui tienne », disait Maurras.
Comme l’écrivait ce dernier à Pierre Boutang en février 1951 : « Nous bâtissons l’arche nouvelle, catholique, classique, hiérarchique, humaine, où les idées ne seront plus des mots en l’air, ni les institutions des leurres inconsistants, ni les lois des brigandages, les administrations des pilleries et des gabegies, où revivra ce qui mérite de revivre, en bas les républiques, en haut la royauté et, par-delà les espaces, la Papauté. »
Agir autrement, n’est-ce pas bâtir sur le sable ?

Michel Fromentoux. »

Antisémitox de l’Organisation juive européenne à la maison

Antisemitox (1)

Le 5 février 2015, j’ai reçu par La Poste un colis de la part de l’Organisation juive européenne, il contenait un « communiqué de presse » et une boîte dite de médicaments qui guérirait de l’antisémitisme ; en réalité, il s’agissait d’une boîte de bonbons au miel juifs.
Soit, c’est un cadeau (possible charité juive ?), soit l’humour juif a aussi subi la décadence et il est tombé bien bas [#jusquovatondescendre]

Antisemitox (3-1)

Le juif aime à médicaliser ses ennemis, trouver des pathologies un peu partout, mais les connaissant bien c’est simplement un transfert venant d’eux. Cela évite aussi de répondre dialectiquement à leur opposant ou encore de se rendre compte de l’abus politique que pratique leur communauté organisée. [Crijf, Licra, Halde, SOS racisme…etc.]

Antisemitox (3-2)

Dans la petite boîte se trouvait notice une fausse notice médicale avec un rappel judiciaire des lois anti-discriminatoires et anti-mémoricides mises en place par la « justice » droit de l’hommiste.

Antisémitox - OJEL’association est publique et sur son site, tout y est détaillé. On y retrouve également une flopée d’intellectuels juifs et leurs citations, qui incarnent parfaitement la paranoïa du monde juif :
« Je préfère être un juif antipathique mais vivant, qu’un juif sympathique mais mort. » Menahem Begin.
« Je me défends, donc je suis. » Herbert Pagani.
– « Je préfère vos condamnations à vos condoléances. » Golda Meir.

Actus juive

Les juifs doivent se passer le mot, car le mois suivant, l’administrateur de Bibliothèque de combat me signale par courriel que l’hebdomadaire Actualité juive a évoqué mon action dans un article datant du 10 mars 2015 titré « Sur le Net, l’info « dissidente » et « subversive » devient vecteur d’antisémitisme » :

« Certaines vidéos de Dieudonné totalisent plus de 1 million de vues et Alain Soral, qui a atteint le même niveau sur l’affaire Charlie, attire en général entre 100.000 et 150.000 regards. Cela laisse très loin derrière les petites célébrités de l’ultra-droite antisémite : Florian Rouanet et Hervé Ryssen, proches de l’œuvre française ; Boris Le Lay animateur du site Breizh Atao ou Daniel Conversano, qui dit incarner « le fascisme à l’état brut ». [#amalgamedefachos]

En détention à domicile du « saint-médicament » il faut croire qu’il n’a pas fonctionné et que je suis un incurable, ou bien que je n’y ai même pas touché ! [#cancérigène]

Textes fondamentaux de Pierre Sidos sur 1789

Le relai de trois textes fondamentaux rédigé par Pierre Sidos et qui sont a rattacher ensemble selon ses propres volontés.
La Révolution de 1789, Le 14 juillet et La comédie de Valmy !

Pierre-Sidos-tableau

– La Révolution du 1789 :

Un événement anti-chrétien et anti-national

La révolution de 1789 est avant tout une sorte de guerre de religion: une guerre déclarée par les philosophes naturalistes contre la religion chrétienne. Les révolutionnaires d’alors s’opposaient radicalement aux commandements divins et aux obligations morales et sociales qui en découlent. Ils étaient les adeptes d’un Contre-Évangile: La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, libéral et égalitaire, à prétention fraternelle. Les sectateurs de cette idéologie cosmopolite engendrèrent un nouveau système politique, par le bouleversement de l’ensemble des valeurs constructives de notre pays. La commémoration du bicentenaire de cet événement anti-chrétien et anti-français est un scandale. Un mouvement contraire, à la fois spirituel et national, est donc parfaitement légitime. Il faut démystifier la révolution, dite française, en commençant par rappeler ce qu’elle fut. La révolution c’est:

-La persécution anti-religieuse, avec pour but l’anéantissement du christianisme.
-La tyrannie des clubs révolutionnaires et des sociétés secrètes.
-La terreur (massacres de Septembre, colonnes infernales au moment du génocide vendéen, canonnades de Lyon, noyades de Nantes, fusillade à Toulon, guillotinade partout en France : par exemple, à Orange, 331 exécutions de la sorte).
-La disparition officielle des provinces historiques françaises.
-L’abolition des libertés locales et familiales, dont la liberté testamentaire.
-La suppression des corporations et l’interdiction de tous groupements professionnels.
-L’introduction d’une notion idéologique de la nationalité, accordant celle-ci aux écrivains étrangers favorables aux idées révolutionnaires, admettant sans limites des étrangers dans les clubs, les assemblées, les administrations, les journaux.
-La plus grande banqueroute financière et économique de toute l’histoire de France.
-La dispersion d’une grande partie du patrimoine artistique et le saccage de milliers d’œuvres d’art. (À ce sujet, les guides verts « Michelin » actuels font souvent référence au « vandalisme révolutionnaire » de l’époque).
-Le point de départ de 25 ans de guerres inter-européennes, avec l’instauration du système dit de « la Nation armée » provoquant l’énormité des pertes humaines sur les champs de bataille, bafouant l’ordre militaire traditionnel et entraînant la mise à bas de la marine la plus puissante jamais possédée par la France: la Royale.

Et c’est à l’occasion du 200ème anniversaire de cette imposture générale qu’est la Révolution que l’actuel ministre de la Défense, le socialiste Jean-Pierre Chevènement, prépare le mauvais coup contre l’École spéciale militaire de Saint-Cyr qui est de vouloir imposer comme nom de baptême à la promotion de cette année celui de « Bicentenaire de la Révolution ». Cette information non encore divulguée devant prendre effet le jour « du Triomphe », qui se situe le dernier dimanche du mois de juillet, alors que bien évidemment une telle dénomination est absente de la liste des trois noms traditionnellement opposés par les jeunes officiers au choix de l’Autorité. Dès maintenant, il faut alerter contre le projet ministériel, au prétexte que les principales victimes des journées révolutionnaires du 14 juillet 1789 et du 10 août 1792 furent de valeureux soldats, dont un bon nombre d’officiers*.

Devant conclure, disons que le rétablissement de la France en toutes choses passe par le renversement du « mythe de 89″, dont le panneau-réclame est la Déclaration des droits de l’homme, qui a servi depuis à justifier tous les abus, toutes les persécutions, toutes les oppressions. La réussite et la pérennité de cette entreprise sont conditionnées par la fidélité à la Tradition, dans l’unité de tous ceux qui sont encore « du Christ » et « de France »; en se souvenant aujourd’hui du message délivré, un jour, il y a 2000 ans, sur la route d’Emmaüs: « Restons ensemble, il se fait tard ».

Texte de l’allocution prononcée par M. Pierre Sidos, président de l’Œuvre française, le samedi 21 janvier 1989, salle de la Mutualité à Paris; au cours du déjeuner de 1000 couverts, qui s’est tenu lors de la grande journée contre-révolutionnaire, organisée par l’Association 15 août 1989.

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* Le ministre de la Défense d’alors s’est finalement ravisé, son choix s’étant porté sur le nom de Tom Morel, Théodose Morel, dit « Tom », jeune lieutenant issu de Saint-Cyr qui avait rejoint par patriotisme la résistance armée dans les Alpes. Il fut tué en 1944, au plateau des Glières, lors d’une confrontation avec le commandant Lefebvre, des groupes mobiles de réserve (G.M.R.). Ce dernier fut abattu à son tour. Rien d’étonnant, en cette année du Bicentenaire de discorde nationale, que certains  se plaisent à raviver le fratricide de deux officiers français dans un temps de guerre civile.

– Le 14 juillet :

Une imposture partisane devenue une pseudo-fête nationale.

Il faut dire toute la vérité sur la révolution française de 1789, en signalant aussi tous les clichés mensongers qui s’y rapportent, notamment celui du « 14 juillet, anniversaire de la prise de la Bastille, symbole de l’arbitraire » selon la version officialisée contraire à la réalité historique.

Il n’y a pas eu prise de la Bastille, mais entrée autorisée par la porte ouverte, vers cinq heures du soir. Précédemment, une délégation des émeutiers avait pris son déjeuner à l’intérieur de la forteresse, sur invitation et en compagnie de son gouverneur Bernard de Launay.

La Bastille était un vieux bâtiment militaire, dont la destruction était prévue. C’était une ancienne forteresse, édifiée quatre siècles auparavant pour la protection de Paris et devenue prison d’État en voie de désaffection. Du 1er janvier 1789 au 14 juillet, il n’y était entré qu’un seul prisonnier. « Le Grand Larousse du XXème siècle », en six volumes, précise : « D’autre part, à cause du confort dont les prisonniers s’étaient entourés et à cause des traitements élevés des officiers de l’état-major, la Bastille coûtait très cher au gouvernement… »

Le 14 juillet il y avait sept incarcérés en tout, mais aucun prisonnier politique. Quatre détenus de droit commun furent libérés par la populace au milieu des réjouissances, et réincarcérés par la suite. Deux fous, dont un Anglais qui fut porté en triomphe puis renfermé a l’asile de Charenton ; l’autre fou étant transféré cinq jours plus tard dans le même asile d’aliénés. Le septième interné était un jeune noble du Languedoc, dévoyé et débauché, enfermé à la demande de sa famille, lequel s’empressa de disparaître.

La garnison était composée de 82 invalides de guerre, avec un renfort récent de 32 soldats. Le soir du 14 juillet, ces militaires sont menés sous escorte à l’Hôtel de Ville proche. En chemin, les menaces et les injures pleuvent sur eux. Le gouverneur de la Bastille est assassiné en cours de route. On confie le soin de décapiter son cadavre à un boucher, qui s’escrime d’abord avec un sabre qu’on lui a tendu, mais doit finir à l’aide de son couteau de poche. La tête fixée au bout d’une pique est promenée à travers la ville pendant deux jours. Trois officiers et trois invalides sont également mis à mort par la populace. Les auteurs de ces forfaits se déclarèrent « vainqueur de la Bastille ».

Près d’un siècle après, la IIIème République décide d’en faire la fête nationale de la France que les Américains appellent le « Bastille Day » (le jour de la Bastille). À partir du 14 juillet 1880, cet épisode particulièrement sanguinaire de la Révolution, — cette journée d’émeute dont l’anniversaire fût déjà stupidement célébré en 1790 sous le nom de Fête de la Fédération –, devient la fête nationale légale avec la paradoxale obligation de service pour les militaires français de parader a cette occasion.

Il convient de fixer une autre date plus convenable comme fête nationale  française. À la place de l’anniversaire d’une affaire déplorable, dont le symbolisme est plus que douteux, le choix de la date du 15 août, fête de l’Assomption de la mère du Christ, patronne principale de la France, paraît le plus opportun. Sous le Premier et le Second Empire, le 15 août était jour de fête nationale. Les Français doivent se reconnaître le « 15 août » comme la véritable fête nationale de la France.

– La comédie de Valmy :

D’hier à aujourd’hui

Le choix du symbole de Valmy, concrétise sur place et à la date d’anniversaire, afin de marquer le lancement d’une campagne d’opinion nationale, en vue de l’élection présidentielle fixée en avril-mai 2007, est pour des nationalistes français absolument contestable par rapport à la vérité historique et à la cohérence politique.

Toutefois, il faudra attendre pour voir si ce coup médiatique singulier sera bénéfique ou non à l’obtention du nombre nécessaire de parrainages; et si par la suite cette démarche contrevenant à une image consacrée, aura des retombées négatives ou pas. Des réserves se sont déjà fait entendre, déplorant l’altération apparente d’une ligne générale antérieure. À notre avis, faire appel au mythe de Valmy, avec tout ce qu’il représente, c’est dans l’instant composer avec l’erreur, que ce soit par calcul ou par ignorance.

Car il n’est besoin que de s’en rapporter au déroulement véritable de ladite bataille ou victoire de Valmy, du 20 septembre 1792, dont le lieu se situe à deux cents kilomètres de Paris, à proximité d’un moulin à vent (réédifié en 1924, puis reconstruit en 1939), pour savoir qu’elle se résume à une canonnade très peu meurtrière, suivi d’un retrait inextricable de la puissante armée des Coalisés commandée par le duc de Brunswick; alors que lui faisaient face de vieilles troupes de la monarchie française, accompagnées de bataillons de volontaires, soit un ensemble assez hétéroclite, ayant à sa tête le général Dumouriez.

Une tractation occulte, comportant compensation matérielle, rendue sans doute possible par l’appartenance commune des deux protagonistes a la même société secrète, est la raison première que retiennent des historiens soucieux d’éclaircir le motif réel d’une dérobade militaire non stratégique, incompréhensible autrement.

Toujours est-il que cette victoire, par défaut sur le terrain, eut dès le lendemain dans la Capitale des conséquences considérables, avec l’abolition de la royauté ancestrale et la proclamation d’une république à prétention cosmopolite, porteuse d’idées les plus subversives, capable de les imposer au imposer au moyen de la Terreur, pour aboutir à un bouleversement profond de l’ordre naturel des choses.

Goethe, certes le plus grand poète de l’Allemagne moderne, mais aussi un homme politique, dans son livre intitulé « La Campagne de France », dont il publia une relation a trente ans de là, aurait compris le soir même l’importance de cette journée, si l’on croit son récit. En effet, il révèle que: « De ce lieu et de ce jour date une ère nouvelle dans l’histoire du monde. » Or, si rien ne vient attester le caractère divinatoire de cette transcription tardive d’une réflexion personnelle, elle est cependant cité à l’appui de la fable de Valmy.

Quant à Kellermann, capitaine sous Louis XV et général en 1788 sous Louis XVI, maréchal en 1804 sous l’Empire — bien qu’en fin de carrière active depuis 1797 –, il se rallia aux Bourbons lors de la Restauration de 1814. Malgré le titre de duc de Valmy que lui décerna Napoléon 1er en 1808, seize ans après sa participation à la fameuse canonnade sous les ordres de Dumouriez, il est certifié que le plus célèbre homme de guerre de l’histoire a donné par ailleurs une opinion significative sur l’intéressé et sur la bataille elle-même.

Ainsi, tout ce qui concerne Valmy est mensonger ou sujet à caution, y compris l’usage à cette occasion de mots familiers du vocabulaire comme nation et patriote, lesquels dans le langage révolutionnaire de l’époque n’ont pas le même sens qu’en langue française courante.

Voilà pourquoi il importe que toute manifestation d’un patriotisme authentique ne puisse se concevoir qu’en référence à un passé national débarrassé des mensonges historiques, qui ont fait tant de mal à la France. Dans le cas de Valmy, en histoire comme en géographie, on peut dire que ce n’est pas tellement éloigné de Colombey-les-Deux-Églises.

Tout héritage implique l’établissement d’un inventaire sincère. Ce qui est obligatoire pour la transmission de biens matériels doit l’être encore plus dans la communication de souvenirs, qui appartiennent au domaine de l’esprit. Pour maintenir une communion de pensée et d’action, il est donc indispensable à la survie du patrimoine héréditaire de refuser d’une façon catégorique les mauvais exemples, les interprétations malhonnêtes, les falsifications mémorielles. Bien s’entendre sur hier, c’est une garantie pour mieux s’accorder aujourd’hui, et rester à l’unisson demain.

Et sans chercher à prévoir l’avenir, il faut œuvrer avec méthode pour le rendre possible, selon nos vœux les plus chers.

Le Front national et le régime par Militant

CCI05012015

Le Front national et le régime :

   Depuis plusieurs mois, les sondages d’opinion ne cessent d’indiquer que le nombre des Français intéressés par les idées du Front national et prêts à voter pour lui ne cesse d’augmenter.

   Cela se comprend aisément lorsque l’on sait combien les partis régimistes officiels que sont l’UMP et le Parti socialiste, auxquels s’adjoignent des formations satellites, ont fait preuve de leur incapacité à résoudre les problèmes de la France et même à tenir leurs promesses électorales. Sarkozy avait réussi à circonvenir les Français en 2007 avant de montrer combien son action politique relevait de l’escroquerie la plus éhontée. Hollande fut élu en 2012 moins par adhésion à sa personne et au programme qu’il défendait que par le rejet viscéral de son prédécesseur qui, pensant que les Français ont la mémoire courte tente de revenir…, pour faire pire que la première fois.

   Depuis une quarantaine d’années, la France connait un déclin accéléré. Encore peu visible sous Giscard D’Estaing, le mal fut aggravé par la politique de l’équipe Mittérand-Maurroy qui ne fit qu’empirer, qu’il s’agisse de gouvernements de la droite libérale avec Balladur, Chirac et consorts que de gouvernements « de gauche » tel celui de Jospin.

   Si pendant des années, les Français se sont tenus éloignés du Front national, présenté comme la réincarnation du « fascisme », dont l’identification au « mal absolu » constitue l’un des piliers de leur République, l’aggravation de la situation générale de la France fait tomber bien des préventions. Cela, d’autant plus que le Front national ne ménage pas ses efforts pour expliquer aux Français qu’il n’est pas ce qu’on dit de lui afin de les séduire en plus grand nombre.

   Marine Le Pen, fille et successeur de J.M. Le Pen qui a pendant quarante ans incarné ce parti, ne sait que faire pour complaire au régime, multipliant les professions de foi philosémites, c’est-à-dire pro-sionistes, s’efforçant de se démarquer des propos iconoclastes de son père jugés comme scandaleux par la police officieuse de leur République. L’échec de Bruno Gollnisch au Congrès de Tours de janvier (salué par les médiats régimistes) a sonné le glas de ceux qui, jusqu’alors, maintenaient une ligne politique de rejet de leur Ve République parasitaire et corrompue. Des figures historiques comme Roger Holeindre sont alors parties, laissant le champ libre à la transformation du mouvement en une organisation de droite républicaine radicale, comparable a ce qu’était le RPR chiraquien au début des années 1980 et posture qui s’est évanouie dès 1986, lors de la première « cohabitation » pour aboutir à l’UMP actuelle.

   Une telle dérive du Front national, largement privé de son encadrement depuis la scission mégrétiste de 1998, n’est en fait que le développement d’un risque potentiel que laissaient entrevoir les caractéristiques premières du Front national telles que les avait établies J.M. Le Pen. Celui-ci, certes doué d’un grand talent politique et d’une remarquable personnalité contrastant avec la médiocrité du personnel politique régimiste, n’a jamais était autre qu’un républicain de droite, démocrate, dans la lignée de ce qu’était le CNI (Centre national des Indépendants) sous la IVe République dont les chefs étaient des personnages comme  Antoine Pinay.

   Avec les idées qu’il professait alors, un Front national qui serait arrivé au pouvoir dans les années 1970 aurait encore pu éviter les naufrages que nous connaissons. Ce ne fut pas le cas et, depuis quarante ans, la situation de la France – comme de l’Europe – s’est dramatiquement dégradée, alors que le totalitarisme démocratique au service d’une oligarchie corrompue et au service du projet mondialiste (mêlant personnes conscientes de ce projet et idiots utiles) n’a cessé de se renforcer avec la multiplication des lois liberticides. Ce qui aurait pu être théoriquement possible voilà une génération – car nous ne savons pas comment le système démocratique aurait réagi – ne l’est plus aujourd’hui et plus que jamais il apparaît que, non seulement, le système démocratique détruit notre civilisation mais par surcroît n’est en aucun cas réformable. La situation est trop dégradée pour espérer le modifier de l’intérieur.

Le « système » mondialiste, dirigé par l’axe City New York et les cercles qui en forment le magistères, a bien verrouillé les issues et jamais il permettra l’accès au pouvoir et encore moins les succès de mouvements politiques qui en dénoncent les menés crapuleuses contre la civilisation et les nations d’Europe. Toutefois, il autorise l’émergence de mouvements politiques dénonçant les effets néfastes qu’il induit, à la double condition qu’ils soient rendus inoffensifs et qu’ils canalisent vers une voie  de garage les légitimes aspirations des peuples.

   C’est ce à quoi nous assistons dans l’Europe où, à l’exception (temporaire ?) de la Hongrie, pour des raisons historiques qui lui sont propres, tous les partis dit « populistes », autrement dit les partis de même nature que le Front national ont tous été intégrés au système démocratique et neutralisés, même s’ils participent à des gouvernements. Certes, ils ont pu freiner quelques dérives mais en aucun cas n’ont changé salutairement l’ordre des choses. Tous, à des degrés divers, ont faits allégeance au judaïsme politique qui constitue de nos jours la ligne de partage politique majeure en Europe.

   Dès lors, il n’y a rien à attendre du Front national dirigé par Marine Le Pen, d’autant plus qu’il ne cesse pas de vouloir complaire au régime pour s’y faire mieux admettre. d’ailleurs, tout se passe comme si nous étions au théâtre : le régime continue de présenter le Front national comme dangereux, car c’est son rôle, mais ne le bâillonne pas. Mais attention ! S’il monte trop, entreprendra de le casser.

   En outre, son programme ne lui donne pas les moyens de réaliser les objectifs politiques et économiques qu’il prétend atteindre. Cela résulte de ce que son ambition se limite à limiter les brèches d’un édifice aux lézardes multiples et toujours plus larges en espérant que cela sera suffisant. À observer ses prises de position, telle la défense de la laïcité du « Petit père Combes » et à se faire le chantre du républicanisme traditionnel, il n’est pas faux de voir dans le Front national une réplique du Parti radical des IIIe et IVe républiques. C’est à la fois défendre des idées pernicieuses et se tromper d’époque. Les Français qui lui font confiance seront déçus. Est-ce pour cette raison que Marion Maréchal Le Pen, réputée fidèle à la ligne traditionnelle du Front national, a obtenu au Congrès de novembre 2014, un plébiscite de la part des militants, inquiets de la dérive mariniste, infligeant un camouflet à Marine Le Pen et à son entourage ?

   Répétons-le : le régime n’est pas réformable. Adossé au mondialisme, il partagera le sort d’un système qui, en dépit de son apparente puissance actuelle est voué à l’échec, ne serait-ce que parce qu’il veut se construire sur le rejet des lois de l’ordre universel. Plus que jamais, il est certain que la réponse aux maux qui nous frappent réside dans la doctrine nationaliste. Le système ne se trompe pas sur ce qu’est le nationalisme puisqu’il pourchasse plus que jamais de sa vindicte les nationalistes que nous sommes. En fait, loin de nous décourager, nous trouvons là un motif de continuer sans faiblir le long et patient travail militant indispensable au triomphe, plus proche peut-être que nous le pensons à vue d’homme, de la seule politique qui puisse rendre la France et le monde européen à eux-mêmes.

André Gandillon, éditorial de décembre 2014 dans la revue mensuelle Militant.

Quelques analyses de Boris Le Lay

Boris Le Lay est un breton non renié, fondateur du site d’information Breizatao, il ressemble à Hervé Ryssen tant sur la forme que sur le fond. Voici une proposition avec 3 de ses vidéos sur des thématiques d’actualités intéressantes :

La guerre contre la Russie de Poutine :
http://youtu.be/V7Dy86it2M4

Faut-il voter Front national ? :
http://youtu.be/71Ej5NxEyDA

Islamo-gauchisme, collaboration et fin de la gauche :
http://youtu.be/aA_B6QoPqZ0v