Hitler et la question de la succession du chef

Adolf Hitler et le modèle de la Papauté comme succession du Chef :

Hitler est un produit du nationalitarisme du XIXe siècle. C’est en quoi il diffère essentiellement de Mussolini pour qui l’État vient en premier lieu comme élément créateur de l’Empire au sens romain du mot, alors que pour Hitler, c’est la communauté de race qui forme l’État et l’État ne peut pas la dépasser « Ein Reich, ein Volk, ein Führer. »

Son aversion pour la monarchie, pareillement, ne viendra pas bien entendu de ce qu’elle peut représenter d’autorité, mais de ce qu’elle introduit de sang étranger dans la Maison Royale. Lorsqu’il songera au problème de la succession du Chef, il est curieux de voir qu’il envisagera comme les meilleures solutions celle de « la papauté avec son choix du successeur par un conclave de cardinaux » et celle de « la république vénitienne des doges, avec son oligarchie bien hiérarchisée ». Le meilleur régime, dira-t-il, est « une république sous un Führer (1) autoritaire » avec une représentation populaire et un Sénat comme conclave pour la désignation du successeur. (2)

*

(1) Mot désignant « dirigeant », « chef » ou « guide » en allemand.

(2) Walter Gorlitz et Herbert A. Quint – Adolf Hitler, (Paris 1953), p.184 & Commentaires tirés de Doctrines du Nationalisme de Jacques Ploncard d’Assac p.132-133.

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