Mussolini, le Fascisme et la Monarchie

Mussolini, le Fascisme et la Monarchie

 

 Mussolini en évoquant la Marche sur Rome (1) écrit : « Dans l’après-midi du 31 octobre, les Camicia Nera [Chemises Noires] défilèrent dans les rues de Rome au milieu de la joie et des acclamations du peuple, il y eut une petite erreur dans la façon de déterminer l’itinéraire ; au lieu de passer devant le palais du Quirinal, il eût été préférable d’y pénétrer. »Mais « Comment attaquer la monarchie qui, au lieu de barrer les portes, les avait largement ouvertes ? ». (2&3)

Le Palais du Quirinal était le lieu où siégeait le roi de l’époque, Victor-Émmanuel III d’Italie.

 

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« Les deux pouvoirs durent donc vivre côte à côte » constate J. P. d’Assac et de son côté Mussolini fera ce commentaire amusant « Ce système, est celui de la chambre a couché avec lits jumeaux », mais il ajoutait aussi ce qui doit attirer notre attention « pour que le système de la diarchie (4) à base de parallèles puisse fonctionner, il fallait que les parallèles cessent point d’être telles. » . J. P. d’Assac termine alors son analyse en écrivant très justement que « Cela donnait une révolution inachevée, ou une monarchie diminuée, selon la manière d’envisager les choses ». Mussolini l’écrira a sa manière et non sans un certain cynisme « Le fascisme, généreux et romantique comme il le fut en octobre 1922, a expié l’erreur de n’avoir pas été totalitaire jusqu’au sommet de la pyramide… ».

 

Nous devons tirer des leçons de l’histoire, elle est faite pour ça ; et toujours par J. P. d’Assac : « Assassiné par les communistes à Dongo, Mussolini fut pendu par les pieds sur la place Loretto à Milan, le 29 avril 1945 » , tandis que durant la fin du « règne » fasciste, le roi s’était rallié avec le nouveau pouvoir croyant ainsi pouvoir se maintenir en place avec des éléments contraires… Et J. P. d’Assac conclut « 1944 a montré qu’on ne sauvait pas une monarchie avec des socialos-communistes »… !


Si de fait le roi Victor-Emmanuel III d’Italie a ouvert « grandes les portes » aux Fasci di combattimento [Faisceaux de combats] et que de fait il y a eu une proximité qui unissait le Royalisme et le Nationalisme, nous devons surtout comprendre que la cohabitation de deux pouvoirs temporels est foncièrement néfaste puisque donnant un pouvoir séparé en deux en plus de régulières querelles politiques internes au pays. (4)

 

Pour information, la Monarchie a ouvert les portes au Fascisme comme le Fascisme a ouvert les portes à l’Église, lui redonnant ainsi tout son rôle social d’éducatrice, d’enseignante et de moralisatrice, un rôle qu’Elle s’est toujours donnée d’accomplir. Voilà une ouverture qui ne sera jamais plus avec la République judéo-maçonnique, qui depuis l’aventurier franc-maçon Garibaldi en passant par la reconquête du pouvoir par les socialo-marxistes et autres libéraux en 1945, tout comme en France depuis 1789, s’est toujours bien gardée de fermer ses portes à tout ce qui n’était pas elle.

 

« Le fascisme est une réaction de salut contre la démocratie parlementaire et contre le péril bolchevique »

Abbé Georges de Nantes, in. CRC N°105 de mai 1976.

 

Enfin, Benito Mussolini lui qui était un homme issu de la gauche, ancien du PSI (Parti Socialiste Italien), qui s’inspirait de plusieurs écrivains classés à l’extrême gauche comme Mikhaïl Bakounine et Georges Sorel ; aura malgré tout réalisé une contre-révolution appuyée par ses Faisceaux de combatqui ne se voulait au départ qu’un vecteur d’énergie et de volonté patriotique.

Ce n’est qu’avec la prise de pouvoir que le Fascisme deviendra une doctrine élaborée : nationaliste, basé sur l’Ordre naturel et le pragmatisme qui s’impose en politique.

Le projet mussolinien aura accompli dans les faits l’oeuvre du doctrinaire et nationaliste italien Enrico Corradini, un défenseur de l’héritage italien, qui souhaitait un retour à l’état impérial de l’Italie en se référant à l’Empire Romain tout en se voulant unificateur, patriotique et antimaçonnique.

 

« Le fascisme n’est pas une tactique (la violence), c’est une idée, l’unité« 

José Antonio Primo de Rivera – Textos de doctrina politica


Le Fascisme est un héritage premier du nationalisme italien aujourd’hui incarné par Forza Nuova.

*

(1) La Marcia su Roma [Marche sur Rome] du 28 octobre 1922 <http://youtu.be/HNF3ZwXoaCU>

(2) Benito Mussolini, L’Histoire d’une année.

(3) Jacques Ploncard d’Assac, Doctrines du Nationalismes.

(4) Autrement écrit « dyarchie », c’est le nom qu’a pris cette situation politique connue en Italie ou deux gouvernements se partagent le pouvoir : la République sociale d’un côté, la Monarchie héréditaire de l’autre.

(5) C’est un peu « l’UMPS » du Ventennio fascista

(6) José Antonio Primo de Rivera – Textos de doctrina politica

Découvrez ci-dessous l’hymne fasciste Giovinezza & La marche Royale italienne.

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4 réflexions sur “Mussolini, le Fascisme et la Monarchie

  1. Et pourtant, la monarchie a été la première à trahir le fascisme en 43…

    Le fascisme de la RSI est d’ailleurs selon bien plus pure et proche de sa fibre révolutionnaire des premiers faisceaux.

  2. Pingback: Fascisme et Monarchie (Journal Militant) | Florian

  3. « Pour information, la Monarchie a ouvert les portes au Fascisme comme le Fascisme a ouvert les portes à l’Église, lui redonnant ainsi tout son rôle social d’éducatrice, d’enseignante et de moralisatrice, un rôle qu’Elle s’est toujours donnée d’accomplir. »

    oui mais…juste un petit message pour apporter une précision…en regardant le documentaire (peut être un documenteur) que vous avez recommandé à savoir « Histoire du fascisme en couleur », il est clairement indiqué que Mussolini était contre les catholiques et le Vatican qui s’opposaient à la guerre, pour lui ils ont trahi l’Italie et poignardé l’armée dans le dos.

    Il était également contre la monarchie.

    Mussolini qui devait garder la confiance des catholiques d’Italie qui représentent 99% de la population, signe avec le Vatican en 1929 les accords du Latran qui accorde à l’Eglise tout ce qu’elle demandait.

    Le Vatican se rallie au fascisme car il n’avait pas confiance dans les capacités de la démocratie pour protéger l’Italie contre le communisme. Le pape Pie XI fait même savoir que Mussolini est l’homme que la providence divine lui a accordé de rencontrer.

  4. Depuis longtemps la Monarchie conspirait contre le Régime, notamment par la femme du prince Umberto, la princesse Marie-Josée, vite remise au pas par son beau-père Vittorio Emanuele III. Il avait un Deus ex Machna : le comte d’Acquarone, véritable cerveau de la double conspiration avec celle de Grandi, Bottai et Federzoni. Cano, c’est du menu fretin.

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